mardi 17 mars 2009
Le mot d'ordre du régime: Faire voter les Algériens, coûte que coûte!
par D.Benchenouf
Les élections, pour une société avancée, consistent à permettre aux citoyens de choisir librement leurs représentants. Depuis les élus municipaux, qui sont appelés à gérer la commune, jusqu’au Chef de l’Etat qui devra présider à la gestion du pays tout entier, en passant par les députés et les sénateurs qui seront appelés, au nom du peuple qui les a désignés, à voter les lois de la nation.
Au fil de l’Histoire, le génie des hommes, aiguillonné par leur soif de justice et d’égalité, a mis en place un système qui empêche qu’un homme, ou un groupe d’hommes, puisse se servir de la légitimité que lui confère son élection, pour monopoliser le pouvoir, et s’imposer, d’une façon ou d’une autre à la multitude. Ce système est fondé sur la séparation des pouvoirs.< class="fullpost">
Ainsi, les pouvoirs législatif, représenté par le parlement, exécutif, investi par le Président de la République et le gouvernement, et législatif, qui émane du juge d’instruction, du juge de siège et des jurés, ne peuvent interférer l’un sur l’autre. Ils sont indépendants les uns des autres. Ainsi, nul ne peut abuser du Pouvoir, puisque celui-ci ne peut être détenu entre les mains d’un seul homme, ni d’un seul groupe d’hommes."
Les nations dont le peuple a pu, un tant soit peu, imposer ce modèle de gestion politique de leurs Etats sont des démocraties. Il est vrai que leur situation véritable n’est pas toujours conforme à l’esprit qui procède de cette vision.Parfois, des effets pervers, comme l’immixtion des grands capitaux dans la gestion politique, notamment dans le financement des campagnes électorales, ou la manipulation de l’opinion par le biais des médias acquis par des groupes de pression, viennent altérer la nature essentielle de la démocratie, mais cela reste relatif. Toutes les démocraties ne se valent pas. Il existe des différences fondamentales entre des pays comme la Suède, la France, la Grande Bretagne ou les USA.Mais ces pays restent des démocraties. Des pays où le pouvoir et la légitimité, sont issus, peu et prou, de la seule volonté populaire. Même s’il arrive que celle-ci est quelque peu canalisée, voire manipulée par des groupes de pression.
Par contre, dans certains pays, dont le nôtre est l’archétype, le modèle démocratique, érigé à grands renforts de propagande, n’est qu’une coquille vide. Une démocratie en trompe l’œil, une façade peinturlurée, vidée de toute substance.
Ainsi l’Etat algérien claironne-t-il au monde entier qu’il est bâti sur des institutions démocratiques qui tirent leur légitimité de la volonté populaire, et donc du suffrage universel.
L’Etat algérien copié, pour l’essentiel, sur le modèle français, dispose de toutes les Institutions républicaines possibles et imaginables. Rien n’y manque : Constitution adoptée par référendum, Municipalités élues, Assemblées départementales élues, Assemblée nationale, Sénat, Conseil constitutionnel, Président de la République.En théorie, ces institutions, élues au suffrage universel direct, sauf pour le Sénat qui est élu par les grands électeurs, et le Conseil constitutionnel dont les neufs membres sont en partie désignés par le Parlement, et en partie désignés par le chef de l’Etat, sont dotées des pouvoirs qui leur sont dévolus par la Constitution du pays.
Dans la réalité, la dure réalité, elle ne sont que des coquilles vides, habitées par des mercenaires avides et corrompus. Des opportunistes qui ne disposent d’aucun pouvoir. Aucun ! Leur seule mission est d’obéir aux injonctions qui leur parviennent des cercles qui détiennent le vrai pouvoir. Un pouvoir clandestin qui a squatté la république.Un pouvoir qui ne dit pas son nom, qui n’est prévu ni par la Constitution, ni par un quelconque consensus populaire, si ce n’est celui de la force brutale et de la corruption, de ceux qui ont accaparé le pouvoir du peuple, au nom d’une légitimité qui s’est longtemps réclamé de la révolution algérienne, qui dit ne s’être fixée que le bonheur du peuple, mais qui, dans la réalité, n’a eu d’autre effet que d’instaurer un régime personnel, puis progressivement celui d’un clan, à des fins souvent sordides.
Aujourd’hui, après bien des vicissitudes, la junte militaire, qui s’est installée à la tête du pays à la faveur d’un coup d’Etat, parce que ses généraux se sont sentis menacés dans leur survie même, par les islamistes que le peuple venait d’élire, a réussi à retourner la situation contre ceux-ci, qui ont été poussés sciemment, et de façon méthodique, à entrer en rébellion contre le régime. Ce fut une décennie atroce qui se distingua par une violence inouïe. Une violence qui fit plus de 200 000 morts. Cette tragédie, dont l’occident ne sait encore rien des monstrueuses manipulations de la junte, et des souffrances indicibles du peuple, jettera l’effroi au sein du monde entier lorsque toute la réalité en sera connue.
Aujourd’hui, même si les différents acteurs de la tragédie algérienne, dans sa globalité, ont changé, si le pouvoir a changé de mains, il n’en demeure pas moins, que l’Algérie demeure un Etat de non droit. Un Etat dont le pouvoir est partagé par des clans dont les seules motivations, surtout depuis que des ressources inespérées ont été engrangées par le pays, sont de continuer à piller le pays, et de le mettre en coupe réglée.
Tous les Algériens savent aujourd’hui, pour l’avoir constaté de leurs propres yeux, que tous ces dirigeants qui disent agir pour le bien commun, se sont enrichis de façon scandaleuse. Certains de ces « chefs de guerre » et de « grands serviteurs de l’Etat », impliqués dans des fortunes internationales considérables, comptent parmi les hommes les plus riches du continent, si ce n’est du monde.
La corruption instituée en valeur suprême, qui ronge la société de fond en comble, et qui procède d’une mauvaise conscience généralisée, pour noyer le poisson, et permettre aux grands prédateurs de se livrer à la grande rapine en toute impunité, a bouleversé toutes les valeurs sociales. Les Algériens, qui ont su de tout temps, malgré les affreuses vicissitudes qui ont jalonné toute leur Histoire, conserver ces valeurs qui faisaient d’eux un peuple sobre, pudique et hautement moral, se sont retrouvés dans une société où tous les repères ont été désintégrés. La société algérienne est devenue une sorte de jungle où seul le plus fort, et le plus méprisable, a droit de cité. La prostitution vivrière fait rage. La mendicité, la délinquance, la violence et l’injustice, l’émigration clandestine et massive de la jeunesse algérienne, sont devenues les seuls « vraies constantes de la nation ».
Le peuple, tenu dans l’ignorance des véritables méfaits du régime, et des périls qui menacent le devenir même de leur nation, continuent, dans leur ensemble d’essayer de survivre.
Entre-temps, le régime avait mué. Une conjoncture mondiale particulièrement favorable, et d’autres facteurs endogènes, avaient permis à d’autres forces que la dizaine de généraux qui tenaient le pays, de s’engouffrer au sein des cercles de décision. Ces forces nouvelles, des forces d’argent, issues des clients et des parents des généraux, et le nouveau clan fort, celui du président, liées à des groupes financiers internationaux, avaient profité de la formidable embellie financière pour se placer en aval de la circulation financière et s’imposer dès lors comme des partenaires à part entière de l’exercice du pouvoir.
L’actuel président, candidat à sa propre succession, et qui a réussi à devenir l’arbitre de la situation, mais surtout le principal pourvoyeur des privilèges, a réuni le consensus autour de sa « réélection »
Il ne subsiste pas l’ombre d’un doute qu’il va remporter ces élections pour un troisième mandat.
Le seul problème, majeur et qui n’avait jamais été envisagé par ce régime carnassier, a surgi subitement. C’est l’abstention aux élections.Le peuple, guidé, peut être, par un instinct collectif de conservation, ou par lassitude, a fini par opter, presque naturellement pour le boycott de toutes les élections. En mai 2007, lors des élections législatives, les Algériens se sont massivement abstenus d’aller voter. Ce fut une catastrophe pour le régime. Il n’avait jamais été désavoué de façon aussi magistrale. Plus de 65% d’électeurs ont boudé les bureaux de vote. Et parmi les 35% de votants, dont la majorité est issue du pays profond, où les gens votent par peur de représailles administratives, il y a eu 10% de bulletins nuls. Des bulletins dans lesquels les votants ont profité du secret de l’isoloir pour exprimer par écrit, ou par des dessins, toute leur haine du régime.
Il en résulta que le régime eut a surmonter un problème qui entamait sérieusement sa crédibilité de façade, puisque ce parlement de façade devenait le parlement le moins représentatif du monde. Cela ne l’empêcha pas de passer outre et d’investir ces députés de la honte, et du rejet populaire, des attributions que la constitution ne conférait qu’à un parlement régulièrement élu.
Mais sans l’avouer, et surtout sans le laisser paraître, le régime comprit que le peuple algérien avait trouvé la voie la plus sûre, et la plus pacifique, de chasser les ogres qui se repaissaient de sa chair vive. Une sorte de révolution par la passivité. C’est pour cela que le régime ne recourût pas à un référendum populaire pour réviser l’article de la constitution qui limitait le nombre de mandats présidentiels à deux, et qui était donc un obstacle à la réélection du président actuel.Le régime, échaudé par l’abstention des dernières législatives, se garda bien de recourir à une consultation populaire, et décida, en violation flagrante avec les dispositions de cette même constitution, de la faire réaménager par un parlement qui ne représentait pas le peuple. Avant cette consultation honteuse, les députés et sénateurs reçurent une augmentation substantielle de leurs émoluments. Leur revenu principal, sans compter leurs nombreux privilèges, passa à plus de vingt cinq fois le SMIG. Malgré cela, pour éviter toute mauvaise surprise, le scrutin ne se fit pas à bulletin secret, mais à main levée. La constitution fut violée publiquement, sous l’œil des caméras.
Mais le problème demeurait entier pour le régime. Le spectre du boycott planait plus que jamais. D’autant que des consignes, des mots d’ordre, et le bouche à oreille populaire venaient cristalliser le sentiment latent de résistance. Le boycott devenait un devoir de résistance. Les Algériens découvraient, alors qu’il n’en avaient pas de réelle conscience, qu’ils avaient la possibilité de changer le cours de l’histoire, ou plutôt qu’ils était dans leurs moyens de faire revenir le fleuve de l’histoire dans le lit d’où il avait été détourné.
Mais il serait naïf de croire que le régime allait se faire cette révolution qui ne manquerait pas de l ‘emporter.
C’est pour cela que depuis ces dernières semaines, une formidable machine à faire voter les Algériens s’est ébranlée.Tous les relais du pouvoir ont été réactivés. L’UGTA, le syndicat du pouvoir, tombé entre les mains de mercenaires appointés, et qui dispose de moyens colossaux, a été envoyé au charbon.
Le président « sortant », alors que la campagne électorale n’a pas été officiellement ouverte, se rend aux quatre points du pays, promettant, à en veux-tu en voilà, des effacements de dettes, des augmentations de salaires, des logements, et une infinité de mesures aussi démagogiques qu’elles sont irresponsables.
Les imams de toutes les mosquées d’Algérie ont reçu l’instruction officielle de leur ministre de tutelle de sermonner les fidèles, de leur commander d’aller voter, et de leur signifier que l’abstention est un grave pêché.
Les confréries religieuses qui jouissent d’une popularité certaine au sein des populations les plus défavorisées, et les moins politisées, ont reçu des subsides, et des sollicitations empressées pour prendre leur bâton de pèlerin.
Les chefs coutumiers des tribus, dans le pays profond où cette forme d’organisation sociale est encore très vivace, ont été largement mis à contribution. Contre rétribution.
Une propagande primaire, à coups de centaines de milliards, invite les Algériens à remplir leur « devoir civique » les appelant à « voter pour n’importe qui, mais à voter », sachant que les illustres lièvres qui vont essayer de faire croire à une saine compéttion n’ont pas l’ombre d’une chance. Il aurait même été décidé de leur offrir des voix, lors de l’opération de bourrage, pour faire plus réaliste, et moins folklorique.
Mais d’autres moyens, moins avouables, ont été déployés.Parmi eux, le régionalisme.Dans l’Oranie, d’où est issu le président « sortant », un message particulièrement pernicieux est diffusé sans vergogne. Il y est suggéré que les Kabyles et les gens de l’Est veulent empêcher un natif de l’Ouest de diriger le pays. Ils veulent, leur dit-on, pour une fois que nous avons un président de l’Ouest, le faire partir et installer un des leurs.
Dans le pays profond, où une certaine ingénuité, pour ne pas dire de la naïveté, continue de faire prendre des vessies pour des lanternes, la personne du président « sortant » est sublimée au point où il est crédité de la baraka. Regardez, leur dit-on, depuis que ce président est là, l’argent pleut sur notre pays, des logements sont construits, des routes, le pays est devenu un immense chantier. Et on veut nous l’enlever.
Et pour faire bonne mesure, et saupoudrer de bâton, toute cette salade de carottes, parce qu’ils savent que la ficelle a déjà fait ses preuves, une rumeur amplifiée à la démesure, avertit les abstentionnistes que tous ceux qui n’auront pas une carte de vote estampillée de la mention « a voté », n’auront droit à rien. Ni au logement, ni au recrutement, ni à un quelconque droit, et surtout pas au passeport. Parce que ces spécialistes de la manipulation des masses savent que presque tous les jeunes algériens veulent quitter le pays, et qu’ils accepteraient n’importe quoi, sauf d’être privés du fameux sésame pour une vie meilleure.
Ces menaces savamment distillées, et de plus en plus pressantes, peuvent être un facteur important de démobilisation du mouvement salvateur qui se prépare.
C’est pour cela que nous devons tous nous mobiliser pour les contrecarrer.Si nous parvenons à nous unir, il ne pourront rien contre nous.Nous devons tous savoir, et faire savoir, que si nous rendons massivement dans les bureaux de vote, même pour y mettre des bulletins nuls, ils n’auront aucune difficulté à les transformer en plébiscite. Ils sont orfèvres en la matière. Ils ont juste besoin qu’il y ait foule le jour du vote. Le reste, c’est leur job. Cela fait presque un demi siècle qu’ils s’y sont spécialisés.< /span >
lundi 9 mars 2009
واجب المقاومة
إن الحقيقة الثابتة هي أنه عندما يستولي ويتحكم مغتصبون في قدر أمة، فإنهم لا يستطيعون البقاء في سدة الحكم إلا بالأساليب الغير الأخلاقية، المضللة والمفسدة.
