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mercredi 26 mars 2008





Une rétrospective très interessante


Les paroles vont, les écrits restent!

Voici un article du Quotidien d'Oran, paru en septembre 2003.


Il faut lire très attentivement cet article, et l'analyser à la lumière de ce que nous savons aujourd'hui.


Tout se recoupe. Tout devient clair.

Chaque phrase de cet article sonne comme un constat.

A signaler que le Général Gen Charles F. "Chuck" Wald qui a rencontré le Général de Corps d'amée Lamari Mohamed, et dont nous reproduisons les antécédents, à la suite de cet article, a exerçé, entre autres fonctions toutes aussi éloquentes les unes que les autres, celles de sous-chef d'état-major de l'espace aérien et des opérations au Pentagone, et de Commandant de la célèbre base américaine d'Aviano, en Italie. Bonne lecture...










LE VICE-COMMANDANT DES FORCES US EN EUROPE,
LE GENERAL WALD, A ALGER



Une station d’écoute américaine à Tamanrasset



Le Quotidien d'Oran, 7 septembre 2003



Après s’être rendu deux fois à Stuttgart, le chef d’état-major de l’ANP, le général de corps d’armée, Mohamed Lamari reçoit, depuis hier, le général Charles F.Wald, commandant adjoint des forces américaines en Europe, à Alger. Une visite qui sera marquée par l’étude d’un projet d’installation d’une station d’écoute américaine dans le sud algérien indiquent des sources informées.



A la tête d’une importante délégation de militaires américains, le général Wald devrait se rendre à Tamanrasset dans le cadre d’un projet stratégique pour le MDN et le Pentagone. La défense algérienne a stipulé dans un communiqué que : « cette visite s’inscrit dans le cadre de la poursuite du développement des relations de coopération militaire bilatérale» qui ont pris un volume considérable depuis quelques années entre militaires algériens et américains.



Ancien de l’US Air Force et fondateur des fameuses unités d’élite, Task Force Hawk, les escadrilles d’hélicoptères Apache durant la guerre du Vietnam, le général Wald est un sérieux client. Bardé de décorations, ayant fait l’essentiel des théâtres d’opérations où les forces US étaient engagées (Irak, Bosnie, Afghanistan, Liberia), le numéro deux des forces américaines en Europe dont le quartier général est basé à Stuttgart, en Allemagne, arrive à Alger avec un projet d’installation d’une station d’écoute, probablement de la National Security Agency (NSA), l’agence fédérale qui est chargée des interceptions des communications mondiales, qui serait basée dans la région de Tamanrasset. Une station qui viserait à intercepter puis analyser toutes les communications - par téléphone, Internet, réseaux informatiques ou radio. D’ailleurs, selon des sources informées, le général Wald effectuera une visite de travail dans le sud algérien où il sera l’hôte du général-major Saheb, commandant de la 6ème région militaire qui couvre, territorialement, les frontières algériennes avec le Mali, le Niger, la Mauritanie, le Maroc et la Libye et qui avait réussi l’assaut d’Amguid lors de l’affaire des touristes otages du GSPC . Une visite qui est loin d’être touristique depuis les attentats du 11 septembre et les avertissements de la CIA quant à une implantation dans la zone sahélo-sahélienne de dirigeants d’Al-Qaeda d’Oussama Ben Laden et qui ont mobilisé plusieurs satellites américains pour couvrir cette région. Alors que le New York Times rapportait, un mois auparavant, d’une source du Pentagone, que l’armée américaine avait le projet d’installer une base militaire US en Algérie, la visite du général Wald répond à une préoccupation commune, algéro-américaine, sur la sécurisation de cette zone où les menaces sont multiples. D’ailleurs, les derniers événements dans la région n’ont fait que conforter cette démarche de coopération. Le coup d’Etat avorté contre le président mauritanien, Ould Taya, allié des Etats-Unis et de l’Algérie dans la bande sahélienne, les contacts des salafistes du GSPC avec l’émir Mokhtar Belmokhtar (recherché par Interpol) avec des émissaires d’Al-Qaeda (notamment le Yéménite Abdelouahab Mohamed), l’affaire de l’enlèvement des 31 otages européens en Algérie et transférés au Mali par l’émir Abderezak el Para, qui fait l’objet d’une traque algéro-allemande, la prolifération d’armes et de contrebandiers, appuyés par des tribus Maures islamisées, sont autant de facteurs qui inquiètent les Américains et mobilisent les troupes algériennes au sud. Mais trois autres aspects semblent motiver cette visite dans le site de Tamanrasset. D’abord, l’explosion du marché des téléphones satellites dans le Sahel puisque contrebandiers, terroristes, notables et passeurs d’armes possèdent des cellulaires qui ne sont couverts par aucune station régionale américaine ou européenne. Même « les grandes oreilles » anglo-saxones du système échelon ne couvrent que partiellement cette partie du monde. Ensuite, la menace latente de la Libye offrira aux Américains la possibilité de couvrir le pays de Mouammer Kadhafi dont les stratèges prédisent un avenir à la Saddam Hussein dans le cas où son régime continue de défier Washington. Enfin, la proximité géographique du Sahara-Occidental et du Maroc dans la perspective du règlement du conflit qui les oppose même si la NSA a déjà une station d’écoute, assez modeste, dans la région de Tanger. Le tout avec un sous-bassement stratégique qui consiste à renforcer la sécurité des échanges dans le Sahara algérien où de nombreuses compagnies pétrolières américaines sont implantées.



Le général Wald, connaît donc le dossier et a eu à diriger un poste de commandement situé à la base aérienne du prince Sultan d’Al Kharj, en Arabie Saoudite, après avoir installé une immense station d’écoute pour les opérations en Irak notamment des forces aériennes.



Après les stages de formation des officiers algériens aux Etats-Unis ou en Allemagne, après les manoeuvres communes entre les forces navales algériennes et la 6ème flotte américaine basée en Méditerranée, après les échanges de renseignements sur les réseaux d’Al-Qaeda et après la livraison des premiers équipements de vision nocturne, l’armée américaine franchit un nouveau palier dans sa coopération avec l’ANP. Le travail du général Lamari, dans se sens, épaulé par le chef de la DRAG, le général-major Sassi, a permis de transformer la vision américaine sur l’armée algérienne considérée, jadis, comme une armée pro-russe.



Mounir B.



GENERAL CHARLES F. "chuck" WALD












Photo de GENERAL CHARLES F.


























Retired July 1, 2006. Retraité le 1er juillet 2006.

Gen. Charles F. "Chuck" Wald is Deputy Commander, Headquarters US European Command, Stuttgart, Germany. Gen Charles F. "Chuck" Wald est commandant adjoint, le Siège Commandement américain en Europe, Stuttgart, Allemagne. USEUCOM is responsible for all US forces operating across 91 countries in Europe, Africa, Russia, parts of Asia and the Middle East, and most of the Atlantic Ocean. USEUCOM est responsable de toutes les forces américaines opérant à travers 91 pays d'Europe, d'Afrique, de Russie, de parties de l'Asie et du Moyen-Orient, et la plupart de l'océan Atlantique.

General Wald earned his commission through the Air Force ROTC program in 1971. Général Wald gagnés par le biais de sa commission de l'Air Force ROTC programme en 1971. He has combat time as an O-2A forward air controller in Vietnam and as an F-16 pilot flying over Bosnia. Il a comme un temps de combat O-2A contrôleur aérien avancé au Vietnam et en tant que pilote de F-16 a survolé la Bosnie. The general has served as a T-37 instructor pilot and F-15 flight commander. Le général a servi de T-37 instructeur pilote de F-15 et commandant de vol. Other duties include Chief of the US Air Force Combat Terrorism Center, support group commander, operations group commander, and special assistant to the Chief of Staff for National Defense Review. D'autres fonctions comprennent le chef de l'US Air Force Centre de lutte contre le terrorisme, le commandant de groupe de soutien, groupe de commandant des opérations, et assistant spécial du Chef d'état-major de la Défense nationale d'examen. He was also the Director of Strategic Planning and Policy at Headquarters US Air Force, and served on the Joint Staff as the Vice Director for Strategic Plans and Policy. Il était aussi le directeur de la planification stratégique et de la politique au Siège de l'US Air Force, et a siégé à la Commission conjointe du personnel que le vice-directeur pour les plans stratégiques et de la politique.

General Wald commanded the 31st Fighter Wing at Aviano Air Base, Italy, where on Aug. 30, 1995, he led one of the wing’s initial strike packages against the ammunition depot at Pale, Bosnia-Herzegovina, in one of the first NATO combat operations. Général Wald a commandé la 31e Fighter Wing à la base aérienne d'Aviano, en Italie, où, le 30 août 1995, il a dirigé l'un de l'aile initiale de la grève contre les paquets dépôt de munitions à Pale, en Bosnie-Herzégovine, dans l'un des premiers OTAN Des opérations de combat. He also commanded the 9th Air Force and US Central Command Air Forces, Shaw Air Force Base, SC, where he led the development of the Afghanistan air campaign for Operation Enduring Freedom, including the idea of embedding tactical air control parties in ground special operations forces. Il a aussi commandé la 9e Air Force et l'US Central Command Air Forces, Shaw Air Force Base, SC, où il a dirigé le développement de l'Afghanistan pour la campagne aérienne de l'opération Liberté immuable, y compris l'idée d'intégrer le contrôle aérien tactique parties en terrain des forces d'opérations spéciales . Prior to assuming his current position, he was Deputy Chief of Staff for Air and Space Operations at the Pentagon. Avant d'occuper son poste actuel, il était sous-chef d'état-major de l'espace aérien et des opérations au Pentagone.

The general is a command pilot with more than 3,600 flying hours, including more than 430 combat hours over Vietnam, Cambodia, Laos, Iraq and Bosnia. Le général est un pilote de commande avec plus de 3600 heures de vol, dont plus de 430 heures au cours de combattre au Vietnam, au Cambodge, au Laos, en Iraq et en Bosnie.

EDUCATION EDUCATION
1971 Bachelor of Arts degree in pre-law, North Dakota State University 1971 Bachelor of Arts de pré-droit, Université d'État du Dakota du Nord
1975 Squadron Officer School, Maxwell AFB, Ala. 1975 Squadron Officer School, Maxwell AFB, Alabama
1982 Air Command and Staff College, Maxwell AFB, Ala. 1982 Air Command and Staff College, Maxwell AFB, Alabama
1982 Master of Political Science degree in international relations, Troy State University 1982 Maîtrise de sciences politiques diplôme en relations internationales, Université d'Etat de Troy
1990 National War College, Fort Lesley J. McNair, Washington, DC 1990 National War College, Fort Lesley J. McNair, Washington, DC
1993 Program for Senior Officials in National Security, Harvard University, Cambridge, Mass. 1993 Programme de hauts fonctionnaires dans la sécurité nationale, à l'Université de Harvard, Cambridge, Mass

ASSIGNMENTS CESSIONS
1. 1. February 1971 - January 1972, student, undergraduate pilot training, Williams AFB, Ariz. Février 1971 - janvier 1972, des étudiants, les collèges de formation des pilotes, Williams AFB, Ariz
2. 2. May 1972 - February 1973, forward air controller, Da Nang AB, South Vietnam May 1972 - février 1973, contrôleur aérien avancé, Da Nang AB, le Vietnam du Sud
3. 3. May 1973 - May 1976, instructor pilot and wing flight examiner, Air Training Command, Craig AFB, Ala. May 1973 - mai 1976, pilote instructeur et examinateur de l'aile en vol, Air Training Command, Craig AFB, Alabama
4. 4. December 1976 - August 1978, project officer, Operational Systems Engineering Branch, Norton AFB, Calif. Décembre 1976 - août 1978, responsable de projet, Direction de l'Ingénierie des Systèmes d'exploitation, Norton AFB, Calif
5. 5. August 1978 - August 1981, F-15A aircraft commander, instructor pilot and flight commander, 22nd Tactical Fighter Squadron, Bitburg AB, West Germany Août 1978 - août 1981, F-15A commandant de bord, pilote et instructeur de vol de commandant, 22e Tactical Fighter Squadron, Bitburg AB, Allemagne de l'Ouest
6. 6. August 1981 - September 1982, student, Air Command and Staff College, Maxwell AFB, Ala. Août 1981 - septembre 1982, étudiant, Air Command and Staff College, Maxwell AFB, Alabama
7. 7. September 1982 - August 1985, flight commander, assistant operations and operations officer, 71st Tactical Fighter Squadron, Langley AFB, Va. Septembre 1982 - août 1985, vol commandant adjoint des opérations et les opérations officier, 71e Tactical Fighter Squadron, Langley AFB, Va
8. 8. August 1985 - August 1989, Chief, Strategic North Atlantic Treaty Organization Branch; later, Chief, Strategic and Middle East-Africa Branch; later, Chief, US Air Force Combat Terrorism Center; later, assistant executive officer to the Air Force Chief of Staff, Washington, DC Août 1985 - août 1989, le chef, Strategic Organisation du Traité de l'Atlantique Nord Branch; plus tard, Chef, stratégique et du Moyen-Orient-Afrique Branch; plus tard, chef de l'US Air Force au Centre de lutte contre le terrorisme; plus tard, assistant administrateur de l'Air Force Chief of Staff , Washington, DC
9. 9. August 1989 - July 1990, student, National War College, Fort Lesley J. McNair, Washington, DC Août 1989 - juillet 1990, étudiant, National War College, Fort Lesley J. McNair, Washington, DC
10. 10. July 1990 - March 1993, Deputy Commander for Operations, 86th Tactical Fighter Wing; later, Commander, 86th Support Group; later, Commander, 86th Operations Group, Ramstein AB, Germany Juillet 1990 - mars 1993, commandant adjoint des opérations, 86e Tactical Fighter Wing; plus tard, le commandant, 86 e Groupe d'appui; plus tard, le commandant, 86 e Groupe de l'exploitation, à Ramstein AB, Allemagne
11. 11. March 1993 - September 1993, executive officer to Deputy Chief of Staff of Operations, Boerfink AB, Germany Mars 1993 - septembre 1993, administrateur adjoint au chef d'état-major des opérations, Boerfink AB, Allemagne
12. 12. September 1993 - May 1995, executive officer to Director of Operations and US Senior National Representative, Headquarters Allied Air Forces Central Europe, Ramstein AB, Germany Septembre 1993 - mai 1995, membre de la haute direction au Directeur des opérations et des États-Unis Senior National Representative, Siège Allied Air Forces en Europe centrale, Ramstein AB, Allemagne
13. 13. May 1995 - July 1997, Commander, 31st Fighter Wing, Aviano AB, Italy Mai 1995 - juillet 1997, commandant, 31e Fighter Wing, AB Aviano, en Italie
14. 14. July 1997 - January 1998, special assistant to the Chief of Staff for National Defense Review, Headquarters US Air Force, Washington, DC Juillet 1997 - janvier 1998, assistant spécial du Chef d'état-major de la Défense nationale Review, Siège de l'US Air Force, Washington, DC
15. 15. January 1998 - October 1998, Director of Strategic Planning and Policy, Deputy Chief of Staff for Plans and Programs, Headquarters US Air Force, Washington, DC Janvier 1998 - octobre 1998, Directeur de la planification stratégique et des politiques, sous-chef d'état-major pour les plans et programmes, Siège de l'US Air Force, Washington, DC
16. 16. October 1998 - January 2000, Vice Director for Strategic Plans and Policy, the Joint Staff, Washington, DC Octobre 1998 - janvier 2000, vice-directeur pour les plans stratégiques et de la politique de la Commission conjointe du personnel, Washington, DC
17. 17. January 2000 - November 2001, Commander, 9th Air Force and US Central Command Air Forces, Shaw AFB, SC Janvier 2000 - novembre 2001, commandant, 9e Air Force et l'US Central Command Air Forces, Shaw AFB, SC
18. 18. November 2001 - December 2002, Deputy Chief of Staff for Air and Space Operations, Headquarters US Air Force, Washington, DC Novembre 2001 - décembre 2002, le chef d'état-major adjoint pour les opérations aériennes et de l'espace, Siège de l'US Air Force, Washington, DC
19. 19. December 2002 - present, Deputy Commander, Headquarters US European Command, Stuttgart, Germany Décembre 2002 - Aujourd'hui, commandant adjoint, le Siège Commandement américain en Europe, Stuttgart, Allemagne

FLIGHT INFORMATION INFORMATION DE VOL
Rating: Command pilot Evaluation: Commande pilote
Flight hours: More than 3,600, including 430 combat hours Heures de vol: plus de 3600, dont 430 heures de combat
Aircraft flown: C-20, O-2, T-37, T-38, F16 and F-15 Avions: C-20, O-2, T-37, T-38, F-16 et F-15

MAJOR AWARDS AND DECORATIONS Grands prix et décorations
Defense Distinguished Service Medal with oak leaf cluster Defense Distinguished Service Medal avec feuille de chêne cluster
Distinguished Service Medal Distinguished Service Medal
Defense Superior Service Medal Defense Superior Service Medal
Legion of Merit with oak leaf cluster Legion of Merit avec feuille de chêne cluster
Distinguished Flying Cross with oak leaf cluster Distinguished Flying Cross avec feuille de chêne cluster
Meritorious Service Medal with oak leaf cluster Meritorious Service Medal avec feuille de chêne cluster
Air Medal with silver oak leaf cluster Air Médaille d'argent feuille de chêne cluster
Aerial Achievement Medal Aerial Achievement Medal
Air Force Commendation Medal Air Force Commendation Medal
Presidential Unit Citation with oak leaf cluster Presidential Unit Citation feuille de chêne avec le groupe
Joint Meritorious Unit Award with two oak leaf clusters Unité mixte Meritorious Award feuille de chêne avec deux groupes
Air Force Outstanding Unit Award with V device and silver oak leaf cluster Air Force Outstanding Award avec V Unité périphérique et de l'argent, feuille de chêne cluster
Air Force Organizational Excellence Award with four oak leaf clusters Air Force Organizational Excellence Award feuille de chêne avec quatre groupes
Combat Readiness Medal Médaille de la préparation au combat
National Defense Service Medal with two bronze stars National Defense Service Medal avec deux étoiles de bronze
Armed Forces Expeditionary Medal Armed Forces Expeditionary Medal
Vietnam Service Medal with bronze star Vietnam Médaille de bronze star
Southwest Asia Service Medal with bronze star Southwest Asia Service Medal avec étoile de bronze
Global War on Terrorism Expeditionary Medal Guerre mondiale contre le terrorisme Expeditionary Medal
Global War on Terrorism Service Medal Guerre mondiale contre le terrorisme Service Medal
Armed Forces Service Medal Forces armées Service Medal
Humanitarian Service Medal Médaille du service humanitaire
Air Force Expeditionary Service Ribbon with Gold Border Air Force expéditionnaire du Service frontalier du Ruban d'or
French National Order of Merit (Rank of Commander) Français Ordre National du Mérite (rang de commandant)
Gold Cross of Honor of the German Armed Forces Croix d'or d'honneur des forces armées allemandes
Republic of Vietnam Gallantry Cross with Palm République du Vietnam Gallantry Cross avec Palm
NATO Medal (Yugoslavia) Médaille de l'OTAN (Yougoslavie)
Inter-American Defense Board Medal with silver star Inter-American Defense Board Médaille d'argent avec étoile
Republic of Vietnam Campaign Medal République du Vietnam médaille de la campagne

OTHER ACHIEVEMENTS AUTRES RÉALISATIONS
Department of State Superior Honor Award Département d'Etat Superior Honor Award
North Dakota Distinguished Service Medal Dakota du Nord Distinguished Service Medal
Honorary Doctorate of Laws, North Dakota State University Doctorat honorifique en droit, Université d'État du Dakota du Nord
Defense Intelligence Agency Directors Award Defense Intelligence Agency directeurs Award

EFFECTIVE DATES OF PROMOTION Dates d'entrée en vigueur de la promotion
Second Lieutenant Feb. 3, 1971 Le sous-lieutenant Février 3 1971
First Lieutenant Aug. 3, 1972 Premier lieutenant-Août 3 1972
Captain Feb. 3, 1975 Capitaine Février 3 1975
Major Oct. 24, 1980 Major Octobre 24 1980
Lieutenant Colonel Feb. 1, 1986 Le lieutenant-colonel Février 1 1986
Colonel March 1, 1991 Colonel March 1, 1991
Brigadier General Feb. 1, 1996 Général de brigade Février 1 1996
Major General Sept. 1, 1998 Le général de division Septembre 1 1998
Lieutenant General Jan. 12, 2000 Le lieutenant-général Janvier 12 2000
General Jan. 1, 2003 Général Janvier 1 2003

30 commentaires:

Anonyme a dit…

Pour Chavez, l'administration Bush est sur la liste des protecteurs du terrorisme



Le Président vénézuélien, Hugo Chavez, a critiqué les efforts de l'administration américaine pour faire figurer le nom du Venezuela sur la liste des pays qui protègent le terrorisme. Pour le Président du Venezuela, Hugo Chavez, c'est le nom du gouvernement Bush qui doit être intégré dans la liste des protecteurs du terrorisme. Dans un entretien avec la presse, Hugo Chavez a nié tout lien entre le gouvernement vénézuélien et des groupes terroristes. "L'administration Bush a protégé et hébergé le dangereux terroriste qu'est Posada Carriles. En outre, avec ses politiques ambitieuses et belliqueuses, la Maison Blanche entraîne, quotidiennement, dans la mort, des centaines de personnes, en Irak et en Afghanistan.", a-t-il argué. Chavez s'est, également, permis d'espérer que le futur gouvernement américain s'intéressera davantage à une amélioration de ses relations avec le Venezuela. Chavez a, également, évoqué les récentes violences du Tibet, qui, selon lui, portent la trace des complots américains pour boycotter les jeux Olympiques de Pékin. "Le Venezuela appuiera de toutes ses forces les jeux Olympiques de Pékin.", a promis le Président vénézuélien.

Mercredi 26 Mars 2008

Irib

Anonyme a dit…

M. Benchenouf,

Il est utile de rappeler que la crise financière à laquelle nous assistons, actuellement, est un mouvement qui s’explique aussi par la volonté de la finance anglo-saxon de rapatrier ses avoirs à la city (voire à Paris et à Berlin) et de laisser ses dettes à New York.

Même les alliés abandonnent le « nouveau continent » en pleine crise économique, comme on quitte un navire en péril et, c’est le cas.

En définitive, les efforts des USA de sauver leur économie en lançant des guerres coloniales en Afghanistan et en Irak auront accéléré leur condamnation suite à une longue agonie.

2008 marquera la fin de 94 années de suprématie économique américaine.

Concernant la base militaire américaine dans le Sud de l’Algérie, construite au secret, dans un lieu caché, sans communication avec l’extérieur, là, est un autre moyen d’encercler l’Algérie et l’Afrique, en douceur, comme le rappelle le journaliste René Naba, dans une excellente analyse.

Vous êtes loyal envers vous-même et au corps des journalistes.

Vous avez fait votre travail de Journaliste d’investigation pour informer la société civile et dénoncer des faits immoraux, révoltants, de haute trahison, au sein de l’armée algérienne.

C’est une grave affaire qui émeut l’opinion publique.

Mais, rassurez vous, vous n’êtes pas le seul loyal à la patrie.

Il revient en premier lieu, au Chef de l’Etat de se prononcer sur cette perfidie préméditée.

Les grands corps de l’Etat, les corps de la Magistrature, les corps de l’Armée doivent également se prononcer.

La société civile et les journalistes dignes doivent avoir un esprit de corps dans cette situation scandaleusement laide.

Dans tous les cas, cette affaire ne peut rester sans suite, la justice doit être saisie.

Anonyme a dit…

Nombreuses manifestations de soutien en faveur de Bruno Guigue, mais l'AFP fait de la rétention.



Depuis mardi à 14 H, le MRAP essaie en vain de faire passer sur les fils de l'AFP (Agence france presse) un communiqué de soutien à Bruno Guigue, qui "demande sa réintégration immédiate sans ses fonctions de sous-préfet". L'AFP qui avait été bien preste à reprendre les propos stigmatisants de Mme Alliot-Marie, semble beaucoup moins pressée de faire état des nombreuses manifestations de soutien en faveur de Bruno Guigue, s'étonne Mouloud Aounit, secrétaire général du MRAP. Ci-dessous le communiqué du MRAP.

Communiqué du 25 mars 2008

"Bruno Guigue : le devoir de dénoncer sanctionné.

Bruno Guigue, haut fonctionnaire de la République, spécialiste du Moyen Orient, vient d'être limogé de son poste de sous-préfet par sa ministre de tutelle, Madame Michèle Alliot-Marie.

Il lui est reproché d'avoir publié le 13 mars 2008, une analyse intitulée « Quand le lobby pro-israélien se déchaîne contre l'ONU », en réaction à une tribune d'intellectuels inconditionnels d'Israël visant à déconsidérer l'ONU et à condamner des résolutions du Conseil des Droits de l'Homme, alors même que la « communauté internationale » réunie au sein des Nations Unies assume une responsabilité majeure pour sauver le processus de paix au Proche-Orient.

Le MRAP qui jouit, depuis 1974, du statut consultatif auprès du Conseil Economique et Social de l'ONU et participe, à ce titre, aux structures de consultation des ONG, condamne le limogeage de M. Guigue qui suscite sa totale incompréhension. En effet, Bruno Guigue a déjà publié plus d'une quinzaine de tribunes sans qu'une quelconque sanction ne vienne le frapper.

Si nombre d'opposants à la politique menée par les gouvernements israéliens successifs ont eu à souffrir de campagnes de dénigrement systématique - dont l'odieux le plus extrême va jusqu'à les accuser d'antisémitisme pour mieux les disqualifier - aujourd'hui avec le limogeage de monsieur Guigue, sous-préfet de la République, mais qui en l'occurrence s'est exprimé en tant que citoyen, c'est la République elle-même qui connaît une dérive regrettable et dangereuse.

En mettant en oeuvre, à l'encontre d'un de ses représentants, accusé de ne pas avoir respecté le devoir de réserve, une véritable manoeuvre d'intimidation, le pouvoir en place démontre une nouvelle fois que la critique de la politique d'Israël relève d'un tabou qu'il est toujours dangereux de transgresser. Et c'est bien là également la preuve d'un changement profond et inquiétant de la politique française au Moyen-Orient.

Si chacun a encore le loisir démocratique dans notre pays de critiquer n'importe quel Etat dans ses politiques, y compris la France, il existerait une exception inadmissible à cette règle concernant le droit de critiquer la politique israélienne.

Le MRAP condamne le limogeage de Monsieur Guigue et demande sa réintégration immédiate sans ses fonctions de sous-préfet. Il en va de l'honneur d'un homme de courage et de conviction qui ose dire des vérités qui dérangent. Mais il en va aussi de celui de la République. "

MRAP

Paris le 25 mars 2008

CAPJPO-EuroPalestine

Le lobby israélien ne peut pas baillonner la terre entière

Publié le 25-03-2008

Ainsi, Bruno Guigue est démis de sa fonction de sous-préfet de Saintes pour avoir tenu des propos "violemment anti-israéliens" concernant les méthodes de l’armée israélienne et la pratique de la torture envers les détenus palestiniens dans les prisons israéliennes. Nous rapportons ci-dessous les propos "violemment anti-israéliens" sur les mêmes sujets de la Fédération Internationale des Droits de l’Homme, d’Amnesty International, et de bon nombre d’israéliens. Nous attendons ce que le CRIF (Conseil Représentatif des Insitutions Juives de France)— puisque c’est lui qui dicte sa conduite à nos dirigeants— compte prendre comme mesures de rétorsion à l’encontre de tous ces témoins des crimes israéliens.

Est-il possible de faire taire chacun d’entre eux, de baillônner la terre entière, face à une réalité qui crève les yeux et qui représente un tel danger pour la paix dans le monde ?

Malgré le terrorisme intellectuel et moral, les mesures de rétorsion économique, les procès, le lobby israélien ne parvient pas à maquer la réalité.

Israël, seul pays au monde à avoir légalisé la torture :

La torture a été officiellement bannie par la Cour suprême israélienne le 6 septembre 1999. Mais dans un arrêt du même jour, la même Cour Suprême énonce que les services de sécurité peuvent invoquer la « nécessité » pour justifier le « recours à des pressions physiques et psychologiques » contre les personnes accusées d’ « activités terroristes hostiles ». Il est écrit que les interrogatoires doivent être « vigoureux et exhaustifs », « à l’aide de stratagèmes, y compris de tromperies », mais que lorsque ces moyens n’atteignent pas leur but, des « pressions physiques modérées » peuvent être utilisées.