ليس لهذه السلطة الغير الشرعية من خيار لفرض نفسها على الشعب إلا الاستيلاء على كل أوصاف الشرعية وهذا بعد إفراغها من محتواها فتكون كقوقعة فارغة، والهدف من هذا كله هو أن تخدمه هذه الواجهات وتخدم مصالحه بدلا من مصالح الأمة، مع المجازفة بإمكانية تخريب روح هذه الأمة وتماسكها وكذلك مبادئ العدل والمساواة أمام القانون الذين هما أساس تواجدها وضمان استمرارها.إن مثل هذه الحالة لا يمكن أن تتطور مع مرور الزمن إلا نحو الأسوأ، وهذا هو الواقع الذي لا مفر منه، مهما كانت حجم الثروات الطبيعية للبلاد، أو الخطابات الرنانة والمضللة التي تمجد انتصارات السلطة.وقد استطعنا التأكد من هذا الواقع، عندما ارتفع سعر البترول إلى مستويات قياسية وسمحت لبلدنا الحصول على مداخيل غير متوقعة. كل هذه الثروات التي كان بإمكانها التخفيف من بؤس وشقاء أكثرنا احتياجا، وتضع آليات لنهضة اقتصادية، ولكنها لم يكن لها من أثر إلا الزيادة من جشع الأقلية الحاكمة، ووضع خطط شبه اقتصادية، مرتجلة وباهظة التكاليف، ولم يكن لها من نتيجة إلا مثل تأثير الجراحة في ساق خشبية.كان بإمكان كل هذه الأموال الغير منتظرة، أن ترجعنا إلى تسيير عقلاني وراشد لبلدنا، لأن هذه الأموال الضخمة كانت كافية لنهضة اقتصادية حقيقية، وبدلا من ذلك استعلمت وبدون حساب، لتجعل من بلدنا بازارا كبيرا للخردة، حيث أطلق العنان للاستهلاك الفاحش المبالغ فيه، الذي لا يستفيد منه إلا بارونات النظام.اليوم وقبيل "الانتخابات" الرئاسية، التي تذكرنا بالعهد الستاليني والتي تحضر حسب الطريقة الفلكلورية المعروفة، والتي يجب أن يحمر منها خجلا بارونات النظام، هذا إذا بقيت لديهم ذرة حياء، وصرنا نرى تبذير أموال الشعب لغايات ديماغوجية وشعبوية، وفي نفس الوقت تنهب الأقلية الحاكمة وفروعها المافيوية كل ثرواتنا. ونلاحظ اليوم أن هذه السلطة الغير الشرعية وحتى لو انسلخت من جلدها وغيرت وجهها العدد الذي يلزمها من المرات، هي في طريقها كي تهوي بنا إلى وضع لا نستطيع الخروج منه أبدا، خاصة إذا تطورت الظروف الاقتصادية الحالية إلى الأسوأ. إنها سياسة الهروب إلى الأمام- والتي تعتبر انتحارية للبلاد- لنظام في مرحلته النهائية.لا نستطيع أن نبقى متفرجين على انحطاطنا وعلى اغتيال أمّتنا ! و بل ليس لدينا الحق. و ستعتبر جريمة عدم تقديم يد المساعدة لأمة في خطر. أمتنا التي ضحى أوائلنا بأرواحهم من أجلها.إنّ مقاومة تخريب وطننا هو حق مقدس.ولا يستطيع أحد أن ينكر علينا هذا الحق.لأن الجزائر ليست ملكية لأحد أو لجماعة. هي ملك للشعب الجزائري، لكل الجزائريين الذين من واجبهم المحافظة عليها من كل الأخطار.حان الوقت لإنهاء الثرثرة والأحاديث المملّة، والعقيمة و في غرق أنفسنا في الشقاقات والاختلافات المعوقة، حان الوقت لطرح المشاكل الحقيقية ولإيجاد الحلول الصحيحة و الواقعية. يجب أن تعود السلطة للشعب، وللشعب فقط. بدون أية ألاعيب أو حيل أو استغلال دنيء، يجب أن يرجع النهر المحوّل إلى مجراه ! نهر الكرامة الذي روي بدماء الكثير من أهالينا. ويبقى التغيير الجذري والسلمي للنظام السياسي هو الحل الوحيد لإنهاء أزمة الشرعية للسلطة المستمرة منذ 62.حان الوقت لمبادرة سياسية، مبادرة سلمية وسياسية خالصة. سنوظف كل حقوقنا كمواطنين أحرار، كي ننطلق لإغاثة وطننا. تفرض هذه المبادرة نفسها كبديل ديمقراطي، والتي تضم كل القوات الحية للأمة، دون إقصاء أو احتكار، بعيدا عن أية ديماغوجية أو انتهازية.الواجب ينادينا!ليس لدينا الحق في التردد فكيف بالتراجع. لأنه يجب أن نعود إلى الحق وإلى العدالة. إلى جزائر كل الجزائريين، جزائر العدالة و الحرية و الديمقراطية، متأصلة بقيمها الحضارية ومتفتحة تماما على العالم.وأسمح لنفسي باستعمال أبيات للشاعر أبو القاسم الشابي:"إذا الشعب يوما أراد الحياة، فلا بد أن يستجيب القدر، ولابد لليل أن ينجلي،ولابد للقيد أن ينكسر.." وفّقنا الله و سدّد خطانا.صلاح الدين سيدهمالجزائر مارس
mercredi 23 avril 2008
dimanche 30 mars 2008
Tahia bladi!
Rendez vous à www.tahiabladi.com
samedi 29 mars 2008
Le déclin d’une cabale contre l’Algérie
La Nouvelle république, 29 mars 2008
Très actives durant les années 1990, les campagnes de dénigrement orchestrées dans les capitales occidentales contre l’Etat algérien, au sujet de la violence dans notre pays, ont tendance à baisser d’intensité, avec surtout la montée et la «globalisation» du discours sécuritaire accompagnant la «guerre mondiale contre le terrorisme», décidée et drivée par les Etats-Unis depuis le 11 Septembre.
Cela dit, les partisans de cette thèse ne ratent aucune occasion pour la faire ressurgir, en s’emparant du moindre événement qui s’annonce.
Une nouvelle agitation coïncide ces deux dernières années avec l’apparition d’un nouveau «mode» de terrorisme dans la région du Maghreb depuis «l’adhésion» du GSPC au réseau internationaliste Al-Qaïda, marquée par des attentats particulièrement spectaculaires et fortement médiatisées. Nous avons l’exemple, choquant et inattendu, de l’attitude prise par le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, en annonçant, en janvier dernier, l’ouverture d’une enquête sur les attentats du 11 décembre qui avaient ébranlé, entre autres, le siège du HCR à Alger et fait 17 morts parmi ses employés. Une décision qui, rappelons-le, a failli provoquer une crise entre Alger et l’organisation internationale, parce que, pour le gouvernement algérien, une telle mesure supposait, non seulement une remise en cause du travail fait par l’Algérie, mais aussi une mise en cause directe des forces de sécurité et de l’Etat algériens… Un autre événement viendra encore réveiller les vieux démons dans ces mêmes milieux politico-médiatiques parisiens : la sortie en France, il y a quelques mois, d’un livre, testament de l’ancien directeur du Matin, Saïd Mekbel, assassiné par des terroristes en 1994. Dans ce livre-entretien, intitulé Une lettre à la mort, le célèbre chroniqueur algérien remettait totalement en cause ses propres convictions en épousant crûment la thèse du «qui-tu-qui ?». Dans une notre de lecture, un certain François Gèze, responsable des éditions La Découverte, omniprésent et dont le nom est désormais mêlé à tous les combats anti-algériens, en a fait ce commentaire lapidaire : «(…) On peut regretter que ce témoignage majeur sur le début des ‘’années de sang’’ en Algérie n’ait pu être rendu public plus tôt.
Il aurait peut-être contribué à éviter le terrible aveuglement de la majorité des médias internationaux sur la réalité de la ‘’sale guerre’’ déclenchée en janvier 1992 par les généraux algériens, suite à leur coup d’Etat annulant la victoire du FIS (…)»
Cela dit, ces nouvelles remontrances ne sont plus suivies d’échos ; les traditionnelles voix acquises à cette thèse n’ayant plus, il faut le dire, pignon sur rue : les fameux sites se faisant les relais populaires de ces orchestrations politiques (MAOL, Algeria-Watch, Rachad…) peinent à mettre à jour leurs matières d’information, faute de rédacteurs ou peut-être d’inspiration !
L’ombre de François Gèze
La dernière tentative «à succès» de ce conglomérats d’activistes remonte à 2004, avec la sortie en France de Françalgérie : crimes et mensonges d’Etat, édité par Découverte. L’ouvrage est signé par deux journalistes : Lounis Aggoun, journaliste algérien présenté comme «indépendant et militant pour les droits de l’homme en Algérie», et Jean-Baptiste Rivoire journaliste à «90 minutes» (Canal +), «connu pour ses nombreux documentaires sur la tragédie algérienne», dont «Bentalha, autopsie d’un massacre» (1999), «Algérie : la grande manipulation» (2000) et «Attentats de Paris, enquête sur les commanditaires» (2002).
Avec un sous-titre déclamatoire : «Histoire secrète de la guerre d’indépendance à la troisième guerre d’Algérie» et étalé sur 700 pages, la dernière découverte de François Gèze est visiblement destinée à relancer l’extraordinaire et méchante polémique ayant pour slogan générique la fameuse question : «Qui tue qui ?» après une période de vaches maigres pour un certain nombre de faiseurs d’opinion ; mais à ceci de particulier qu’il survint à un moment de grandes retrouvailles franco-algériennes à la faveur des élections présidentielles en Algérie avec notamment la visite qu’avait effectuée le président Chirac à Alger.
«Depuis 1992, peut-on y lire de prime abord, la violence qui ravage l’Algérie nous est présentée comme une guerre d’intégristes islamistes contre des militaires qui se battent pour sauver la démocratie. Quant à la France, elle se serait contentée d’une bienveillante ‘’neutralité’’. Aujourd’hui, ce scénario apparaît comme une vaste construction médiatique.»
C’est ce que les auteurs tentent de montrer et d’expliquer dans ce livre qui est présenté comme étant le fruit d’une enquête qui a duré six ans, recueillant des dizaines de témoignages, recoupant des centaines de sources. Pour eux, les généraux algériens ont commencé à avoir la mainmise sur le pouvoir dès 1980 «tout en développant les réseaux de corruption de la “françalgérie”».
Le livre ne sort pas en fait de cette grille de lecture qui a fait les choux gras d’une certaine presse d’outre-mer durant toute une décennie : «Depuis 1988, ils (les généraux, ndlr) ont instrumentalisé l’islamisme radical, notamment pour s’assurer le soutien durable de Paris.»
Et depuis 1992, ils ont lancé une terrible «troisième guerre» d’Algérie en multipliant les opérations «attribuées aux islamistes» : assassinat du président Boudiaf, meurtres d’intellectuels, massacres de civils et de militaires… Pour faire pression sur la France, leurs services secrets ont organisé de spectaculaires actions de «guerre psychologique» contre des citoyens français, en Algérie comme dans l’Hexagone : enlèvement des époux Thévenot en 1993, détournement de l’Airbus d’Air France en 1994, attentats de Paris en 1995, assassinats des moines de Tibehirine en 1996…
Le patron des éditions la Découverte qui n’est que trop connu sur ce registre d’essais pamphlétaires classés, ici chez nous, dans la case d’entreprises anti-algériennes pour avoir mis entre autres le célèbre Sale Guerre (2001) du sous-lieutenant Habib Souaidia, a écrit cette présentation : «Pour la première fois, ce livre démonte les rouages de l’extraordinaire machine de désinformation conçue par les généraux algériens, et les complicités dont ils ont bénéficié en France, pour cacher à l’opinion publique occidentale le seul but de la guerre qu’ils mènent contre leur propre peuple : se maintenir au pouvoir à tout prix, pour conserver les milliards de dollars de la corruption pétrolière.»
Au mois de juin de la même année, François Gèze organisait, avec le député vert Noël Mamère, une conférence à Paris portant sur le même thème, et s’appuyant sur le l’ouvrage sus-cité. Un précédent en France, puisque c’est la première fois qu’un débat de ce genre, habituellement limité dans les cercles politico-médiatiques parisiens, était admis au sein d’une institution officielle, et pas n’importe laquelle. Les initiateurs ont peut-être choisi ce haut lieu de la politique française pour tenir leur conférence afin de mieux se faire entendre sur ce qui était présenté comme étant la face cachée des relations franco-algériennes, à un moment où celles-ci semblent en voie d’être normalisées. Il s’agissait bien en fait d’un «tabou» à briser, mais sans (pouvoir) faire de casse dans le nouvel édifice franco-algérien. Le même éditeur s’était distingué par le parrainage de témoignages aussi «explosifs» ; comme celui d’un certain Nasroulah Yous Qui a tué à Bentalha,
co-écrit avec une journaliste algérienne, Salima Mellah, et lui-même présenté comme étant un survivant de la plus grande tuerie de la «deuxième guerre d’Algérie» : le massacre de Bentalha, survenu dans la nuit du 22 septembre 1997. La thèse qui y est corroborée procède d’une analyse des plus stéréotypées : «Le sale boulot, expliquera-t-il à la presse, était fait par les groupes armés, mais l’encadrement était militaire. Tout le monde sait que les groupes armés étaient noyautés par les services secrets algériens.»