Israël devient ainsi le premier Etat au monde à légaliser la torture. En dépit de la ratification par Israël de la Convention de 1984 sur la torture, qui instaure le principe d’inspections internationales dans les prisons des pays signataires, pour vérifier que la torture n’y est pas pratiquée, le gouvernement israélien n’a jamais autorisé de telles procédures.

Hannah Friedman, directrice du Comité israélien contre la torture , rapporte que 58 % des détenus palestiniens sont soumis à des actes de violence, battus, maintenus dans des positions douloureuses, empêchés d’aller aux toilettes et de dormir, menacés de viol, de voir leurs maisons détruites et leurs proches attaqués. Les détenus ne peuvent voir un avocat que 18 jours après leur arrestation !

Au Sud-Liban, dans la prison de Khiam sous contrôle israélien, « la quasi-totalité des prisonniers libanais comme palestiniens sont torturés, coupés de leurs familles depuis des années, en violation des Conventions de Genève » a témoigné Amnesty International.

A propos de la prison secrète, appelée « Etablissement 1391 », une forteresse plantée sur une colline dominant un kibboutz, dans le centre d’Israël, cachée par des murs élevés et des sapins, l’ avocate israélienne Lea Tsemel, déclarait après les arrestations massives d’avril 2002 et la détention de Marwan Barghouti dans cette prison : « Quiconque entre dans cette prison est littéralement susceptible de disparaître, potentiellement pour toujours. Elle n’a rien à envier aux geôles des dictateurs d’Amérique du Sud ».

Signalons que l’ association israélienne Hamoked a déclaré soupçonner Israël de posséder plusieurs prisons secrètes et de les ouvrir ou les fermer en fonction de ses besoins. Dalia Kerstein, directrice de l’association pense également que l’Etat hébreu sous-traite ses services pour d’autres pays. « Israël possède des décennies d’expérience en matière de torture et d’interrogatoire de prisonniers arabes,­ exactement le savoir-faire dont les Américains ont besoin dans l’après-coup des invasions de l’Afghanistan et de l’Irak. ».

Portons également à la connaissance de Madame Alliot-Marie le Rapport de la Fédération Internationale des droits de l’Homme (FIDH), intitulé "Les prisonniers palestiniens en Israël : Conditions inhumaines des détenus politiques" :

Le rapport indique notamment : Israël ne reconnaît pas aux prisonniers palestiniens, le statut de prisonniers de guerre. Dans la pratique, des ordres militaires israéliens régissent les conditions de détention et notamment le régime de la détention administrative qui permet de détenir une personne jusqu’à 6 mois renouvelables sans obligation de jugement. En outre, les conditions de défense des prisonniers sont très préoccupantes : une personne peut rester 32 jours sans voir un avocat, seuls les avocats israéliens peuvent plaider devant les juridictions militaires, leur accès aux camps est limité, le nombre d’avocats disponibles à cette fin très faible, d’autre part les entretiens avec leurs clients ne sont pas confidentiels. Dans les cas de détention administrative, les conditions d’un procès équitables sont loin d’être garanties, l’avocat n’ayant même pas accès aux éléments de preuve.

Ce même rapport décrit des conditions de détention inhumaines et "exprime sa préoccupation quant à la détention de mineurs – à partir de 12 ans - (325 mineurs prisonniers en avril 2003), qui sont souvent détenus sans séparation avec les adultes."

" La mission a également recueilli des témoignages de mauvais traitements, de tortures et de pressions psychologiques, qui subsistent malgré la décision de la Cour suprême du 6 février 1999 proscrivant le recours à certaines de ces méthodes, sauf sous certaines conditions. La FIDH s’inquiète également de la quasi-impunité des forces armées israéliennes.

En ce qui concerne les tortures pratiquées par les agents du Shin Bet (services secrets), l’avocat israélien Shmuel Zelberman raconte comment l’un de ses clients plaestiniens est mort des suites des tortures subies. lL’avocate israélienne Felicia Langer a rapporté que son client a été enfermé pendant 3 jours dans une cage de 60 cm, sur 1,60 m, avec une cagoule sur la tête, avant de signer qu’il était membre du FPLP.

Pour se tenir un peu au courant, Mme Alliot-Marie pourra également prendre connaissance de l’article intitulé " La torture en Israël - peur et tremblements", écrit par Joseph Algazy dans le quotidien israélien Haaretz du lundi 13 janvier 2003, où sont rapportés de nombreux témoignages de torture.

"Coloniser, exterminer"

A propos de l’armée "la plus morale du monde", nous rappelons les déclarations du philosophe Yeshashu Leibovitz qui écrivait en 1988 :

« Cette même armée glorieuse produit en son sein des soldats qui enterrent vivants des adolescents arabes. Tout comme les autorités judiciaires israéliennes distinguent entre les tortures proprement dites, et des tortures « modérées » ou acceptables », les autorités militaires font la distinction entre un véritable ensevelissement de personnes vivantes et un ensevelissement de personnes vivantes dont le visage n’a pas été recouvert de terre. Devons-nous comprendre que nous aurons à faire la différence entre les vrais nazis et les nazis modérés ? ».

Quant à Monsieur Sarkozy, qui se contente— pour le moment— de faire enlever des enfants à la sortie des écoles maternelles— il saura que ses amis israéliens, auxquels il ne cessent de dérouler le tapis rouge ne prennent pas toujours la peine de les mettre dans des avions. Souvent il les tuent sur place, ou à la sortie et même à l’intérieur des écoles.

Et pas un seul soldat israélien n’a jamais été puni pour cela. Les dommages collatéraux sont inévitables dans le cas de figure de l’occupation et de l’annexion de terres, n’est-ce pas ?

Quelques citations d’Israéliens honnêtes à l’usage de Mme Alliot-Marie et M. Sarkozy

« Le génocide est associé dans nos esprits à des charniers ou des convois de population déportée. La mort lente infligée au peuple palestinien n’a peut être pas encore de nom, mais comment est-il possible que la société israélienne se ferme hermétiquement le cœur et les yeux à ce spectacle ? » Tanya Reinhart, israélienne, professeur de linguistique

« Dans ce qui se publie d’habitude, un attentat palestinien est décrit comme le tonnerre par une journée claire et pas comme un maillon dans une chaîne d’événements sanglants où la main d’Israël a toujours le dessus. Mais lorsque nos enfants, les soldats, tuent sans motif, à l’arme lourde, des enfants palestiniens et des parents palestiniens, jamais on ne rappelle qu’il s’agit d’êtres humains » Nurit Peled-Elhanan, israélienne dont la fille de 16 ans a été tuée lors d’un attentat palestinien

« La poursuite de l’occupation a un prix, qui se paye. En pratique, il faut que le plus grand nombre possible de juifs israéliens comprennent que leur pays est devenu un paria, et le restera tant que l’occupation continuera » Ilan Pappé, historien israélien

« Il faut exercer une pression économique et culturelle sur l’Etat juif afin qu’il mette un terme à l’occupation militaire la plus odieuse de la deuxième moitié du XXème siècle » Ilan Pappé, historien israélien.

" Jamais auparavant en Israël autant de généraux en uniforme, d’anciens généraux, d’anciens membres des services de sécurité, parfois déguisés en "universitaires", n’ont pris part au lavage de cerveau de l’opinion publique." Baruch Kimmerling, l’un des plus grands sociologues israéliens

« Mon fils Arik n’a pas été tué parce qu’il était juif, mais parce qu’il faisait partie de cette nation qui occupe le territoire d’une autre. Quiconque refuse de tenir compte de cette terrible vérité nous conduira en fin de compte à la destruction ». Yitzhak Frankenthal, Israélien dont le fils de 19 ans a été tué par le Hamas

« Beaucoup de braves gens qui ne ressentent aucune haine envers les juifs, mais qui détestent la persécution des Palestiniens, sont désormais appelés antisémites » Uri Avnery, Israélien, dirigeant du mouvement pacifiste Gush Shalom

« Pour le moment, le monde ne réagit pas car les Juifs sont influents et les gens ont peur d’être taxés d’antisémitisme. Mais c’est nous, Juifs, qui sommes aujourd’hui responsables de l’antisémitisme » Jeremy Milgrom, rabbin israélien de l’association « Rabbins pour les Droits de l’Homme »

CAPJPO-EuroPalestine

Mercredi 26 Mars 2008

http://www.europalestine.com

Anonyme a dit…

Salem

Il est plus facile de détruire que de construire, polluer que d'assainir.

Que Dieu vous protège.

Anonyme a dit…

MARCHE DUBAÏ D'EL EULMA: BAZAR OU QUARTIER RESIDENTIEL?

Publié le 27 janvier 2008.
R.B El Watan

Plus de 10 000 visiteurs, entre
nationaux et étrangers, viennent au quotidien s’approvisionner et commercer dans cette caverne d’Ali Baba.

Devenu, en l’espace de quelques années, un véritable pôle régional et même national du commerce, le fameux souk Dubaï n’en finit pas de grandir et de s’amplifier. Il est officiellement quasi impossible de quantifier ou de comptabiliser les colossales sommes d’argent qui circulent et s’échangent dans ce giron du commerce des plus informels.

D’officieuses approches et analyses estiment le flot monétaire, qui transite par ce lieu, à plus de 30 000 milliards de centimes par an, dont plus de 70 % échappent au contrôle de l’Etat. L’origine de ce souk remonte à des groupes de trabendistes, qui avaient élu zone de négoce et de commercialisation de marchandises, acheminées depuis les Emirats arabes unis, Dubaï en tête, à El Eulma. Ils ont ainsi fait de cet espace un lieu de business, qui deviendra très vite un carrefour commercial de taille, dépassant l’entendement. Plus de 10 000 visiteurs quotidiens, entre nationaux et étrangers, viennent s’approvisionner et faire du négoce à « Dubaï ». Comment cette petite ville d’El Eulma, jadis appelée ville des 40 foyers, et dont la superficie ne dépasse pas les 974 km2, qui n’est ni côtière, encore moins touristique, entourée de communes déshéritées, a-t-elle pu captiver l’intérêt et l’engouement de ces milliers d’importateurs occasionnels, issus de diverses couches sociales et se hisser au rang de ville du commerce international ? Sa situation stratégique, qui en fait un lieu de passage obligatoire entre l’est et l’ouest du pays, et sa proximité du marché de Tadjenanet, autre haut lieu de commerce informel, sont les facteurs prépondérants qui ont incité les barons du business parallèle à créer un pôle commercial, faisant concurrence au lobby connu de Tadjenanet. L’une des particularités de ce souk est qu’il est implanté en plein quartier résidentiel, qui ne se prête pas à une activité commerciale d’une telle intensité. Il convient de signaler que les commerçants ne sont pas les seuls à tirer profit de la renommée du souk, puisque les propriétaires des locaux louent à prix fort, 300 000 DA par mois, le garage. Les jeunes désœuvrés ont trouvé occupation et en tirent profit, qu’ils soient portefaix ou gardiens de parking, ils ont pu ainsi amasser des fortunes grâce à ces activités, bien lucratives. Ce grand marché est occupé par plus de 3 000 commerçants et accueille, au quotidien, des centaines de milliers de tonnes de marchandises diverses, et les locataires sont issus de toutes les régions du pays. Le quartier, donc, a été détourné de sa vocation première, de résidentiel, dont il ne gardera aucune trace. Il subira les affres d’une dégradation sans pareil, qui pèsera lourdement sur l’environnement.

Artères défoncées, réseaux d’utilité totalement abîmés, et trottoirs entièrement squattés, tels sont les effets pernicieux hérités de l’expansion de ce souk, qui ne s’arrête pas. Cette situation mènera l’association des commerçants activant sur les lieux à réfléchir sur l’édification d’une ville commerciale, inspirée du modèle émirati. Une esquisse du projet aurait été soumise aux services de la présidence pour un entérinement, qui tarde à venir, selon les responsables de l’association. Le problème majeur, d’après ces commerçants, réside dans l’inadaptation des textes juridiques régissant le secteur de l’investissement. Les lenteurs au niveau de la banque, institution qui ne s’accommode pas des nouvelles règles du marché mondial, en sont la preuve. Sur le plan financier, le souk de Dubaï est devenu, incontestablement, une pièce économique de poids dans l’échiquier de l’Etat, devant être pris en compte dans la politique de développement. En effet, avec les 26 000 postes d’emploi créés, et la plus-value mensuelle engendrée, il est difficile de composer avec les nouvelles données de l’économie mondiale, sans une sérieuse prise en charge de la problématique du souk Dubaï par l’Etat.



R. B. El Watan

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Répondre à cet article 19 commentaires

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12 mars 2008, par charif al madina
je crois que ce semblant journaliste vit dans une autre planete !!! et dire qu’il n’est qu’a 20km de cette petite ville (selon ces dire), je lui conseilles d’aller verser son venin de jalousie ailleurs, il aurait dû écrire sur les quartiers bidon-ville qui entourent sa ville chérie comme tanja et ruisseau d’or (rassidor) et meme en plein centre (bab biskra) vive EL-EULMA VIVE BABIA WA YMOUTOU L’HASSADINE
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23 février 2008
ce type de marchés prolifère dans tout le pays,c’est le dépotoir de la médiocrité , c’est la fripperie et la grande manne des contenairistes. Les usines d’el eulma vont fermer et réjouissez-vous parceque ça fait vivre elguelil et le gardien de parking. EL GHAIAR
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19 février 2008, par malek
qui ose critiquer le marché informel qui fait vivre la majotité sinon tous les Algeriens ? Si la direction générale des impots ( il y a de cela 2 ans ) n’a rien pu ou n’a rien voulu faire face à ce fléau ni à EL-EULMA ni à HAMIZ que voulez-vous faire vous qui ne consommez que des produits "DUBAI" de El-Eulma ? Passons à autre chose s’il vous plait.
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2 février 2008, par eulmi
l’auteur de ce texte on le connait et on sait meme d’où il en sort !!! ce n’est pas la peine de le denuder devant tous le monde seulement ce demi setifien ( au jargon des setifiens ) a oublié que le village de 40 maisons comme il l’a cité est l’origine du plus grand homme d’affaire de l’algérie et l’afrique noire en l’occurence MESSAOUD ZEGHAR et le berceau de mohamed l’agneau appelé le prince d’ALGER qui épousa miss france de 1946 lorsque ton papa et ton douar souffraiaent de quoi manger, les gens d’ELEULMA faisaient la une au monde, donc taisez vous petit
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Réponse le 6 février 2008, par langlais : exactement tout a fait d accord avec toi je n ai jamais aimé cette rivalité des setifiens ki croi ke setif c miami
Réponse le 6 février 2008, par karim : ta raison mon pote staifi yakoul fi el ghela wa yessb fi elmella el ghira thadar ya hbibi
Réponse le 9 février 2008 : avec tous mes respects , chapeau bas pour les commercants du gigantesque marché de Dubai el - eulma depuis mon passage sur les lieux , une seule chose restera aggravée dans ma mémoire que le cercueil de la criminalité entérré et tout le monde gagne sa croute ’’ Hallal ’’et aucun de la région n’a tenté de quitter le vaste sol de sidi el khier sur un radeau .......... Hamzaoui benchohra journaliste ( la nouvelle republique )

28 janvier 2008, par Tarek de paris
Essalam alaykom, Moi je trouve que c’est pas tellement juste ce que a était dit par rapport au marché Dubaï, certes il y a trop de « fawdha » dans ce marché, et en plus n’est bien maîtrisé par l’Etat, mais il faut pas oublier une chose, ce marché est situé dans un pays qui s’appelle l’Algérie, et que tout ce pays souffre du désordre et de « takhalof » donc il faut pas vraiment cibler que cet espace qu’a permis à pas mal de gens et à leurs famille de vivre, et aussi à beaucoup de gens d’avoir la possibilité d’acheter pas mal de trucs d’en ils avaient rêvé. Et pour ceux qui voient que les produits ne sont pas de bonne qualité ou ne sont pas originaux, ils n’ont que se diriger vers d’autres magasins de leur classe et laisser les gens pauvres s’offrir ce qui propose ce marché, et il faut pas « taklou el ghala w tsebou fil mela ».
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Réponse le 5 mars 2008, par houda a eleulma : vive eleulma nive wlad eleulma wsouk debie gharo mano basaf hasada lokan mach howa lokan rana maytine bacahar lokn ana wahdaman nas nmot ana nakhdam fi debie sah li hakmino machi wlad blad wlad eleulma mais raho fatah dyour bazaf nas wlokan ytagfal l’algerie kamal troh fiha wmayakhsar fi lafaire hadi ghir zawalya kima hna yanas khalona naicho khobza wkihartouna fiha rana nakhadmo bla assurance khadma bazaf wlapai 8000da yarhamha rabi mohim nabkaw khawa wahad mayadi man had denya ghir kafno wlakfan maendo djyoub dir lkhir talga lkhir wsalam alikom hind man eleulma

28 janvier 2008, par TAHAR DE MAOKLANE
au marché Dubai une machine a laver wirlpool est vendue 280 euros , la même,vendue par les ""commerçants" de Bougaa est à 500 euros . et bien sur sans garantie ni facture .... cherchez l’erreur !!
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28 janvier 2008, par Ahmed de Setif
Ce souk, terme populaire certes mais péjoratif de l’auteur qui, apparemment habité par un esprit soviétique, à voir d’autres insinuations, fait la fiereté de la region par ses milliers de postes qu’il a offert à ces jeunes qui y trouvent de quoi nourrir espoir et familles est preuve de l’audacité et de la capacité de l’algerien en général et des gens de la région en particuliers à percer les entraves administratives et occultes qui ont fait de nos jeunes des terroristes et harraga par misére engendrée par la repression des exigences de l’administration, du "piston", du fisc qui plane emerveillement dans les cieux. Messieurs ..s’ i l v o u s p l a i t ! cessez de faire la nemima (médisance), cherchez plutot ceux, prés de vous à Alger et differents ports et autres qui sont les vrais barons non pas par leur sueur et hogra que subissent les gens qui travaillent mais par des credits bancaires sans garantie, facilités administratives, complicité, influence et autres. GRAND MERCI POUR LES GENS DE DUBAI, AUX JEUNES QUI ONT DEPASSES PAR LEURS EFFORST LA MEDIOCRITE DES INTENTIONS DE NOS MAUVAIS ET MEDIOCRES GOUVERNANTS ET LEURS SALLES LOIS FAITES SUR MESURE.
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Réponse le 28 janvier 2008, par djamel begag : bravo mon ami ahmed cest la realite

28 janvier 2008, par djamel
envers el eulma ya toujours une allergies et plus precisement souk dubai je tiens a vous signaler que le souk remonte a des groupes de vrais commercant de lalgerie il faut pas oublier lanarchie du marche alimentaire de setif
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28 janvier 2008, par eulmi
comment ca une petite ville ?
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Réponse le 28 janvier 2008, par djamel begag : cest la plus grande daira au niveau nationale

27 janvier 2008, par Deryas
"Ce grand marché est occupé par plus de 3 000 commerçants et accueille, au quotidien, des centaines de milliers de tonnes de marchandises diverses" ce qui equivaut à des milliers de tonnes de déchets, majorité toxiques... et dont toute la population en subira les conséquences tot ou tard c’est une question de temps car l’argent n’est pas scomestible.
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Réponse le 27 janvier 2008, par maestro2005 : c est pas grave ,plusieur familles mongeent du pain dans ce souk,meme du dechet des emballages ,mais le vrais dechet toxique se trouvent dans les quartier ex:thabet biouzid ,goutali....vernis teinte pousiere et nuisance des machines de la menouiserie ?
Réponse le 1er février 2008, par morad de el uelma alias lyon 9eme : nous les arabes on est des buisnessman et au moins au bled on peut reuusir pas comme en france qu’on ramasse leurs merde plein de dechets vive el eulma et vive l algerie
Réponse le 2 mars 2008, par ereingla : ECOUTES DERYES TU PORTES BIEN TON NOM. IL N’YA PAS PLUS TOXIQUE QUE L HERBE DONT TU PORTES LE PSEUDO.ALORS L ECOLOGIE TU ES LOIN D EN MAITRISER UN MOT.SILENCE LAISSER LES JEUNES ALGERIENS FAIRE LEUR BONHEUR ET LE NOTRE !

Anonyme a dit…

La faim et les droits de l’homme

par Jean Ziegler

Mondialisation.ca, Le 18 mars 2008

Texte de Jean Ziegler [1] à l'occasion du Forum Quelle agriculture pour quelle alimentation ?

I. Toutes les cinq secondes, un enfant de moins de dix ans meurt de faim ou de ses suites immédiates. Plus de 6 millions en 2007. Toutes les quatre minutes, quelqu'un perd la vue à cause du manque de vitamines A. Ce sont 854 millions d'êtres qui sont gravement sous-alimentés, mutilés par la faim en permanence. [2]

Cela se passe sur une planète qui regorge de richesses. La FAO est dirigée par un homme de courage et de grande compétence, Jacques Diouf. Il constate qu'au stade du développement actuel de ses forces de production agricoles, la planète pourrait nourrir sans problème 12 milliards d'êtres humains, soit le double de l'actuelle population mondiale [3].

Conclusion : ce massacre quotidien par la faim n'obéit à aucune fatalité. Derrière chaque victime, il y a un assassin. L'actuel ordre du monde n'est pas seulement meurtrier. Il est aussi absurde. Le massacre a bien lieu dans une normalité glacée.

L'équation est simple : quiconque a de l'argent mange et vit.

Qui n'en a pas souffre, devient invalide ou meurt.

Il n'a pas de fatalité.

Quiconque meurt de faim est assassiné.

II. Le plus grand nombre des personnes sous-alimentées, 515 millions, vivent en Asie où elles représentent 24 % de la population totale. Mais si l'on considère la proportion des victimes, c'est l'Afrique subsaharienne qui paie le plus lourd tribut : 186 millions d'êtres humains y sont en permanence gravement sous-alimentés, soit 34 % de la population totale de la région. La plupart d'entre eux souffrent de ce que la FAO appelle «la faim extrême», leur ration journalière se situant en moyenne à 300 calories au-dessous du régime de la survie dans des conditions supportables.

Un enfant manquant d'aliments adéquats en quantité suffisante, de sa naissance à l'âge de 5 ans, en supportera les séquelles à vie. Au moyen de thérapies délicates pratiquées sous surveillance médicale, on peut faire revenir à une existence normale un adulte qui a été temporairement sous-alimenté. Mais un enfant de moins de 5 ans, c'est impossible. Privées de nourriture, ses cellules cérébrales auront subi des dommages irréparables.

Régis Debray nomme ces petits des «crucifiés de naissance» [4].

La faim et la malnutrition chronique constituent une malédiction héréditaire: chaque année, des centaines de milliers de femmes africaines gravement sous-alimentées mettent au monde des centaines de milliers d'enfants irrémédiablement atteints.

Toutes ces mères sous-alimentées et qui, pourtant, donnent la vie rappellent ces femmes damnées de Samuel Beckett, qui «accouchent à cheval sur une tombe ...

Le jour brille un instant, puis c'est la nuit à nouveau» [5].

Une dimension de la souffrance humaine est absente de cette description : celle de l'angoisse lancinante et intolérable qui torture tout être affamé dès son réveil.

Comment, au cours de la journée qui commence, va-t-il pouvoir assurer la subsistance des siens, s'alimenter lui-même ?

Vivre dans cette angoisse est peut-être plus terrible encore qu'endurer les multiples maladies et douleurs physiques affectant ce corps sous-alimenté.

La destruction de millions d'Africains par la faim s'effectue dans une sorte de normalité glacée, tous les jours, et sur une planète débordant de richesses.

En Afrique subsaharienne, entre 1998 et 2005, le nombre de personnes gravement et en permanence sous-alimentées a augmenté de 5,6 millions.

III. Jean-Jacques Rousseau écrit :

« Entre le faible et le fort, c'est la liberté qui opprime et c'est la loi qui libère ».

Afin de réduire les conséquences désastreuses des politiques de libéralisation et de la privatisation à l'extrême pratiquée par les maîtres du monde et par leurs mercenaires (FMI, OMC), l'Assemblée générale des Nations Unies a décidé de créer et de rendre justiciable un nouveau droit de l'homme :

le droit à l'alimentation.

Le droit à l'alimentation est le droit d'avoir un accès régulier, permanent et libre, soit directement, soit au moyen d'achats monétaires, à une nourriture quantitativement et qualitativement adéquate et suffisante, correspondant aux traditions culturelles du peuple dont est issu le consommateur, et qui assure une vie physique et psychique, individuelle et collective, libre d'angoisse, satisfaisante et digne.

Les droits de l'homme - hélas ! - ne relèvent pas du droit positif.

Ce qui signifie qu'il n'existe encore aucun tribunal international qui rendrait justice à l'affamé, défendrait son droit à l'alimentation, sanctionnerait son droit de produire lui-même ses aliments ou de se les procurer au moyen d'achats monétaires, et protégerait son droit à la vie.



IV. Tout va bien aussi longtemps que des gouvernements comme celui du président Luis Inacio Lula da Silva à Brasilia ou du président Evo Morales à La Paz mobilisent par leur propre volonté les ressources de l'État, afin d'assurer à chaque citoyen son droit à l'alimentation.


L'Afrique du Sud est un autre exemple. Le droit à l'alimentation est inscrit dans sa Constitution.

Celle-ci crée une Commission nationale des droits de l'homme, composée en parité par des membres nommés ar les organisations de la société civile (Églises, syndicats et mouvements sociaux divers) et de membres désignés par le Parlement. Les compétences de la Commission sont étendues. Depuis son entrée en fonction, il y a cinq ans la Commission a déjà arraché des victoires importantes. Elle peut intervenir dans tous les domaines relevant du déni du droit à l'alimentation : éviction de paysans de leur terre; autorisation donnée par une municipalité à une société privée pour la gestion de l'approvisionnement de l'eau potable, entraînant des taxes prohibitives pour les habitants les plus pauvres ; détournement par une société privée de l'eau d'irrigation au détriment des cultivateurs; manquement au contrôle de la qualité de l'alimentation vendue dans les bidonvilles; etc.



Mais combien existe-t-il de gouvernements, notamment dans le tiers-monde, dont la préoccupation quotidienne prioritaire est le respect du droit à l'alimentation de leurs citoyens ?

Or, dans les 122 pays dits du tiers-monde vivent aujourd'hui 4,8 milliards des 6,2 milliards d'homme que nous sommes sur terre.



V. Les nouveaux maîtres du monde ont horreur des droits de l'homme. Ils les craignent comme le diable l'eau bénite.

Car il est évident qu'une politique économique, sociale, financière réalisant à la lettre tous les droits de l'homme briserait net l'ordre absurde et meurtrier du monde actuel et produirait nécessairement une distribution plus équitable des biens, satisferait aux besoins vitaux des gens et les protégerait contre la faim et une bonne part de leurs angoisses.



Dans leur achèvement, les droits de l'homme incarnent donc un monde totalement autre, solidaire, libéré du mépris, plus favorable au bonheur.



Les droits de l'homme - politiques et civils, économiques, sociaux et culturels, individuels et collectifs [6] - sont universels, interdépendants et indivisibles. Ils sont aujourd'hui l'horizon de notre combat.

Notes

[1] Jean Ziegler est Rapporteur spécial du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies sur le droit à l'alimentation ; il vient de publier L'Empire de la honte (2007) en livre de poche.

[2] FAO, L'état de l'insécurité alimentaire dans le monde, Rome, 2006.

[3] Nourrir normalement veut dire procurer à chaque individu adulte, chaque jour, 2 700 calories.

[4] Régis Debray et Jean Ziegler, Il s'agit de ne pas se rendre, Paris, Arléa, 1994.

[5] Samuel Becket, En attendant Godot, Paris, Editions de Minuit, 1953.

[6] Un droit de l'homme collectif est par exemple le droit à l'autodétermination ou le droit au développement.