Le cas de La Sale guerre
Dès le début de la violence, on se le demandait sans cesse, le cas Algérie se posait déjà comme un cas d’école pour les Français : hommes d’opinion, politiques et ONG. La question serait alors pour nous de savoir ce qui, d’emblée, a fait que les mêmes réflexes aient resurgi avec autant d’acuité, à la faveur d’une polémique
(à sens unique) suscitée par un livre, menée par un cartel d’intellectuels ? Cela n’a échappé à personne que le récit, La Sale guerre, de l’ancien lieutenant de l’ANP, Habib Souaidia, accompagnée d’un nouveau débat en France sur les responsabilités de l’armée algérienne dans les massacres, lancé sous forme de pétition signée par des écrivains de renom, coïncidât avec la visite du ministre français des Affaires étrangère à Alger. Mais, si on se contentait de considérer l’événement sous son strict aspect éditorial, n’est-il pas, par ailleurs, plus intéressant de remarquer que la sortie de ce récit dantesque tombe trois semaines seulement après la sortie si décapante d’un écrivain nommé Yasmina Khadra ? Le lien entre les deux événements éditoriaux s’imposait pourtant de lui-même : les deux hommes ont été des officiers de l’Armée, qu’ils avaient quittée chacun à sa manière. Dans ses très nombreuses interventions dans la presse, Yasmina Khadra a décrit la situation dans les maquis islamistes qu’il a connus en tant que commandant ayant été sur le terrain de combats. Or, personne, en France, n’avait vraiment voulu prendre en compte ses points de vue parce qu’il n’a pas dénigré l’Armée qui l’a vu grandir, on préfère donner crédit à des écrits inspirés par un officier subalterne au parcours invérifiable, publié par un éditeur (La Découverte) dont l’activisme anti-algérien n’est que trop connu. Voilà ce qui peut être reproché au groupe d’intellectuels signataires de ce type de pétitions accusant les autorités algériennes de génocides. Encore que ces appels pèchent souvent par un manque flagrant de nuance et de discernement. Ainsi, des intellectuels de la trempe de Pierre Bourdieu et Vidal-Naquet, parce qu’ils se sentaient trop libre de dire ce qu’ils veulent à propos du pays qu’ils disaient aimer toujours, y assénaient-ils leur constat comme une certitude, sans jamais mettre en exergue toute la spécificité de la guerre civile en Algérie. L’année 2004 a connu aussi, on s’en souvient, d’autres épisodes tout aussi mouvementés, avec l’apparition sur scène de nouveaux pourfendeurs de l’armée algérienne : le cas d’un «ancien diplomates», Larbi Zitout, au ton particulièrement hargneux, fréquemment invité sur les plateaux des chaines satellitaires arabes. Il y est souvent accompagné d’un certain Mohamed Samraoui, se présentant comme «commandant dissident» des services de renseignement, auteur lui aussi d’un brûlot mettant en cause son ancienne hiérarchie dans les massacres des populations, Chronique des années de sang, paru en 2003.
Aujourd’hui, ce dernier est sous menace d’expulsion après le lancement, par Alger, d’un mandat d’arrêt international à son encontre. C’est là un signe que l’étau se resserre contre les adeptes du négationnisme partout dans le monde…
29-03-2008
Mussa A.
Commentaire : Lorsque j’ai fini de lire cet article et que j’ai voulu le commenter, je me suis surpris à ne savoir qu’écrire.
D’habitude, il est tellement facile de démonter ce genre d’écrits, qui s’en prennent aux « Kitukistes », comme les appellent nos « Eradicators » nationaux, parce qu’il est facile d’exprimer des évidences. Il n’y a pas de mérite ni besoin de se contorsionner pour affirmer, encore et toujours, que ce sont bien les généraux qui ont instrumenté cette horrible guerre contre les civils. Parce que ce n’est pas seulement un « cartel d’intellectuels ennemis de l’Algérie » qui soutient cette thèse, mais des millions d’algériens qui ont vu de leurs yeux et entendu de leurs oreilles. Donc tout algérien qui a des yeux et des oreilles sait forcément que ce sont les généraux qui ont fomenté et orchestré cette guerre contre les civils. Bon!
Or, je ne parvenais pas à placer un seul mot. J’ai donc relu l’article ; Laborieusement. Pour aller chercher une inspiration qui se dérobait quand je la croyais revenue. Mais toujours rien.
Le syndrome de la page blanche, comme on dit.
Serait-ce que les arguments du journaliste sont tellement imparables que cela m’a cloué le caisson ? D’où me venait cette impression que ce texte était rond et lisse, sans aspérités pour y accrocher un quelconque argumentaire ? J’ai encore relu, un peu en diagonale cette fois-ci. Et paf ! Je venais de saisir pourquoi cet article me glissait entre les méninges.
C’est une technique toute nouvelle que celle de ce journaliste. Utilisée pour la première fois, et j’en suis sûr pour la dernière. Parce que ceux de l’autre bord vont faire la même déduction que moi. C’est la première fois qu’un tueur de Kitukistes fait des citations entières qui accusent dans le détail les généraux génocidaires. Comme pour relayer dans une presse qui évite soigneusement de le faire, les arguments les plus déterminants des « Kitukistes ».
C’est la première fois, du moins pour moi, qu’un article dont l’objectif, annoncé dans la titraille, est si savamment mis en échec. Un peu comme un tireur d’élite qui rate un éléphant dans un couloir. En le faisant vraiment exprès !
On est tout çà fait tenté de croire que l’auteur de ces brillants développements, brillants au sens où ils montrent où est la vérité, est un « Kitukiste » infiltré chez les « Eradicators ».
Qu’on en juge !
Prenons quelques uns de ses passages.
« Très actives durant les années 1990, les campagnes de dénigrement orchestrées dans les capitales occidentales contre l’Etat algérien, au sujet de la violence dans notre pays, ont tendance à baisser d’intensité, avec surtout la montée et la «globalisation» du discours sécuritaire accompagnant la «guerre mondiale contre le terrorisme», décidée et drivée par les Etats-Unis depuis le 11 Septembre »
Le journaliste parle bien de "montée et globalisation", qu’il met entre guillemets, du discours sécuritaire. Et comme si nous ne pouvions pas comprendre ce qu’il dit dans les lignes et entre les lignes et dans et dans les guillemets, il enfonce le coin et nous précise que la guerre mondiale contre le terrorisme, qu’il met aussi entre guillemets, est décidée, oui, oui, et drivée, oui, oui, par les Etats-Unis.
Et juste après, au cas où vous n’auriez pas saisi le cheminement qui doit vous mener tout droit dans les bras des « Kitukistes », il nous dit : « Une nouvelle agitation coïncide ces deux dernières années avec l’apparition d’un nouveau «mode» de terrorisme dans la région du Maghreb depuis «l’adhésion» du GSPC au réseau internationaliste Al-Qaïda, marquée par des attentats particulièrement spectaculaires et fortement médiatisées » en prenant toujours soin de mettre l’adhésion du Gspc à El Qaida, entre guillemets, alors que le bureau presse du DRS a donné instruction de monter en épingle cette adhésion, et même de ne plus dire GSPC du tout, mais AQMI .
Et il continue sur la même lancée Kitukiste, en nous affirmant que Ban Ki Moon, dans son initiative de créer ne commission d’enquête sur les attentas du 11 septembre dernier à Alger, supposait pour le gouvernement algérien « une mise en cause directe des forces de sécurité et de l’Etat algériens » Ce que les autorités, en dehors du zélé Kstentini, n’ont pas osé dire ouvertement. Pour ne pas prêter le flanc, justement.
Evoquant le livre d’entretiens entre Monika Borgmann et Said Mekbel, le journaliste qualifie cet ouvrage cet ouvrage, comme pour bien en cautionner le contenu, de « Testament de l’ancien directeur du Matin » C’est pas gentil ça ? Il dit à ce sujet : "le célèbre chroniqueur algérien remettait totalement en cause ses propres convictions en épousant crûment la thèse du «qui-tu-qui ?". Puis, pour tendre la corde de la logique jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de mou, il cite intégralement François Gèze : « On peut regretter que ce témoignage majeur sur le début des ‘’années de sang’’ en Algérie n’ait pu être rendu public plus tôt.
Il aurait peut-être contribué à éviter le terrible aveuglement de la majorité des médias internationaux sur la réalité de la ‘’sale guerre’’ déclenchée en janvier 1992 par les généraux algériens, suite à leur coup d’Etat annulant la victoire du FIS »
Puis, pour bien imprégner le lecteur de l’idée que les Kitukistes sont des gens sérieux et compétents, il fait une biographie, courte, mais tout à fait élogieuse de Lounis Aggoun et JBRivoire, n’hésitant pas à leur faire un brin de promotion. Jugez en : «…C’est ce que les auteurs tentent de montrer et d’expliquer dans ce livre qui est présenté comme étant le fruit d’une enquête qui a duré six ans, recueillant des dizaines de témoignages, recoupant des centaines de sources. Pour eux, les généraux algériens ont commencé à avoir la mainmise sur le pouvoir dès 1980 «tout en développant les réseaux de corruption de la “françalgérie”».
Lounis Aggoun, JBRivoire et François Gèze pouvaient-ils espérer mieux dans un journal algérien ? Sinon, voici encore de quoi les rassurer, semble insister le journaliste : «Depuis 1988, ils (les généraux, ndlr) ont instrumentalisé l’islamisme radical, notamment pour s’assurer le soutien durable de Paris...
Et depuis 1992, ils ont lancé une terrible «troisième guerre» d’Algérie en multipliant les opérations «attribuées aux islamistes» : assassinat du président Boudiaf, meurtres d’intellectuels, massacres de civils et de militaires… Pour faire pression sur la France, leurs services secrets ont organisé de spectaculaires actions de «guerre psychologique» contre des citoyens français, en Algérie comme dans l’Hexagone : enlèvement des époux Thévenot en 1993, détournement de l’Airbus d’Air France en 1994, attentats de Paris en 1995, assassinats des moines de Tibehirine en 1996… "
Non ? Ils ne sont toujours pas convaincus que les Kitikistes ont été vraiment infiltrés ? Alors voici encore une citation de François Gèze que ce formidable réquisitoire contre les généraux relaie pour la première fois dans son intégralité dans un journal algérien : «Pour la première fois, ce livre démonte les rouages de l’extraordinaire machine de désinformation conçue par les généraux algériens, et les complicités dont ils ont bénéficié en France, pour cacher à l’opinion publique occidentale le seul but de la guerre qu’ils mènent contre leur propre peuple : se maintenir au pouvoir à tout prix, pour conserver les milliards de dollars de la corruption pétrolière.»
Alors François ? Pas encore convaincu ? Alors voilà un autre passage qui te cite sans façon : « Le même éditeur s’était distingué par le parrainage de témoignages aussi «explosifs» ; comme celui d’un certain Nasroulah Yous Qui a tué à Bentalha, co-écrit avec une journaliste algérienne, Salima Mellah, et lui-même présenté comme étant un survivant de la plus grande tuerie de la «deuxième guerre d’Algérie» : le massacre de Bentalha, survenu dans la nuit du 22 septembre 1997. La thèse qui y est corroborée procède d’une analyse des plus stéréotypées : «Le sale boulot, expliquera-t-il à la presse, était fait par les groupes armés, mais l’encadrement était militaire. Tout le monde sait que les groupes armés étaient noyautés par les services secrets algériens.»
Tu auras remarqué qu’il ne met pas de guillemets à la plus grande tuerie. Et il revient sur La sale guerre en appuyant sur les qualificatifs : « La Sale guerre, de l’ancien lieutenant de l’ANP, Habib Souaidia, accompagnée d’un nouveau débat en France sur les responsabilités de l’armée algérienne dans les massacres, lancé sous forme de pétition signée par des écrivains de renom… »
Tu vois qu’il insiste sur la qualité de ceux qui ont signé la pétition : Des écrivains de renom, précise-t-il, au cas où on nous aurait trompé sur la marchandise.
Ce n’est pas rien, n’est ce pas ? D’ailleurs, il insiste avec insistance, pour ainsi dire, sur la qualité et la probité des intellectuels qui se sont rangés avec les Kitukistes : « Ainsi, des intellectuels de la trempe de Pierre Bourdieu et Vidal-Naquet, parce qu’ils se sentaient trop libre de dire ce qu’ils veulent à propos du pays qu’ils disaient aimer toujours, y assénaient-ils leur constat comme une certitude, sans jamais mettre en exergue toute la spécificité de la guerre civile en Algérie »
Il semble même leur reprocher une certaine réserve à qualifier cette tragédie de guerre civile. Un tabou jamais franchi dans la presse algérienne. Parce que cela deviendrait une passerelle trop commode pour dire guerre contre les civils.
Et pour clore ce féroce réquisitoire contre les généraux et cette brillante plaidoirie pour les Kitukistes, le journaliste entreprend une chute des plus inattendues :
« C’est là un signe que l’étau se resserre contre les adeptes du négationnisme partout dans le monde… »
Pour bien nous faire comprendre que kitukiser, c’est nier aux victimes de ce drame immense, les généraux algériens, la reconnaissance de leur souffrance et du génocide commis contre eux. Les Kitukstes sont donc des négationnistes.
Voilà donc, messieurs et mesdames les Kitukistes, la bonne nouvelle. Vous avez réussi à infiltrer les Eradicators. Vous avez mis l’un des vôtres dans le saint du saint. Là où Eradicator vous accablait de mille maux. Un vengeur est venu qui vous a vengé.
Ne me reprochez pas d’avoir vendu la mèche ! Je suis peut être un Eradicator infiltré parmi vous.
Le problème est que, si ça continue à ce rythme, ça va être le bal masqué. D.B


A la suite d’actes de torture à Constantine
Tounsi met fin aux fonctions d’un officier et de trois policiers
mercredi 26 mars 2008



Une rétrospective très interessante
Les paroles vont, les écrits restent!
Voici un article du Quotidien d'Oran, paru en septembre 2003.
Il faut lire très attentivement cet article, et l'analyser à la lumière de ce que nous savons aujourd'hui.
Tout se recoupe. Tout devient clair.
Chaque phrase de cet article sonne comme un constat.
A signaler que le Général Gen Charles F. "Chuck" Wald qui a rencontré le Général de Corps d'amée Lamari Mohamed, et dont nous reproduisons les antécédents, à la suite de cet article, a exerçé, entre autres fonctions toutes aussi éloquentes les unes que les autres, celles de sous-chef d'état-major de l'espace aérien et des opérations au Pentagone, et de Commandant de la célèbre base américaine d'Aviano, en Italie. Bonne lecture...

LE VICE-COMMANDANT DES FORCES US EN EUROPE,
LE GENERAL WALD, A ALGER
Une station d’écoute américaine à Tamanrasset
Le Quotidien d'Oran, 7 septembre 2003
Après s’être rendu deux fois à Stuttgart, le chef d’état-major de l’ANP, le général de corps d’armée, Mohamed Lamari reçoit, depuis hier, le général Charles F.Wald, commandant adjoint des forces américaines en Europe, à Alger. Une visite qui sera marquée par l’étude d’un projet d’installation d’une station d’écoute américaine dans le sud algérien indiquent des sources informées.
A la tête d’une importante délégation de militaires américains, le général Wald devrait se rendre à Tamanrasset dans le cadre d’un projet stratégique pour le MDN et le Pentagone. La défense algérienne a stipulé dans un communiqué que : « cette visite s’inscrit dans le cadre de la poursuite du développement des relations de coopération militaire bilatérale» qui ont pris un volume considérable depuis quelques années entre militaires algériens et américains.