Articles de Jean Ziegler publiés par Mondialisation.ca

Anonyme a dit…

La guerre devient globale

par Danilo Zolo

Mondialisation.ca, Le 22 mars 2008
Il manifesto

La guerre d’agression déclanchée le 20 mars 2003 contre l’Irak par les armées étasuniennes et britanniques a marqué le point culminant d’une dérive belliciste qui a débuté dans l’ultime décennie du siècle dernier, après la fin de la guerre froide. Il s’agit d’un phénomène qui a investi le monde entier et qui est bien loin d’être épuisé, comme l’a prouvé la guerre contre le Liban de l’été dernier et comme le prouvent les préparatifs de guerre contre l’Iran. Et le phénomène de la guerre de même que les appareils rhétoriques de sa justification ont rapidement changé. Ce changement ne peut être interprété aisément que dans le cadre des processus de transformation économico-financière, informatique et politique qu’on trouve sous le nom de « globalisation ». En d‘autres termes, s’est développé pendant ces années un processus de transition à la « guerre globale », avec, comme point central, l’adoption de la part des puissances occidentales de la notion de « guerre préventive », conçue et pratiquée par les Etats-Unis contre les dits « Etats canaille » et les organisations du global terrorism. Cette transition n’a pas concerné que la morphologie de la « nouvelle guerre », à savoir sa dimension stratégique et sa potentialité destructive. On y trouve très étroitement connectée une véritable éversion du droit international, due à l’incompatibilité radicale de cette « guerre préventive » avec la Charte des Nations Unies et le droit international général. A quoi s’ajoute une régression à des rhétoriques antiques de justification de la guerre, y incluse la doctrine « impériale » de la « guerre juste » et de son noyau d’ascendance biblique : la « guerre sainte » contre les barbares et les infidèles.


Ces rhétoriques sont devenues aujourd’hui, dans un contexte de globalisation des moyens de communication de masse, un instrument belliqueux d’exceptionnelle importance. La guerre d’agression contre l’Irak a été une guerre « globale » parce qu’elle a été menée à l’enseigne d’une stratégie impériale que son principal protagoniste – les Etats-Unis d’Amérique- a orienté vers des objectifs universels comme la sécurité globale (global security) et l’ordre mondial (new world order). Sa finalité n’a jamais été la conquête d’espaces territoriaux selon le modèle des guerres coloniales. La « guerre globale » a été menée pour décider de qui allait devoir prendre la fonction de leadership dans le système mondial, qui allait imposer les règles de la compétition entre les grandes puissances, qui allait avoir le pouvoir de modeler les processus d’allocation des ressources et faire prévaloir sa propre vison du monde. Voilà ce qu’a été l’enjeu d’une guerre qui, par de nombreux aspects, n’est pas encore finie. La guerre continue à la fois dans ses effets destructeurs et sanguinaires, et dans l’instigation de sa réplique tout aussi destructrice et sanguinaire du terrorisme. La finalité impériale de la guerre en Irak est confirmée par d’importants documents de la Maison Blanche et du Département d’Etat, depuis le Defense Planning Guidance de 1992 jusqu’à la National Security Strategy de 2002. L’intérêt qu’on y déclare vouloir poursuivre par la force des armes est la stabilité de l’ordre mondial dans un cadre d’interdépendance accrue des facteurs internationaux et de vulnérabilité élevée des pays industriels. Le risque concerne surtout l’accès libre et régulier aux sources d’énergie. Et cette stabilité globale doit être garantie –c’est le point central- sans toucher aux mécanismes de distribution mondiale de la richesse qui creusent un sillon de plus en plus profond entre les pays riches et les pays pauvres.


Pour réaliser cet objectif, la guerre globale est une prothèse nécessaire. Et les Etats-Unis, en tant que global power, sont le seul pays en mesure de « projeter de la puissance » à échelle planétaire. Ils ont des intérêts, des responsabilités et des devoirs globaux, et doivent pour cela étendre leur propre influence dans le monde, en renforçant l’America’s global leadership role. Universalisme impérial, doctrine de la « guerre juste » et mystique biblique de la guerre sainte » s’unissent en une conception discriminative de l’espace global. Qui repousse l’hégémonie des valeurs occidentales appartient à la bande des nouveaux barbares et des nouveaux infidèles. : c’est un ennemi de l‘humanité. Dans ce contexte, on peut dire que la guerre déchaînée il y a cinq ans contre l’Irak, avec les falsifications retentissantes qui l’ont motivée, l’usage de moyens de destructions de masse, l’imposante campagne idéologique, les massacres de civils, la déprédation des ressources énergétiques, et, non des moindres, l’atroce pendaison de l’ex-dictateur Saddam Hussein, est l’exemple de la nature terroriste de la « guerre globale préventive » déchaînée par les puissances anglo-saxonnes contre le global terrorism.


Edition de mercredi19 mars 2008 de il manifesto

http://www.ilmanifesto.it/Quotidiano-archivio/19-Marzo-2008/art7.html

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

Articles de Danilo Zolo publiés par Mondialisation.ca

Anonyme a dit…

Je recommande à tous les lecteurs de ce Blog de lire :

L’Honneur de l’Algérie
RENE NABA

AL-MOHARRER N0. 19/10 juillet 1995

Anonyme a dit…

CE N'EST PAS LA PREMIERE FOIS QU'HILLARY CLINTON NOUS RACONTE DES CARABISTOUILLES…

“La route vers la tyrannie, ne l'oublions jamais, commence avec la destruction de la vérité” - Bill Clinton, Octobre1995

La psychiatrie nous apprend qu'une des méthodes pour repérer un mythomane pathologique est sa tendance à mentir même sur des choses insignifiantes. Si c'est vrai, alors Hillary Clinton a un sérieux problème

[Gregor Seither - IES News Service - 26/03/2008]


1. Il ne s’est rien passé à Sarajevo

Lors d’un meeting électoral, début mars, la prétendante US à l’investiture démocrate, Hillary Clinton a cité, comme exemple de sa longue expérience dans le domaine international, le voyage qu’elle a fait en mars 1996, en Bosnie. Ce voyage où elle était accompagnée de sa fille et de plusieurs personnalités se voulait une visite aux soldats US sur place.

Dans son intervention, Mme Clinton a affirmé que l’avion s’était posé dans des conditions dangereuses, sous la menace du feu ennemi, qu’on lui avait demandé de venir s’assoir à l’avant de l’avion afin d’être protégée par le blindage et qu’ils avaient débarqué sous le tirs des snipers, la cérémonie de bienvenue ayant été bouclée à la hâte par peur des coups de feu.

Mais si on se reporte aux articles de journaux écrits à l’époque et qu’on interroge les autres participants à ce voyage, il apparait que rien de tout cela n’est vrai. Personne ne se souvient du moindre coup de feu et la visite de Clinton en Bosnie s’était déroulée normalement. Des archives de CBS, déterrées pour l’occasion, relaient une cérémonie d’accueil sereine.

Le 24 mars 2008, interrogée par la presse sur ces contre-vérités, Hillary a préféré jouer la carte “humaine” : “Je me suis mal exprimée l’autre jour. La campagne a été très longue, de temps en temps, je suis un être humain comme tout le monde”.

Malheureusement, ce n’est pas la première fois que Mme Clinton nous raconte des carabistouilles… (lire la suite)

http://news.yahoo.com/s/ap/20080317/ap_on_el_pr/clinton_fact_check_

2. Hillary n’a rien fait pour la paix en Irlande du Nord

La semaine dernière, Hillary Clinton a également voulu souligner son “expérience diplomatique” en affirmant qu’elle avait joué un “rôle clé” dans les négociations de paix en Irlande du Nord : “Je n’étais pas assise à la table des négociations, mais le rôle que j’ai joué était un rôle clé pour le succès de ces pourparlers.”

Mais, si on se réfère aux plannings de la Maison Blanche pour les journées des 9 et 10 avril 1998, rien ne vient corroborer ces affirmations.

En effet, le 9 avril, tandis que les Catholiques et les Protestants étaient réunis en séance-marathon pour se mettre d’accord sur un accord de partage des pouvoirs à Belfast, Hillary Clinton faisait la fête à quelques kilomètres de là. Ce jour là avait lieu, au National Press Club de Washington, une réception en hommage à la député Bella Abzug, récemment décédée.

Et le lendemain, alors que le président Bill Clinton était suspendu au téléphone pour convaincre les principaux acteurs de signer l’accord, Mme Clinton était en réunion au Service des Parcs avec Elie Wiesel. Et au moment même où l’accord de paix nord-irlandais a finalement été signé, Mme Clinton prenait le thé avec la femme du président des Philippines, Amelita Ramos dans un autre salon de la Maison Blanche.

http://blogs.abcnews.com/theblotter/

3. Hillary n’a jamais lu le moindre livre d’école Palestinien

En 2001, Hillary Clinton avait écrit une lettre au President Bush, lui demandant de faire pression sur Yassir Arafat afin qu’il mette un terme à “l’éducation à la à la haine des juifs et d’Israël”. Affirmant avoir “étudié en profondeur” les livres de classe utilisés par les écoliers Palestiniens, elle avait cité comme exemple le livre Our Country Palestine (classe de CE1), qui contenait des phrases telles que “Il n’y a pas d’alternative à la destruction d’Israël“.

La lettre se terminait par : “Si les Palestiniens éduquent leurs enfants à la haine d’Israël, comment peut on croire aux serments de paix de leur part ?“

Etait à nouveau démontrée la perfidie bien connue des Arabes, qui ne veulent pas la paix et manipulent leurs enfants afin de perpétuer la violence. La clé du conflit réside donc chez les Palestiniens, et non chez les Israéliens, qui ne font que se défendre. (…)

Mais Hillary a menti. Comme le démontre la chercheuse Diane Mason, Hillary n’a rien étudié du tout et s’est contenté de répéter des informations fournies par le Committee for Monitoring the Impact of Peace, un organisme de propagande israélienne dirigé par un lobbyiste d’extrème droite, Itamar Marcus.

L’objectif du CMIP, tout comme les autres officines de propagande israélienne telles que MEMRI, CAMERA, Debka, est d’alimenter la machine médiatique avec des articles qui démontrent la perfidie et le caractère nocif du monde arabe ainsi que de la religion musulmane. La plupart des articles se basent sur des traductions biaisées, sorties de leur contexte et manipulées de manière à prouver que l’islam est le nouveau nazisme et que toute personne qui ose mettre en doute la validité des initiatives politico-militaires israéliennes est soit un barbu infiltré ou bien un naïf mal informé.

Dans le cas présent, les “recherches” ménées par CMIP et les conclusions qu’il en tire sont totalement fausses. Les livres mentionnés existent en effet, mais il s’agit en fait d’anciens livres Jordaniens et Egyptiens qui ont été remplacés depuis belle lurette par des livres produits (avec beaucoup de difficultés à cause des blocages israéliens) par l’Autorité Palestinienne. Les nouveaux livres ne contiennent aucun des éléments cités par CMIP et repris par Mme Clinton. Le CMIP l’a d’ailleurs reconnu dans un interview donné à Diane Mason, publié sur son site. Les nouveaux livres de classe Palestiniens n’incitent pas à la haine des juifs ni à la destruction d’Israël.

Comme le dit Richard Silverstein : “Clinton est dotée d’une équipe d’assistants de premier ordre. Il aurait été très facile pour elle de vérifier les informations, avant de les utiliser comme argument de campagne pour se faire bien voir du lobby communautariste d’extrème droite. Mais elle ne l’a pas fait. Cela en dit long sur son attitude vis à vis de la vérité”( . . .)

http://www.richardsilverstein.com/tikun_olam

4. Hillary a menti à ses électeurs au comité national du Parti Démocrate

Sur les ondres de la radio publique NPR, la Sénatrice Clinton a reconnu avoir menti au Comité National du Parti Démocrate (DNC) et avoir trahi l’engagement qu’elle avait pris devant les militants. L’an dernier, au départ de la campagne des primaires, chacun des candidats s’était engagé à respecter le calendrier de campagne défini par le DNC et à ne pas mener de pré-campagnes personnelles qui fausseraient l’équité du processus de désignation. Ceci pour empécher les dérapages et les guerres internes qui favoriseraient le candidat le plus fortuné et à même de financer des campagnes multiples.

Mme Clinton avait, devant les militants, pris l’engagement suivant (oral et écrit) : “EN CONSEQUENCE, moi, Hillary Clinton, candidate à l’investiture présidentielle Démocrate, conformément aux règles du DNC, m’engage sur l’honneur à mener une pré-campagne dans les Etats approuvés à l’avance par le DNC, à savoir Iowa, Nevada, New Hampshire et South Carolina. Je fais serment de ne pas participer à la moindre campagne ou processus électoral dans un Etat non autorisé par le DNC et à ne pas mener campagne pour ma candidature avant la date du 5 février 2008 (date d’ouverture officielle, fixée par le DNC).”

Mais Mme Clinton n’a pas caché qu’elle n’avait aucune intention de respecter les règles du DNC : “Nous avions le choix de participer ou non à ce qui allait être une primaire. Et la plupart des autres ont décidé de se retirer, de ne pas se présenter, mais moi non. Et je pense que c’était une décision sage, car le Michigan est la clé de notre victoire cet automne.“

C’était peut être une décision “sage”, mais c’était aussi une violation de son serment.

5. Hillary ment sur son C.V.

Sur le site Web de campagne d’Hillary Clinton on peut lire que, en tant que Première Dame, elle a activement travaillé à la préparation de la loi sur les congés maternité et parentaux (FMLA - Family and Medical Leave Act). A la lire, on pourrait croire que la brillante avocate Clinton a contribué de manière importante à rédiger et mettre en oeuvre cette loi.

Mais c’est totalement faux, et c’est encore une fois le calendrier qui en apporte la preuve. . . Bill Clinton a pris ses fonctions présidentielles le 20 janvier 1993 et la loi FMLA, qui était en préparation depuis l’ancienne Administration, a été signé quinze jours plus tard, le 5 février 1993. . .

Et des comme ça, on en a des tonnes…

Jeudi 27 Mars 2008

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Anonyme a dit…

L'AVENIR DES BLOGS EST ENTRE LES MAINS DE LA JUSTICE FRANÇAISE



La grosse impression de Déja-Vu ! On se croirait il y a 8 ans, au moment de l’affaire Altern…

[TF1 - 25/03/2008 - putain, vlà qu’on se met à citer TF1 maintenant !!!!]

Presse-citron.net est l’un des tous premiers blogs français, selon le classement Wikio. L’avocat d’Olivier Martinez attaque un blogueur accusé d’avoir mis en ligne un lien vers un blog évoquant la vie privée de son client. Les internautes sont en effervescence.

L’avenir du web 2.0 en France pourrait se jouer mercredi au tribunal de grande instance de Nanterre, en région parisienne. Eric Dupin, l’un des blogueurs les plus influents du moment, est assigné en référé par un cabinet d’avocats parisiens représentant les intérêts d’Olivier Martinez.

Motif : le blogueur a mis en ligne un lien vers un blog qui évoquait la vie privée de l’acteur. Pour ce “grave préjudice”, à la suite duquel le plaignant est “particulièrement choqué, blessé (…)”, le cabinet réclame près de 35.000 euros de dommages et intérêts à Eric Dupin, explique ce dernier sur son blog, Presse-Citron.net (1).

“Le lien est paru sur Fuzz.fr, un agrégateur de liens que j’ai créé et dont le contenu est proposé par les internautes“, précise Eric Dupin à LCI.fr. Entre 100 et 150 liens sont ainsi mis en ligne chaque jour et les utilisateurs votent pour les liens qu’ils apprécient - et donc les articles vers lesquels ils mènent. “En janvier dernier, un internaute a publié un lien sur la vie privée de cet acteur, renvoyant vers un article dans un blog people bidon, poursuit le blogueur. L’info a dû être vue par quelques dizaines de personnes au maximum. Et c’est pour ce lien que je suis poursuivi.“

Liberté et vie privée
“Quel que soit le support - papier, télévision, multimédia… -, vous avez une liberté d’expression mais elle est soumise à des règles légales, notamment au respect de la vie privée et du droit à l’image, souligne à LCI.fr Me Emmanuel Asmar, avocat de l’acteur. Dès lors que vous publiez une information, votre responsabilité est engagée.”

“Tout le monde a le droit au respect de la vie privée, internet n’est pas une zone de non-droit“, souscrit le blogueur. Et de dénoncer les “sites d’infos people faits à la va-vite, pour gagner de l’argent“.

Toutefois, Eric Dupin met en avant sa simple qualité d’hébergeur et non d’éditeur, ni de modérateur, ce qui, selon l’article 6 de la Loi sur la confiance dans l’économie numérique, le dédouane de toute responsabilité sur les liens proposés par les internautes.

“A partir du moment où le tri [des liens mis en ligne, NDLR] est possible, il y a responsabilité, rétorque Me Asmar. Et ce tri est possible sur Fuzz.fr puisque vous n’y verrez pas de liens renvoyant vers des sites pédophiles ou portant atteinte aux bonnes mœurs. En tout cas, je l’espère !“

“Traînée de poudre”
Evoquant les “20.000 abonnés donc lecteurs plus ou moins actifs” de Fuzz.fr, l’avocat parisien fait remarquer que la mise en ligne d’une information, qu’elle soit vraie ou fausse, “peut se répandre comme une traînée de poudre en 20 minutes sur internet“. L’assignation relève par ailleurs que la “société défenderesse [celle d’Eric Dupin, NDLR] n’hésite pas à attiser la curiosité du public (…) et ce, dans le seul objectif d’accroître son chiffre d’affaire“. Réponse de l’intéressé : “Fuzz.fr ne me rapporte quasiment rien !“.

Au-delà de l’argumentation juridique, le blogueur déplore que les avocats de l’acteur n’aient jamais cherché à entrer en contact avec lui avant d’envoyer un huissier pour lui remettre cette assignation. “J’aurais supprimé le lien immédiatement, souligne-t-il. D’ailleurs, je l’ai supprimé et j’ai même fermé Fuzz.fr, pour montrer ma bonne volonté.“

Mobilisation 2.0
Reste le montant des dommages et intérêts demandés : “35.000 euros, cela représente un an de salaire pour moi, lâche Eric Dupin. Si je suis condamné, je m’en relèverai difficilement.” C’est “un signe fort“, reconnaît Me Asmar : “Nous disons aux internautes : ‘Attention, soyez responsables‘”

Mais il tempère : si le jugement ouvre des droits à réparations, leur “montant est soumis à la sagesse et à l’appréciation du tribunal qui prendra en compte le préjudice, le trafic de Fuzz.fr et, évidemment, la situation économique du défendeur“. Traduction : les représentants de l’acteur ne cherchent pas à s’acharner financièrement sur le blogueur. “Nous n’avons pas la prétention d’être des redresseurs de tort, ni vocation à devenir une police [du web, NDLR]“, assure l’avocat, réfutant de vouloir faire un exemple à travers le cas d’Eric Dupin.

Ce n’est pas le sentiment de nombreux internautes qui se sont mobilisés en faveur du blogueur. Entre soutien, conseils, colère et appel au boycott de l’acteur, plus de 170 sites ont relayé l’information. Une page spéciale s’est même ouverte sur FaceBook. “Tout le monde n’attend que ça, de savoir qui m’attaque, pointe le blogueur. Bien que rien ne me l’interdisait légalement, je n’ai pas voulu révéler tout de suite le nom de l’acteur.” La révélation est finalement intervenue la veille de l’audience. “Si le fait de défendre le droit à la vie privée génère un boycott, que voulez-vous y faire ?“, soupire Me Asmar, qui regrette que son action puisse être mal vécue par les internautes.

“Avec ce procès, un curseur [sur la liberté d’expression sur internet, NDLR] est en train de se mettre en place“, affirme pour sa part Me Gérald Sadde, l’avocat d’Eric Dupin. Si la justice tranche en faveur de l’acteur, “tout le web communautaire français sera touché, estime-t-il. On va prendre du retard vis-à-vis des autres pays. Cela va être délétère pour le milieu des affaires et du net.”

Après “l’affaire Dahan” (2), le cas Fuzz.fr pourrait bien dessiner le paysage futur du web 2.0 à la française. (1) D’autres sites auraient également été assignés devant la justice pour les mêmes motifs, selon une de nos sources. (2) Le 28 février dernier, le tribunal de grande instance de Nanterre a condamné le site lespipoles.com pour un lien renvoyant sur le site internet de Gala dans lequel il était question de la vie privée d’Olivier Dahan, le réalisateur de La Môme. Le cinéaste était également défendu par le cabinet Asmar & Assayag.

http://tf1.lci.fr/infos/high-tech/0,,3782184,00-avenir-blogs-dans-mains-justice-francaise

Jeudi 27 Mars 2008

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Anonyme a dit…

Le déclin de l'empire américain?

L'un des résultats inattendus de la baisse du cours du dollar par rapport à la monnaie européenne enregistrée durant ce dernier mois est l'abandon par les Etats-Unis de leur position de plus grande économie mondiale, cédant ainsi la suprématie aux pays de la zone euro, annonce à ses clients la grande banque d'investissement Goldman Sachs.


Le déclin de l'empire américain?
Par Galina Zeveliova (Washington), pour RIA Novosti



Le produit intérieur brut (PIB) de l'Union européenne, qui compte 27 pays, a depuis longtemps dépassé le PIB américain (il est 25% plus élevé, s'il est calculé en prenant en considération le cours de change actuel). Cependant, le fait que les 15 pays de la zone euro aient également devancé les Etats-Unis sur le plan économique revêt une grande importance pour l'évaluation du futur rôle mondial du dollar en perdition et de l'euro, son principal concurrent, qui n'est pas seulement une monnaie stable, mais s'appuie aussi à présent sur la plus puissante économie commune au monde.

En 2007, le PIB des Etats-Unis a officiellement été évalué à 13.843,8 milliards de dollars, et celui de l'économie des 15 pays qui ont adopté la monnaie européenne, à 8.847,889 milliards d'euros. La baisse du cours du dollar par rapport à l'euro entraîne l'accroissement du PIB de la zone euro qui s'élève actuellement, en dollars, à 13.880,568 milliards (les deux monnaies s'échangeant à 1/1,56). Certes, ce calcul reste conventionnel, il montre avant tout l'importance de la chute du dollar. Cependant, il s'agit aussi de la réévaluation de l'économie américaine et de ses actifs qui accusent un recul, avec toutes les conséquences qui en découlent pour les positions économiques des Etats-Unis et de leur monnaie dans le monde.

Si l'on considère l'indice relatif, et non absolu, du PIB, c'est-à-dire le PIB par habitant, et la dynamique observée ces cinq dernières années, on peut voir que l'opinion largement répandue sur la grande solidité des fondements de l'économie américaine, renforcée jusqu'à ces derniers temps par un boom sur le marché de l'immobilier et du crédit (qui traverse actuellement une crise), ne correspond nullement à la réalité. Le volume total du PIB reflète la part et, par conséquent, pour beaucoup, l'importance de tel ou tel pays dans l'économie mondiale. Cependant, c'est l'indice relatif du PIB par habitant qui témoigne le mieux du niveau de développement d'un Etat, du bien-être de ses citoyens et de la santé économique du pays.

Selon la récente édition du World Factbook de la CIA, pour le PIB par habitant en parité de pouvoir d'achat (PPA), les Etats-Unis occupent la 9e place dans le monde après des pays comme le Luxembourg, la Norvège, le Koweït, Singapour et certains autres petits Etats. Dans le groupe des plus fortes économies du monde, concernant cet indice, les Etats-Unis restent leaders: le PIB par habitant y est de 46.000 dollars. Cependant, si l'on examine sa dynamique, il s'avère que, ces cinq dernières années parmi les sept économies les plus développées du monde, le taux le plus élevé d'accroissement du PIB par habitant a été enregistré en Grande-Bretagne et au Japon (respectivement 2,3 et 2,1% par an en moyenne), alors que son accroissement annuel moyen aux Etats-Unis a été de 1,9% durant la même période. Selon le dernier pronostic fait en mars par l'influent cabinet de conseil PricewaterhouseCoopers, le taux d'accroissement du PIB par habitant en parité de pouvoir d'achat aux Etats-Unis dans la période 2007-2050 devrait être le plus bas parmi les 17 plus grands pays du monde.

Le faible niveau du taux d'accroissement du PIB par habitant n'est pas le seul problème de l'Amérique. De nombreux indices reflétant le niveau de bien-être social du pays et de la qualité de vie de ses citoyens suscitent une vive inquiétude. Par exemple, selon les estimations des analystes de la CIA, l'Amérique occupe la 45e place dans le monde pour l'espérance de vie, après la Jordanie et la Bosnie. Dans 41 pays, y compris Cuba, la mortalité infantile est inférieure à celle des Etats-Unis.

Dans les pays du BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine) qui connaissent un boom économique, c'est en Russie que le PIB par habitant s'est accru le plus rapidement, son accroissement annuel moyen ayant atteint 7,4% en cinq ans, ce qui résulte non seulement des taux élevés de croissance économique, mais aussi de la réduction de la population du pays. Selon le récent pronostic de Goldman Sachs Goldman-Family-Foundations-List , parmi les pays du BRIC, la Russie est la seule ayant de réelles chances au milieu du XXIe siècle de devancer le Canada, la France, l'Allemagne et le Japon au niveau du PIB par habitant.

Les plus grandes économies du monde et, par conséquent, les plus influentes, parmi lesquelles figureront la Chine et l'Inde, ne seront pas obligatoirement les plus prospères, à en juger par leur PIB par habitant. D'après le dernier pronostic de PricewaterhouseCoopers, l'économie chinoise sera dès 2025 la plus grande au monde, cependant, au milieu de ce siècle, le PIB par habitant en parité de pouvoir d'achat ne sera en Chine que de 37% du PIB par habitant américain en PPA. En ce moment, cet indice constitue 5.300 dollars en Chine et seulement 2.700 en Inde. Selon les estimations de la CIA, il a atteint 14.600 dollars en 2007 en Russie, soit un peu moins qu'en Croatie et en Pologne, mais plus qu'au Chili et en Malaisie.

Si l'on admet que le PIB par habitant reflète mieux la qualité de l'économie que le volume absolu des produits fabriqués et des services vendus, on peut affirmer que les Etats-Unis subissent une récession, et ce, depuis le dernier trimestre de l'année dernière déjà. Le PIB par habitant avait alors baissé de 0,4%. Le recul de l'économie américaine d'après cet indice s'est poursuivi lors du premier trimestre de cette année.

Que le début de cette récession aux Etats-Unis soit reconnu ou non, il est indéniable que l'Amérique traverse une mauvaise passe. Mais il ne fait aucun doute que ce pays surmontera en fin de compte les difficultés actuelles, qu'il subisse des pertes lourdes ou insignifiantes. Cependant, d'après certains indices, l'Amérique perd son leadership dans l'économie mondiale. Et l'affaiblissement du dollar ne fait qu'accélérer ce processus.

Les opinions exprimées dans cet article sont laissées à la stricte responsabilité de l'auteur.

Jeudi 27 Mars 2008
Galina Zeveliova

http://fr.rian.ru http://fr.rian.ru

Anonyme a dit…

http://video.google.fr/videoplay?docid=-3214326731439639029

ENVOYER CETTE VIDÉO A UN(E)AMI(e)

Anonyme a dit…

EL WATAN


Edition du 26 mars 2008 > Médias

SOS libertés
Appel pour la tolérance, pour le respect des libertés
Des journalistes condamnés à des peines de prison ferme et menacés d’incarcération. Des syndicalistes licenciés pour avoir revendiqué des salaires décents. Des chrétiens harcelés pour délit de prière.