Ancien de l’US Air Force et fondateur des fameuses unités d’élite, Task Force Hawk, les escadrilles d’hélicoptères Apache durant la guerre du Vietnam, le général Wald est un sérieux client. Bardé de décorations, ayant fait l’essentiel des théâtres d’opérations où les forces US étaient engagées (Irak, Bosnie, Afghanistan, Liberia), le numéro deux des forces américaines en Europe dont le quartier général est basé à Stuttgart, en Allemagne, arrive à Alger avec un projet d’installation d’une station d’écoute, probablement de la National Security Agency (NSA), l’agence fédérale qui est chargée des interceptions des communications mondiales, qui serait basée dans la région de Tamanrasset. Une station qui viserait à intercepter puis analyser toutes les communications - par téléphone, Internet, réseaux informatiques ou radio. D’ailleurs, selon des sources informées, le général Wald effectuera une visite de travail dans le sud algérien où il sera l’hôte du général-major Saheb, commandant de la 6ème région militaire qui couvre, territorialement, les frontières algériennes avec le Mali, le Niger, la Mauritanie, le Maroc et la Libye et qui avait réussi l’assaut d’Amguid lors de l’affaire des touristes otages du GSPC . Une visite qui est loin d’être touristique depuis les attentats du 11 septembre et les avertissements de la CIA quant à une implantation dans la zone sahélo-sahélienne de dirigeants d’Al-Qaeda d’Oussama Ben Laden et qui ont mobilisé plusieurs satellites américains pour couvrir cette région. Alors que le New York Times rapportait, un mois auparavant, d’une source du Pentagone, que l’armée américaine avait le projet d’installer une base militaire US en Algérie, la visite du général Wald répond à une préoccupation commune, algéro-américaine, sur la sécurisation de cette zone où les menaces sont multiples. D’ailleurs, les derniers événements dans la région n’ont fait que conforter cette démarche de coopération. Le coup d’Etat avorté contre le président mauritanien, Ould Taya, allié des Etats-Unis et de l’Algérie dans la bande sahélienne, les contacts des salafistes du GSPC avec l’émir Mokhtar Belmokhtar (recherché par Interpol) avec des émissaires d’Al-Qaeda (notamment le Yéménite Abdelouahab Mohamed), l’affaire de l’enlèvement des 31 otages européens en Algérie et transférés au Mali par l’émir Abderezak el Para, qui fait l’objet d’une traque algéro-allemande, la prolifération d’armes et de contrebandiers, appuyés par des tribus Maures islamisées, sont autant de facteurs qui inquiètent les Américains et mobilisent les troupes algériennes au sud. Mais trois autres aspects semblent motiver cette visite dans le site de Tamanrasset. D’abord, l’explosion du marché des téléphones satellites dans le Sahel puisque contrebandiers, terroristes, notables et passeurs d’armes possèdent des cellulaires qui ne sont couverts par aucune station régionale américaine ou européenne. Même « les grandes oreilles » anglo-saxones du système échelon ne couvrent que partiellement cette partie du monde. Ensuite, la menace latente de la Libye offrira aux Américains la possibilité de couvrir le pays de Mouammer Kadhafi dont les stratèges prédisent un avenir à la Saddam Hussein dans le cas où son régime continue de défier Washington. Enfin, la proximité géographique du Sahara-Occidental et du Maroc dans la perspective du règlement du conflit qui les oppose même si la NSA a déjà une station d’écoute, assez modeste, dans la région de Tanger. Le tout avec un sous-bassement stratégique qui consiste à renforcer la sécurité des échanges dans le Sahara algérien où de nombreuses compagnies pétrolières américaines sont implantées.
Le général Wald, connaît donc le dossier et a eu à diriger un poste de commandement situé à la base aérienne du prince Sultan d’Al Kharj, en Arabie Saoudite, après avoir installé une immense station d’écoute pour les opérations en Irak notamment des forces aériennes.
Après les stages de formation des officiers algériens aux Etats-Unis ou en Allemagne, après les manoeuvres communes entre les forces navales algériennes et la 6ème flotte américaine basée en Méditerranée, après les échanges de renseignements sur les réseaux d’Al-Qaeda et après la livraison des premiers équipements de vision nocturne, l’armée américaine franchit un nouveau palier dans sa coopération avec l’ANP. Le travail du général Lamari, dans se sens, épaulé par le chef de la DRAG, le général-major Sassi, a permis de transformer la vision américaine sur l’armée algérienne considérée, jadis, comme une armée pro-russe.
Mounir B.
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Gen. Charles F. "Chuck" Wald is Deputy Commander, Headquarters US European Command, Stuttgart, Germany. Gen Charles F. "Chuck" Wald est commandant adjoint, le Siège Commandement américain en Europe, Stuttgart, Allemagne. USEUCOM is responsible for all US forces operating across 91 countries in Europe, Africa, Russia, parts of Asia and the Middle East, and most of the Atlantic Ocean. USEUCOM est responsable de toutes les forces américaines opérant à travers 91 pays d'Europe, d'Afrique, de Russie, de parties de l'Asie et du Moyen-Orient, et la plupart de l'océan Atlantique.
General Wald earned his commission through the Air Force ROTC program in 1971. Général Wald gagnés par le biais de sa commission de l'Air Force ROTC programme en 1971. He has combat time as an O-2A forward air controller in Vietnam and as an F-16 pilot flying over Bosnia. Il a comme un temps de combat O-2A contrôleur aérien avancé au Vietnam et en tant que pilote de F-16 a survolé la Bosnie. The general has served as a T-37 instructor pilot and F-15 flight commander. Le général a servi de T-37 instructeur pilote de F-15 et commandant de vol. Other duties include Chief of the US Air Force Combat Terrorism Center, support group commander, operations group commander, and special assistant to the Chief of Staff for National Defense Review. D'autres fonctions comprennent le chef de l'US Air Force Centre de lutte contre le terrorisme, le commandant de groupe de soutien, groupe de commandant des opérations, et assistant spécial du Chef d'état-major de la Défense nationale d'examen. He was also the Director of Strategic Planning and Policy at Headquarters US Air Force, and served on the Joint Staff as the Vice Director for Strategic Plans and Policy. Il était aussi le directeur de la planification stratégique et de la politique au Siège de l'US Air Force, et a siégé à la Commission conjointe du personnel que le vice-directeur pour les plans stratégiques et de la politique.
General Wald commanded the 31st Fighter Wing at Aviano Air Base, Italy, where on Aug. 30, 1995, he led one of the wing’s initial strike packages against the ammunition depot at Pale, Bosnia-Herzegovina, in one of the first NATO combat operations. Général Wald a commandé la 31e Fighter Wing à la base aérienne d'Aviano, en Italie, où, le 30 août 1995, il a dirigé l'un de l'aile initiale de la grève contre les paquets dépôt de munitions à Pale, en Bosnie-Herzégovine, dans l'un des premiers OTAN Des opérations de combat. He also commanded the 9th Air Force and US Central Command Air Forces, Shaw Air Force Base, SC, where he led the development of the Afghanistan air campaign for Operation Enduring Freedom, including the idea of embedding tactical air control parties in ground special operations forces. Il a aussi commandé la 9e Air Force et l'US Central Command Air Forces, Shaw Air Force Base, SC, où il a dirigé le développement de l'Afghanistan pour la campagne aérienne de l'opération Liberté immuable, y compris l'idée d'intégrer le contrôle aérien tactique parties en terrain des forces d'opérations spéciales . Prior to assuming his current position, he was Deputy Chief of Staff for Air and Space Operations at the Pentagon. Avant d'occuper son poste actuel, il était sous-chef d'état-major de l'espace aérien et des opérations au Pentagone.
The general is a command pilot with more than 3,600 flying hours, including more than 430 combat hours over Vietnam, Cambodia, Laos, Iraq and Bosnia. Le général est un pilote de commande avec plus de 3600 heures de vol, dont plus de 430 heures au cours de combattre au Vietnam, au Cambodge, au Laos, en Iraq et en Bosnie.
EDUCATION EDUCATION
1971 Bachelor of Arts degree in pre-law, North Dakota State University 1971 Bachelor of Arts de pré-droit, Université d'État du Dakota du Nord
1975 Squadron Officer School, Maxwell AFB, Ala. 1975 Squadron Officer School, Maxwell AFB, Alabama
1982 Air Command and Staff College, Maxwell AFB, Ala. 1982 Air Command and Staff College, Maxwell AFB, Alabama
1982 Master of Political Science degree in international relations, Troy State University 1982 Maîtrise de sciences politiques diplôme en relations internationales, Université d'Etat de Troy
1990 National War College, Fort Lesley J. McNair, Washington, DC 1990 National War College, Fort Lesley J. McNair, Washington, DC
1993 Program for Senior Officials in National Security, Harvard University, Cambridge, Mass. 1993 Programme de hauts fonctionnaires dans la sécurité nationale, à l'Université de Harvard, Cambridge, Mass
ASSIGNMENTS CESSIONS
1. 1. February 1971 - January 1972, student, undergraduate pilot training, Williams AFB, Ariz. Février 1971 - janvier 1972, des étudiants, les collèges de formation des pilotes, Williams AFB, Ariz
2. 2. May 1972 - February 1973, forward air controller, Da Nang AB, South Vietnam May 1972 - février 1973, contrôleur aérien avancé, Da Nang AB, le Vietnam du Sud
3. 3. May 1973 - May 1976, instructor pilot and wing flight examiner, Air Training Command, Craig AFB, Ala. May 1973 - mai 1976, pilote instructeur et examinateur de l'aile en vol, Air Training Command, Craig AFB, Alabama
4. 4. December 1976 - August 1978, project officer, Operational Systems Engineering Branch, Norton AFB, Calif. Décembre 1976 - août 1978, responsable de projet, Direction de l'Ingénierie des Systèmes d'exploitation, Norton AFB, Calif
5. 5. August 1978 - August 1981, F-15A aircraft commander, instructor pilot and flight commander, 22nd Tactical Fighter Squadron, Bitburg AB, West Germany Août 1978 - août 1981, F-15A commandant de bord, pilote et instructeur de vol de commandant, 22e Tactical Fighter Squadron, Bitburg AB, Allemagne de l'Ouest
6. 6. August 1981 - September 1982, student, Air Command and Staff College, Maxwell AFB, Ala. Août 1981 - septembre 1982, étudiant, Air Command and Staff College, Maxwell AFB, Alabama
7. 7. September 1982 - August 1985, flight commander, assistant operations and operations officer, 71st Tactical Fighter Squadron, Langley AFB, Va. Septembre 1982 - août 1985, vol commandant adjoint des opérations et les opérations officier, 71e Tactical Fighter Squadron, Langley AFB, Va
8. 8. August 1985 - August 1989, Chief, Strategic North Atlantic Treaty Organization Branch; later, Chief, Strategic and Middle East-Africa Branch; later, Chief, US Air Force Combat Terrorism Center; later, assistant executive officer to the Air Force Chief of Staff, Washington, DC Août 1985 - août 1989, le chef, Strategic Organisation du Traité de l'Atlantique Nord Branch; plus tard, Chef, stratégique et du Moyen-Orient-Afrique Branch; plus tard, chef de l'US Air Force au Centre de lutte contre le terrorisme; plus tard, assistant administrateur de l'Air Force Chief of Staff , Washington, DC
9. 9. August 1989 - July 1990, student, National War College, Fort Lesley J. McNair, Washington, DC Août 1989 - juillet 1990, étudiant, National War College, Fort Lesley J. McNair, Washington, DC
10. 10. July 1990 - March 1993, Deputy Commander for Operations, 86th Tactical Fighter Wing; later, Commander, 86th Support Group; later, Commander, 86th Operations Group, Ramstein AB, Germany Juillet 1990 - mars 1993, commandant adjoint des opérations, 86e Tactical Fighter Wing; plus tard, le commandant, 86 e Groupe d'appui; plus tard, le commandant, 86 e Groupe de l'exploitation, à Ramstein AB, Allemagne
11. 11. March 1993 - September 1993, executive officer to Deputy Chief of Staff of Operations, Boerfink AB, Germany Mars 1993 - septembre 1993, administrateur adjoint au chef d'état-major des opérations, Boerfink AB, Allemagne
12. 12. September 1993 - May 1995, executive officer to Director of Operations and US Senior National Representative, Headquarters Allied Air Forces Central Europe, Ramstein AB, Germany Septembre 1993 - mai 1995, membre de la haute direction au Directeur des opérations et des États-Unis Senior National Representative, Siège Allied Air Forces en Europe centrale, Ramstein AB, Allemagne
13. 13. May 1995 - July 1997, Commander, 31st Fighter Wing, Aviano AB, Italy Mai 1995 - juillet 1997, commandant, 31e Fighter Wing, AB Aviano, en Italie
14. 14. July 1997 - January 1998, special assistant to the Chief of Staff for National Defense Review, Headquarters US Air Force, Washington, DC Juillet 1997 - janvier 1998, assistant spécial du Chef d'état-major de la Défense nationale Review, Siège de l'US Air Force, Washington, DC
15. 15. January 1998 - October 1998, Director of Strategic Planning and Policy, Deputy Chief of Staff for Plans and Programs, Headquarters US Air Force, Washington, DC Janvier 1998 - octobre 1998, Directeur de la planification stratégique et des politiques, sous-chef d'état-major pour les plans et programmes, Siège de l'US Air Force, Washington, DC
16. 16. October 1998 - January 2000, Vice Director for Strategic Plans and Policy, the Joint Staff, Washington, DC Octobre 1998 - janvier 2000, vice-directeur pour les plans stratégiques et de la politique de la Commission conjointe du personnel, Washington, DC
17. 17. January 2000 - November 2001, Commander, 9th Air Force and US Central Command Air Forces, Shaw AFB, SC Janvier 2000 - novembre 2001, commandant, 9e Air Force et l'US Central Command Air Forces, Shaw AFB, SC
18. 18. November 2001 - December 2002, Deputy Chief of Staff for Air and Space Operations, Headquarters US Air Force, Washington, DC Novembre 2001 - décembre 2002, le chef d'état-major adjoint pour les opérations aériennes et de l'espace, Siège de l'US Air Force, Washington, DC
19. 19. December 2002 - present, Deputy Commander, Headquarters US European Command, Stuttgart, Germany Décembre 2002 - Aujourd'hui, commandant adjoint, le Siège Commandement américain en Europe, Stuttgart, Allemagne
FLIGHT INFORMATION INFORMATION DE VOL
Rating: Command pilot Evaluation: Commande pilote
Flight hours: More than 3,600, including 430 combat hours Heures de vol: plus de 3600, dont 430 heures de combat
Aircraft flown: C-20, O-2, T-37, T-38, F16 and F-15 Avions: C-20, O-2, T-37, T-38, F-16 et F-15
MAJOR AWARDS AND DECORATIONS Grands prix et décorations
Defense Distinguished Service Medal with oak leaf cluster Defense Distinguished Service Medal avec feuille de chêne cluster
Distinguished Service Medal Distinguished Service Medal
Defense Superior Service Medal Defense Superior Service Medal
Legion of Merit with oak leaf cluster Legion of Merit avec feuille de chêne cluster
Distinguished Flying Cross with oak leaf cluster Distinguished Flying Cross avec feuille de chêne cluster
Meritorious Service Medal with oak leaf cluster Meritorious Service Medal avec feuille de chêne cluster
Air Medal with silver oak leaf cluster Air Médaille d'argent feuille de chêne cluster
Aerial Achievement Medal Aerial Achievement Medal
Air Force Commendation Medal Air Force Commendation Medal
Presidential Unit Citation with oak leaf cluster Presidential Unit Citation feuille de chêne avec le groupe
Joint Meritorious Unit Award with two oak leaf clusters Unité mixte Meritorious Award feuille de chêne avec deux groupes
Air Force Outstanding Unit Award with V device and silver oak leaf cluster Air Force Outstanding Award avec V Unité périphérique et de l'argent, feuille de chêne cluster
Air Force Organizational Excellence Award with four oak leaf clusters Air Force Organizational Excellence Award feuille de chêne avec quatre groupes
Combat Readiness Medal Médaille de la préparation au combat
National Defense Service Medal with two bronze stars National Defense Service Medal avec deux étoiles de bronze
Armed Forces Expeditionary Medal Armed Forces Expeditionary Medal
Vietnam Service Medal with bronze star Vietnam Médaille de bronze star
Southwest Asia Service Medal with bronze star Southwest Asia Service Medal avec étoile de bronze
Global War on Terrorism Expeditionary Medal Guerre mondiale contre le terrorisme Expeditionary Medal
Global War on Terrorism Service Medal Guerre mondiale contre le terrorisme Service Medal
Armed Forces Service Medal Forces armées Service Medal
Humanitarian Service Medal Médaille du service humanitaire
Air Force Expeditionary Service Ribbon with Gold Border Air Force expéditionnaire du Service frontalier du Ruban d'or
French National Order of Merit (Rank of Commander) Français Ordre National du Mérite (rang de commandant)
Gold Cross of Honor of the German Armed Forces Croix d'or d'honneur des forces armées allemandes
Republic of Vietnam Gallantry Cross with Palm République du Vietnam Gallantry Cross avec Palm
NATO Medal (Yugoslavia) Médaille de l'OTAN (Yougoslavie)
Inter-American Defense Board Medal with silver star Inter-American Defense Board Médaille d'argent avec étoile
Republic of Vietnam Campaign Medal République du Vietnam médaille de la campagne
OTHER ACHIEVEMENTS AUTRES RÉALISATIONS
Department of State Superior Honor Award Département d'Etat Superior Honor Award
North Dakota Distinguished Service Medal Dakota du Nord Distinguished Service Medal
Honorary Doctorate of Laws, North Dakota State University Doctorat honorifique en droit, Université d'État du Dakota du Nord
Defense Intelligence Agency Directors Award Defense Intelligence Agency directeurs Award
EFFECTIVE DATES OF PROMOTION Dates d'entrée en vigueur de la promotion
Second Lieutenant Feb. 3, 1971 Le sous-lieutenant Février 3 1971
First Lieutenant Aug. 3, 1972 Premier lieutenant-Août 3 1972
Captain Feb. 3, 1975 Capitaine Février 3 1975
Major Oct. 24, 1980 Major Octobre 24 1980
Lieutenant Colonel Feb. 1, 1986 Le lieutenant-colonel Février 1 1986
Colonel March 1, 1991 Colonel March 1, 1991
Brigadier General Feb. 1, 1996 Général de brigade Février 1 1996
Major General Sept. 1, 1998 Le général de division Septembre 1 1998
Lieutenant General Jan. 12, 2000 Le lieutenant-général Janvier 12 2000
General Jan. 1, 2003 Général Janvier 1 2003
mardi 25 mars 2008
lundi 24 mars 2008


Affaire de la base américaine en Algérie:
La photo de gauche est la Une du journal, celle de droite où l'on montre la délégation algérienne. Pour agrandir, cliquez sur les photos!
(BM) - Une délégation d’Algérie a effectué un court séjour à Eastmain les 18 et 19 mai dernier. Le commandant de la base aérienne de Tamanrasset, Yazid Zeraïbi, le commandant Ahmed Mouhamou, du ministèrede la Défense, et Pierre Demers, ing., directeur de projet à la firme RSWScatt, souhaitaient visiter nos infrastructures pour en savoir davantage sur ce qui se fait chez nous.Mentionnons que l’Algérie est à construire un campement à la base militaire de Tamanrasset, campement qui pourra accueillir 2 000 personnes. (l'article sur la délégation algérienne sur la photo de gauche)
-Le commandant de la base aérienne de Tamanrasset, Yazid Zeraïbi, le commandant Ahmed Mouhamou, du ministère de la Défense, et Pierre Demers, ing., directeur de projet à la firme RSW-Scatt ont fait partie de la délégation en visite au chantier. (légende de la photo de la délégation algérienne).
Rappelons que Chakib Khellil, le Ministre de l'énergie, dont on dit qu'il a la nationalité américaine, avait déclaré à propos de Brown Root & Condor (BRC) qui a réalisé cette base militaire: "BRC est une entreprise autonome, relevant du ministère de l’Energie. Elle a réalisé des hôpitaux militaires à Oran et à Constantine de même que des oléoducs..."
Les marchés offerts, de gré à gré et sur un plateau, par Sonatrach et l'Armée, à BRC, s'élèvent à des milliards de dollars. Les marchés ont été surfacturés à un degré inimaginable. Plus de 700%, selon certaines sources. Ces deux principaux "partenaires" de BRC ne sont pas fortuits. Ils représentent la vraie mafia financière du pays, alliée des néo-cons et qui pompent des fortunes immenses de la ressource hydrocarbure, dans la plus grande opacité, et des généraux, ancrés à ces mêmes milieux néo cons et sionistes, qui contrôlent et distribuent les rentes aux autres clans.
Voici, concernant BRC, un extrait de l'interview accordé par Monsieur Hocine Malti au journal électronique "Le Maghrébin":
Article paru en septembre 2003 sur le site :
http://www.recherches-sur-le-terrorisme.com/Documentsterrorisme/base-usa.html
UNE BASE AMÉRICAINE DANS LE DÉSERT ALGÉRIEN

I
Nous avons obtenu quelques noms des cadres oeuvrant en Algérie dans le cadre de cette opération (4).
Le commandant Emanuel Damink. Ancien des renseignements sud-africains sous le régime de l’apartheid, il a la charge du recrutement et de la collecte des renseignements sur les réseaux islamistes dans le monde. Entre autres missions, il a lui-même assuré l’évacuation vers les États-Unis de pièces d’équipements nucléaires entreposées par l’Irak sur le sol algérien. Ce transfert était une condition impérative au maintien des bonnes relations entre Alger et Washington.
Le capitaine Stefan Desmond. Ancien officier du contre-espionnage sud-africain. Expert en armes chimiques et en explosifs, il aurait supervisé le largage de gaz de combat sur des maquis islamistes en Algérie.
L’importance du rôle des mercenaires dans le dispositif stratégique américain devrait susciter une réflexion des Français.
Pourtant, le 3 avril dernier, notre ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie, présentait un projet de loi pour interdire à notre pays le recours aux mercenaires.
"La France, dit-elle, se devait de réagir... le mercenariat est en effet un phénomène dangereux. Il pérennise des situations de crise dans les États les plus fragiles... La France a donc le devoir de combattre le mercenariat..."
Les Américains n’ont pas ces scrupules!
Mais, en 1998, le gouvernement sud-africain ordonne la fermeture d’Executive Outcomes. Officiellement l’entreprise disparaît.
Contribution dans le cadre de l'examen périodique universel
Les massacres (1993-2006)
Algeria-Watch, 20 novembre 2007
Dans le cas de l'Algérie, l'examen périodique universel englobe une période marquée, à la suite des attentats commis le 11 septembre 2001 aux États-Unis, par la lutte internationale contre le terrorisme. Le gouvernement algérien s'inscrit dans ce programme, se félicitant d'une coopération internationale, alors que l'Algérie avait — selon la version officielle — dû faire face seule au terrorisme durant les années 1990.
Les gouvernements algériens successifs n'ont jamais marqué de rupture avec le régime issu du putsch de janvier 1992 . En conséquence, ils ont refusé de reconnaître et de poursuivre les violations des droits de l'homme commis par leurs agents. Et afin de tirer un trait sur cette période et éviter toutes poursuites à l'encontre des forces de sécurité, une loi dite de « réconciliation nationale » a été promulguée en février 2006. Celle-ci interdit toute plainte à l'encontre des forces de sécurité et sanctionne pénalement toute expression critique vis-à-vis de ces derniers.
Le 4 mai 1994 par exemple, 173 cadavres étaient retrouvés dans la forêt d'El Marsa, dans la région de Ténès (Chlef). Selon le témoignage de leurs familles, ils auraient fait partie d'un groupe de plus de 200 hommes arrêtés par des militaires le 25 avril 1994 dans les villages de Taoughrit, Ouled Boudoua, Sidi Moussa et Tala Aïssa, en représailles à la mort d'une quinzaine de militaires dans une embuscade dans la région de Ténès (3).
Dans ses observations finales publiées en septembre 1998, la délégation reproduisit la version officielle algérienne, martelant que les commanditaires des massacres étaient connus, qu'il s'agissait des tueurs du GIA et que l'État allait les poursuivre et les condamner. Ce rapport a toutefois été rejeté par la totalité des ONG de défense des droits de l'homme : Amnesty International et la FIDH ont constaté que, « dans la perspective des droits de l'homme, la visite de la mission de l'ONU a été un blanchiment et ne remplace pas une enquête indépendante ».
Pourtant, peu avant, en juillet 1998, le Comité des droits de l'homme de l'ONU avait publié ses observations et recommandations, faisant état d'« allégations persistantes de collusion de membres des forces de sécurité dans la perpétration d'actes de terrorisme », d'« absence de mesures opportunes ou préventives de protection des victimes de la part des autorités de police et du commandement de l'armée », de « maigres renseignements concernant l'organisation des groupes de légitime défense », de préoccupations quant aux informations relatives à l'emploi systématique notamment des exécutions extrajudiciaires. Le Comité demandait alors au gouvernement algérien « d'adopter des mesures efficaces :
a] pour empêcher des attaques et, si elles se produisent quand même, intervenir rapidement pour protéger la population ;
b] pour garantir que des enquêtes appropriées soient menées par une instance indépendante pour identifier les coupables et les traduire en justice ;
c] pour faire en sorte que, dans tous les cas de massacres, une enquête indépendante soit menée sur le comportement des forces de sécurité à tous les échelons, du plus petit jusqu'au plus élevé, et que des sanctions pénales et disciplinaires soient prises à leur encontre, selon qu'il convient (9). »
Lors de l'examen du dernier rapport périodique algérien, l'un des experts du Comité des droits de l'homme de l'ONU, Sir Nigel Rodley, a qualifié ces graves violations des droits humains de « crimes contre l'humanité ». Il a estimé que ces milliers d'enlèvements, de décès et les massacres « ne se font pas par hasard ou par accident », considérant qu'il y a là une « pratique systématique ».
…et la réponse du gouvernement algérien
En fait, il n'y a pas eu d'enquête du tout. Sinon, comment expliquer que l'ancien chef du gouvernement, Ahmed Ouyahia, ait déclaré dans une conférence de presse le 21 mars 2006 que les massacres commis à Ramka et Had Chekala (Relizane), début janvier 1998, auraient fait 1 000 victimes, alors qu'officiellement il avait toujours été question de 150 morts ? Il expliquait : « Nous avons caché la vérité, parce qu'on ne dirige pas une bataille en sonnant le clairon de la défaite. Ceux qui faisaient les massacres collectifs ne le faisaient pas pour massacrer, mais pour faire lever la communauté internationale contre nous (11). » Ces propos montrent à eux seuls qu'aucune enquête n'a été diligentée pour établir et les faits et les responsabilités dans ces massacres.
Dans les années qui ont suivi les tueries, il n'y a eu que quelques rares semblants de procès de certains suspects. La plupart – selon les versions officielles – auraient été tués dans des accrochages avec les forces armées. L'un d'entre eux est Fouad Boulamia, accusé aussi d'avoir assassiné en novembre 1999 A. Hachani, un dirigeant du FIS. Lors de son procès, il dira avoir été contraint sous la torture d'« avouer » ce meurtre. Il prétend même avoir été menacé personnellement par le chef du DRS, le général-major Mohamed Médiène (12). À l'instar de ses coaccusés, il nie totalement avoir participé au massacre de Bentalha, pour lequel il a été condamné à mort lors d'un procès expéditif qui n'aura duré que quelques heures (13).
Les autorités algériennes, peu enclines à faire la lumière sur les massacres, se sont empressées à mettre en place un dispositif législatif interdisant toute recherche de vérité et de justice. En 1999, déjà, la loi sur la « concorde civile » prévoyait des exonérations ou réductions de peines pour les membres des groupes armés qui se rendaient, à condition qu'ils n'aient pas commis de massacres, attentats à la bombe ou viols. Or, la procédure que devaient engager les « repentis » n'était pas transparente et, en l'occurrence, leur véritable culpabilité ne pouvait être établie publiquement.
Non satisfaits d'occulter les multiples responsabilités dans les graves violations des droits de l'homme commises durant la décennie de sang, l'État algérien a promulgué en février 2006 une loi dite de « réconciliation nationale ». Celle-ci pousse le déni de Justice encore plus loin, puisque « aucune poursuite ne peut être engagée, à titre individuel ou collectif, à l'encontre des éléments des forces de défense et de sécurité ». Et, en conséquence, « toute dénonciation ou plainte doit être déclarée irrecevable par l'autorité judiciaire compétente ». La loi interdit aussi toute dénonciation de l'État et de ses agents pour les crimes commis sous peine d'un emprisonnement de 3 à 5 ans. Le 1 er novembre 2007, le Comité des droits de l'homme de l'ONU a demandé l'amendement du premier volet de cette loi d'amnistie, qui promeut l'impunité, et l'abrogation du second, qui porte atteinte à la liberté d'expression.
Le massacre des monts Seddat en mai 2006
Depuis le début des années 2000, la lutte antiterroriste est menée à coups d'offensives militaires dans des régions soupçonnées d'abriter des groupes armés. Ce qui se passe réellement durant ces campagnes pouvant durer des semaines est placé sous le sceau du secret. L'opinion apprend à peine le bilan des « terroristes » tués, sans pouvoir se faire une idée de leur véritable identité.