Les signataires, vivement inquiets de cette escalade contre les libertés démocratiques,
expriment leur solidarité avec les journalistes libres, les syndicats autonomes et la communauté chrétienne d’Algérie, cibles de mesures aussi brutales qu’injustifiées ;
réaffirment leur attachement à la liberté d’expression, au pluralisme syndical et à la liberté de conscience, synonyme du droit de chacun de pratiquer la religion de son choix ou de ne pas pratiquer ;
appellent à la tolérance et au respect des libertés et de la diversité, valeurs cardinales de toute société démocratique. Alger, le 17 mars 2008

Premiers signataires. (par ordre alphabétique)

Abdennour Ali Yahia (président d’honneur LADDH), Rabah Abdellah (journaliste), Hakim Addad (responsable associatif), Abdeslem Mehenna (maître de conférences), Farida Aït Ferroukh (universitaire), Louisa Aït Hamou (universitaire), Arezki Aït-Larbi (journaliste), Sanhadja Akrouf (éducatrice, responsable d’association), Tewfik Allal (militant syndical et responsable associatif), Zoubir Allouche (avocat), Dalila Alloula (médecin), Soltane Ameur (chirurgien hospitalo-universitaire), Sakina Ammar-Khodja (avocate), Djamila Amzal (comédienne), Malika Baraka (cardiologue), Yahia Belaskri (journaliste), Hocine Bellaloufi (journaliste), Ben Mohamed (poète), Chérif Benbouriche (responsable associatif), Djilali Bencheïkh (écrivain), Hocine Benhamza (écrivain), Malika Benidir (avocate), Djamel Benmerad (journaliste écrivain), Djamel Benramdane (journaliste), Ali Bensaâd (universitaire), Nacéra Benseddik (archéologue), Fouad Boughanem (journaliste-éditeur), Yvonne Bounif-Lagadec (retraitée), Smaïl Boussalah (avocat), Mustapha Bouhadef (universitaire, ancien député), Saïd Chemakh (enseignant de linguistique berbère), Jeanine Caraguel (universitaire), Salem Chaker (professeur des universités), Farid Cherbal (universitaire, syndicaliste), Hamid Chikdène (avocat), Ahmed Chikaoui (avocat), Fanny Colonna (directrice de recherche émérite au CNRS), Vincent Colonna (écrivain), Ahmed Dahmani (universitaire), Mohand Dahmous (ingénieur), Ali Dilem (caricaturiste), Daho Djerbal (universitaire), Malika Domrane (artiste), Saïd Doumane (universitaire), Ihsen El Kadi (journaliste), Abdelkrim Elaïdi (universitaire), Barkahoum Ferhati (chercheur), Amel Feve (employée),Tewfik Guerroudj (architecte), Mohammed Hachemaoui (universitaire), Haddad Nacer (juriste), Smaïl Hadj Ali (enseignant chercheur), Leïla Hadj Arab (avocate), Bachir Hadjadj (écrivain), Sofiane Hadjadj (éditeur), Saïd Hamdani (docteur en médecine), Mohamed Harbi (historien), Selma Hellal (éditeur), Hichem (le Hic caricaturiste), Hacène Hirèche (universitaire), Mohammed Iouanoughène (journaliste), Boudjemâa Karèche (ancien directeur cinémathèque d’Alger), Ali Kati (expert comptable), Khelloudja Khalfoun (avocate), Saïd Khellil (pharmacien biologiste) Liazid Khodja (cinéaste), Slimane Laouari (journaliste), Jean-Pierre Lledo (cinéaste), Ramdane Lasheb (archéologue), Feriel Lalami (politologue), Mahmoud Mamart (journaliste), Mohamed-Larbi Marhoum (architecte), Dahmane Marouf (médecin réanimateur), Malika Matoub (présidente Fondation Matoub Lounès), Adlène Meddi (journaliste, auteur), Faïka Medjahed (chirurgien dentiste), Ferhat Mehenni (artiste), Sahra Mekboul (universitaire), M’barek Menad (cinéaste, comédien), Farida Mesbahi Aïche (avocate), Rachid Messaoudi (médecin allergologue), Fayçal Métaoui (journaliste), Arezki Metref (journaliste, écrivain), Ali Mouzaoui (cinéaste), Amrane Naït Ali (avocat), Mouhoub Naït Maouche (ex-membre de l’ALN), Kamel Naït Zerrad (universitaire), Boussad Ouadi (éditeur, libraire), Aomar Ouali (journaliste), Hacen Ouali (journaliste), Hadjira Oubachir (poétesse, comédienne), Ali Oubouzar (ex-officier de l’ALN), Lila Oubouzar (universitaire, architecte), Idir Ounoughen (chirurgien dentiste), Arezki Ounoughene, (médecin urologue), Méziane Ourad (journaliste), Fatima Oussedik (sociologue), Nouredine Saâdi (universitaire, écrivain), Nadjib Sadek (avocat), Boualem Sansal (écrivain), Sid Ahmed Semiane (SAS, journaliste), Hamid Skif (écrivain), Rezika Slimani (avocate), Hassan Remaoun (universitaire), Wassila Tamzali (ex-directrice à l’Unesco, essayiste), Belkacem Tatem (metteur en scène et comédien), Yassine Temlali (journaliste), Kamel Yahiaoui (artiste plasticien), Hassina Yahiatène (avocate), Dalila Zekal (présidente d’association), Hassane Zerrouki (journaliste), Ghania Zidane Rezzouk (secrétaire). Pour signer la pétition, contacter l’un des premiers signataires ou envoyer un mail à : sos.libertes@yahoo.fr

Signatures (liste 5)

Abassen Massi (peintre en bâtiment, France), Abchiche Anissa (assistante de direction, Luxembourg), Abderrazak Larbi Chérif (journaliste BRTV), Abed Karim, Adouane Abdenour (TS en bâtiment), Ahnoudj Ali, Aïbi Chafika (assistante sociale), Aimène Abderrahmane (informaticien), Aït Arab Abderrahmane (chômeur), Aït Mekourta Ahcène (ingénieur, Montréal), Ait Ramdane Luiza (fonctionnaire), Alimi Noureddine (technicien organisations et process, la Poste), Allouche Lynda (étudiante, Sorbonne Paris), Ameyar Hafida (journaliste), Amzal Rachid (fellah), Aourane Boualem (informaticien), Arhab Ahmed (technicien), Arhab Ali (directeur), Arhab Arezki (écologiste), Arhab Hassen (artiste), Arhab Massinissa (étudiant), Arhab Toufik (plombier), Azzouz Lotfi (défenseur des droits humains), Babadji Messaoud (universitaire), Bachtarzi Md Améziane (SG Fondation Matoub Lounès), Belhouari Karim (commerçant), Belmadi Mohamed (PES), Benbernou Dalila, Benhamza Karima (universitaire), Benkhellat Hocine (agent immobilier), Bennai Siham (journaliste), Benslama Malek (universitaire), Benyahia Abdennour (militant), Benzohra Azeddine, Blidi Maachou (journaliste), Bouagache Massi, Bouaich Abderrahim, Boualili Ahmed (universitaire), Boudiaf El Hadja (universitaire retraitée), Bougarche Ahmed (universitaire, Californie), Bouhammam Arezki (juriste), Boukhelifa Zahir (journaliste), Boukhtouche Salah (Fondation Matoub Lounès), Boulahia Ali (fellah), Boulahia Mohamed (journaliser), Boulaich Mohamed (professeur, secrétaire général du syndicat indépendant des professions de l’enseignement S.I.P.E), Boumali Nacer (fonctionnaire), Bourouiba Boualem (cadre SNTF à la retraite), Bourouiba Kenza (collégienne), Bourouiba Nabil (chef d’entreprise), Bouzid Boualem (universitaire), Chaambi Abdelaziz (travailleur social, Lyon, France), Chekchak Naïma (journaliste), Chikhi Djamila (politologue), Chiki Atra (travailleur social), Chilali Karim (architecte), Chouikhi Brahim (chômeur), Chouiki Aissa (fellah), Chouiki Mohamed (chômeur), Chouiki Youcef (commerçant), Collectif pour l’action et la solidarité sociale de Messaâdane ( C.A.S.S), Dehl Mouloud (employé), DjemaIi Amédee (universitaire, enseignant chercheur), El Baz Ali (coordinateur ATMF), Farès Rachid (comédien), Ferroudj Abdelfatah (universitaire), Firad Laïd (directeur de collège retraité), Ghaoui Chafika (TSS en microbiologie alimentaire), Ghellab Smail (journaliste), Guennon Karim (comptable), Guerfi Momo (éducateur arts dramatiques), Guerid Djamel (universitaire), Hadj Mohand Smaïl (cadre financier), Hadjam Zhor (journaliste), Hamadache Tahar (auteur et webmaster), Hamani Hocine (fellah), Hamidechi Sofiane (transporteur), Hammadache Mohamed (artiste peintre), Hammouda Tamime (ingénieur), Hamouti Hamza (étudiant), Hanifi Massinissa (étudiant en 5e année écologie/environnement), Hassani Rafik (député RCD), Idir Boualem (enseignant), Iftini Ramdane (producteur réalisateur), Igderzen Lounis (journaliste), Kadi Salem (étudiant), Kaouah Abdelmadjid (poète), Kedjar Mohand Akli (retraité), Kessal Salem (universitaire), Khaled Amine (universitaire), Kherfi Kamel (cadre aéronautique), Laïche Youcef (journaliste algérien à Paris), Lainceur Zoubir (ancien député), Lamri Sophia (socio-historienne, Paris VIII), Larab Saleha (journaliste), Longuar Abdelkader (retraité du secteur public économique), M’barek Mohandi (retraité), Mahieddine Nabil (photographe), Mammeri Sofiane (Fondation Matoub Lounès), Mazari Youcef (fonctionnaire), Mezaache Amina (pharmacienne), Mokrani Amel (étudiante, Paris), Mokrani Taous, (pédiatre, Aix en Provence), Moussaoui Akli (ingénieur, France), Nafa Hassina (architecte), Nait Gaoua Ali (cadre secteur BTPH), Nebhi saïd (commerçant), Nekka Karima (chargée de communication), Oubouzar Ahmed (enseignant), Oubouzar Erika (universitaire retraitée),Oubouzar Nadia (médecin), Ould Ali Samir (journaliste), Ould Amara Abdelkrim (avocat), Oumana Abdelaziz (ex officier de l’ANP, St-cyrien), Rahmani Md El Hadi, Rahmani Nabil (professeur de lettres), Redjah Ali (chirurgien dentiste), Rouani Djamel (enseignant, syndicaliste chargé de l’organique du CLA), Rouani Fawzia (PES), Sadaoui Fahim (commerçant), Samai Salim, Samai Salim (enseignant), Saouli Hassina (médiatrice), Sebaa Hakim (employé administratif, Luxembourg), Sellam Belkacem (employé et ex correspondant de presse), Siari Tengour Ouarda (historienne), Sid Mohand Adel (citoyen), Souami Hachemi (journaliste, ancien député), Souissi Zoubir (journaliste), Taghlit Ali (cadre retraité),Triki Sandra (universitaire), Yacoub Lakhdar (cadre retraité), Yahia Arab (biologiste), Youba (artiste), Zouaghi Abbès (enseignant

Anonyme a dit…

Un peu de mysoginie ca fais du bien de temps en temps ;) Rions un peu !!

Les femmes c'est charmant, mais les chiens c'est tellement plus fidèles.
Sacha GUITRY

Si la femme etait bonne, Dieu en aurait une.
Sacha GUITRY

Depourvue d'ame, la femme est dans l'incapacite de s'elever vers Dieu. En revanche elle est en general pourvue d'un escabeau qui lui permet de s'elever vers le plafond pour faire les carreaux. C'est tout ce qu'on lui demande.
Pierre DESPROGES

Les femmes gachent les plus belles histoires d'amour en voulant qu'elles soient eternelles.
Oscar WILDE

La plus noble conquete du cheval, c'est la femme.
Alfred JARRY

Les femmes sont comme des miroirs, elles reflechissent mais ne pensent pas.
SCHOPENHAUER

Une des horreurs de la guerre sur laquelle on n'attire pas l'attention c'est que les femmes y soient epargnees.
Henri de MONTHERLANT

Qu'y a t'il de pire qu'une femme ? Deux femmes.
Jean COCTEAU

Ma femme est sans defense : heureusement pour elle, on la confondrait avec un elephant.
Pierre DORIS



La femme ne voit jamais ce qu'on fait pour elle, elle ne voit que ce qu'on ne fait pas.
Georges COURTELINE

Si l'homme a ete cree avant la femme, c'etait pour lui permettre de placer quelques mots !
Jules RENARD

La femme est, selon la Bible, la derniere chose que Dieu a faite. Il a du la faire le Samedi soir. On sent la fatigue.
Alexandre DUMAS fils

Je me console d'etre femme en songeant que, de la sorte, je n'en epouserai jamais une.
Lady MO0NTAGU

Le silence est la seule chose en or que les femmes detestent
Mary WILSON LITTLE

La tete chez les femmes n'est pas un organe essentiel.
Anatole FRANCE

Une femme qui se croit intelligente reclame les memes droits que l'homme. Une femme intelligente y renonce
COLETTE

La gestation, chez la femme, dure deux cent soixante-dix jours, au cours desquels elle s'empiffre, s'enlaidit, gemit vaguement, tout en contribuant a faire grimper les courbes de l'absenteisme dans l'entreprise. Au bout de ces neuf mois, le petit Homme vient au monde. L'acouchement est douloureux. Heureusement, la femme tient la main de l'homme. Ainsi, il souffre moins.
Pierre DESPROGES

Loi d'Archimede: plus la femme est legere, plus les depenses sont lourdes.
SIM

Quand une femme se tait, c'est qu'elle va dire quelque chose.
ANONYMOUS

La bigamie consiste a avoir une femme de trop ; la monogamie aussi.
ANONYMOUS

Pour se marier il faut un temoin ; comme pour un accident ou un duel.
ANONYMOUS

Ma femme est comme une invention francaise : c'est moi qui l'ai trouvee et ce sont les autres qui en profitent
ANONYMOUS

Aucune femme ne se marie pour l'argent : elles sont toutes assez intelligentes pour tomber amoureuses d'un millionnaire avant de l'epouser.
Cesare PAVESE

Quand un homme dit qu'un jeu est stupide et infantile, c'est que sa femme le bat a tous les coups.
ANONYMOUS

Fruit: l'age mur de l'homme s'apparente a celui des poires. Dans les deux cas, c'est la queue qui lache.
SIM

En amour il n'y a que la conquete et la rupture qui soient interressantes, le reste n'est que du remplissage.
Maurice DONNAY

Trois choses insupportables : le cafe brulant, le champagne tiede, et les femmes froides.
Orson WELLES

Si l'argent n'achete pas l'amour, ca facilite nettement les negociations.
ANONYMOUS

Sagesse: a part les singes, tous les animaux refusent de faire l'amour face-a-face. Ils doivent pressentir que le derriere se ride moins vite que le visage.
SIM

La difficulte pour les celibataires c'est de deshabiller les femmes, pour les maris c'est de les habiller.
ANONYMOUS

Laissons les jolies femmes aux hommes sans imagination.
Marcel PROUST

Je n'ai pas peur du terrorisme : j'ai ete marie pendant deux ans !
Sam KINISON

Le mari qui veut un mariage heureux doit apprendre a garder sa bouche fermee, et son carnet de cheque ouvert.
Groucho MARX

Il y a un moyen de transferer des fonds plus rapide que les transactions bancaires electroniques : cela s'appelle le mariage.
James HOLT McGAVRAN

Les celibataires en connaissent plus sur les femmes que les hommes maries; si ce n'etait pas le cas, il se seraient maries aussi.
ANONYMOUS

Les hommes ont une vie plus agreable que les femmes. Premierement, ils se marient plus tard et, deuxiemement, ils meurent plus tot.
H.L. MENCKEN

Un homme qui a du succes est un homme qui gagne plus d'argent que sa femme n'en depense. Une femme qui a du succes est celle qui trouve un tel homme.
Lana TURNER

Le mariage est la seule aventure ouverte aux laches.
VOLTAIRE

Les celibataires devraient etre plus lourdement taxe que les hommes maries. Ce n'est pas juste que des hommes soient plus heureux que d'autres.
Oscar WILDE

Le mariage n'est pas un mot, c'est une sentence.
ANONYMOUS

Le mariage est la seule guerre au cours de laquelle on dort avec son ennemi.
ANONYMOUS

Ma femme et moi, nous nous entendons parfaitement ; je n'essaie pas de diriger sa vie et je n'essaie pas de diriger la mienne.
ANONYMOUS

Faites l'amour, pas la guerre. Ou alors faites les deux : mariez-vous !
ANONYMOUS

Ce n'est pas vrai que les hommes maries vivent plus longtemps. Ca semble seulement plus long
ANONYMOUS

Chaque homme a le pouvoir de rendre une femme heureuse ... en restant celibataire
ANONYMOUS

Il y a un principe bon qui a cree l'ordre, la lumiere et l'homme. Il y a un pricipe mauvais qui a cree le chaos, les tenebres et la femme.
PYTHAGORE

Ma femme et moi avons ete heureux pendant 20 ans. Et puis on s'est rencontre...
ANONYMOUS

Il vaut mieux etre marie que mort, ca dure moins longtemps
Sacha Guitry

Anonyme a dit…

Qui sont les terroristes ?

Humour d'un 'terroriste'

Un vieil Arabe vit depuis plus de 40 ans à Chicago.

Il aimerait bien planter des pommes de terre dans son jardin mais il est tout seul, vieux et trop faible.

Il envoie alors un e-mail à son fils qui étudie à Paris pour lui faire part de son problème.

-"Cher Ahmed, je suis très triste car je ne peux pas planter des pommes de terre dans mon jardin.

Je suis sûr que si tu étais ici avec moi tu aurais pu m'aider à retourner la terre.

Je t'aime, ton Père"

Le lendemain, le vieil homme reçoit un e-mail :

-"Cher Père, s'il te plaît, ne touches surtout pas au jardin ! J'y ai caché la "chose".

Moi aussi je t'aime. Ahmed"

A 4 heures du matin arrivent chez le vieillard l'US Army, les Marines, le FBI,la CIA et même une unité d'élite des Rangers.

Ils fouillent tout le jardin, millimètre par millimètre et repartent déçus car ils n'ont rien trouvé.

Le lendemain, le vieil homme reçoit un nouvel e-mail de la part de son fils :

- "Cher Père, je suis certain que la terre de tout le jardin est désormais retournée et que tu peux planter tes pommes de terre.

Je ne pouvais pas faire mieux.
Je t'aime, Ahmed"

Anonyme a dit…

Impérialisme Américain


Dans les Coulisses de la Maison Blanche :

Rencontre avec les Promoteurs de la Guerre contre l'Iran

Des exilés qui fournissent de fausses informations, des groupes de pression qui poussent au changement de régime à Téhéran, des néo conservateurs qui veulent créer un « Nouveau Moyen Orient ». Du déjà vu pour l'Irak qui se rejoue à Washington mais avec cette fois en ligne de mire l'Iran. Rencontre dans les coulisses de la Maison Blanche avec les comploteurs, individus ou groupes, qui représentent une menace réelle pour la sécurité et la paix mondiale.



Voyage à Kandahar - Copyright Vauro en Afghanistan



L'opposition Washington Téhéran n'est pas nouvelle. Ce qui l'est par contre c'est l'importance des préparatifs pour une éventuelle attaque, peut être même nucléaire, contre l'Iran. Plusieurs journaux anglo-américains l'ont mentionnée à plusieurs reprises, mais peu parlent de ceux qui dans les coulisses de la Maison Blanche fomentent la prochaine guerre d'agression américaine depuis plusieurs années. Si pour l'Irak, l'administration Bush s'est servie d'Ahmad Chalabi, cet escroc exilé irakien (impliqué dans l'affaire de la banque jordanienne Petra), depuis parachuté vice premier ministre du gouvernement de collaboration avec l'occupant américain en Irak, pour l'Iran on a fait appel à un trafiquant d'armes notoire impliqué dans le scandale de l'Iran Contra Manucher Ghorbanifar que la CIA avait déjà dénoncé comme affabulateur dés 1984. Au Pentagon, au sein d'un nouveau directorat s'occupant plus spécifiquement de l'Iran on retrouve les mêmes personnes et groupes qui ont fourni toutes les fausses évidences au Bureau des Plans Spéciaux (Office of Special Plans/OSP) concernant les ADM de Saddam Hussein son implication dans les attaques du 11 septembre etc…Une caste de personnalités bien en vue sur la scène politico guerrière de Washington a émergé en préconisant directement le renversement de l'actuel gouvernement de Téhéran ou indirectement par le biais de la mission « répandre la démocratie ». Cette Cabbale pousse à la confrontation entre l'Us et l'Iran. Ci-dessous la liste non exhaustive de tout ceux qui fomentent une nouvelle guerre d'agression au Moyen Orient

Abram Shulsky

Un acolyte du philosophe politique Leo Strauss, l'un des intellectuels phare du mouvement des néo conservateurs et un supporteur du « noble mensonge », un concept qui justifie la tromperie comme moralement acceptable quand utilisée par une élite incomprise mais sage. Shulsky a dirigé l'OSP au Pentagon qui a concocté des preuves bidon sur l'Irak, en reprenant notamment des informations fournies par le groupe d'Ahmad Chalabi le Congres National Irakien une organisation financée par le gouvernement américain, et a contourné la CIA pour filer ces renseignements bidon à la Maison Blanche. Shulsky est actuellement impliqué avec deux anciens de l'OSP John Trigilio et Ladan Archin dans les activités du Directorat sur l'Iran au Pentagon. En 1999, dans un article intitulé « Léo Strauss et le monde des renseignements » qu'il avait écrit en partenariat avec Gary Schmitt de l'American Enterprise Institute (Institut Américain d'Entreprise une boîte à penser de l'AIPAC, American Israel Public Affairs Committee, lobby prosioniste israélien) Shulsky avait écrit que « le point de vue de Strauss montre qu'il existe une possibilité pour que la vie politique soit étroitement liée à la tromperie. En fait, il suggère que la tromperie est la norme en politique et l'espoir, sans parler des promesses, d'établie une politique qui s'en dispense est une exception. »

Elisabeth Cheney

La plus âgée des filles du vice président américain Dick Cheney dont le titre officiel est vice député principale assistante de secrétariat d'état chargée des affaires du Moyen Orient ; dans ce cadre là, jusqu'à son départ en début d'année en congé maternité, elle a dirigé le groupe des opérations pour l'Iran – Syrie au Département d'Etat, dont la mission est de mener des campagnes agressives pour répandre la démocratie. Elle est parfois appelée la « Tzarine de la Démocratie ». Elle avait en charge la responsabilité d'un budget de 85 millions de $ pour promouvoir, par le biais de campagnes de propagande, la démocratie en ciblant l'Iran. Femme de l'ombre, elle fait passer sa « politique moyen orientale » discrètement n'accordant que peu d'interviews, parlant rarement en public. En 2005 lors d'une intervention au Foreign Policy Association (Association pour la Politique Etrangère) elle a appelé l'Iran « la direction mondiale de sponsorisation du terrorisme ». Pour l'instant en congé maternité personne ne sait si elle reprendra ou non ses fonctions.

David Wurmser

Bien avant avoir été recruté par le Pentagon, venant de l'Américan Enterprise Institute (Boîte à penser de l'AIPAC pro sioniste israélienne), après les attaques du 11 septembre, Wurmser a été l'une des voix les plus vociférantes appelant à faire tomber Saddam Hussein. Pendant les années 90 il a été co auteur d'un document * – ayant pour but de conseiller le premier ministre israélien du Likoud en place à l'époque, Benjamin Netanyahu – avec une bande de néo conservateurs dont Douglas Feith, Richard Perle, et sa femme Meyrav Wurmser une israélienne à la tête d'une autre boîte à penser sur le Moyen Orient le Hudson Institute. Ce document suggérait de destituer Saddam Hussein en Irak… Comme moyen de saboter les ambitions régionales de la Syrie et promouvoir celles d'Israël. Il affirmait aussi que la route de Téhéran passe par Bagdad Beyrouth et Damas. Wurmser, a aussi été l'un des fondateurs d'une unité secrète de renseignements au sein du Pentagon, établie par le bureau de Feith, cellule centrale au Département de la Défense ayant fourni de la désinformation dans le cadre d'une campagne menée quelques semaines après les attaques du 11 septembre visant à promouvoir dans l'opinion publique la guerre contre l'Irak. Wurmser a aussi servi au département de la défense comme assistant de John Bolton l'actuel ambassadeur américain à l'ONU, un pro sioniste notoire et virulent partisan du démantèlement de l'ONU dont il cherche par tous les moyens à saper l'autorité et les pouvoirs. Par la suite, Wurmser est devenu l'un des conseillers sur le Moyen Orient du vice président Dick Cheney.

Elliot Abrams

Depuis sont retour en politique après avoir plaidé coupable de deux malversations pour rétention d'information dans le cadre de l'enquête menée par le Congres sur le scandale de l'Iran Contra (vente d'armes à l'Iran sous embargo à laquelle Israël a participé) et pardonné par Georges Bush, Abrams a été depuis un personnage clé dans l'agenda de l'administration Bush concernant la politique américaine au Moyen Orient. En 2005 il a été nommé député conseiller pour la sécurité nationale et il est maintenant responsable de l'application des reformes prévues dans l'agenda américain au Moyen Orient. L'un des fondateurs de la boîte à penser néo conservatrice Project For The New American Century ( Projet pour le Nouveau Siècle Américain), Abrams a rejoint Paul Wolfowitz et Donald Rumsfeld pour la signature en 1998 d'une lettre à Bill Clinton demandant d'urgence un changement de régime en Irak. Abrams a écrit que « notre puissance militaire et notre volonté de l'utiliser restera un facteur clé dans notre capacité à promouvoir la paix ».

Michael Ledeen

De son perchoir à l'American Entreprise Institute (boîte à penser de l'AIPAC pro sioniste israélien), Ledeen a longtemps poussé pour le renversement du régime de Téhéran. Critiquant la politique américaine envers l'Iran en mars dernier, il a écrit « Iran a été en guerre avec nous depuis 27 ans, et nous avons discuté de tous les sujets imaginables avec eux. Nous n'avons rien obtenu parce qu'il n'y a rien à discuter avec un ennemi qui pense qu'il est entrain de gagner…Si cette administration respectait les principes qu'elles annoncent en public, nous serions entrain de soutenir activement une révolution démocratique en Iran, mais il semble que nous n'envisagions pas sérieusement de le faire. » Au milieu des années 80, Ledeen a joué un rôle dans l'affaire Iran-Contra en arrangeant une rencontre entre les Us et son ami Manucher Ghorbanifar. En 2001, il a renoué cette relation quand il a organisé un rendez vous entre Ghorbanifar et deux fonctionnaires du Pentagon, Harold Rhode et Larry Franklin, pour parler de changement de régime à Téhéran. Larry Franklin a depuis été condamné pour espionnage au profit d'Israël.

Manucher Ghorbanifar

Bien que Ghorbanifar ait échoué à deux tests du détecteur de mensonge de la CIA et que cette agence ait prévenu ses agents sur le terrain de ne pas utiliser ses services, il continue de bénéficier au Pentagon d'une oreille attentive de la part de certains. Il a affirmé entre autres qu'il y avait un plan iranien d'attaquer les soldats américains en Afghanistan, que l'Iran planifiait des attaques contre les Etats-Unis et que de l'uranium enrichi avait été passé en fraude d'Irak en Iran. Il serait régulièrement consulté par des hauts responsables américains.

Sans oublier bien sûr parmi les personnalités impliquées à fond dans la poursuite de leur volonté obsessionnelle d'attaquer l'Iran, ceux qui tiennent actuellement les reines du pouvoir aux Etats-Unis le gang des 4 : Bush, Cheney, Rumsfeld Rice

Le Comité sur le Danger Actuel (Committee on the Present Danger)

Ce Comité d'abord crée en 1950 comme un lobby pour alerter sur la menace soviétique puis ressuscité en 1976, et en 1984 pour la troisième fois, il a pour une mission d'« éduquer les personnes libres partout sur la menace posée par le radicalisme mondial islamique et les mouvements terroristes fascistes », et de soutenir les « politiques visant à gagner la guerre mondiale contre le terrorisme et le mouvement et l'idéologie qui le dirige ». Codirigé par l'ancien directeur de la CIA James Woolsey, et l'ancien secrétaire d'état Georges Shultz, en font également partie le sénateur Joe Lieberman, et Jon Kyl membres d'honneur. Ce Comité est rempli d'universitaires et d'anciens fonctionnaires du gouvernement qui partagent des vues belliqueuses et font une fixation particulière sur l'Iran. L'une des premières actions de ce Comité lors de sa « re –formation » a été de publier un document conseillant un changement de régime « non violent » à Téhéran.

Le Comité pour une Politique sur l'Iran (Iran Policy Committee)

Dirigé par un ancien officier de la CIA Clare Lopez, en font partie d'anciens responsables militaires et des services de renseignements qui sont convaincus que les Etats-Unis devraient rechercher une « troisième alternative » concernant l'Iran, la première étant diplomatique, la deuxième une action militaire préventive. Tout en gardant ces deux options, diplomatique et militaire sur la table, ce Comité propose de renforcer l'opposition iranienne « pour faciliter un changement de régime ». Parmi les factions dissidentes iraniennes qui ont sa faveur, figure le groupe du MEK et sa branche armée le Conseil National de la Résistance d'Iran. Mais pour pouvoir entrer en pourparler avec ces groupes, il faudrait d'abord que le département d ‘état les enlève de sa liste de groupes « terroristes » étrangers. Ce Comité fait actuellement du lobbying en ce sens.