Dans le cas de l'offensive militaire qui s'est déroulée dans les monts Seddat dans la wilaya de Jijel, la presse algérienne a rapporté qu'à l'issue de l'encerclement d'une grotte dans laquelle se seraient cachés des terroristes pendant plus de cinquante jours, un premier assaut de « quinze heures » lancé contre la grotte, « du mardi après-midi [9 mai 2006] au lever du jour de mercredi [10 mai] », se serait soldé par la mort de nombreux « terroristes », dont des femmes et des enfants. Certains avancèrent même le chiffre de 120 terroristes tués. Des témoins oculaires affirment même avoir vu le chef d'état-major Gaïd Salah sur les lieux.
Après avoir localisé des personnes dans cette grotte, l'armée aurait lancé un assaut. Les membres de la protection civile dépêchés dans la grotte à la suite de l'attaque pour en sortir les cadavres en ont compté trente-sept, parmi lesquels vingt-deux enfants (dont le plus âgé n'avait pas quatorze ans), neuf femmes et six hommes. « Les corps étaient rigides, pétrifiés dans des positions qui font dire à ces agents que des gaz toxiques ont été à l'origine de leur mort. Ils rapportent par exemple avoir vu une femme assise donnant un biberon à son enfant, avec à ses côtés deux enfants assis, tous les quatre figés dans le mouvement où la mort les a surpris (14). » Se pose donc la question : qui étaient ces « terroristes » enterrés par la suite anonymement dans une fosse commune et quelles substances l'armée a-t-elle utilisées ?
Il est indispensable que des enquêtes indépendantes et impartiales soient menées pour faire la lumière sur les nombreux massacres commis en Algérie au cours des quinze dernières années. Il est impossible d'accéder à une véritable réconciliation entre les Algériens et entre les Algériens et leurs institutions sous le règne de l'impunité et la loi du silence.
1. Mohand Issad , Rapport de la commission d'enquête sur les événements de Kabylie , décembre 2001.
2. Propos rapportés par l'ex-colonel Mohammed Samraoui, alors membre de la DCE, qui était présent à cette réunion (Mohammed Samraoui , Chronique des années de sang. Algérie : comment les services secrets ont manipulé les groupes islamistes , Denoël, Paris, 2003, p. 162).
3. Salah-Eddine Sidhoum , Chronologie des massacres en Algérie (1994-2002) , Algeria-Watch, mars 2003, http://www.algeria-watch.org/mrv/2002/bilan_massacres.htm
4. El-Watan-El-Arabi , 2 janvier 1998 (traduction : http://www.algeria-watch.org/mrv/mrvreve/Chabane.htm).
5. Habib Souaïdia , La Sale Guerre , La Découverte, Paris, 2001, p. 150.
6. Voir la carte dans l'annexe 3 du dossier sur les massacres que nous joignons à ce rapport.
7. Voir le récit détaillé de ce massacre dans Nesroulah Yous (avec la collaboration de Salima Mellah ), Qui a tué à Bentalha ? , La Découverte, Paris, 2000.
8. AFP, 30 août 1997.
9. Observations finales du Comité des droits de l'homme de l'ONU sur l'Algérie, CCPR/C/Add.95.
10. http://www.ohchr.org/english/bodies/hrc/docs/AdvanceDocs/CCPR.C.DZA.CO.3.CRP.1_fr.pdf.
11. El Watan , 22 mars 2006. Les ONG et les rescapés ont toujours avancé le chiffre de 1 000 morts.
12. Le Jeune Indépendant , 14 avril 2001.
13. Le Soir d'Algérie , 3 août 2004.
14. Voir pour plus de détail le communiqué d'Algeria-Watch en annexe.
dimanche 23 mars 2008
samedi 22 mars 2008

La constitution
tunisienne
sera amendée pour la
présidentielle
TUNIS (Reuters) - Au pouvoir depuis 21 ans, le président Zine el Abidine ben Ali a annoncé que la constitution tunisienne serait amendée en vue d'élargir le champ des candidatures à l'élection présidentielle de 2009.
Cet amendement reviendra néanmoins à exclure de facto la candidature du seul opposant ayant annoncé son intention de se présenter, l'ancien leader du Parti démocrate progressiste (PDP) Ahmed Nejib Chebbi.
En vertu de la législation actuelle, seuls les partis ayant une représentation parlementaire peuvent présenter un candidat à la présidence, une disposition qui avait écarté Chebbi de la dernière présidentielle.
Le PDP et les autres partis d'opposition réclament depuis longtemps une modification de la loi électorale pour permettre une plus grande diversité de candidatures.
"Nous inclurons dans le projet d'amendement, et exceptionnellement pour les prochaines élections de 2009, la faculté pour chaque dirigeant officiel de parti politique de se présenter à la présidence", a annoncé Ben Ali.
Il jouira de cette faculté "pourvu qu'il ait été élu à son poste et que, au jour où il soumettra sa candidature, il y soit depuis au moins deux années consécutives", a-t-il toutefois précisé.
"Ce projet d'amendement ne vise qu'à m'exclure des élections et c'est inacceptable. Je suis fâché", a déclaré à Reuters Chebbi, qui s'était porté candidat après avoir laissé les rênes du PDP à Maya Djibri, première femme à diriger un parti en Tunisie.
Le président Ben Ali, qui est âgé de 72 ans, avait été réélu en 2004 avec 94,4% des voix face à trois candidats d'opposition. Il n'a pas encore dit s'il briguerait un nouveau quinquennat, comme le lui permet une réforme constitutionnelle de 2002, mais ses partisans l'y poussent.
"Le gouvernement a commencé il y a plus d'un an sa campagne et l'opposition n'a pas encore pris d'initiative", avait relevé Chebbi, 60 ans, en annonçant sa candidature le 13 février.
"Je pense que l'acceptation de ma candidature permettra de mesurer la volonté du gouvernement de procéder à des élections honnêtes et pluralistes", avait-il déclaré à la presse.
Tarek Amara, version française Marc Delteil
Commentaire: Mêmes confiscations de la volonté populaires, mêmes procédés! Dans nos pays, les constitutions ne servent qu'à être amendées encore et encore et jusqu'à ce que mort s'ensuive. Celle du despote, bien évidement. Et le bon peuple n'a rien à dire devant le fait du prince. Il faut juste qu'il dise oui à tout ce qu'on lui demande. Et puis un beau jour, le fleuve détourné retrouve son cours. Et il ne reste de ces hommes "providentiels" que le souvenir de leurs frasques. Et ils finissent dans les poubelles de l'Histoire. D.B
Un fils de Kadhafi négocie la libération des otages autrichiens
- Samedi 22 mars, 10h46 VIENNE (Reuters) - Saïf al Islam, fils du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, a entamé une médiation auprès d'Al Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) en vue de la libération de deux touristes autrichiens que le mouvement dit avoir enlevés fin février, annonce Jörg Haider, gouverneur de la province autrichienne de Carinthie.
Andrea Kloiber, 43 ans, et Wolfgang Ebner, 51 ans, ont disparu le 22 février dans le Sud Tunisien alors qu'ils s'apprêtaient à traverser le Sahara. Ils seraient actuellement détenus dans la région de Kidal, dans le nord-est du Mali.
Al Qaïda au Maghreb exige le versement d'une rançon et la remise en liberté de dix de ses membres emprisonnés en Tunisie et en Algérie.Version française Jean-Philippe Lefief
Commentaire: Décidément la famille Kadhafi est en passe de se spécialiser dans les missions de bons offices et de médiation. Et de libération des otages. Le clan semble avoir trouvé le filon. Et surtout la méthode. Celle qu'on appelle communément "service d'action" et qui consiste à se trouver à l'endroit où va avoir lieu l'évènement avant qu'il n'ait lieu, à avoir ses propres agents dans le ou les groupes antagonistes, et voire même la possibilité de leur dicter, mine de rien, l'action à entreprendre et la conduite à tenir. H'mida erracham et Hmida ellaab.
La Lybie, depuis son grand retour dans le giron américain, a montré comment elle avait compris la technique. Ainsi pour amener l'Italie de Berlusconni à de meilleurs sentiments, elle a boosté le départ des candidats sub africains à l'émigration clandestine vers les côtes italiennes jusqu'à ce qu'elle atteigne son seuil de paroxysme. Lorsque Berlusconni s'est rendu en Italie pour demander humblement l'aide du Guide, les Africains qui se trouvaient en Libye, et qui attendaient tranquillement de pouvoir passer en Italie, ont été pourchassés partout où ils se trouvaient, malmenés et embarqués sans ménagement dans des camions à bord desquels ils ont été conduits illico presto à la frontière. Un message clair pour dire qu'il vaut mieux être l'ami du Guide.
C'est le même scénario qui se répète depuis que les visées américaines sur le Sahel se font plus pressantes. Les bons offices du fiston dans cette affaire d'otage va démontrer que la Libye est omniprésente au Sahel. Que son rôle, pour tout objectif d'importance, dans cette région, sera déterminant. Aucun groupe islamiste armé, aucune groupe rebelle, et même aucun état du Sahel ne peut compter sans la Libye. Toutes les dynamiques qui opèrent dans cette région sont plus ou moins inféodées à la Libye, où dépendent plus ou moins de son engagement avec ou contre l'une ou l'autre. Une sorte de position d'arbitre achetée en bon argent. Une influence qui peut faire pencher la balance des conflits incessants qui agitent cette contrée.
C'est pour cela que l'optimisme de Saïf al islam est à prendre au sérieux. Il est hautement probable que son action de "médiation" aboutisse à la libération des otages, quitte à ce que la cassette libyenne soit mise à contribution. Pour permettre à l'état autrichien de camper sur sa position de ne verser aucune rançon aux ravisseurs.
Le seul hic viendra de ce que savent les otages de leur enlèvement et des conditions qui ont permis qu'ils puissent passer du Djerid tunisien au Mali sans coup férir. S'ils n'ont rien vu et rien compris des complicités qui ont permis leur enlèvement et leur transfert vers le Mali, alors ils seront libérés. Il faut l'espérer !
D.B
vendredi 21 mars 2008
www.algeria-watch.org
...Ces deux initiatives ont surtout permis à l’armée américaine de s’installer durablement dans la région, d’où elle était absente jusque là. Elle lui a aussi permis de créer un chapelet de bases légères et d’obtenir des droits d’atterrissage et d’utilisation des facilités aéroportuaires dans la zone. L’une des plus importantes parmi ces bases est celle de Tamanrasset dans l’extrême sud algérien. C’est en 2003 qu’a commencé à circuler l’information relative à l’existence de cette base, une information tout le temps démentie par le gouvernement algérien. Du côté américain, le commandant en chef de l’EUCOM, le général Jim Jones déclarait qu’il n’était pas question d’installer une base permanente en Algérie, mais de disposer de droits d’atterrissage uniquement, sur l’aéroport de Tamanrasset dont la longueur des pistes, au-delà de la normale, convenait aux avions militaires également ; ceci au moment même où avançait à grands pas la construction de ce que les populations locales pensait être une base d’écoute et contrôle de satellites de la NASA, vu les panneaux installés sur le chantier.
Jeremy Keenan, Senior Research Fellow and Director of the Sahara studies program (chercheur associé et directeur du programme d’études sur le Sahara) de l’université d’East Anglia en Grande Bretagne, nous décrit cette base dans une étude intitulée "Base militaires, contrats de construction et production de pétrole en Afrique du nord" ; voici ce qu’il en dit :
« La construction de cette base a été confiée à la société BRC (Brown & Root – Condor) qui a sous traité la partie BTP à la société canadienne RSW – SCATT. Elle est entourée d’un haut mur d’enceinte et a une dizaine de kilomètres de pourtour ; elle possède une piste d’atterrissage de 4000 mètres de longueur qui permet d’accueillir les plus gros avions de l’armée américaine. Elle est constituée d’au moins 5 hangars et possède des facilités d’accueil (logement, restauration, etc.) pour un minimum de 2000 personnes, ainsi qu’une piscine olympique. Vers le mois de février 2006, elle avait abrité environ 400 hommes, une information confirmée par les policiers de l’aéroport de Tamanrasset, les contrôleurs aériens, les ouvriers embauchés sur le chantier et les commerçants de la ville ; le contrôle aérien confirme que ces 400 hommes sont arrivés par deux vols en provenance d’Allemagne. Ils ont été ensuite déployés vers le nord du Mali. RSW – SCATT a connu quelques difficultés dans la construction de la piste, car ils ont eu à dégager une quantité plus importante que prévue de granite. Ils ont eu également à construire des digues pour protéger la piste et les quartiers d’habitation contre les crues de l’oued Aguenar, la base étant située dans la vallée de cet oued. Afin de disposer des volumes d’eau nécessaires pour les énormes quantités de béton qu’ils ont eu à couler, ils ont dû forer un puits d’eau dans l’oued Otoul, 10 à 15 kilomètres plus au nord ; le pompage dans ce puits a été si important qu’il a affecté l’approvisionnement en eau des populations locales. »
Le scandale BRC ayant éclaté dans le courant de l’année 2006 et les relations algéro-américaines s’étant détériorés, la construction de la base, qui semble être aujourd’hui à l’abandon, a été arrêtée. Jeremy Keenan se demande même qui, de l’Algérie ou des Etats-Unis, va payer la note, étant donné que des deux côtés on nie l’existence même de cette base. Il est fort probable que le gouvernement algérien finira par reconnaître qu’il existe bien une base militaire à cet endroit, qu’elle appartient à l’armée algérienne et que la présence de soldats américains n’était qu’un épiphénomène passager.
Quoiqu’il en soit, l’armée américaine est bel et bien installée au Sahel, sa présence dans la zone durera encore longtemps et n’a rien à voir avec la menace planétaire d’Al Qaïda ; il s’agit pour elle, tout simplement, de protéger les intérêts des compagnies pétrolières américaines présentes dans la région. Du Nigeria à l’Algérie, du Tchad à la Mauritanie, en Libye, en Tunisie, au Cameroun ou, un peu plus au sud, en Angola, elles sont toutes présentes, des plus grandes au plus petites. Exxon – Mobil, Chevron – Texaco, Conoco – Phillips, Hess, Marathon Oil, Anadarko, BP, Halliburton et ses filiales et bien d’autres encore, elles sont toutes là. Vers 2020, au moins le quart du pétrole importé par les Etats-Unis proviendra d’Afrique. Et puis n’oublions pas que la Chine, l’autre gros consommateur de pétrole est entrain de s’installer elle aussi durablement en Afrique ; il faut donc s’opposer à ce danger également et rafler un nombre maximum de barils avant qu’elle ne les prenne. La véritable raison de la guerre de Bush au Sahel est bel et bien de s’accaparer des richesses pétrolières des pays riverains.
Notre conclusion sera très simple ; là où il y a du pétrole, on verra accourir les compagnies pétrolières américaines, puis derrière elles, l’armée US, car qui contrôle les sources d’hydrocarbures, contrôle l’économie mondiale. Les compagnies françaises, italiennes ou chinoises accourent elles aussi vers ces régions, mais ni l’armée française, ni l’armée italienne, ni l’armée chinoise ne s’installent à proximité. Seules les troupes de l’oncle Sam le font. Depuis le 11 septembre 2001, l’argument qui justifie ce déploiement tous azimuts est toujours le même : la présence de l’ogre Al Qaïda qu’il faut chasser. Quel épouvantail que cette Al Qaïda ! Un épouvantail si commode que s’il n’avait pas existé, il aurait fallu le créer ! Et comme par hasard, même dans les régions du monde où Al Qaïda n’est pas présente, elle apparaît comme par enchantement, à partir du moment où arrive l’armée américaine. On vous l’a dit, c’est le couple infernal. Parions qu’elle sera présente demain en Iran ou même au Venezuela, si les GIs venaient à y intervenir !
Ca se confirme:
Une base américaine secrète existe en Algérie!
Le très sérieux "Tout sur l'Algérie", dans son édition d'aujourd'hui, le dit sans ambages. Dans sa Une il annonce: "nouvelles révélations sur l'existence d'une base militaire américaine dans le sud"!
Il n'est pas utile de redire ce qui est contenu dans cet article très instructif, il faut juste y aller et le lire dans son intégralité.(http://www.toutsurlalgerie.com/)
Mais le comble dans cette information, est que cette base, dans le sud algérien, a été construite par BRC.
Faut-il rappeler que cette société, très bizarre, et qui a été dissoute sur ordre express du chef de l'état lui-même, avait été au coeur d'un scandale immense. Un scandale qui a mis à jour des cas de haute trahison d'officiers supérieurs de l'armée algérienne, des complicités de très haut niveau, dans le premier cercle, celui du clan présidentiel et celui du commandement de l'Armée.
Un scandale où l'affaire Khalifa fait mine de petit larcin. Faut-il rappeler aussi, que le Ministre de l'énergie, dont on dit qu'il aurait la nationalité américaine, et qui est le président de l'Opep, serait directement mêlé à cette sombre affaire?
Les Algériens avaient cru un moment que la précipitation de la dissolution de cette boite s'était faite parce que le chef de l'état avait été indigné par ce qu'il en avait su, et que le scandale a été prestement étouffé, pour éviter de choquer l'opinion publique.
En fait, c'est bien plus grave! Ils ont décidé de la dissoudre pour éviter que la vérité, toute la vérité, ne soit connue du peuple algérien.
Dans les faits, notre président, qui n'oublie jamais dans ses discours, de nous rappeler qu'il refuse d'être un trois quarts de président, s'est avéré moins d'un quart de président, dans cette affaire du moins, puisque non seulement il n'a rien pu faire pour éviter que les Américains discutent et négocient directement avec le DRS, en lui passant par dessus la tête, nous avions signalé des rencontres secrètes entre des responsable de la CIA et du Pentagone avec les chefs du DRS, au Sahara, à son insu, mais en plus, ces tractations ont été poussées jusqu'à construire une base moyennement sophistiquée, contre son gré. C'est dire le peu de cas que les vrais décideurs font de sa personne et de son statut.
Personne ne nous fera croire que cette immense forfaiture ait pu se conclure à son insu. On n'installe pas une base américaine dans un pays comme le nôtre sans que le Chef de l'état le sache! Il savait! Et il ne pouvait pas dire non! Parce qu'il semble bien qu'il n'ait rien à dire dans ce genre de situation.
Des zones d'ombres que nous ne parvenions pas à deviner s'expliquent maintenant. Le clan présidentiel, plutôt que de s'imposer et de dévoiler cette affaire de haute trahison, a cru tenir entre ses mains un atout maître pour négocier ses prétentions. La bénédiction pour un troisième mandat assorti d'une option de choix du vice président. En l'occurrence le frangin. Imparable et en droite ligne du langage qui se pratique dans ces eaux troubles.
Le Maroc, qui doit être quelque part à l'origine de cette fuite, c'est de bonne guerre, lancé dans une escalade aux armements qui dépassait ses moyens, avait fini par prendre le train de la compromission en marche et a fini par répondre favorablement aux sollicitudes des Américains d'installer une base dans le sud de son territoire. Ce qui représente, en finalité, la meilleure option pour les Américains. Ils ont joué sur les rivalités de l'un et de l'autre pour obtenir ce qu'ils voulaient au départ. Parce qu'ils savent que malgré la totale implication du DRS à leurs côtés, une base en Algérie n'est pas une top option. Juste un lièvre.
En manipulant les équilibres, en mettant leur penchant une fois à gauche et une fois à droite, entre nous et notre voisin, en poussant la frénésie des Algériens à acquérir des armements qui ne pouvaient que viser que le Maroc, quitte à ce que l'Algérie se les procure chez les Russes, d'autant que de faramineuses commissions tombaient dans l'escarcelle de leurs potes, les Américains, qui disposaient déjà d'une base d'écoute en Algérie, depuis de nombreuses années, savaient que leur cible finale serait le Maroc. Un Maroc que le contexte crée par les politiques américaines et israéliennes dans le monde arabe rendait moins coopératif avec les Américains. Cette amitié soudaine avec le voisin algérien et l'installation d'une base chez lui, en plus de sa politique de surarmement a fini par faire tomber la balance de l'hésitation. Légitime défense, serions nous tentés de dire.
En attendant, la base qu'ils ont chez nous, quelle que soit son importance, a été installée avec la complicité de gens qui se sont rendus coupables de Haute Trahison. Il se trouve que ce sont les mêmes personnes qui détiennent la totalité du pouvoir dans notre pays. Donc, ils ne vont pas se traduire en justice eux mêmes. Mais l'Histoire retiendra. Elle les jugera!
D.B
jeudi 20 mars 2008
LEMONDE.FR 20.03.08 17h19 • Mis à jour le 20.03.08 17h31
Pour lire l'article:http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2008/03/20/les-services-secrets-americains-ont-toujours-autant-de-mal-a-infiltrer-al-qaida_1025650_3222.html#ens_id=1025242
MEDIAPART
http://www.mediapart.fr/
Mer 19 mars 2008
Des proches de Ben Ali sont impliqués dans des vols de yachts de luxe
Port de Bonifacio, le 5 mai 2006. Il est environ 5 heures du matin. Surgis de nulle part, plusieurs hommes se glissent à bord d'un superbe yacht, un V 58 de la prestigieuse marque Princess d'une valeur de 1,5 million d'euros, dont ils prennent le contrôle sans difficulté. Quelques minutes plus tard, le Beru Ma s'éloigne de la côte, sans un bruit. Ce que les voleurs ignorent, c'est que le bateau dont ils viennent de s'emparer est la propriété de Bruno Roger, patron de la banque d'affaires Lazard frères, pôle français du groupe Lazard, accessoirement ami intime de Jacques Chirac, et proche de Nicolas Sarkozy !
Le début d'une incroyable affaire, extrêmement embarrassante pour l'Etat tunisien...
Le premier épisode a été dévoilé, dès le mois de juin 2006, dans les colonnes du Canard enchaîné. L'hebdomadaire satirique révèle que, grâce aux investigations d'un enquêteur privé mandaté par Generali, la compagnie d'assurances du Beru Ma, le navire a été repéré dans le port de Sidi Bou Saïd, près de Tunis. De leur côté, les gendarmes de la brigade de recherches de Toulon, qui agissent dans le cadre de l'information judiciaire ouverte au cabinet du juge d'Ajaccio, David Launois, reconstituent rapidement l'itinéraire du yacht et l'identité de l'équipage.
En effet, victime d'un incident technique, le Beru Ma a dû faire escale à Cagliari, en Sardaigne, attirant ainsi l'attention des douaniers italiens. Les gendarmes décident alors de mettre sur écoute plusieurs suspects. Les conversations interceptées leur permettent d'identifier l'ensemble de l'équipe à l'origine du vol du Beru Ma, également impliquée dans deux autres vols de yachts de luxe : le Sando, dérobé au Lavandou (Var) en décembre 2005, et le Blue Dolphin IV, qui s'était volatilisé un mois plus tard dans le port de Cannes.
Les gendarmes placent également sous surveillance le détective de Generali, Jean-Baptiste Andreani, un ancien policier. Ils le soupçonnent d'en savoir beaucoup plus qu'il ne veut en dire.
Dans un procès-verbal de synthèse du 10 septembre 2006, les gendarmes notent à propos d'Andreani : « Bien que se montrant affable avec les différents enquêteurs, il apparaît très vite que l'intéressé n'est pas un philanthrope, mais plutôt un chasseur de prime d'assurance. Placé sous surveillance téléphonique, l'intéressé entretient des rapports ambigus avec les différentes parties, et il apparaît clairement qu'il fait de la rétention d'informations à notre encontre. » Sollicité par Mediapart, Jean-Baptiste Andreani a réfuté cette accusation, affirmant avoir entretenu « les meilleurs rapports avec les gendarmes » auxquels il assure n'avoir « absolument rien caché ».
Une chose est sûre, c'est en interceptant une communication téléphonique d'Andreani que les gendarmes découvrent l'identité du commanditaire du vol. Il s'agirait d'un certain Imed Trabelsi, qui n'est autre que le neveu de la femme du président tunisien Ben Ali, Leïla. Un personnage redouté du tout-Tunis, qui ne compte plus ses frasques, au grand dam de son oncle par alliance.
Pour ne prendre qu'un exemple, le dossier judiciaire contient des témoignages indiquant qu'Imed Trabelsi conduit la Mercedes 500 qui avait été dérobée en mars 2005, lors d'un car-jacking à Marseille, à l'ancien joueur de l'OM, Habib Beye... Régulièrement, l'opposition tunisienne dénonce les agissements d'Imed Trabelsi.
Au début du mois de septembre 2006, les gendarmes procèdent à une vague d'interpellations. Parmi les personnes arrêtées, Cédric Sermand, le « cerveau » de l'équipe, impliqué dans les trois vols – pour le convoyage desquels il devait toucher au total 55.000 euros. D'abord peu loquace, Sermand, mis en examen pour « vols en bande organisée, escroquerie en bande organisée, faux et usage de faux » puis incarcéré, va, au fil de ses auditions, changer de stratégie et coopérer. Il sera remis en liberté en mai 2007. Sermand révèle ainsi, à propos du vol du Blue Dolphin IV, que c'est Moaz Trablesi, le frère d'Imed, qui « avait passé commande d'un bateau » via deux intermédiaires, Azzedine Kelaiaia et Amar Kechad.
"Nicolas Sarkozy avait appelé"
Du fait des intempéries, le yacht avait dû accoster à Bizerte, où Moaz Trabelsi l'attendait impatiemment. « Il est monté pour le visiter, mais comme il y avait beaucoup de monde et qu'il était tard, il l'a visité très rapidement », s'est souvenu Sermand, avant de livrer au juge Launois une anecdote révélatrice de la crainte que suscitent les Trabelsi en Tunisie.
Sur le trajet entre Bizerte et Tunis, les deux hommes furent flashés par un radar mobile. Il est vrai que Moaz Trabelsi roulait à plus de 200 km/h... La suite, le juge Launois l'a résumée dans une question, lors d'un interrogatoire le 22 février 2007 : « Moaz Trabelsi aurait alors brusquement freiné, fait marche arrière sur plusieurs centaines de mètres pour aller casser le radar et frapper le policier. Le deuxième policier se serait excusé mais aurait également pris une gifle de Moaz Trabelsi. Est-ce que vous confirmez tout cela ? » « Concernant le déroulement des faits, c'est tout à fait ça », a répondu Sermand.
Au cours d'un autre interrogatoire, le 6 mars 2007, Cédric Sermand a révélé les dessous du vol du Beru Ma. Au printemps 2006, après avoir reçu un acompte de 30.000 euros, partagé avec ses complices, Sermand dit avoir fait volte-face. « Je ne me sentais plus de voler un bateau et de le convoyer en Tunisie. C'est à ce moment-là qu'ils sont devenus plus menaçants. » « Qui est devenu plus menaçant ? », l'a relancé le juge. « Environ deux ou trois semaines après que nous avons reçu l'acompte, Xavier Ricco (un ami de Sermand, impliqué dans les trois vols) m'a appelé pour me dire qu'il avait reçu la visite de quatre Italiens qui lui avaient dit qu'il avait intérêt à convoyer le bateau sinon cela allait mal se finir. Xavier était paniqué au téléphone (...). Celui-ci m'a dit que pour ces gens-là, les femmes et les enfants ne comptaient pas. J'ai eu peur pour ma femme et mes enfants. J'ai alors rappelé Azzedine Kelaiaia pour lui dire que j'allais arriver en bateau. »
Sermand a ensuite raconté en détail « l'abordage », le 5 mai 2006, du Beru Ma – « Je dois dire que je suis surpris de la facilité avec laquelle on peut voler un bateau d'une telle valeur, ça m'a pris 5 minutes montre en main pour démarrer ce bateau » – puis, surtout, l'entrée dans le port de Sidi Bou Saïd.
« Lorsque nous sommes arrivés en Tunisie, s'est souvenu Sermand, il y avait beaucoup de gens qui semblaient nous attendre. Le bateau a plu à Imed Trabelsi et celui-ci m'a dit qu'il allait le garder et qu'il fallait aller faire les papiers à la douane. » Là, les choses se compliquent. Pas pour longtemps. « Le douanier a dit à Imed Trabelsi que ce n'était pas possible de faire les papiers. Imed Trabelsi a dit au douanier : "Comme cela, ce n'est pas possible ? !" Il a ajouté : "Tu sais à qui tu parles ?" Imed Trabelsi a fait pression sur le douanier et, au final, celui-ci a accepté de faire les papiers en contrepartie du paiement de la taxe de luxe et d'une somme d'argent qu'il versait, au noir, au douanier. »
Tandis que des hommes de main de Trabelsi s'affairent sur le yacht afin de le « maquiller », un événement inattendu se produit. « Nous sommes repartis en direction de la douane centrale pour faire établir les vrais "faux papiers tunisiens". C'est à ce moment-là qu'Azzedine Kelaiaia a reçu un coup de fil lui disant qu'il fallait faire repartir le bateau. En effet, il m'a dit que j'avais volé le bateau du banquier (de) Jacques Chirac et que Nicolas Sarkozy avait appelé pour savoir où était le bateau. »
Présent au côté de Sermand au moment de la livraison du Beru Ma, Olivier Buffe, également mis en examen dans la procédure, a déclaré : « Je confirme bien l'épisode dans la voiture où Azzedine Kelaiaia a dit à Cédric Sermand qu'on avait volé le bateau du banquier (de) Jacques Chirac et que Nicolas Sarkozy avait appelé pour savoir où était le bateau. »
Une enquête soudain moins prioritaire
Manifestement, Jacques Chirac, alors président de la République, et Nicolas Sarkozy, qui était ministre de l'Intérieur, ont suivi de près les développements d'une affaire susceptible de contrarier Bruno Roger, mais aussi de créer de vives tensions avec le régime « ami » de Zine el-Abidine Ben Ali. Ce que l'audition comme témoin, le 24 mai 2006, de l'ancien policier Jean-Baptiste Andreani a largement confirmé.