La Fondation pour la Démocratie en Iran (Fondation for Democracy in Iran)

Cofondée en 1995 par le journaliste d'investigation et activiste Kenneth Timmerman, la Fondation est parmi les plus anciennes de ces groupes visant l'Iran. Selon Timmerman, « nous ne sommes pas en discussion politique avec ce régime mais agissons pour le renverser ». Ce groupe, comme le précédent soutient qu'il faut aider les groupes d'opposition iraniens pour renverser le régime. Timmerman travaille aussi actuellement avec certaines familles de victimes des attaques du 11 septembre pour poursuivre le gouvernement iranien pour « son implication directe matérielle dans le complot d'al Qaeda pour attaquer l'Amérique ». L'objectif, une nouvelle fois, est de semer la confusion dans l'esprit du public américain comme cela a été fait avant l'attaque américaine contre l'Irak et faire croire à la responsabilité iranienne dans les attaques du 11 septembre. Des manipulations qui ont des effets positifs à court terme puisqu'une majorité des américains à l'époque pensaient effectivement que l'Irak était derrière l'attaque du 11 septembre.

Sans oublier bien sûr l'AIPAC (American Israel Public Affairs Committee)

Ce puissant lobby pro sioniste israélien qui a son siège à Washington intervient directement dans les affaires du Congrès américain et se vante des nombreuses lois qu'il propose et réussi à faire passer en faveur de l'état sioniste. Ce n'est un secret pour personne que l'état sioniste israélien voit d'un bon œil, et pousse même l'administration américaine à une guerre contre l'Iran, comme il a appuyé l'invasion de l'Irak en 2003. Ce lobby sioniste israélien a mené récemment une campagne de promotion de la guerre contre l'Iran lors d'une conférence exposition tenue en début d'année ou tout le gratin politique de Washington, inclus Rice et Cheney, est venu faire allégeance au dictat sioniste transmis directement sur le bureau du Congres et de la Maison Blanche par ce lobby. Son influence néfaste sur la politique étrangère américaine a été dénoncé récemment dans une publication de deux éminents professeurs d'université Stephen Walt ( Harvard) et John Mearsheimer (Université de Chicago) qui dénonce aussi le lobby pro sioniste chrétien évangéliste américain . Dans ce document les deux professeurs, tous deux opposés à l'invasion de Irak, tiennent Israël pour partiellement responsable de la débacle américaine là bas. Selon J. Mearsheimer * : « la pression venant d'Israël et de son Lobby n'était pas le seul facteur ayant poussé à attaquer l'Irak en 2003 mais il a été crucial. La guerre était motivée en grande partie par le désir de renforcer la sécurité d'Israël… L'une des raisons principales pour laquelle les Etats-Unis ont été si intensément impliqués militairement au Moyen Orient depuis la première guerre du Golfe en 1991, c'est à cause de la pression exercée par le Lobby. Je pense que les Etats-Unis aurait une approche de l'Iran moins tournée vers la confrontation si le lobby était bien moins puissant. »

Pour en savoir plus sur l'AIPAC lire en pièce jointe le document de Comaguer

* Source de certaines informations : le site internet américain Mother Jones - www.motherjones.com

Anonyme a dit…

5 ans de guerre

Bilan et perspectives en Irak
par Thierry Meyssan*

Alors que la presse dominante s’interroge pour savoir si la nouvelle stratégie US en Irak fonctionne où s’il faut vite retirer les GI’s, Thierry Meyssan dresse un double bilan de la guerre d’Irak : celui des faits et celui des mensonges.

Il observe le choix de la Maison-Blanche de tout sacrifier pour faire adopter la loi sur le pétrole et l’accord de défense irako-US.

Et il en tire les conséquences prévisibles : la relance du conflit, la défaite annoncée dans les marécages d’Al-Basra, et la fin de l’empire états-unien.

21 mars 2008

Depuis
Beyrouth (Liban)

La presse internationale consacre ses éditions des 19 et 20 mars à dresser le bilan de la guerre en Irak, cinq ans après le début de l’opération anglo-saxonne. Malheureusement, il ne s’agit aucunement d’un bilan politique, uniquement d’un prolongement de la campagne électorale états-unienne visant à répondre à la question du jour : faut-il ou non retirer les GI’s ? Deux arguments cyniques s’opposent. D’un côté les républicains ressassent que « L’escalade (surge), ça marche ! », c’est-à-dire qu’ils finiront bien par écraser cette rébellion et par dominer ce pays. De l’autre, les démocrates brandissent le dernier livre de Joseph Stiglitz, La Guerre de trois mille milliards de dollars, pour réclamer du beurre plutôt que des canons. Aucun des deux camps n’offre la moindre perspective, ni pour la région que les États-Unis ont dévasté, ni pour leur Empire au bord du vide.

Il est vrai qu’un bilan politique de la guerre en Irak devrait commencer par l’analyse des mobiles et des moyens mis en œuvres pour y parvenir. Or, ni la presse atlantiste, ni les candidats à la Maison-Blanche ne peuvent s’aventurer sur ce terrain car aucun n’a entrepris le début d’une amorce de reconnaissance de ses erreurs d’analyse et de révision de sa doctrine.
Pas de bilan sans révision des causes

On ne peut comprendre la guerre en Irak si l’on ignore —ou feint d’ignorer— d’une part les intérêts économiques en jeu, les plans sionistes d’autre part, et la coalition de ces deux forces. On ne peut comprendre comment l’administration Bush a plongé les États-Unis dans cette guerre si l’on persiste dans le mensonge du 11 septembre et la fable de la « guerre au terrorisme ».

Permettez-moi ici de rappeler comment la presse atlantiste refusa les évidences et persiste dans son erreur. Peu après les attentats de New York et Washington, je publiais un ouvrage de sciences politiques, L’Effroyable imposture, destiné au grand public. Après y avoir démontré l’inanité de la version bushienne des évènements, j’y étudiais en détail les conséquences politiques. J’annonçais ainsi le premier la guerre contre l’Irak que personne n’envisageait à l’époque, mais qui survint néanmoins l’année suivante. Cherchant un argument rapide pour disqualifier mon travail, le quotidien « de référence » (sic) Le Monde assurait dans un éditorial au vitriol que les conséquences de ma version du 11 septembre étaient si grotesques qu’elles suffisaient à démentir mes propos. Edwy Plenel écrivait en riant : « si l’attaque est venue de l’intérieur, et non de l’extérieur, elle est le résultat d’un complot ourdi par les éléments les plus extrémistes de l’armée américaine, qui voulaient obtenir le feu vert du président pour se lancer à l’assaut de l’Afghanistan et bientôt de l’Irak » [1]. Et les dirigeants du Monde, se ruant sur les plateaux de télévision au cri de « Nous sommes tous Américains ! », se gaussèrent en suggérant que j’avais onze ans de retard, l’attaque de l’Irak ayant eu lieu en 1991. Participant à la surenchère, le mensuel Le Monde diplomatique chroniquait mon ouvrage. Serge Halimi centrait son jugement sur une phrase du livre illustrant, selon lui, ma totale incompétence : « La réalité met à mal une autre hypothèse avancée comme élément de preuve. Ainsi on apprend (page 69) qu’ “Henry Kissinger est la figure tutélaire, l’inspirateur des faucons” à l’origine du coup d’État. C’est mal connaître l’histoire américaine » [2]. Problème : le rôle de M. Kissinger dans la préparation de la guerre d’Irak a été attesté depuis par Bob Woodward et le « cher Henry » imposa comme gouverneur d’Irak son protégé et associé, L. Paul Bremer III.

Permettez-moi d’observer que si les pandits se sont trompés, c’est parce que leur base de départ était fausse. Par conséquent, ils ne seront pas capables de comprendre la guerre au terrorisme tant qu’ils n’auront pas fait l’effort de réviser leur vision du 11 septembre.

Je rappelle au bon souvenir de mes contradicteurs que cette divergence de départ nous a conduits à interpréter de manière opposée chaque étape de la guerre d’Irak. Malgré les rapports des inspecteurs de l’ONU sous la direction d’Hans Blix, la presse atlantiste a avalé l’accusation anglo-saxonne selon laquelle Saddam Hussein disposait d’armes de destruction massive et de lanceurs capables de toucher la Grande-Bretagne en 45 minutes et Miami en quelques heures. Puis, elle s’est laissée hypnotiser par le show de Colin Powell au Conseil de sécurité accusant l’Irak laïque de soutenir les extrémistes religieux d’Al-Qaïda. Elle n’a pas douté un instant que les missiles de croisières qui s’abattaient sur Bagdad ne tuaient que les cadres du Baas et épargnaient la population civile. Elle nous a abreuvé d’images de la Libération de Paris où les Français en liesse applaudissaient les GI’s pour nous préparer à « vivre en direct la Libération de Bagdad », et elle a exulté lorsque quelques figurants ont renversé une statue de Saddam Hussein [3]. Elle a caché que l’Autorité Provisoire de la Coalition était une entreprise privée, établie sur le modèle britannique de la Compagnie des Indes et destinée à piller le pays [4] ; au contraire, elle a fait croire à ses lecteurs et téléspectateurs qu’il s’agissait d’un organisme public comparable à ceux qui reconstruisirent l’Allemagne et le Japon au lendemain de la Seconde Guerre mondiale.

Arrêtons-là cette énumération nauséeuse et posons la problématique centrale : la presse atlantiste et les candidats à la Maison-Blanche persistent à affirmer que cette guerre était juste. Comme le président Bush n’a pas manqué de le souligner, il n’existe de débat que « sur la question de savoir si cela avait valu la peine de faire la guerre, si cela vaut la peine de poursuivre la lutte et si nous pouvons la remporter » [5]. En réalité, c’est une entreprise anachronique de colonisation visant à satisfaire à la fois les intérêts du lobby de l’énergie, du complexe militaro-industriel et de la colonie sioniste de Palestine.

Au passage, tordons le cou à quelque uns des poncifs qui noircissent les colonnes des journaux de la semaine. Il est de bon ton de dire que la guerre fut un brillant succès, et que c’est au lendemain de la chute du tyran que les choses se corsèrent. Pouvait-il en être autrement ? L’armée irakienne était placée sous embargo depuis sa défaite de 1991. Autrement dit, elle était désarmée. La Coalition a quand même utilisé des moyens démesurés pour la vaincre, comme on utilise une enclume pour écraser une mouche. Le problème n’était évidemment pas la victoire, mais l’après-Saddam Hussein.
Par ailleurs, la presse atlantiste fait reposer rétrospectivement la responsabilité de l’échec de cette période sur la décision de Paul Bremer de dissoudre l’armée irakienne. Les soldats démobilisés se seraient immédiatement transformés en insurgés. C’est une erreur d’analyse. Lorsque le gouverneur Bremer a dissout l’armée irakienne, celle-ci n’existait déjà plus. Ses hommes avaient préféré déserter que se rendre. Le chaos n’est pas venu de la décision de Bremer, mais du renversement de l’État, lequel était l’objectif de guerre du mouvement sioniste.
Encore une fois, si erreur il y a eu, elle n’est pas dans ce que la Coalition a accompli, mais dans l’interprétation que la presse en a fait.

Le bilan de la guerre pour les arabes, ce sont des souffrances et des destructions : 1 million de morts et 4,5 millions de déplacés et réfugiés ; des dizaines de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants détenus sans jugement dans des prisons US ou irakiennes ; des régions entières irradiées et polluées jusqu’à en devenir inhabitables ; les vestiges des plus anciennes civilisations urbaines pillés, rasés, voire ensevelis sous l’asphalte. Pour les occidentaux, le bilan c’est le renversement des démocraties par le mensonge et l’obscurantisme, le retour des crimes coloniaux et de la barbarie, la transformation complète de l’économie des États-Unis en économie de guerre.

Mais une fois que nous avons ouverts les yeux sur cette noire réalité, nous devons réfléchir à ses développements futurs et à notre capacité de changer le cours de choses plutôt que battre notre coulpe.
Et maintenant ?

Que va-t-il se passer maintenant ? La démission de l’amiral William Fallon a exacerbé le conflit entre les officiers supérieurs états-uniens [6]. D’un côté, le général David Petraeus se félicite des résultats de sa stratégie. L’augmentation du nombre d’hommes sur le terrain a correspondu à la diminution des violences. Il exige donc le maintien d’au moins 140 000 GI’s en Irak. De l’autre, le général Mike Mullen, inquiet du surdéploiement et de l’épuisement de ses troupes, cherche par tous les moyens à les retirer pour éviter une rupture logistique imminente, suivie d’une défaite prévisible.

Petraeus déposera les 8 et 9 avril devant le Congrès, qui tranchera. Les partisans de l’occupation font tout ce qu’ils peuvent pour que le général ne soit accompagné que par ses plus fidèles adjoints ; tandis que les partisans du retrait tentent de glisser un témoin à charge dans la salle d’audition. Car la décision des parlementaires et l’avis de l’opinion publique dépendront de l’appréhension qu’ils auront de la poursuite de cette aventure.

Contrairement à ce qu’affirme David Petraeus, l’amélioration sécuritaire n’a pas grand chose à voir avec les 30 000 GI’s qu’il a reçus en renfort. En effet, il a donné instruction de réduire les patrouilles en ville et de cantonner au maximum les troupes dans les casernes. S’il veut maintenir un corps expéditionnaire aussi nombreux, c’est qu’il a besoin d’hommes, de manière occasionnelle, pour mener de vastes campagnes punitives. C’est surtout que ces hommes doivent rester sur zone pour jouer plus tard la seconde manche : l’attaque de l’Iran, qui n’est certes plus à l’ordre du jour, mais qui ne pourra jamais être envisagée si les personnels sont rapatriés.

En réalité, les résultats du général Petraeus sont le fruit d’une stratégie élaborée par son conseiller australien, David Kilcullen. L’idée de base est de « désagréger » la Résistance, de la faire passer d’un mouvement national à une multitude de groupuscules désarticulés. Les Kurdes se sont tenus calmes tant qu’ils ont cru aux promesses que Washington leur énonce depuis seize ans : s’ils coopèrent, ils auront un jour un État indépendant avec un sous-sol gavé de pétrole. Les chiites se sont calmés lorsque les Britanniques ont notabilisé leurs leaders en les associant à la gestion régionale, puis nationale, et que l’Iran a appelé les plus irréductibles à la retenue. Quand aux sunnites, ils ont cessé leurs attaques lorsque les jeunes les plus révoltés ont été identifiés, traités comme des délinquants et non comme des idéalistes, et que 80 000 d’entre eux ont été salariés à 10 dollars par jour.

Le général David Petraeus n’a aucune intention d’expliquer cela en détail au Congrés car il sait qu’il ne pourra pas continuer longtemps sur cette voie. Sa stratégie contre-insurrectionnelle a trouvé sa limite : elle devient incompatible avec les objectifs de ses patrons, le tandem Bush-Cheney, soutenu par les multinationales du pétrole et de l’équipement. Et son « plan B » n’est pas réjouissant.

L’objectif actuel principal de la Maison-Blanche, c’est en premier lieu l’adoption par le Parlement irakien et la ratification par son gouvernement d’une loi donnant licence aux compagnies pétrolières US d’exploiter les ressources du pays à des conditions léonines [7] ; puis la signature et la ratification d’un accord de sécurité irako-US autorisant des bases militaires états-uniennes extra-territorialisées pour les siècles à venir.

Pour les mettre en œuvre, le vice-président Cheney s’est rendu cette semaine en Irak et dans la région. Il a obtenu la promulgation d’une nouvelle loi électorale, bloquée depuis février. Sur cette base, des élections législatives auront lieu le 1er octobre pour composer un nouveau Parlement, plus docile. Pendant un mois et demi, on jouera la lune de miel entre Bagdad et Washington, le temps de laisser passer l’élection présidentielle US. Puis, dés que la loi sur le pétrole et l’accord de sécurité seront actés, le pays s’embrasera à nouveau contre l’occupant. Le seul moyen de s’assurer de la victoire future, c’est de réduire aujourd’hui la résistance potentielle, tel est le « plan B ». La Maison-Blanche a choisi de s’appuyer à terme sur les sunnites, avec l’aide de l’Arabie saoudite, contre les autres populations irakiennes. La nouvelle loi électorale a été conçue pour renforcer la représentation sunnite au Parlement. Par ailleurs, un message clair a été envoyé aux Kurdes via l’armée turque. Reste à éradiquer les milices chiites avant qu’elles ne se soulèvent. C’est ce que le général irakien Mohan al-Furayji devra essayer de faire dans les six prochains mois.

L’amiral Fallon, qui vient de démissionner du Central Command, considérait ce « plan B » comme voué à l’échec. Dernier grand officier à avoir vécu la guerre du Vietnam, il avait mit en garde à propos des combats à livrer au sud de l’Irak, non plus dans des déserts, mais dans des marécages d’Al-Basra. Deuxièmement, il anticipait qu’une guerre contre les chiites irakiens déstabiliserait immédiatement le Koweït voisin, puis à terme le Bahrein et l’Arabie saoudite. Troisièmement, il considérait que neutraliser des combattants sunnites à 10 dollars par jour, c’est être certain qu’ils se retourneront contre les États-Unis avec les armes qu’on leur a données dès qu’ils le pourront.
Au demeurant, Petraeus et Kilcullen ont toujours affirmé qu’ils préviendraient ce problème en régularisant à terme leurs combattants-salariés, c’est-à-dire en les intégrant dans les forces de sécurité irakiennes. Mais on ne voit pas comment ces dernières pourraient absorber instantanément 80 000 hommes sans être infiltrées par la Résistance. D’ores et déjà 49 unités auraient fait défection avec leurs armes et 38 menaceraient de le faire si leurs hommes ne sont titularisés sans délais [8].

Comme je l’ai indiqué dans ces colonnes la semaine dernière, William Fallon avait conduit des négociations fructueuses avec l’Iran pour pacifier la région. L’accord a été confirmé lors d’une réunion secrète réunissant le président iranien Mahmoud Ahmadinejad et le chef d’état-major interarmes des États-Unis, Mike Mullen, le 2 mars à Bagdad. Il a été désavoué par la Maison-Blanche et les engagements pris au nom des États-Unis n’ont pas été tenus. Cela non plus ne pourra pas être expliqué par David Petraeus au Congrès. La rupture unilatérale de cet accord secret a conduit Téhéran à prendre des mesures de rétorsion, au premier rang desquelles l’encouragement de radicaux irakiens chiites à la rébellion. En outre, la Chine et surtout la Russie ayant été associées à ces négociations, et ne pouvant accepter un dispositif menaçant à terme l’intégrité de l’Iran, ont également pris des mesures de rétorsion. La discrète visite du général Leonid Ivashov à Damas, suivie du voyage officiel du ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, a ouvert la voie à un transfert massif d’armes à la Résistance irakienne, libanaise et palestinienne.

S’il y a une leçon à tirer des cinq première années de la guerre d’Irak, c’est que certains protagonistes ne tirent jamais de leçon de leurs erreurs. Les leaders kurdes ont, comme toujours depuis un siècle, conduit leur peuple dans une impasse [9]. Le Pentagone reproduit avec ses salariés sunnites ce qu’il a fait en Afghanistan et devra affronter les mêmes conséquences : il forme et arme des voyous jusqu’à en faire d’incontrôlables seigneurs de la guerre. Quand à la Maison-Blanche, elle s’entête à faire passer les intérêts de quelques firmes (ici Bechtel, BP, Chevron, ExxonMobil, Halliburton, Shell, etc.) devant ceux des États-Unis, et croit déraisonnablement que la corruption et la violence permettent de dominer toutes les situations.

Le général Leonid Sajin, qui ayant vécu la mort de l’URSS n’a pas de mal à concevoir celle des États-Unis, déclarait mardi à Moscou : « La guerre d’Irak, qui dure depuis 5 ans, a pratiquement épuisé l’armée états-unienne qui était considérée jusque-là comme la plus puissante du monde. Seul le désespoir peut à présent pousser les États-Unis à déclencher une guerre contre l’Iran. Une telle guerre sonnera la fin de cette armée : frappés par la récession économique et compte tenu du mauvais moral de leurs militaires, les États-Unis ne tiendront pas le coup ». Nous pouvons ajouter, les États-Unis ne survivront pas non plus à une guerre dans les marécages irakiens contre l’Iran par milices chiites interposées.

Thierry Meyssan

Analyste politique, fondateur du Réseau Voltaire. Dernier ouvrage paru : L’Effroyable imposture 2 (le remodelage du Proche-Orient et la guerre israélienne contre le Liban).

Anonyme a dit…

Voici la suite du reportage réalisé par la Chaîne TV américaine ABC News sur l'invasion des Forces Spéciales américaines au Niger au Mali et en Algérie. Drôle de coopération inter-armée ! Qui par l'odeur d'uranium, de pétrole et de gaz alléché pointe le nez dans nos plates-bandes, ne s'en ira qu'après avoir épuisé toutes nos ressources. Plus qu'une assertion c'est une lapalissade. Ainsi, afin de justifier une présence attentionnée et emplie d'une compassion infinie pour ces pauvres algériens sans défense face au grand méchant loup Al-Qaida, l'oncle Sam s'est installé durablement chez nous. Et si demain l'Algérie subira le même sort et la même punition que le peuple frère Irakien, les Algériens ne devront pas dire : 'On ne savait pas que des traîtres ont fait pénétrer un cheval de troie dans notre pays'. A méditer.

www.youtube.com/watch?v=QVIB0Am0DUQ

Anonyme a dit…

Le cv de ce général américain est presque aussi impressionnant que ceux de Lamari ou de Gaïd-Salah. Qu'est ce qu'ils doivent se marrer quand ils rencontrent nos généraux-businessmen! Ca doit rigoler sec dans les mess des armées civilisées...

Anonyme a dit…

Tout va bien dans le monde arabe


Un certain nombre de leaders arabes tentent par leur absence de couler le sommet arabe de Damas. On comprend de leurs déclarations qu'ils considèrent que leur absence suffirait à faire échouer le sommet. Cela ne signifie pas, logiquement, que leur présence au sommet en assurerait le succès, mais que leur présence en est une condition de succès, et les sommets précédents l'ont bien montré.


Monde arabe -Par Khaled Saghyieh

Ainsi, en l'absence de l'ensemble des présidents et rois arabes, il ne va pas être possible de reculer davantage sur les droits arabes en Palestine, et il ne va pas être facile d'isoler les poches de résistance. Il ne va pas être facile non plus d'envoyer des messages de bon voisinage à Israël, ni de présenter des excuses pour les massacres commis par les peuples arabes contre les sionistes en 1948.

En l'absence de l'ensemble des présidents et rois arabes, il ne va pas être facile de continuer à attiser la guerre confessionnelle entre chiites et sunnites. Il ne va pas être facile d'appeler à la poursuite de l'occupation états-unienne en Irak, ni de demander la construction de nouvelles bases militaires occidentales en long et en large du monde arabe.

En l'absence de l'ensemble des présidents et rois arabes, il ne va pas être facile de les voir se prendre dans les bras avec l'émotion des retrouvailles.

En l'absence de l'ensemble des présidents et rois arabes, il ne va pas être facile de diffuser la culture de la modération wahabite, ni d'étendre la vacuité des médias, ni de construire plus de prisons ni d'inventer de nouvelles méthodes plus sophistiquées de torture.

En l'absence de l'ensemble des présidents et rois arabes, le spectacle ne sera pas assez navrant pour nous.

Il est absolument indispensable qu'ils soient tous là, sans aucune exception, et qu'ils exhibent leurs grimaçants visages, pour nous rassurer que tout va bien dans le monde arabe.


Source : Al-Akhbar
Traduction : NA

Vendredi 28 Mars 2008

http://www.palestine-info.cc

Anonyme a dit…

La paix en Irlande du Nord après quelque 40 ans de guerre: un exemple pour le monde entier


Le conflit d'Irlande du Nord fut la guerre la plus longue qui ait eu lieu à la périphérie de l'Europe occidentale, une guerre qui a duré presque 40 ans et dont la brutalité a été passée sous silence. En mai 2007, après 10 ans de processus de paix, celle-ci, que l'on avait longtemps crue impensable, a été signée et un gouvernement régional a été formé qui comprend les anciens extrémistes catholiques et protestants. Quand les médias parlaient de l'Irlande du Nord, il était toujours question de guerre civile, voire de guerre de religion. Pour ne pas en rester à ces euphémismes, il vaut la peine de plonger dans l'histoire. Le contexte historique montre que les «troubles» du XXe siècle ont été précédés de plusieurs siècles de rébellions de la population catholique irlandaise contre l'injustice et la répression exercée par la puissance coloniale britannique. En 1921, à la suite d'une manœuvre politique, l'Irlande fut divisée en une Irlande du Nord à majorité protestante et une Irlande du Sud catholique, ce qui conduisit à une paix apparente qui entraîna, à la fin des années 1960, de nouvelles violences. Une guerre acharnée s'ensuivit. Grâce à la lutte courageuse de la société civile pacifique et à quelques personnalités, notamment des mères, la paix fut enfin possible. L'importance de cette paix devrait être un exemple pour d'autres guerres et d'autres crises.

par Titine Kriesi, docteur ès lettres


En 1169, le Pape fit cadeau de l’Irlande au roi d’Angleterre. C’est alors que commença l’immixtion de la monarchie dans les affaires intérieures de l’Irlande, également par des interventions militaires. C’était le premier pas vers la conquête anglo-normande de l’Irlande. Par la suite, des parties importantes de l’île furent soumises. L’Angleterre tenta d’assurer sa suprématie au moyen de lois raciales et culturelles. C’est l’Angleterre qui convoqua le premier Parlement anglo-irlandais de Dublin. En 1541, le roi d’Angleterre Henri VIII devint également «roi d’Irlande» (!). C’est alors que commença la résistance ouverte des tribus gaéliques contre la Couronne. En recourant à la tactique de la terre brûlée, la fille ­d’Henri VIII, Elisabeth Ire, lança la plus grande armée de l’époque contre les Irlandais insubordonnés. Le système clanique irlandais, qui reposait sur la propriété collective des terres, se transforma peu à peu en système féodal anglais et fut bientôt totalement détruit. La propriété collective fit place à la propriété privée. Les chefs de clans furent faits propriétaires terriens, les membres des clans devinrent des fermiers dépendants et les paysans indépendants des vassaux. Les forces militaires étrangères ne tardèrent pas à être combattues avec acharnement et, pendant des siècles, la population multiplia les insurrections. C’étaient des révoltes contre l’oppression, la discrimination, les manipulations, l’illégalité, le refus d’accorder des droits civiques par l’oligarchie anglo-protestante soutenue par la puissance coloniale britannique qui dominait la presque totalité du monde. Les rebelles irlandais opposèrent la résistance qu’il fallait ­contre cette puissance mais ils furent continuellement vaincus. Les expropriations des terres irlandaises effectuées en 1608 par la Couronne pour affermir son pouvoir et leur distribution à l’élite protestante anglaise et aux colons écossais conduisit, surtout dans le Nord de l’Irlande, dans la province d’Ulster, à une colonisation anglaise permanente. L’objectif de cette dernière était la ségrégation des ethnies. En 1653, après la campagne d’Oliver Cromwell, la culture irlandaise fut anéantie. A la suite de la victoire des Anglais en 1690 à la bataille de Boyne, célébrée aujourd’hui encore par l’Orange Order loyaliste, l’Irlande fut complètement conquise.
Les Irlandais catholiques deviennent des citoyens de seconde zone