L'enquêteur privé a d'abord indiqué s'être rendu à Sidi Bou Saïd à la demande de Generali, dès le 15 mai 2006, en se faisant passer pour un touriste. « A mon arrivée j'ai été pris en charge par notre correspondant , le commissaire d'avarie. Je ne le connaissais pas avant cette rencontre. Au cours de notre transport au port de Sidi Bou Saïd, ce dernier m'a mis en garde sur les dangers encourus car le bateau se trouvait dans un port protégé par la famille présidentielle », s'est rappelé Andreani.
Après avoir authentifié le Beru Ma, le détective dit avoir informé par téléphone Generali ainsi que le propriétaire, Bruno Roger. « Le lundi soir 15 mai 2006, tard, vers 21 h 30-22 heures, j'ai reçu un appel sur mon portable du commandant de gendarmerie en poste à l'ambassade de France, à Tunis. Il m'a demandé où se trouvait le bateau et m'a sollicité pour le conduire sur le lieu d'accostage. Ce commandant avait été contacté par le direction de la gendarmerie qui elle-même avait été contactée par M. Sarkozy, et ce à la demande du propriétaire, M. Roger », a assuré Jean-Baptiste Andreani.
« De ce que j'ai pu en savoir, M. Roger est une relation de M. Sarkozy. Sur ce vol de bateau, j'ai été contacté directement à deux ou trois reprises par M. Guéant, directeur de cabinet de M. Sarkozy (Claude Guéant est aujourd'hui secrétaire général de l'Elysée) ainsi que par le major général de gendarmerie Nauroy », a conclu le détective, que les gendarmes soupçonnent d'avoir régulièrement rendu compte, de vive voix, de ses recherches au palais de l'Elysée.
Dans un procès-verbal d'août 2006, les gendarmes concluent, notamment sur la base d'écoutes téléphoniques, qu'Andreani a eu « connaissance rapidement de la découverte du navire Beru Ma dans le port de Sidi Bou Saïd. De la même manière, nous serons informés de l'évolution des négociations avec la justice tunisienne relatives à la restitution du navire volé. Il est à noter que la personnalité d'Andreani (il serait un ancien fonctionnaire de police, DST ou RG), tout comme celle du propriétaire du Beru Ma, M. Bruno Roger, directeur de la banque Lazard et proche de certains membres du gouvernement, font que certaines sources ont sans doute été activées localement et que, par conséquent, outre la découverte rapide du navire Beru Ma, le destinataire de ce navire soit tout aussi rapidement identifié comme étant Trabelsi Imed, neveu du président tunisien en exercice ».
Est-ce dû à une intervention directe de l'Elysée ? Toujours est-il que, quelques semaines après sa découverte dans le port de Sidi Bou Saïd, le Beru Ma était rapatrié en France et rendu à Bruno Roger. Une efficacité dont n'ont pas bénéficié les deux autres propriétaires lésés. Pourtant, leurs bateaux, à en croire les témoins interrogés, étaient stationnés à côté du Beru Ma. Et pour cause : ils étaient destinés aux mêmes commanditaires, les frères Trabelsi. Lors de son interrogatoire du 6 mars 2007, Cédric Sermand a d'ailleurs déclaré : « Je tiens à préciser que lorsque je suis parti de Tunisie la troisième fois (en mai 2006), les trois bateaux, à savoir le Sando, le Blue Dolphin IV et le Beru Ma étaient dans le port de Sidi Bou Saïd. Je suis surpris que seul le Beru Ma ait pu être rapatrié en France. »
Ce n'est pas la seule curiosité du dossier. D'autres éléments laissent à penser que la justice française a considéré l'enquête du juge David Launois, remplacé début 2007 par son collègue Jean-Bastien Risson, beaucoup moins prioritaire une fois le yacht de Bruno Roger récupéré. Des échanges de courriers entre le juge Risson et le parquet d'Ajaccio l'attestent.
De mauvaises nouvelles d'Interpol Tunis
Au printemps 2007, le juge Risson décide de procéder aux derniers actes qui s'imposent dans son dossier : signifier aux deux frères Trabelsi, qui n'ont pas souhaité répondre à ses convocations, les charges retenues contre eux. Le 3 mai 2007, dans la plus grande discrétion – l'information n'a jamais été révélée à ce jour –, le magistrat ajaccien délivre deux mandats d'arrêt internationaux visant Imed et Moaz Trabelsi.
Les mandats d'arrêt valant mises en examen, les deux Tunisiens se trouvent de facto poursuivis pour « complicité de vols en bande organisée » pour le vol du Beru Ma, du Blue Dolphin IV et du Sando. Les mandats d'arrêt sont diffusés par le parquet d'Ajaccio, via Interpol. Le 4 septembre 2007, le juge Risson reçoit un message d'Interpol Tunis l'informant que la police tunisienne ne peut « légalement procéder à l'exécution de cette demande », le juge d'instruction tunisien chargé de l'affaire ayant décidé de classer sans suite le dossier pour « non-établissement de l'infraction » (voir document).
Surpris, Jean-Bastien Risson se tourne vers le parquet afin d'obtenir des explications. Il découvre alors que le procureur, José Thorel, n'a pas dénoncé les faits dont il était saisi. Fort mécontent, le juge Risson envoie un courrier, dès le 6 septembre, à Interpol Tunis.
« J'ai l'honneur de vous informer, écrit le juge, que le procureur de la République d'Ajaccio a dénoncé aux autorités judiciaires de l'Etat tunisien uniquement des faits de recel de vol concernant le seul navire le Beru Ma. Les faits de vols commis en bande organisée et de complicité de vols commis en bande organisée (...) n'ont donc pas été dénoncés aux autorités judiciaires tunisiennes. En conséquence, celles-ci n'ont pas pu valablement se saisir de ces faits. Au surplus, les autorités tunisiennes n'ont pas été destinataires d'une dénonciation concernant les faits de vols commis en bande organisée, complicité de vol en bande organisée ou de recel de vol concernant les navires le Sando et le Blue Dolphin IV.» Et le magistrat d'insister : les deux mandats d'arrêt visant les Trabelsi « doivent être mis à exécution » (voir document).
Jean-Bastien Risson n'est pas au bout de ses (mauvaises) surprises. Début novembre 2007, il est directement contacté par les avocats français des frères Trabelsi qui proposent au juge de se déplacer en Tunisie pour interroger leurs clients en qualité de témoins assistés. Bien entendu, le magistrat, qui entend mettre en examen les Trabelsi, si possible à Ajaccio, décline l'offre.
Dans la foulée, le 28 novembre 2007, le juge Risson clôture son dossier. Le jour même, il reçoit une télécopie de Me Jean-François Velut, l'avocat d'Imed Trabelsi, qui revient à la charge.
Dans ce fax, l'avocat écrit : « Connaissance prise de la position exacte de mon client qui dénie toute responsabilité pénale dans cette affaire, je pense qu'un certain nombre d'éléments militent en faveur d'une commission rogatoire internationale qui serait exécutée sur place par vos soins. » Or, deux jours plus tard, le 30 novembre 2007, le procureur d'Ajaccio, José Thorel, délivre au juge un réquisitoire supplétif afin d'obtenir de lui qu'il rouvre son enquête et se déplace à Tunis pour recueillir les explications des frères Trabelsi, soit précisément ce que souhaite l'avocat d'Imed.
Ce n'est pas tout : le 19 décembre, le procureur Thorel délivre un nouveau réquisitoire supplétif afin de demander au juge Risson, qui a donc été contraint de rouvrir son instruction, de procéder à Tunis à l'audition de témoins susceptibles de mettre hors de cause Imed Trabelsi, ce que lui a réclamé par courrier le jour même Me Velut...
Le procureur conteste toute forme de pression
De plus en plus furieux, le juge Risson envoie le 19 janvier 2008 au procureur un courrier plein de sous-entendus. « A ce jour, écrit-il, Imed Trabelsi a refusé de s'expliquer en France sur les faits qui lui sont reprochés. Il n'a jamais été entendu et n'est donc pas partie à la procédure. Ni lui ni son avocat n'ont donc eu accès au dossier d'information, sauf à faire apparaître une violation du secret de l'instruction. Il est donc intéressant de remarquer que Me Velut connaît d'ores et déjà les témoins susceptibles de faire apparaître l'innocence revendiquée par M. Imed Trabelsi. »
En clair, le magistrat semble persuadé que les frères Trabelsi sont parfaitement informés du contenu de la procédure qui les vise. Au palais de justice d'Ajaccio comme à la gendarmerie de Toulon, certains connaisseurs du dossier se demandent si les neveux du président Ben Ali, qui veulent absolument obtenir la levée des mandats d'arrêt qui les empêchent de se déplacer, n'ont pas bénéficié de la bienveillance, voire d'une forme de protection, des plus hautes autorités de l'Etat français désireuses de ne pas se brouiller avec le chef de l'Etat tunisien.
Interrogé par Mediapart, le procureur d'Ajaccio, José Thorel, a contesté avoir subi « la moindre pression de qui que ce soit ». José Thorel rappelle que s'il a dénoncé à Tunis des faits de « recel », « c'est parce que le vol avait eu lieu en France et que les probables receleurs se trouvaient en Tunisie ». Selon le procureur, « c'est la justice tunisienne qui, en ouvrant une enquête pour « vol » plutôt que pour « recel », a tout fait capoter, pour des motifs qu'il ne m'appartient pas de commenter ».
José Thorel affirme par ailleurs qu'il « assume parfaitement d'avoir demandé au juge de rouvrir son enquête, afin de se donner toutes les chances d'interroger les deux hommes soupçonnés d'être les commanditaires des vols. Nous attendons d'ailleurs une réponse de Tunis ».
A ce jour, le juge Risson n'a toujours pas pu se rendre en Tunisie pour y signifier aux Trabelsi leur mise en examen.
Commentaire: Oui cela prête à rire. Mais c'est triste à pleurer. Voilà une famille, sortie du néant, qui devient la propriétaire de toute
est un riche voleur. Mais le plus choquant, dans cette sordide et néanmoins banale histoire, est qu'après avoir cassé le radar qui l'avait flashé, cet honorable Trabelsi frappe un policier qui avait le tort de se trouver là. Le comble est que le pouvoir de cette famille et tout le régime repose sur ces policiers qu'ils frappent comme s'ils étaient leurs esclaves. Ne le sont-ils pas, après tout?
Chez nous aussi, puisque les mêmes phénomènes produisent les mêmes effets, à quelques circonstances près, il y a plein de yachts volés dans les ports de la nomenklatura, des fortunes immenses se sont bâties juste parce qu'une fille entre dans le lit d'un pacha, et il y a beaucoup de ces parvenus grossiers qui giflent leurs policiers. Lorsqu'ils ne les envoient pas à l'hôpital. Ces policiers qui les protègent contre la colère légitime du peuple.
Les "démocraties occidentales" qui reçoivent ces voyous sur leur sol, leur déroulent le tapis rouge, leur accordent une garde rapprochée et les reçoivent même dans leurs familles. Allez savoir pourquoi. Vous n'allez tout de même pas me faire dire que c'est parce que ces politiciens occidentaux qui ont une si haute tenue morale, sont eux mêmes, grassement rétribués pour leurs compromissions. Non, voyons! Qu'est ce que vous allez chercher là..
D.B
mercredi 19 mars 2008
Pour sa part, Wassyla Tamzali remporte le prix Essai France Télévisions 2008 qui lui a été décerné au Salon du Livre pour « Une éducation algérienne » (Gallimard). Après la délibération des vingt-cinq membres du jury des téléspectateurs sur le plateau France Télévisions du Salon du livre, le prix Essai France-Télévision 2008 a été attribué à Wassyla Tamzali pour Une éducation algérienne : de la révolution à la décennie noire (Gallimard). Le prix a été annoncé par Olivier Barrot. Wassyla Tamzali a remporté le prix par 16 voix contre 5 à Danièle Sallenave pour Castor de guerre (Gallimard) et 4 à Simone Bertière pour Mazarin : le Maître du jeu (Ed. de Fallois).
Commentaire: Wassila Tamzali est, en plus de ses talents d'ecrivain une fille d'une famille de la vraie bourgeoisie algérienne. Celle qui avait des valeurs et qui avait fait de son ancrage à la société algérienne son credo et sa raison d'être. Il y a beaucoup à dire sur ce sujet. Boualem Sansal est un écrivain de talent. Il avait choisi de s'engager dans un chemin difficile pour voler au secours de son peuple. Notre reconnaissance n'a pas été à la hauteur de son engagement. C'est peut être pour cela qu'il s'est tourné vers d'autres recours.
Ces deux écrivains de notre pays ont choisi de participer à ce Salon dont même des écrivains israéliens, d'une très grande valeur ont dit que c'était une manifestation orchestrée pour occulter la souffrance du peuple palestinien.
Je persiste à dire que Wassila et Boualem sont de bonne foi. Je suppose qu'ils éprouvent les mêmes sentiments que tous les hommes épris d'humanité, qu'ils n'ont pas succombé aux sirènes du lobbying sioniste parisien, mais les distinctions qu'ils viennent de recevoir, dans l'ambiance policée et raffinée du Salon, sont pleines du sang et de la douleur de nos frères humains de Palestine. Je me refuse à croire qu'ils n'en sont pas conscients de cela. Et je me laisse à espérer qu'ils vont mettre à profit les feux de la rampe sous lesquels ils baignent, pour dire à la face du monde, qu'ils ont participé à ce salon, non pour cautionner l'horreur et l'injustice, mais pour dire leur refus de l'oppression. Non pas en musulmans, ni en arabes, mais en intellectuels et en humains.
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