Quelques décennies plus tard, les catho­liques irlandais se virent imposer une législation. En 1719, elle fut entièrement subordonnée à Westminster. Par la suite, le Parlement anglais promulgua le Code pénal qui privait les catho­liques de la presque totalité des droits civiques, comme le droit de vote et l’accès aux études universitaires. Les enfants catholiques étaient exclus des écoles contrôlées par l’Eglise protestante officielle. Ici ou là, il y avait pour eux des hedge schools, qui dispensaient leur enseignement en plein air, à l’abri d’une haie. Deux famines, aux XVIIIe et XIXe siècles, anéantirent une bonne partie de la population. Entre 1845 et 1848, 1,3 millions d’habitants moururent et beaucoup d’autres furent contraints d’émigrer. Et pourtant, à l’époque, l’Irlande exportait du blé et du froment, deux fois plus qu’il n’en aurait fallu pour nourrir la population. La majorité de la population rurale parlait le gaélique, ancienne langue celtique, la «langue des pauvres», et non l’anglais, langue officielle de la classe dominante.
Au cours de la colonisation, en 1801, fut imposée la réunion constitutionnelle de la Grande-Bretagne et de l’Irlande pour constituer le Royaume-Uni (Acte d’union). Dans le but de mieux défendre et imposer les droits des Irlandais furent fondées, en 1858, la Fraternité républicaine irlandaise (IRB), organisation paramilitaire, et la Société secrète des Fenians. Dans l’autre camp, les conservateurs britanniques s’allièrent, pour renforcer leur pouvoir, aux Unionistes protestants irlandais. De leur côté, les républicains catholiques créèrent, en 1905, le Sinn Féin («nous seuls» en gaélique), mouvement radical nationaliste opposé à l’usage de la force. Pour défendre les intérêts irlandais contre les projets de grande puissance de la Grande-Bre­tagne, les Volontaires irlandais reconstituèrent leur milice en tant que bras armé des Irlandais unis. En guise de riposte, les protestants fondèrent, en 1913, des groupements paramilitaires. Les chefs catholiques républicains de l’insurrection de Pâques 1916 qui proclamèrent la République d’Irlande à Dublin furent exécutés. Puis, en 1919, au cours de la guerre d’Indépendance anglo-irlandaise, tous les mouvements de volontaires se regroupèrent pour former l’Armée républicaine d’Irlande (IRA) qui espérait mettre fin à la domination britannique par la force des armes. 20 ans plus tard, l’IRA fut déclarée organisation illégale.
En 1921, l’Angleterre assure sa domination en divisant l’Irlande

Le parti Sinn Féin se renforçait. En 1918, il obtint la majorité des mandats irlandais. Ce qui augmenta encore sa victoire fut le fait que la plupart des élus au Parlement se trouvaient dans des prisons anglaises. Le gouvernement anglais s’efforça de faire éclater le Sinn Féin, mais ce dernier se constitua en Parlement irlandais (Dáil Eireann) et proclama à nouveau la République d’Irlande. Comme les Unionistes ne disposaient pas, même dans le Nord, d’une nette majorité, l’île fut partagée en deux en 1921 après la guerre d’Indépendance qui avait duré 3 ans: au Sud, la République catholique devenue dominion de l’Empire; au Nord, la province d’Ulster peuplée majoritairement de colons anglais et écossais. A vrai dire, lors de la fixation du territoire de cette nouvelle entité artificielle d’Irlande du Nord, la frontière fut manipulée. Pour s’assurer de la domination, on détacha artificiellement 3 comtés catholiques parmi les 9 comtés historiques pour les attribuer à la République d’Irlande, cela par crainte de voir les catholiques, dont le taux de natalité était supérieur, devenir bientôt majoritaires en Ulster. Lors d’une consultation populaire, les 6 comtés restants, à majorité protestante, se prononcèrent en faveur de leur maintien en Grande-Bretagne. La colonie d’Irlande du Nord devint un bastion britannique, le pays des Unionistes, qui continua de discriminer politiquement, économiquement et socialement la minorité catholique (2/3 de protestants, 1/3 de catholiques). Ce furent donc les Unionistes qui collaborèrent avec l’Angleterre et instaurèrent le Parlement d’Irlande du Nord à Belfast. L’IRA réagit par une vague de bombardements sur la nouvelle frontière et une seconde en Angleterre. Ce fut le début des décennies de plomb. A l’exception des années 1948 à 1951, cette période fut marquée par des grèves de la faim, des tribunaux spéciaux, des prisonniers politiques et des exécutions.1
«Troubles» du début des années 1970

Comme les catholiques d’Irlande du Nord continuaient – à l’instar des Tamouls du Sri Lanka – à se voir refuser des droits civiques essentiels qu’on accordait naturellement aux protestants, des mouvements en faveur des droits civiques se développèrent. Ils s’inspiraient des campagnes pacifiques de Martin Luther King contre la discrimination raciale aux Etats-Unis. L’Organisation de défense des droits civiques d’Irlande du Nord, fondée en 1967, fit dans tout l’Ulster des manifestations de masse pour réclamer notamment l’abrogation des lois d’exception et le «one man, one vote». L’année suivante, en 1968, les conflits entre les catholiques, les protestants et la police, qui était uniquement protestante (Royal Ulster Constabulary), s’aggra­vèrent. Etait-ce un projet de crime (ir)rationnel de la part de potentats arrogants? A Londonderry, en 1969, les combats de rue (Battle of the Bogside) dégénérèrent à tel point que Londres envoya des troupes en Irlande du Nord pour protéger les catholiques des «Apprentis» protestants qui, au cours de leurs défilés annuels, provoquaient la population dans les ghettos catholiques. Dans un premier temps, les catholiques accueillirent favorablement ces troupes venues les protéger. Elles allaient remplacer la police, que la population républicaine considérait comme partiale, puis se retirer rapidement. Mais il en advint autrement.
Commencer par protéger les républicains catholiques …

A la suite de la forte résistance des Républicains, on soupçonna, en 1971, en partie sans raisons, un millier de catholiques d’appartenir à l’IRA. Aux termes de la «Loi sur les pouvoirs spéciaux», ils furent arrêtés sans mandat, incarcérés sans jugement dans un camp de concentration ou en prison et torturés. La situation s’aggrava encore. En février 1972, à Londonderry, la troupe, lors d’une manifestation réunissant 20 000 défenseurs des droits civiques, tua 14 citoyens non armés, surtout des jeunes, en tirant dans le dos de la plupart d’entre eux. Lors de ce ­«Bloody Sunday» («Dimanche sanglant»), la guerre révéla sa grimace sinistre. Ce que l’on appelait par euphémisme une guerre civile entre catholiques et protestants n’était-il pas plutôt une lutte de la population catholique irlandaise contre l’alliance entre les Loyalistes protestants (loyaux à l’égard du Royaume-Uni) et la puissance britannique d’occupation, c’est-à-dire les forces de sécurité? Cette alliance et la collaboration directe entre les escadrons de la mort des Loyalistes protestants, les forces d’occupation britanniques et les forces de sécurité a été décrite dans toute une série ­d’études officielles réalisées depuis le milieu des années 19802. A l’origine, il ne s’agissait donc pas de la lutte des catholiques contre les protestants, et encore moins contre leur religion, bien qu’on eût pu le croire à voir les murs «de la paix» hauts de 11 à 18 mètres érigés entre les quartiers catholiques et les quartiers protestants. Des comités de citoyens catholiques créèrent des «zones interdites» («Free Derry» à Londonderry, «Free Belfast» à Belfast) afin d’empêcher les soldats britanniques et la police d’Irlande du Nord (exclusivement protestante à l’époque) d’y pénétrer. Lors de l’opération «Motorman» de 1970, la plus importante de l’armée britannique depuis la crise de Suez, les zones autoadministrées furent rasées. En 1976, les chefs de l’IRA paramilitaire Gerry Adams et Martin McGuiness prirent le contrôle du mouvement républicain, ce qui fit d’eux les terroristes les plus recherchés d’Irlande du Nord. Près de 40 ans (!) d’une guerre épuisante absorbèrent par la suite les dernières forces de la société civile qui aspirait à la paix.
Deux mères exigent la paix

Dans un climat de plus en plus violent qui toucha également les groupements paramilitaires, on vit se développer la haine et la méfiance à l’égard de presque tous les citoyens. Lorsque Betty Williams vit, gisant sur le sol, Anne Maguire, grièvement blessée, et ses trois enfants tués par une voiture dont les occupants fuyaient après un attentat, elle se décida à agir. Elle s’associa à la sœur de cette mère de trois enfants, Mairead Corrigan, et ces deux «Mères Courage de Belfast» créèrent le mouvement interconfessionnel Peace-people en faveur de la paix et contre toute forme de violence et de terrorisme, et bientôt des milliers de personnes les suivirent dans les rues, catholiques et protestants manifestant côte à côte à coups de sifflet dans les rues de Belfast. Les visites effectuées par Mairead Corrigan dans le tristement célèbre camp d’internement de Long Kesh la mirent en contact avec des extrémistes des deux camps. Il fallait que cesse l’effusion de sang, que les troupes britanniques se retirent, que les protestants et les catholiques résolvent leurs problèmes eux-mêmes. En demandant que les politiques des deux camps hostiles s’assoient à une table, elles voulaient donner une chance à la paix. Toutes les armées, les 8 armées terroristes et la britannique, devaient disparaître des rues. Cela encouragea la population civile à s’élever encore plus contre la violence. Celle-ci diminua. Dans leur appel personnel – Declaration of peace – lancé à l’occasion de la remise du prix Nobel de la paix à Oslo en 1977, les deux femmes formulaient la demande suivante:
Déclaration de paix des deux mères de Belfast

«Nous adressons au monde un message ­simple: nous voulons vivre, aimer et édifier un monde juste et pacifique. Nous voulons pour nos enfants, pour nous-mêmes, dans nos foyers, au travail, dans nos jeux, une vie pleine de joie et de paix. Nous sommes conscientes que cela exige de nous du dévouement, du courage, de grands efforts, que de nombreux problèmes sociaux sont à l’origine de conflits et de violence, que chaque balle tirée, chaque bombe qui explose rend ce travail plus compliqué. Nous nous opposons catégoriquement à l’usage des bombes et des balles, à toutes formes de violence. Nous cherchons, jour après jour, à convaincre nos voisins, proches ou éloignés, afin de construire une société pacifique dans laquelle les tragédies que nous vivons actuellement ne seront plus qu’un mauvais souvenir et une continuelle mise en garde.»
Aucun citoyen ne veut la guerre

Ces deux femmes courageuses avaient déclenché un changement profond dans la province d’Irlande du Nord. Elles avaient suscité durablement un espoir de paix. Les gens reprirent courage et s’investirent encore davantage en faveur de la paix. Toutefois cette guerre funeste se poursuivit encore durant 21 ans bien qu’aucun citoyen ne la voulût. Qui a payé de sa vie pour les intérêts inavoués de la politique britannique? Toutes les familles souffraient mais la communauté internationale l’ignorait car les médias, qui auraient dû être au service de la paix et non de la guerre, n’en parlaient pas et cela était égal aux censeurs de la presse et aux politiciens épris de puissance. (cf. Jörg Becker, Horizons et débats, no 8 du 25/2/2008)
Des avocats accusent l’Etat de droit

En 1998, 33 avocats courageux publièrent une déclaration contre les inégalités dans le ­traitement des citoyens. Ils réclamaient avec insistance que soit respecté le principe d’égalité devant la loi. Ils s’élevaient contre l’échec de l’Etat de droit, la violation des droits de l’homme les plus fondamentaux et la transgression des lois nationales et internationales. Comme celle des mères en faveur de la paix, cette déclaration eut une grande portée. Elle confirmait le fait que les catholiques étaient quotidiennement victimes de discriminations, leur redonna du courage et l’espoir de sortir de cette situation de mépris des lois.
L’Accord de paix du Vendredi saint de 1998, un tournant vers la paix

En 1998, le président du Social Democrat and Labour Party (SDLP), John Hume, qui allait recevoir le prix Nobel de la paix cette année-là pour son engagement en faveur d’une solution pacifique du conflit nord-irlandais, engagea des pourparlers secrets avec le président du Sinn Féin, Gerry Adams. (Adams: «Tous les partis devraient placer le bien commun au-dessus de leurs intérêts particuliers et construire la paix et l’avenir de l’Irlande.») La nouvelle trêve de l’IRA de 1997 (et la destruction de ses armes en 2005) mar­quèrent le début des pourparlers de paix entre tous les partis. L’Accord de paix du Vendredi saint conclu par les gouvernements irlandais et britannique et 8 partis d’Irlande du Nord fut approuvé aussi bien en Irlande du Nord que dans la République d’Irlande du Sud par une majorité écrasante (en Irlande du Nord, 96% des catholiques et 55% des protestants l’approuvèrent, 90% dans la République d’Irlande du Sud). Ce fut un tournant définitif vers la paix. Cette année-là encore, le catholique John Hume et le protestant Davis ­Trimble reçurent également le prix Nobel de la paix pour leurs efforts en faveur d’une résolution pacifique du conflit. L’Accord rétablit l’autonomie administrative de l’Irlande du Nord après qu’elle ait été, depuis 1972 et de diverses manières, directement subordonnée au pouvoir de Londres. Le camp d’internement de Long Kesh a été fermé en 2000. Dès lors des trêves avortées, des intransigeances et des calculs de politiciens menacèrent le processus de paix et les succès partiels des pourparlers, mais la prise de conscience que l’usage des armes n’avait rien apporté d’autre que des milliers de morts – surtout des jeunes – dix fois plus de blessés et une population tout entière privée pendant des décennies de sa force vitale apporta la paix.
Une leçon à retenir: seules des négociations peuvent apporter la paix

C’est grâce à la volonté toujours plus forte de trouver une solution politique et la persévérance des négociateurs, surtout de Hume, qui était profondément convaincu de la nécessité d’une solution pacifique, que l’on parvint, par l’intermédiaire d’Adams, à faire déposer les armes à l’IRA. Les catholiques avaient sans cesse revendiqué leurs droits civiques et humains et ils les obtenaient au bout de plusieurs décennies. A la différence de l’ancienne police uniquement protestante, la réforme de la police de 2001 établit la parité entre les membres des deux confessions, du moins théoriquement. Le succès des négociations souhaité depuis longtemps par toute la population d’Irlande du Nord sous forme d’élections en mars 2007 et l’installation du gouvernement régional d’Irlande du Nord en mai de la même année scellaient la paix.
Les extrémistes trouvent un terrain d’entente

La recherche acharnée du dialogue par des moyens exclusivement pacifiques et démocratiques avait permis aux extrémistes des deux camps de s’asseoir finalement à une même table. Ce qui avait paru impensable pendant des décennies était devenu réalité: sous la pression de la population et pour le bien de tous les citoyens, les chefs des partis protestants et catholiques qui s’opposaient se sont mis d’accord pour collaborer afin de respecter le droit. Le signal du 8 mai montrait que l’on avait la volonté politique de résoudre ensemble les conflits urgents en vue d’un avenir meilleur. La formation d’un exécutif commun représentait un pas en avant considérable. Ainsi, le gouvernement actuel comprend des représentants des deux camps de l’Irlande du Nord. Du côté protestant, en mai 2007, c’est le révérend Jan Paisley3 qui a été nommé Premier ministre. Jusqu’alors, il était connu sous le sobriquet de «Monsieur non» car il refusait tout compromis et avait traité les Républicains de vermine. Du côté catholique, c’est Martin McGuiness, négociateur en chef du plus grand parti catholique, le Sinn Féin, qui fut nommé vice-Premier ministre. Dans les années 1980, il fut chef d’état-major de l’IRA, plus tard ministre de l’Education et, de même que l’ancien commandant de l’IRA Adams, le terroriste le plus recherché. Certes, le gouvernement d’Irlande du Nord est encore dirigé par le Royaume-Uni, mais l’Accord de paix du Vendredi saint laisse expressément ouverte la possibilité d’une réunification avec la République d’Irlande au cas où une majorité d’Irlandais du Nord la souhaiterait.
La guerre depuis la plus tendre enfance

L’ère de la confrontation a pris fin, mais à quel prix! Cette guerre, comme toutes les autres dans le monde, a entraîné des blessures profondes dont la guérison, si elle intervient, prendra des années. 100 000 anciens détenus traumatisés, en majorité des catholiques, ont été incarcérés pour la plupart durant plus de 20 ans et essaient maintenant de retrouver une vie normale. Qu’est-ce que la paix? demandent les jeunes. Une chose étrange qu’ils n’ont pas connue. Dans les anciens bastions républicains catholiques où le malheur n’a été épargné à aucune famille, on observe encore régulièrement des suicides chez ces ­jeunes traumatisés qui, depuis tout petits, n’ont connu que la guerre. Beaucoup d’entre eux ressentent la paix comme un vide. Bien que la communauté catholique ait créé pendant la guerre un réseau serré de structures d’entraide efficaces et attaché toujours une grande importance à l’éducation, certains jeunes n’ont pas bénéficié d’une formation professionnelle et ne trouvent guère d’emploi. Malgré cela, de nombreux adultes qui ont souffert de la guerre œuvrent en tant que travailleurs sociaux et éducateurs de rue, désireux d’épargner à la jeunesse actuelle ce qu’ils ont vécu pendant la guerre.
L’Irlande, un modèle pour d’autres régions en guerre ou en crise

Pour beaucoup, la paix en Irlande du Nord est une grande chose invraisemblable, impalpable. C’est à juste titre que la presse internationale a présenté le processus de paix comme exemplaire à bien des égards, comme un exemple prouvant qu’aucun conflit n’est insoluble et qu’il ne faut pas désespérer de l’homme, avant tout comme un modèle pour d’autres régions en guerre ou en crise, conflit israélo-palestinien, Sri Lanka, Irak (Comme à présent l’Irak, Bush voulait également diviser l’Irlande du Nord; la stratégie de guerre «améliorée» lors de la guerre d’Irlande du Nord est appliquée en Irak). Mais si l’on veut parvenir à la paix, il est nécessaire de changer profondément sa manière de voir les choses, il faut envisager l’autre comme un égal et l’écouter, il faut apprendre à se parler. Même si en 2007, au bout de 40 ans, les troupes britanniques se sont peut-être retirées uniquement parce que la guerre était devenue trop coûteuse ou pour quelque autre raison de politique de puissance, il n’était de toute façon pas possible, dans ce siècle, de pacifier la province même avec des troupes nom­breuses et armées jusqu’aux dents. Le problème ne pouvait pas non plus être résolu par des couvre-feu ou tous les contrôles possibles et imaginables. La guerre était une impasse et ne faisait qu’aggraver la situation. La solution ne pouvait résider que dans la prise de conscience par les deux parties que la violence ne menait à rien et que seuls les négociations et les compromis pouvaient mener à la paix. [La promesse des paramilitaires protestants de détruire eux aussi leurs armes semble ne pas avoir encore été réalisée.]
Faire la paix, créer la confiance, rechercher la réconciliation

Des années d’hostilité et de violences avaient séparé les hommes. Pour vaincre l’important déficit de confiance dans les deux camps, il fallait mettre un point final. Or l’Irlande du Nord nous montre qu’il est possible de recommencer de zéro après des décennies d’une méfiance apparemment insurmontable entre des fronts qui s’étaient durcis. Un conflit brutal où l’on s’était opposé pendant des décennies à tout apaisement est en train de trouver une solution pacifique et juste. Comme l’Irlande du Nord, autrefois symbole de violence et de division, a pu devenir le lieu d’un processus de paix efficace, d’autres pays, avec leurs particularités, pourraient suivre son exemple.
Certains aspects de ce processus non encore achevé mériteraient certainement d’être étudiés de plus près. Il pourrait, dans le monde entier, donner à des peuples qui ont souffert de la guerre et lutté jusqu’ici en vain contre l’oppression et l’injustice un espoir de résoudre leurs différends par des moyens exclusivement pacifiques. Nous ne pouvons que souhaiter une paix durable en Irlande du Nord et dans d’autres pays.
Puisque les extrémistes d’Irlande du Nord ont pu former un gouvernement commun au bout de presque 40 ans de guerre, puisque le club athlétique gaélique a réussi, en 2007, à ouvrir son «sanctuaire», le stade Croke Park – situé dans le nord de Dublin, centre nationaliste de disciplines irlandaises tradition­nelles absolument interdit jusque-là aux sports anglais – au match de rugby Angleterre/Irlande, des choses tout à fait différentes pourront être réalisées dans le monde … sans faire la guerre. •

1 cf. Sean MacBride, ministre des Affaires étran­gères de la République d’Irlande et lauréat du prix Nobel de la paix en 1974, in: Tom Collins, The Centre Cannot Hold. Britains Failure in Northern Ireland, Bookworks Ireland, Dublin, 1983
2 cf. p.ex. Stevens-Report
3 Au début mars 2008, Paisley a annoncé qu’il démissionnerait en mai de ses fonctions de Premier ministre du gouvernement d’union nationale et de chef du Parti unioniste démocrate (DUP). On suppose que, ce faisant, il voulait prévenir une destitution. Son fils, son bras droit, a dû, en février, renoncer à ses fonctions de ministre parce qu’il a été impliqué dans des scandales politiques.
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Déclaration conjointe de 33 avocats d’Irlande du Nord du 14 janvier 1998: Egalité devant la loi
«Tous sont égaux devant la loi et ont droit sans distinction à une égale protection de la loi.» (Article 7 de la Déclaration universelle des droits de l’homme)

Nous, soussignés, membres de la profession juridique en Irlande du Nord, souhaitons exprimer notre grave préoccupation face à l’échec de l’Etat de droit et à la relative immunité dont jouissent les membres des forces de sécurité qui ont commis des violations des droits fondamentaux et enfreint le droit à la fois national et international.
L’un des principes fondamentaux de l’Etat de droit est que tous sont également soumis à la loi et que personne n’est placé au-dessus des lois. Toutefois, au cours de notre vie professionnelle, nous avons été témoins de nombreux incidents où ce principe élémentaire avait été bafoué. Déplorant que cet état de faits ait entraîné une crise de confiance dans l’administration de la justice, nous estimons qu’il est extrêmement important que des mesures soient immédiatement adoptées pour résoudre les problèmes suivants:
• L’Etat a le devoir de protéger le droit à la vie, qui constitue le plus fondamental de tous les droits. Depuis le début du conflit, ceux qui agissent pour le compte de l’Etat ont bafoué en toute illégalité ce droit à la vie en de nombreuses occasions. L’incapacité de l’Etat à protéger le droit à la vie a donné naissance à une conviction largement répandue dans l’opinion publique selon laquelle les forces de sécurité jouissent de l’immunité des poursuites. […]
• En outre, des centaines de milliers de livres prélevées sur les deniers des contribuables ont été versées à titre de compensation pour les décès et les blessures causés par les balles en plastique, alors que personne n’a été tenu pour responsable. Il en a résulté des situations telles que celles que nous avons vues en 1996 et en 1997, quand des milliers de balles en plastique ont été tirées en toute insouciance et massivement contre une partie de notre communauté [les catholiques, note de l’auteur]. […]
• La persistance de l’utilisation et de l’usage abusif des lois d’exception est réellement préoccupante, notamment en ce qui concerne les centres de détention. Des centaines de milliers de livres sterling prélevées sur les deniers publics ont été versées à titre de dommages et intérêts aux détenus qui avaient subi des violences ou été emprisonnés illégalement dans ces centres. A notre connaissance, aucune procédure disciplinaire ni pénale n’a été engagée contre les responsables de ces actes. […]
• La Cour européenne des droits de l’homme a déjà jugé que le fait d’interdire à un détenu de se faire assister par son avocat […] constitue une violation du droit à bénéficier d’un procès équitable.
• Ce jugement date de 1996 et le gouvernement n’a toujours rien fait pour s’y soumettre. Afin d’amorcer le processus visant à restaurer la confiance de l’opinion publique, nous exhortons le Secrétaire d’Etat à l’Irlande du Nord à répondre à nos préoccupations en veillant à ce que l’Etat de droit règne en Irlande du Nord, et l’invitons en particulier à:
[…]
– procéder à une révision complète du système de maintien de l’ordre et de l’administration de la justice en vue de créer une structure qui soit à la fois responsable, démocratique et représentative;
– abroger les lois d’exception, fermer les centres de détention, rétablir le droit de garder le silence et autoriser la présence des avocats durant l’interrogatoire de leurs clients;
– interdire l’usage des balles en plastique […]
• Le fait que la loi ne garantit pas une égale protection des droits de chaque individu se trouve au cœur du conflit qui règne en Irlande du Nord. Par conséquent, l’application du principe de l’égalité de tous devant la loi est essentielle à la résolution du conflit. L’autorité de la loi doit s’appliquer à tous, y compris à l’Etat. Le gouvernement doit se fixer comme principe directeur la protection des droits humains.

Source: Amnesty International
Communiqué de presse du Comité du Prix Nobel 1997

«Au cours des 30 dernières années, le conflit national, religieux et social [d’Irlande du Nord] a coûté la vie à plus de 3500 personnes. En attribuant le prix, le Comité norvégien du Nobel exprime son espoir que les accords qui viennent d’être conclus [Accords de Belfast] n’apporteront pas seulement une paix durable à l’Irlande du Nord mais inciteront à trouver dans le monde entier des solutions pacifiques à d’autres conflits religieux, ethniques et nationaux.»


La lauréate du Prix Nobel ­Mairead Corrigon, dont les discours ont été loués dans le monde entier, a écrit ce qui suit à son fils Luke: «Sache que le don le plus important que tu puisses faire à tes compagnons de route sur les chemins cahoteux de la vie est l’AMOUR. Tu vas devoir faire preuve de beaucoup de courage pour suivre une voie sans armes, pour ne pas haïr ni tuer dans un monde qui t’apprend que tu dois avoir des ennemis, que tu dois être prêt à tuer avant qu’ils ne te tuent. Sois grand, fort et armé uniquement d’amour, mon cher Luke. Refuse la haine, n’aie pas d’ennemis, ne permets pas que ta vie soit déterminée par la peur. Seul l’amour abat les murailles de haine et d’hostilité qui séparent les hommes et les nations.»


Extrait du discours de la lauréate du Nobel de la paix Betty Williams: «Chaque jour, dans le monde, 12 000 humains meurent de pauvreté et malgré cela on dépense quotidiennement 720 000 millions de dollars pour les armements. Songez à ces priorités insensées. Finalement, nous avons le temps de réfléchir pendant que d’autres meurent. Imaginez ceci: si l’on pouvait stopper les dépenses d’armements, qui sont de 500 000 dollars par minute, l’espace d’une seule minute et qu’on les distribue aux 12 000 personnes qui meurent ce jour-là, chacune d’entre elles recevrait plus de 40 dollars, assez pour vivre dans le luxe au lieu de mourir dans la misère.»

Vendredi 28 Mars 2008

http://www.horizons-et-debats.ch

Anonyme a dit…

Soutien à la résistance palestinienne : Manifestation samedi 29 Mars 2008 à Paris

Nous soutenons la cause palestinienne, symbole de la lutte des peuples pour leur souveraineté et leur autodétermination contre l'impérialisme et ses alliés.
Manifestation samedi 29 Mars 2008 à 15h, Place de la République à Paris - Départ Boulevard de Magenta

Par MSRPP > Campagne60palestine@yahoo.fr


Soutien à la résistance palestinienne : Manifestation samedi 29 Mars 2008 à Paris
PALESTINE
1948-2008 - 60 ans de résistance contre Israël
Jusqu’au retour de tous les réfugiés

Nous soutenons la cause palestinienne, symbole de la lutte des peuples pour leur souveraineté et leur autodétermination
contre l’impérialisme et ses alliés.

Mobilisons-nous pour :

• Soutenir la résistance du peuple palestinien jusqu’à la libération de l’ensemble de la Palestine, le droit au retour dans leurs foyers d’origine de tous les expulsés depuis 1948 et l’abolition du système colonial et raciste de l’Etat d’Israël.

• Nous opposer à la collaboration du gouvernement français avec l’Etat colonial d’Israël à tous les niveaux.

MANIFESTATION SAMEDI 29 MARS 2008
(Journée de la Terre)
15 HEURES PLACE DE LA REPUBLIQUE A PARIS
DEPART BOULEVARD DE MAGENTA


Signataires de l’appel de la Campagne Palestine, 1948 - 2008, 60 ans de résistance :
Association des Palestiniens en France,
Comité palestinien pour le droit au retour section France,
Collectif pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah,
Nanterre Palestine,
ISM France,
Mouvement justice pour la Palestine,
Joie des Enfants des Camps,
Niort-pour-la-Palestine,
Abnah Philistine,
Contre-Informations,
Groupe CRI,
Ijtihad,
Comité Saint-Ouen Solidarité Palestine

Vendredi 28 Mars 2008

http://www.ism-france.org/news/article.php?id=8600&type=communique&lesujet=Actions

Anonyme a dit…

D'Aléma: le Hamas est une force réelle qui possède un grand soutien populaire

Rome – CPI


D'Aléma: le Hamas est une force réelle qui possède un grand soutien populaire
Le ministre italien des affaires étrangères, M. Massimo D'Alema, a condamné directement la position négative des pays occidentaux envers le mouvement du Hamas malgré le grand soutien populaire des palestiniens au mouvement et sa grande victoire lors des dernières élections législatives.
Lors de sa participation à un festival partiel en Italie, D'Alema a condamné, la nuit dernière, la position des pays occidentaux, notamment les européens qui refusent le mouvement du Hamas malgré son grand soutien populaire et sa grande victoire lors des élections palestiniennes démocratiques.

d'Alema a qualifié de grandes erreurs de mettre de grands mouvements comme le Hamas et le Hezbollah sur la liste du terrorisme et de la présenter comme l'organisation d'Al-Qaïda en rappelant que le mouvement du Hamas est une force réelle qui représente la plupart des palestiniens.

Il a averti des conséquences de la position occidentale en ne reconnaissant pas le gouvernement palestinien élu démocratiquement au moment où ils respectent les régimes dictatoriaux en que cela frappe la démocratie.
Le ministre italien des affaires étrangères a affirmé que la communauté internationale ne doit pas pousser ces grandes organisations qui possèdent un grand soutien populaire vers le terrorisme.

Il est prévu que Massimo D'Alema va rencontrer, aujourd'hui mercredi 18/7, l'envoyé spécial du Quartet international au Proche-Orient, Tony Blair pour lui présenter la position de l'Italie envers les efforts internationaux dans la région.

Palestine info

Mercredi 18 Juillet 2007
fullin13@caramail.com

Anonyme a dit…

L'élection de Jean Ziegler (ONU) fait l'objet de vives critiques américaines

ONU. L'élection de Jean Ziegler à un poste d'expert au Conseil des droits de l'homme et la désignation de Richard Falk comme rapporteur de l'ONU sur les territoires palestiniens ont suscité des critiques américaines. La « rhétorique anti-israélienne » de l'ONU a été vivement dénoncée.


L'élection de Jean Ziegler (ONU) fait l'objet de vives critiques américaines
La vice-présidente de la Commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants Ileana Ros-Lehtinen avait écrit à la conseillère fédérale Micheline Calmy-Rey pour lui demander de retirer son soutien à Jean Ziegler *.

Dans un communiqué publié à Washington jeudi matin, elle affirme que "l’élection de Jean Ziegler montre l’étendue de la déchéance morale du Conseil" des droits de l’homme. "Il est au-delà du domaine de la raison que le Conseil croie que M. Ziegler qui a justifié les attaques du Hezbollah, comparé les Israéliens aux nazis, défendu Fidel Castro et Robert Mugabe, puisse donner des avis sur les droits de l’homme", affirme le communiqué. "La rhétorique anti-israélienne de Jean Ziegler ajoute une nouvelle voix au choeur des représentants de l’ONU qui dénoncent Israël plutôt que de condamner l’extrémisme islamiste", ajoute la représentante républicaine de l’Etat de Floride.

Jean Ziegler a obtenu 40 voix mercredi sur les 47 pays membres du Conseil pour son élection comme expert au comité consultatif.


Rapporteur partial
(JPG)
Richard Falk

Mme Ros-Lehtinen fustige aussi la désignation mercredi soir par le Conseil d’un nouveau rapporteur de l’ONU sur les territoires palestiniens, Richard Falk **, qui remplace le Sud-Africain John Dugard.

"Plutôt que de remplacer un rapporteur obstinément anti-israélien par une voix impartiale et honnête, le Conseil a désigné un professeur de Princeton qui a appelé Ariel Sharon un criminel de guerre, a soutenu la réduction de l’aide à Israël en solidarité avec la cause palestinienne et suggéré que l’Iran peut fournir un modèle de gouvernement", déclare la représentante américaine. Elle conclut en affirmant que les voix de la raison et de la modération sont marginalisées au Conseil des droits de l’homme et qu’une réforme de l’ONU s’impose.

Mercredi, l’ambassadeur israélien à l’ONU Itzhak Levanon ainsi que l’ambassadeur américain Warren Tichenor avaient aussi critiqué la nomination de Richard Falk, imposée par le bloc des pays islamiques. "Le candidat proposé ne pense pas qu’il s’agit d’une exagération d’associer le traitement des Palestiniens aux atrocités commises par les nazis, de considérer les attentats suicide comme une méthode valable de lutte et d’accuser Israël de tendances génocidaires", a déclaré l’ambassadeur israélien, en dénonçant "une défaite" pour le Conseil qui a cédé à "l’intimidation".

Le nouveau rapporteur de l’ONU pour les droits de l’homme dans les territoires palestiniens avait déjà fait partie en 2001 d’une commission d’enquête demandée par l’ONU sur les "crimes de guerre" commis par Israël à la suite du déclenchement de l’Intifada. Israël avait refusé de collaborer avec cette commission.


* Notamment, de Jean Ziegler... : L’Empire de la honte .

** ... et de Richard Falk : Lentement, mais sûrement, vers un Holocauste palestinien.

27 mars 2008 - Le Temps

Vendredi 28 Mars 2008

Anonyme a dit…

le fameux mounir b ! Mounir b hassan m et salima t

Anonyme a dit…

Les attaques terroristes du 11 septembre 2001, suivies de la guerre en Afghanistan et de la « Guerre contre la Terreur » ont changé le monde. Pourtant, tout comme les armes de destruction massive n'avaient rien à voir avec l'invasion de l'Iraq, Osama bin Laden n'a rien à voir avec la guerre en Afghanistan. Les véritables raisons de cette guerre sont le pétrole, le gaz et des pipelines autour de la Mer Caspienne. L'opération du 11 septembre avait pour but de donner une impulsion nouvelle aux conquetes des Etats-Unis dans leur ambition de maitriser les sources de pétrole et de gaz.


Afghanistan - Pipelines vers le 11 septembre 2001 - 5 ans apres le début de la guerre retour sur les causes

Sommaire - Contenu - Introduction
Sommaire

Cet article relate les arrière-plans de la guerre des États-Unis contre l'Afghanistan. Les véritables raisons du conflit sont le pétrole, le gaz et des pipelines autour de la Mer Caspienne. Afin de transporter le pétrole et le gaz depuis le côté est de la Mer Caspienne vers des marchés prometteurs au Pakistan et en Inde, un projet de construction de pipelines traversant l'Afghanistan avait été étudié. Le Etats-Unis entendaient obtenir la maîtrise sur ce pipeline stratégique via l'entreprise UNOCAL, mais lorsque celle-ci n'y parvenait pas, les Etats-Unis finissent par préparer une guerre. Au moment où les militaires étaient prêts à attaquer, et qu'il ne manquait plus qu'un prétexte pour l'invasion, les événements du 11 septembre 2001 tombaient à pic. Les Etats-Unis pouvaient attaquer l'Afghanistan avec le support du Congrès, de la population et du reste du monde. Bush a menti sur les vraies raisons et « Opération 11 septembre » s'avère un crime presque parfait.

Contenu

Introduction
Ligne chronologique 1989 – 2000
Les idées des néo-conservateurs
Les acteurs riches et leurs influences
Les préparations pour le 11 septembre et l'invasion de l'Afghanistan
Le 11 septembre 2001
Conclusion

Introduction

Nos politiciens ont formé les idées, que beaucoup de gens ont de notre monde. Ils ont divisé notre monde en bien et mal. Naturellement, eux, ce sont toujours les bons et ceux qu'ils accusent sont les mauvais. Simple, n'est-ce pas?

Par contre, si nous nous tenons aux faits, et jetons de côté toutes les informations qui viennent de sources invérifiables, notre monde semble très différent. Cette recherche n'a pas pour but d'offenser qui que ce soit. Si vous êtes content de la version “officielle” de notre histoire, ne lisez pas ce qui est écrit ici.


Bush disait que les attaques du 11 novembre étaient la raison pour envahir l'Afghanistan. [1]

Cet article montre que cette guerre était le résultat logique des tentatives ratées des États-Unis pour construire et maîtriser des pipelines à travers l'Afghanistan, et que les préparatifs pour cette guerre avaient eu lieu avant le onze septembre 2001.

En septembre 2000 les néo-conservateurs écrivaient, qu'ils avaient besoin d'un événement «catastrophique et catalytique». Cet article montre comment cet événement a pu avoir lieu le 11 septembre 2001.

L'attaque de 1993

Les attaques contre le World Trade Center et le Pentagone du 11 septembre 2001 font presque oublier une attaque précédente contre le World Trade Centre en 1993. Le 20 janvier 1993 William (Bill) Clinton était devenu président. Un mois plus tard « une explosion immense eût lieu à 12:18 heure locale dans la section des services secrets du parking situé sous les batiments les plus hauts de New-York. » [2]

La BBC publiait les paroles d'un témoin: « On avait l'impression qu'un avion heurtait le bâtiment. » Apparemment l'explosion avait pour but de faire tomber les tours du WTC. Le New York Times découvrait, que le FBI était impliqué dans l'attaque. Le FBI aurait infiltré un groupe de terroristes et aurait été au courant de leurs intentions. Mais pour des raisons inconnues, ils n'avait pas empêché cet attentat. [3] Six personnes étaient tuées et une centaine blessées. [2]


Ligne chronologique 1989 - 2000
Dans ce chapitre je présenterai une ligne chronologique des événements en Afghanistan. Je mentionnerai également les événements relatifs au terrorisme, puis que ceci deviendra le prétexte final des Etats-Unis pour débuter la guerre.

Immédiatement après les attaques du 11 septembre 2001 des officiels américains accusèrent Osama bin Laden. Comme l'homme résiderait en Afghanistan, ceci offrait à George W. Bush le prétexte pour attaquer et envahir l'Afghanistan.

Regardons de plus près la situation d'avant le 11 septembre. Comme promis par le président soviétique Mikhaïl Gorbatchev, l'Union Soviétique avait retiré son dernier soldat de l'Afghanistan le 15 février 1989. C'était la fin de dix années de guerre. C'était aussi la dernière guerre de l'Union Soviétique.

Quelques mois plus tard, le 9 novembre 1989, le Mur de Berlin tombait. Le Rideau de Fer s'écroulait. Les gens de l'autre côté du rideau, dont nos chefs politiques avaient toujours prétendu qu'ils étaient dangereux et féroces, paraissaient être des gens aussi aimables que nous-mêmes.

Avec le concept de la Guerre Froide nos chefs avaient divisé notre monde et maintenu une angoisse dans notre esprit pendant plus de quarante ans. Cette terreur, fabriquée par nos propres gouvernements, était enfin finie.

Les projets de pipelines à travers l'Afghanistan

Le 25 décembre 1991 le drapeau soviétique sur le Kremlin était baissé pour la dernière fois. [4] Les républiques soviétiques devenaient indépendantes. Parmi celles-ci il se trouvaient les pays au tour de la Mer Caspienne, tous riches en pétrole et en gaz. CARTE

Auparavant, le pétrole et le gaz étaient acheminés par des pipelines vers leurs voisins soviétiques, ou bien ils étaient exportés vers l'Europe via la Russie. Mais à présent, chaque pays pouvait vendre son propre pétrole et gaz et développer de nouveaux marchés. Des acheteurs arrivaient de partout.

Au début, les nouveaux chefs n'avaient pas encore d'expérience avec le marché mondial du pétrole. Une des premières transactions du Turkménistan a été de vendre aux enchères un puits de pétrole pour seulement $100,000. [5] Des entreprises provenant des États-Unis arrivaient aussi.

Pour le pétrole et le gaz caspien, le plus grand défi était de les transporter aux marchés mondiaux. Le problème? La région est entièrement entourée de terre. Si l'on ne fait pas confiance à la Russie sur le côté nord de la Mer Caspienne, ni à l'Iran sur le côté sud, il faut construire de nouveaux pipelines.
CARTE

Aujourd'hui, du côté ouest de la Mer Caspienne le pétrole est pompé par différents pipelines vers la Mer Noire et la Mer Méditerranée, d'où il est transporté par bateaux.

Par contre, sur le côté est les grosses affaires sont encore limitées. Pour libérer le pétrole et le gaz de ce côté-ci, des pipelines doivent être construits à travers l'Afghanistan. Ici, depuis le début des années 90, il y avait deux projets de construction de pipelines, l'un pour du pétrole et l'autre pour du gaz.
CARTE

Le pipeline de pétrole devait aller vers le sud, vers l'Océan Indien, terminant au port de Gwadar au Pakistan. Le pipeline de gaz devait tourner vers l'est, vers Multan, au milieu du Pakistan. Du Pakistan une extension était en projet vers Bombay (Mumbia, Indes), où une entreprise avec des liens avec père et fils Bush, Enron, était en train de construire une grande centrale électrique. [6]

Les contrats de pipelines ne sont pas uniquement des projets de construction se chiffrant à plusieurs milliards de dollars. Généralement, le signataire du contrat achète et vend également le pétrole et le gaz qui passe à travers. Il en dispose. Il détermine le prix payé au fournisseur. Il détermine la redevance payée aux pays traversés. Il détermine également qui aura le pétrole ou le gaz, la quantité, le prix et la monnaie dans laquelle il sera payé.

En fait, il détermine beaucoup de choses dans le développement économique, aussi bien du pays vendeur, que du pays acheteur. Avec le Turkménistan avide de vendre son gaz, le Pakistan avide de l'acheter et Enron aux Indes espérant de le voir arriver au plus tôt, le pipeline à travers l'Afghanistan est d'un intérêt majeur.

Cependant, en 2001, les travaux en Afghanistan n'avaient toujours pas commencé. C'est que depuis le retrait des Soviétiques en 1989, le calme ne régnait toujours pas dans le pays.

Les Talibans : d'alliés en terroristes.

Les choses qui perturbaient le calme et empêchaient les affaires méritent d'être mentionnées. En 1992 le président pro-rus Mohammad Najibullah, était chassé. En 1993, Burhanuddin Rabbani devenait président, soutenu par la minorité Tadjik de la population afghane.

En 1994 les Pashtouns, qui forment la moitié de la population, défiaient Rabbani. Comme les pipelines devaient traverser principalement des territoires Pashtouns, leur mouvement, les Talibans, avait le soutien des États-Unis et du Pakistan.

En mars 1995, deux entreprises, BRIDAS d'Argentine et UNOCAL des États-Unis, prétendaient toutes les deux avoir obtenu les contrats du vendeur (Turkménistan) et de l'acheteur (Pakistan.) A ce moment-là, aucun contrat n'était encore signé avec les autorités afghanes.

En octobre 1995, le président Niyazow de Turkménistan, signait un accord officiel avec UNOCAL, mais en février 1996, le président Rabbani d'Afghanistan signait un accord avec BRIDAS pour la section principale de 875 miles (1350 km) à travers l'Afghanistan. [7]

Les chances d'UNOCAL semblaient alors compromises. Heureusement pour eux, les Talibans voulaient chasser le président Rabbani. En septembre, ils s'emparaient de Jalabad, Kandahar, et puis Kaboul. Le président Rabbani fuyait pour rejoindre l'Alliance Nordique.

UNOCAL soupirait soulagé. Ils exprimaient leur soutien pour la prise du pouvoir des Talibans, en disant que cela facilitait le projet du pipeline. (UNOCAL disait plus tard, qu'il a été mal cité.)

Est-ce que BRIDAS était vaincu? Non. En novembre 1996 BRIDAS signait un accord avec les Talibans et le Général Dostum pour la construction du pipeline. Malheureusement, excepté le Pakistan et l'Arabie Saoudite, le gouvernement des Talibans n'obtenait pas de reconnaissance internationale.

En avril 1997, comme les travaux n'avaient toujours pas commencé, les Taliban annonçaient qu'ils offriraient le contrat à celui qui démarrerait le premier. Cependant, UNOCAL exigeait qu'il y ait la paix d'abord.

En juillet 1997, le Turkménistan et le Pakistan acceptaient un nouveau délai et signaient un nouveau contrat avec UNOCAL, stipulant que les travaux devaient démarrer avant 18 mois.

En décembre 1997, UNOCAL essayait de sympathiser avec les Talibans en invitant une délégation à leur siège social à Sugarland (Texas). Les Talibans étaient reçus comme des VIP (Very Important Persons) et séjournaient dans les meilleurs hôtels. [8]

En Afghanistan, la guerre civile continuait. Sans représentation légale internationalement reconnue les projets de pipelines semblaient sans issue. [9]

Bombes des États-Unis sur l'Afghanistan après des attaques contre des ambassades en Afrique.

Le 4 février 1998 et le 30 mai 1998 des tremblements de terre très sévères secouaient le Nord-Est de l'Afghanistan. Ils tiraient l'attention internationale et beaucoup de groupes de secouristes arrivaient dans le Nord-Est de l'Afghanistan pour venir en aide. D'après des accusations des E.U. cela aurait été la période, où, dans cette même région de l'Afghanistan, un certain Osama bin Laden aurait préparé des attaques à la bombe contre deux ambassades des Etats-Unis en Afrique, l'une à Nairobi (Kenya) et l'autre à Dar es Salam (Tanzanie).

Les attentats avaient un grand impact dans la presse. 258 personnes furent tuées et à peu près 5.000 blessées. Les explosions avaient lieu le 7 août 1998, apparemment sans raisons particulières. [10]

Et, apparemment, seul le président Clinton en profita. Aux E.U. (= Etats Unis) l'affaire Monica Lewinski touchait à son point culminant. La presse et le public étaient excités. Clinton avait déclaré sous serment qu'il n'avait pas eu de relation sexuelle avec Monica Lewinsky. De nouvelles pièces à conviction indiquaient le contraire. Clinton était sur le point d'être condamné pour parjure.

Les attaques contre les ambassades déviaient l'opinion publique vers le drame en Afrique. Finalement, le 17 août, Clinton échappait à l'accusation de parjure en raisonnant, que le sexe oral ne constituait pas une relation sexuelle. [11]

Quelques jours plus tard, le 21 août 1998, des militaires des E.U. larguaient des bombes sur Kandahar et quelques autres cibles en Afghanistan. Seulement après coup, Clinton expliquait aux journalistes que cela était en raison d'Osama bin Laden, qui était supposé être responsable des attaques contre les ambassades. [12]

Contrairement à George W. Bush en 2001, Clinton n'envahissait pas l'Afghanistan. Une invasion aurait donné de l'espoir à UNOCAL de voir la situation se débloquer, mais avec l'affaire Monika Lewinsky encore dans les esprits, Clinton n'avait pas assez de crédit politique pour une telle guerre.

Le 2 août 1998, la résolution 1193 du Conseil de Sécurité des Nations Unies blâmait les Talibans pour les problèmes en Afghanistan. [13]

Le 5 novembre 1998, un Grand Jury des E.U. accusait Osama Bin Laden. (Non pas pour les attaques à la bombe contre les ambassades en Afrique, mais essentiellement pour considérer les E.U. comme son ennemie.) [14] & [15]

UNOCAL se retire

En décembre 1998 UNOCAL se retirait du consortium de pipeline et, au moins pour le monde extérieur, le projet de pipeline semblait arrêté. [8]

Cependant, en janvier 1999 le ministre des affaires étrangères du Turkménistan visitait le Pakistan, disant que le projet était toujours vivant. En février BRIDAS discutait avec des chefs politiques au Turkménistan, au Pakistan et en Russie.

En mars, le ministre des affaires étrangères du Turkménistan, Sheikh Muradov, rencontrait le chef Taliban Mullah Omar à Kandahar pour discuter du pipeline. En avril, le Pakistan, le Turkménistan, et les Talibans signaient un accord pour relancer le projet. En mai 1999, une délégation de Talibans signait un accord avec le Turkménistan pour acheter du gaz et de l'électricité. [8]

Avertissement de terreur

Le 25 juin 1999, le « State Département » des E.U. annonçait: « Comme quelques unes de nos ambassades en Afrique ont été surveillées par des individus suspects, nous prenons la précaution de fermer temporairement nos ambassades au Gambie, Togo, Madagascar, Lybie, Namibie et au Sénégal du 24 juin jusqu'au 27 juin compris – c'est à dire dimanche. » [16]

Le porte-parole ne semblait avoir aucune idée où ces pays se trouvent, vu l'ordre étrange de les énumérer. En outre, les seuls pays Africains, où des incidents comme des attaques et des prises d'otages ont été rapportés cette année-là, sont Sierra Leone, Nigeria, Burundi et Ethiopie. Aucun de ces pays ne figurait sur la liste. [17]

Le 4 juillet 1999 le président Clinton signait un ordre exécutif interdisant des transactions commerciales avec les Talibans. [18]

Retour aux budgets de la Guerre Froide

Le 23 septembre 1999, le candidat présidentiel George W. Bush exposait ses vues sur l'appareil militaire des E.U. Il lamentait, que les budgets alloués à la Défense aient chuté de 40 pourcent depuis la fin de la Guerre Froide et que l'armée n'ait jamais été en aussi mauvais état depuis Pearl Harbor. (Pearl Harbor était une base des E.U., où ils essuyèrent une sévère défaite lors d'une attaque japonaise en 1941.)

« Comme président, j'ordonnerai une reconsidération immédiate de nos déploiements outre- mer – dans des dizaines de pays. … Mon deuxième but est de construire les défenses de l'Amérique sur les frontières troublées de technologie et de terreur. »

Parmi ces vues sur les armes : «Dans l'air nous devons être capables de frapper partout dans le monde avec la précision d'une pointe de clou – avec des avions longue-distance et peut-être avec des systèmes sans équipage » [19]

Le 15 octobre 1999, les menaces contre les Talibans devenaient plus sérieuses. Résolution 1267 du Conseil de Sécurité des N.U. menaçait avec un ban limitant l'aviation et un gel de leurs fonds, si Osama bin Laden n'était pas livré avant le 14 novembre 1999. [20] & [2]

Le 11 novembre 1999, pendant une conférence de presse, le ministre des affaires étrangères des Talibans disait qu'Osama bin Laden et les Talibans étaient incapables d'organiser des attaques comme celles sur les ambassades en Afrique et condamnaient ces actions.

En 2000, des élections présidentielles avaient lieu aux E.U. Il était temps de remettre des décisions délicates à plus tard.

Le 2 avril 2000, Richard Clarke, qui avait été nommé coordinateur anti-terroriste le 22 mai, quelques mois avant les attaques contre les ambassades en Afrique, prédisait : « Ils s'attaqueront à notre point faible, à notre tendon d'Achilles, qui est largement ici, aux Etats-Unis. » [21]

Une curieuse liste “No-Fly”

Le 21 avril 2000, il se passe quelque chose de remarquable. Comme une mesure anti-terroriste le Congrès des E.U. annonce la création d'une seule liste de surveillance de terroristes, la TID (Terrorist Identities Database). Dans cette base de données unique toutes les données relatives aux terroristes internationaux dont dispose le gouvernement des E.U. seront rassemblées. La plupart de ces données proviennent de la liste no-fly TIPOFF, une liste de personnes suspectes, qui sont interdites de monter à bord des avions ou d'entrer aux E.U. [22]

Cependant, le jour même où le Congrès annonce cette liste unique TID, l'autorité fédérale de l'aviation (FAA) crée une deuxième liste, séparée, pour les vols domestiques et place seulement six noms sur cette liste. Deux semaines avant le 11 septembre, cette liste était étendue avec six autres noms, portant le total à douze noms.

Grâce à cette liste séparée les pirates du 11 septembre, utilisant des vols domestiques et n'étant pas listés parmi les 12 noms, pouvaient monter à bord sans difficultés. Le 23 août 2001, deux noms, publiés plus tard comme étant deux des pirates, avaient été rajoutés à la liste TID officielle, qui comptait 60.000 suspects. [23]



Les idées néo-conservatives
Ce deuxième chapitre démarre en septembre 2000, quand les néo-conservateurs présentent leurs projets. Leurs idées se répandront à travers l'administration de la Maison Blanche après l'élection de George W. Bush. Même avant qu'il n'entre dans la Maison Blanche, deux guerres impérialistes sont déjà sur l'agenda : l'Iraq et l'Afghanistan. L'Afghanistan aura la priorité.

En septembre 2000 le groupe de réflexion « Projet pour un Nouveau Siècle Américain » (Project for a New American Century, PNAC) publiait ses idées impérialistes pour les E.U. [24] Dans leur document, ils avertissaient que le processus de transformer les E.U. en « la force dominante de demain » serait probablement lent en l'absence de « quelque événement catastrophique et catalytique – comme un nouveau Pearl Harbor. » [25]

Après le 11 septembre, à ceux qui n'auraient pas compris les effets bénéfiques de Pearl Harbor en 1941, Bush expliquait: « Les quatre années suivantes ont transformé la manière américaine de mener la guerre » et « encore plus important, un président américain et ses successeurs ont donné forme à un monde au delà de la guerre. » Et pour être certain que les gens comprennent, qu'ils devaient comparer le onze septembre à Pearl Harbor, il ajoutait : « le 11 septembre – il y a trois mois et longtemps – a mis une autre ligne de division dans nos vies et dans la vie de notre nation. » [27]

Beaucoup de membres du PNAC sont devenus des membres de l'administration Bush. Ces membres incluent Dick Cheney, Donald Rumsfeld, Paul Wolfowitz, I. Lewis "Scooter" Libby, et Richard Perle. [26]

Le 12 octobre 2000, trois semaines avant l'élection présidentielle, la population des E.U. était rappelé brièvement de la menace terroriste dans le monde. Dans le port d'Aden, au Yémen, le destroyer USS Cole de la marine des E.U. était heurté par un bateau gonflable chargé d'explosifs et endommagé. Détail publié: le bateau gonflable semblait s'approcher pour aider le bateau de guerre à s'amarrer. [28] Message: Vous ne pouvez faire confiance à personne.

Le 7 novembre 2000 les élections présidentielles avaient lieu. George W. Bush ou Al Gore devait devenir président. Le comptage des suffrages donnait un résultat très serré. Les résultats dans l'état de Floride devenaient décisifs, mais le comptage était et reste loin d'être clair.

Les opposants bataillaient dans beaucoup de cours de justice jusqu'au 13 décembre. Il s'était avéré qu'en Floride 180.000 bulletins avaient été jetés hors du comptage. De cette façon Bush devançait de moins de 600 voix. Des recomptages partiels donnaient des chiffres encore plus faibles. Finalement tous les recomptages ne pouvaient pas être exécutés dans les limites de temps imposées par la Cour Suprême. C'est ainsi que Bush a remporté les élections. [29]

Dictateur

Quelques jours plus tard, parlant au Capitole, Bush blaguait à propos de sa nouvelle relation avec quelques chefs du Congrès : « Si c'était une dictature, ce serait vachement plus simple… tant que c'est mois le dictateur. » [30]

Un lapsus? Pas réellement. En juillet 1998, à propos de gouverner le Texas, il disait déjà « une dictature serait bien plus facile. » [31] Et le 26 juillet 2001, parlant à nouveau de ses difficultés avec le Congrès, il répétait: «une dictature serait vachement plus simple. » [32]

Eh bien, pour les projets ambitieux des néo-conservateurs le Congrès était, en effet, un obstacle important à vaincre. Le budget des militaires s'était rétréci de 40 pourcent après la Guerre Froide et avec les guerres qu'ils avaient l'intention de mener, ils avaient besoin de beaucoup plus d'argent.

Comment pourraient-ils obtenir le budget qu'ils voulaient? Si les Etats-Unis étaient attaqués, il n'y aurait pas de problème. Ils recevraient tous les fonds, le soutien politique et la sympathie de la population nécessaires. Mais, comme écrit dans leur document, sans un autre Pearl Harbor les choses n'avanceraient que lentement. [25]

Au moment où Bush débutait sa présidence, beaucoup de néo-conservateurs considéraient que l'Iraq était la première cible à frapper. Dans leur document de septembre 2000, ils avaient mentionné l'Iraq comme un « rival potentiel » des E.U. [24]

Première cible l'Iraq?

L'Iraq a la deuxième plus grande réserve de pétrole au monde. Le pays était exténué. Il avait tenté de conquérir l'Iran de 1980 à 1988, avait envahi le Koweït en 1990, avait perdu contre les forces de la coalition dans l'Opération Tempête de Désert en 1991 et, en suivant, un embargo des Nations Unies avait mené l'économie à l'arrêt et la population au bord de la famine.

Depuis 1996 le programme « Oil For Food » (Pétrole en échange de Nourriture) des Nations Unies avait porté un peu de soulagement au peuple iraqien. Le pays avait été désarmé. Des inspections d'armes répétées et extensives avaient conclu, que le pays ne formait plus de menace. C'est à dire, pas militairement. En 2000, Saddam Hussein avait réussi un tour de passe-passe économique pour frapper le pilier principal de l'hégémonie des E.U., le dollar. Saddam avait commencé à vendre son pétrole en euros, au lieu de dollars. Alors, le cours du dollar, qui avait été en hausse depuis des années, s'est mis à descendre. Cependant, lorsque Bush arrivait au pouvoir en janvier 2001, cela n'avait pas l'air alarmant.

Pour lire comment la chute du dollar a hâté l'invasion de l'Iraq par les E.U
Voyez le chapitre « Dollar Hegemony »

L'Afghanistan de retour sur l'agenda

Cependant, moins d'une semaine après que George W. Bush avait été déclaré vainqueur des élections, l'Afghanistan était de retour sur l'agenda international. Résolution 1333 du Conseil de Sécurité des N.U. du 19 décembre 2000 imposait les sanctions qu'elle avait promises plus d'un an auparavant, si les Talibans ne livraient pas Osama bin Laden avant le 14 novembre 1999. (Un ban sur l'aviation afghane et le gel des fonds.) [33]

L'Afghanistan dans le contexte Caspien

Géopolitiquement l'Afghanistan était devenue une cible plus urgente. Depuis 1996 les E.U. avaient eu des contre coups importants dans leur ambition de contrôler le gaz et le pétrole sur le côté est de la Mer Caspienne et étaient en train de perdre de l'influence. L'absence d'autorité sur l'Afghanistan menait à des complications importantes.

Comme mentionné plus haut, les problèmes avaient commencé en février 1996, lorsque le président afghan Rabbani avait signé un contrat avec BRIDAS, le concurrent d'UNOCAL, pour la construction du pipeline de gaz à travers l'Afghanistan, entre le Turkménistan et le Pakistan. [8] En mars 1996, les E.U. essayaient de bloquer ce contrat, en mettant la pression sur le Pakistan en leur disant qu'il devait accorder des droits exclusifs à UNOCAL. Cela donna naissance à un conflit diplomatique avec le gouvernement pakistanais. [8]

Encore avant la fin de ce mois-là, le Pakistan acceptait officiellement qu'un pipeline iranien traverse leur territoire vers les Indes, rendant possible la vente de gaz iranien aux Indes. Le gaz viendrait du champ gigantesque de South Pars dans le Golfe Persique et traverserait le Sud de l'Iran d'ouest en est par un pipeline encore à construire. [34]

Entretemps, en février 1996, le Turkménistan avait montré qu'il ne voulait plus dépendre exclusivement du projet du pipeline afghan et avait signé un contrat avec la Turquie pour fournir du gaz turkménistanais par un pipeline à construire le long de la côte nord de l'Iran. Si nécessaire, la Turquie pouvait absorber la totalité du gaz turkménistanais. [34]

L'Acte des Sanctions contre l'Iran et la Libye (Iranian-Libyan Sanctions Act)

Avec ces deux pipelines via l'Iran le pipeline afghan deviendrait plus ou moins sans utilité. Peu après, le 18 juin 1996, pour empêcher la construction de ces pipelines en Iran, le Congrès des E.U. a passé l'Acte des Sanctions contre l'Iran et la Libye. [35]. Celui-ci met en garde quiconque qui aiderait l'Iran à les construire et interdit des transactions avec l'Iran pour un montant de 4 millions de dollars ou plus. La détermination des E.U. pour le pipeline afghan était claire.

Malgré l'Acte des Sanctions, le 30 août 1996, la Turquie signait un contrat de 20 ans pour acheter du gaz à l'Iran. [34] & [36] Le président Turque serait puni pour sa solidarité islamique par un coup militaire, le forçant à résigner le 18 juin 1997, un an jour pour jour après la mise en place de l'Acte des Sanctions. [37]

Avec l'Acte des Sanctions mis en place, une autre entreprise des E.U., Enron, étendait ses activités dans la région. En Ouzbékistan Enron avait obtenu un contrat pour 11 champs de gaz. En avril 1997, George W. Bush lui-même était intervenu pour aider Enron à obtenir ces contrats. [38] Enron comptait sur le pipeline afghan pour exporter une partie du gaz d'Ouzbékistan vers sa centrale électrique aux Indes. [39]

Avec leur Acte des Sanctions les E.U. ont longtemps bloqué la réalisation de la connexion des pipelines turcs avec l'Iran. Pour cette raison les livraisons de gaz iranien à la Turquie avait été retardée de plusieurs années. En août 2000, l'Iran et la Turquie convenaient que les livraisons commenceraient au 30 juillet 2001, soit quelques jours avant l'expiration de l'Acte des Sanctions. [40]

Malgré cet Acte de Sanctions la construction du pipeline dans le Nord de l'Iran avait démarré sur le côté est. Avec des fonds iraniens, l'Iran et le Turkménistan avaient ouvert une connexion internationale de 200 km vers la fin de l'année 1997. [36]

Raccourci sous-marin évitant l'Iran

Pour frustrer la poursuite du développement du pipeline iranien vers la Turquie, les E.U. eurent l'idée d'une route alternative: du Turkménistan traversant la Mer Caspienne vers Azerbaïdjan et de là vers la Turquie. Enron faisait l'étude pour le projet. [39]

A ce moment-là, il semblait que le projet de pipeline afghan serait abandonné. En 1998 Enron se retirait de ses projets de gaz en Ouzbékistan [41] et en décembre UNOCAL se retirait du consortium pour le pipeline afghane. [8]

Les menaces des E.U. n'avaient pas empêché de grandes compagnies, comme Shell et Total, de signer des contrats avec l'Iran pour l'exploration de pétrole et de gaz. [42] Néanmoins Shell s'était retiré de son projet de pipeline par le Nord de l'Iran. [43]

Le pipeline sous la Mer Caspienne existait maintenant sur la table à dessiner. Cependant, dans les eaux, les cinq pays riverains (l'Azerbaïdjan, la Russie, le Kazakhstan, le Turkménistan, et l'Iran) n'avaient pas encore abouti à un accord sur les frontières de chacun, et donc sur la propriété des champs pétrolifères. Sans cet accord, un accord de 1940 restait en vigueur. Selon ce dernier, pour un pipeline sousmarin, il fallait d'abord que la Russie et l'Iran soient d'accord. Et ils ne l'étaient pas. [44]

En 2000, le président turkménistanais avait blâmé les E.U. pour le retard dans le projet de pipeline transcaspien et avait repris ses livraisons de gaz à la Russie. [45] En mai 2000, le président Putin avait même visité le Turkménistan pour offrir des contrats étendus à plusieurs années. [9] Entretemps, au Kazakhstan, le pétrole du champ Tengiz (le sixième plus grand champ du monde) allait être pompé via la Russie vers la Mer Noire. [46]



Les acteurs riches et leurs influences
George W. Bush assermenté

Le 20 janvier 2001, George W. Bush prêtait serment comme président des E.U. Il est le fils de l'ex-président George H.W. Bush. La famille Bush vient du Texas et a des liens serrés avec des sociétés de pétrole et d'autes sociétés dans ledomaine de l'énergie. Ces entreprises ont grandement contribué à la campagne pour l'élection de Bush.

Aux E.U., c'est normal que des entreprises aident à financer les campagnes électorales de leur candidat préféré. Le soutien financier détermine combien de marketing le candidat peut se permettre et, par conséquence, ses chances de gagner.

Evidemment, lorsque ces entreprises investissent beaucoup d'argent, elles attendent une contrepartie, si leur candidat gagne. Par exemple des nominations dans l'administration, des influences pour obtenir des commandes d'affaires importantes ou encore des lois et amendements qui leur sont favorables. [47]

Enron

Enron était la société, qui avait le plus contribué à la campagne électorale de Bush en 2000. [48] En fait, depuis 1985 Enron avait généreusement contribué aux campagnes électorales, aussi bien du père comme du fils Bush. Le président d'Enron, Kenneth Lay, avait de contacts personnels avec les Bush. Il faisait partie du petit nombre de personnes ayant été invité à dormir à la Maison Blanche. [49] Durant ces années, Enron était passé d'un fournisseur régional d'énergie à la septième plus grande société multinationale des E.U.

Bien que croulant sous les dettes, causées par ses investissements gigantesques à l'étranger, Enron montrait toujours des résultats splendides. Comment? En câchant les dettes d'outre-mer et ceci grâce à une exemption de la Commission de Sécurité et d'Échanges. Toutes les entreprises des Etats-Unis sont obligées de mentionner leurs dettes d'outre-mer dans leur comptes, selon l'Acte de la Compagnie d'Investissement de 1940. Enron, depuis 1997, en avait été exempté. [47] En outre, à partir de la même période, le vice-président des finances d'Enron, Andy Fastow, avait commencé sa comptabilité « créative ». [50]

Depuis 1993, aux Indes, Enron avait investi 2,9 milliards de dollars US pour la construction d'une grande centrale électrique près de Bombay. À l'origine, Enron avait compté sur la livraison de gaz bon marché du Turkménistan, via le pipeline projeté par l'Afghanistan. Le projet avait tourné au cauchemar.

Enron avait reçu de sévères critiques sur sa façon méprisante de conduire ses affaires. Il y avait eu une opposition importante de la population locale, après qu'Enron eût loué les services d'officiers de police pour abattre des protestations des opposants. Des plaintes avaient été déposées pour atteinte aux droits de l'homme. [39]

Un autre point, et pas le moins important, c'est que les livraisons à la compagnie régionale d'électricité étaient facturées plus du double que l'électricité des autres fournisseurs. [51] Prenant en compte le coût total porté par la compagnie régionale d'électricité, le prix d'Enron était même de 700 pourcent supérieur. [52] La compagnie régionale ne pouvait plus payer les montants facturés. En représailles, en janvier 2001, Enron avait coupé le courant de plus de 200 millions de personnes dans le Nord des Indes, et exigeait trois fois le prix normal. [53] (A peu près à la même période Enron provoquait également des ruptures d'électricité en Californie, pour forcer des augmentations de prix. [54])

En 1997, Enron avait également démarré des projets de gaz en Ouzbékistan, pour lesquels George W. Bush avait eu des contacts personnels avec l'ambassadeur Ouzbékistanais.

Dès que l'administration Bush fut en place, vice-président Cheney s'occupait de récompenser Enron pour son support. Le président d'Enron, Kenneth Lay, avait toute une liste de souhaits pour des modifications dans la législation sur l'énergie. Cheney, qui devait formuler des propositions pour la nouvelle politique énergétique des Etats-Unis, y incluait la quasi-totalité des modifications souhaitées par Kenneth Lay. [55] Par ailleurs, Enron avait encore un différend avec les Indes portant sur une somme de 64 millions de dollars pour la centrale électrique à Bombay. Cheney allait intervenir personnellement en faveur d'Enron à l'occasion de sa rencontre avec le chef de l'opposition indienne Sonia Ghandi, à Washington le 27 juin 2001. [56]

Enron - Bin Laden

Enron avait également des connexions avec la firme de construction Bin Laden d'Arabie Saoudite, avec laquelle il construisait une centrale électrique dans la bande de Gaza. (Au moment de la banqueroute d'Enron, en décembre 2001, la centrale n'était pas encore terminée.) [57]

Bin Laden - Carlyle

La riche famille Bin Laden est bien connue de la famille Bush. En 1978 Salem bin Laden avait fourni une part de l'argent pour la première entreprise de pétrole de George W. Bush, appelée Arbusto. [58] Le père de George W., George H.W. Bush, après avoir été président, rejoignit le groupe Carlyle [59] où il entretenait les relations avec la compagnie Bin Laden. [60] Il rencontrait la famille en novembre 1998 et en janvier 2000. [61]

Bin Laden investissait également dans le groupe Carlyle. Le 10 septembre 2001, le jour avant les attaques, H.W. Bush a encore rencontré Shafig bin Laden, le frère d'Osama, à la conférence annuelle des investisseurs du groupe Carlyle. [62] Comme Enron, Carlyle avait énormément grandi.

Au début des années 90 le fils Bush avait été membre du conseil d'un fabriquant de repas pour lignes aériennes. [60] Carlyle avait acheté le fabriquant. Malgré la faillite du fabriquant de repas, Carlyle grandissait pour devenir un fournisseur important de la Défense des E.U. [61] Une bande d'ex-politiciens bien connus, comprenant le père de George W. Bush et l'ex-premier de la Grande Bretagne John Major et l'ex-président des Philippines Ramos, se remplissent actuellement les poches avec la « Guerre contre le Terrorisme » [59]

Osama

Il existe des tas d'informations sur le fils de bin Laden, Osama. Cependant, quasiment toutes proviennent de sources que l'on ne peut vérifier, comme des commentaires par des inconnus, qui l'auraient connu ou rencontré. D'autres histoires sont basées sur des allégations de personnes qui ont des intérêts d'affaires importants dans la « Guerre contre le Terrorisme », comme les Bush. Puis il y a les commentaires par des officiels « convaincus », que tout ce qui a été dit sur Osama est vrai.

A l'autre extrémité, il y a l'image qu'Osama présente de lui même dans une interview au reporter de CNN, Peter Arnett, en 1997. D'après cette interview, il est avant tout un homme de foi, qui comprend les gens qui combattent les soldats des E.U., qui sont venus pour voler le pétrole et qui ont attaqué la religion islamique. Il nie avoir organisé des attaques contre les E.U. lui-même. [63] (Beaucoup de gens se rappelleront d'un enregistrement vidéo avec la « confession d'Osama », qu'il aurait été au courant des attaques du 11 septembre en avance, qui s'avérait être un faux. [64])

Osama deviendrait l'excuse clé pour envahir l'Afghanistan. Le 17 septembre 2001 Bush déclarait qu'Osama bin Laden était « wanted » mort ou vif. [65]

Pourquoi Osama bin Laden se trouvait-il en Afghanistan? Ici aussi, des sources différentes donnent des réponses différentes. Il avait déjà séjourné en Afghanistan pendant les années 80, aidant les moudjahidines à combattre l'occupation soviétique (comme le faisaient les E.U.). De retour en Arabie Saoudite en 1989 il s'était opposé à l'alliance du roi avec les E.U.

Quand son passeport fut confisqué, il a fui d'abord, revenant en Afghanistan, et ensuite il s'est installé au Soudan, où tous les musulmans étaient les biens venus après un changement de régime l'année auparavant. En 1994, en raison de son soutien aux mouvements islamiques fondamentalistes, l'Arabie Saoudite lui avait enlevé sa citoyenneté et avait gelé ses fonds. [66]

Pendant qu'Osama était au Soudan, ce pays était accusé d'être responsable d'une tentative d'assassinat contre le président Égyptien Mubarak, lors d'un sommet en Éthiopie, le 26 juin 1995. Les relations entre l'Égypte et le Soudan s'étaient détériorées au cours de 1995.

À ce point, sautons vers l'Afghanistan. En février 1996, pour les Etats-Unis, le projet de pipeline à gaz était plutôt compromis. Le président Rabbani d'Afghanistan avait contracté l'entreprise Argentine BRIDAS au lieu de contracter UNOCAL. Pour torpiller le contrat signé par Rabbani, ce dernier devrait disparaître. Mais qui c'est qu'on pourrait accuser, si Rabbani était tué?

Revenons au Soudan. Tout d'un coup, le 8 mars 1996 les E.U. demandent au Soudan d'extrader Osama bin Laden. Ils ne précisent pas vers quel pays. Mais puisque les Saoudiens avaient pris son passeport et sa nationalité, Osama n'avait pas beaucoup d'options. Le 18 mai 1996 il quittait le Soudan et retournait en Afghanistan. [67]

Des années plus tard beaucoup de personnes se demandaient toujours pourquoi Osama n'avait pas été arrêté à cette occasion.

En Afghanistan, les choses prendraient une direction différente que prévue. Du 20 mars au 4 avril 1996 les chefs Talibans tenaient une shura (réunion) et concluaient une jihad contre Rabbani. [68] Osama arriva le 18 mai mais ne s'y est pas impliqué. Le 27 septembre, les Talibans conquéraient Kaboul et le président Rabbani fuyait pour rejoindre l'Alliance du Nord. UNOCAL avait alors de bonnes raisons de croire que le projet du pipeline allait avoir une issue positive. Hélas! C'est encore le concurrent BRIDAS, qui était le plus rapide et signa un contrat avec les Talibans en novembre 1996.

Finalement, c'est en raison de cette défaite que les Etats-Unis en sont venus à vouloir évincer les Talibans du pouvoir. Clinton n'allait pas envahir l'Afghanistan après les attentats contre les ambassades en Afrique, peut-être à cause de Monica Lewinski. Bush allait s'en charger, après les événements « catastrophiques et catalytiques » du 11 septembre 2001.

Après avoir utilisé la présence d'Osama bin Laden en Afghanistan comme son excuse-clé pour envahir le pays, Bush déclarait le 13 mars 2002, qu'il n'était pas vraiment inquiété par Osama bin Laden. [69]

Karzai

Après la conquête de l'Afghanistan, ou du moins de sa capitale, Hamid Karzai, était nommé président de l'administration intérimaire d'Afghanistan. Bien qu'un journaliste digne de foi d'un journal mondialement connu ait annoncé, que Karzai avait été conseiller d'UNOCAL, son éditeur a rétracté cette information par la suite. Que Karzai ait été payé pour ses services ou non, toujours est-il, que le 16 juin 2002, même avant qu'il y ait un président élu, Karzai a signé un accord officiel avec le Turkménistan et le Pakistan pour la construction d'un pipeline de gaz à travers l'Afghanistan. [70]

Même si ce pipeline serait achevé trop tard pour transporter du gaz turkménistanais vers le Pakistan et les Indes, l'Afghanistan reste un butin de guerre intéressant. Comme le Turkménistan, il dispose d'un champ de gaz géant. Celui-ci est situé au sud du champ turkménistanais, près de Mazar et Sharif. Afghanistan dispose également de plusieurs champs de pétrole ainsi que de charbon. Par ailleurs, dans les années 70, des géologues britanniques avaient déjà recensé 1600 localités comportant des minéraux.




Les préparations pour le 11 septembre et l'invasion de l'Afghanistan
Le choix du moment des attaques

Comme observé plus haut, le moment des attaques contre les ambassades en Afrique a aidé Clinton, dans la mesure où elles détournaient l'attention de sa condamnation imminente pour parjure dans l'affaire Monica Lewinsky, et la fixaient sur les ennemis communs: les terroristes.

L'invasion de l'Afghanistan devait cependant attendre l'arrivée du président suivant. Ainsi, entre 1998 et 2001 il restait suffisamment de temps pour tout préparer soigneusement. Ci-dessous nous remarquerons, que les attaques du 11 septembre survenaient au moment précis où les militaires et le matériel venaient juste d'arriver au Moyen-Orient. La seule chose manquante pour déclarer la guerre à l'Afghanistan était un prétexte pour obtenir le soutien du Congrès, de la population des E.U., et du reste du monde…

Les préparations militaires

Pour les Etats-Unis, envahir l'Afghanistan de l'autre côté du monde était une opération délicate. Peu à peu les E.U. avaient poussé leur influence dans les républiques soviétiques d'antan. Des compagnies de pétrole et de gaz s'étaient installées en Azerbaïdjan, Kazakhstan, Ouzbékistan et Turkménistan. Les militaires avaient également étendu leur influence dans la région caspienne, défiant la Russie et la Chine dans leurs jardins de derrière.

Déjà en 1997, au Nord de l'Afghanistan, les E.U. avaient étendu considérablement leur « coopération » militaire avec le Kazakhstan, qui forme le tampon avec la Russie. [71] En 1999, plus près de l'Afghanistan, ils avaient étendu leur présence en Kyrgyzstan [72] , de même qu'en Ouzbékistan, un des voisins de l'Afghanistan. [73] Le 14 et 15 avril 2000 des troupes des E.U. et d'Ouzbékistan menaient des exercices militaires conjoints. [74]

À l'est de l'Afghanistan, l'administration des E.U. entretient des rapports solides avec le service de renseignements pakistanais. Son directeur, le Lieutenant-Général Mahmoud Ahmad, se trouvait avec des officiels des E.U. la semaine avant et pendant les attaques du 11 septembre. [75]

À l'ouest, des F-15 étaient basés en Arabie-Saoudite, au Koweït et en Turquie et la Cinquième Flotte était stationnée en permanence dans le Golfe Persique. [76]

Pour la guerre en Afghanistan, des transports énormes de troupes et de matériel devaient être organisés bien avant l'attaque. Le 7 novembre 2000, le jour où tous les citoyens aux E.U. étaient occupés à l'élection de leur président, le Royaume Uni annonçait son plus grand exercice militaire depuis la Guerre du Golfe, Opération Sabre Rapide (Swift Sword en anglais et Saif Sareea en arabe), comprenant 24.000 hommes et beaucoup de matériel lourd. [77]

L'exercice avait lieu sur la côte d'Oman, un endroit stratégique, puisque tous les tankers de pétrole de la région du Golfe Persique (l'Arabie Saoudite, les Émirats Arabes Unis, le Qatar, le Koweit, l'Iraq et l'Iran) doivent traverser le Golfe d'Oman. Ici le Royaume Uni maintient un Dépôt de Matériel de Guerre.[78] L'exercice devait se tenir du 15 septembre jusqu'à la fin octobre 2001. [79] Le Royaume-Uni commençait à transporter ses troupes et son matériel vers Oman au mois d'août 2001. [80] Le Royaume-Uni participait à l'invasion. [81]

Du 8 octobre jusqu'à la fin octobre 2001, une autre opération militaire était programmée en Égypte: « Bright Star », une opération organisée par l'OTAN. C'était l'exercice le plus important au monde comprenant plus de 11 nations et plus de 70.000 hommes (dont 23.000 des États-Unis.) [82]

Parmi d'autres mouvements militaires « fortuites » vers l'Afghanistan, nous remarquons, que le 23 juillet 2001 le porte-avion Carl Vinson était envoyé depuis Bremerton (sur la côte ouest des E.U.) vers la Mer d'Arabie. Il arrivait exactement à l'heure pour lancer les premières attaques aériennes contre l'Afghanistan le 7 octobre 2001. [83]

Préparations diplomatiques.

Sur le front diplomatique, pour diminuer le risque que la Chine se fâche, le 19 juin 2001 Bush a proposé de venir au sommet de l'APEC à Shang Hai et devait rencontrer le président Zemir entre le 15 et le 21 octobre 2001. [84] & [85] (La rencontre de Bush avec les présidents Zemir et Putin a eu lieu le 20 octobre 2001. [86])

En outre, en 2001, la Chine était en train de compléter ses accords bilatéraux avec tous les 37 membres de l'Organisation du Commerce Mondial. La Chine attendait d'en devenir membre depuis de nombreuses années. Les accords bilatéraux avec le Mexique allaient être les derniers pour compléter l'adhésion de la Chine. [87] En juillet 2001, Bush polissait ses relations avec le Mexique, en «s'élevant » contre les restrictions malhonnêtes qui limitaient les importations de camions mexicains aux Etats-Unis. [88]

Les petits soins de Bush n'était probablement pas seulement pour mettre les Mexicains de bonne humeur pour signer avec la Chine, mais aussi parce que le Mexique serait membre du Conseil de Sécurité en 2002 et 2003. La Chine signait ses accords bilatéraux avec le Mexique et devenait membre de l'Organisation de l'Organisation du Commerce Mondial le 13 septembre 2001. [89]

Les systèmes sans équipage de Bush.

Été 1999, un nombre d'ambassades des E.U. en Afrique était fermées un long weekend, en raison d'individus suspects traînant dans les environs. [16] Quelques jours plus tard, Clinton avait passé un ordre interdisant des transactions commerciales avec les Talibans. [18] Et, quelques mois après ces événements, George W. Bush avait présenté ses idées sur la Défense « sur la frontière troublée de technologie et de terreur. »

Il avait dit : «Dans l'air nous devons être capables de frapper partout dans le monde avec la précision d'une pointe de clou – avec des avions longue-distance et peut-être avec des systèmes sans équipage » [19]

En septembre 1999, Bush avait dit « peut-être ». Il l'envisageait. C'était à un moment où le marché des avions sans équipage (unmanned aerial vehicles, UAV's) pour l'aviation militaire et civile se développait rapidement. [90] En 2001, il existait plus de 60 types de ces avions dans le monde, de petits modèles jusqu'à des grands avions. [91]

À l'époque du discours de Bush, en 1999, les E.U. développaient le Global Hawk [92], un avion militaire sans équipage avec une largeur d'ailes comparable à un Boeing 737. Il avait fait son premier vol de la base de l'armée de l'air Edwards (Californie) le 28 février 1998. [93] Après que Bush était devenu président, le Global Hawk a fait son premier vol de test historique vers l'Australie le 23 avril 2001. [94]

Le 11 septembre

Pas tout le matériel sur le 11 septembre a été rendu public. Quelques unes des preuves fiables ont été confisquées par la CIA. [95] Les affirmations d'agents officiels s'avéraient souvent contradictoires. Et, en particulier, la Maison Blanche a confisqué des dizaines de rapports de la Commission du 11 septembre. [96] La recherche de la vérité n'en devient pas plus aisée.

La version officielle des événements comporte un nombre très important de hasards, qui ont facilité la « réussite » des attaques.

Un exercice militaire à l'échelle nationale, Global Guardian, à l'origine programmé pour novembre 2001, est en plein cours, créant la confusion entre les exercices et les événements du monde réel. [97]

Un exercice de grande envergure, Vigilant Guardian, a lieu et comprend tout NORAD, l'organisation qui normalement envoie des avions chasseurs aux avions civiles plusieurs fois par semaine, lorsque les contrôleurs aériens rapportent des incidents. [97]


L'exercice Vigilant Guardian simule une attaque contre les États-Unis. [97]

NORAD tient également une opération programmé d'avance dans le monde réel, appelé Operation Northern Vigilance, pour laquelle des avions chasseurs sont stationnés en Alaska et au Canada. [98]

L'opération Northern Vigilance crée également des faux signaux aux écrans radars, au moins jusqu'au moment où le deuxième avion s'écrase contre le World Trade Centre. [99]

À Washington un exercice programmé au « National Reconnaissance Office » comprend le scénario d'un avion utilisé comme arme volante. [97]

Le président des « Joint Chiefs of Staff » vole au dessus de l'Atlantique en route pour l'Europe. [97]

Le directeur de l'Agence Fédérale de Coordination des Urgences est à une conférence dans le Montana. [97]


Le coordinateur de la piraterie de l'air de la Agence Fédérale de l'Aviation (FAA), qui doit contacter le Centre National de Commandement Militaire en cas de piraterie, se trouve à Porto Rico et ne peut être contacté. [97]

Tous les agents anti-terroristes du FBI, ainsi que les agents du plus haut niveau des opérations spéciales du FBI sont réunis avec les membres de l'unité anti-terroriste de la CIA, pour un exercice d'entraînement à Monterey en Californie. [97]

Pour le jour du 11 septembre, le commandant du Centre National de Commandement Militaire avait demandé d'être remplacé par une personne sans expérience. [97]

Pour le chef des Opérations Nationales de l'Agence Fédérale de l'Aviation (FAA) c'est le premier jour dans sa nouvelle fonction. [98]

Les pirates de l'air pouvaient monter à bord des avions sans difficulté, puisque les listes d'interdiction de vol officielles n'étaient consultées que pour les vols internationaux et non pas pour des vols intérieurs. [22] & [23]

Informés quelques minutes après le début du premier détournement (vol 11), des supérieurs d'American Airlines décident de le « garder sous silence » [97]

Les contrôleurs aériens de Boston ne suivent pas les procédures normales et perdent du temps en contactant différentes bases militaires, au lieu de NORAD. [97]

Quand NORAD est finalement informé, deux F-15 restent au sol et ne décolleront qu'une fois le deuxième avion s'est déjà écrasé dans le World Trade Center. [97]

Pour de différentes raisons des F-16 n'arriverons sur scène qu'après le dernier avion écrasé. [97] & [99]

Une décision est prise de faire atterrir et maintenir au sol non seulement les avions civiles, mais également les avions militaires. [99]

Le pilote-pirate présumé du vol 77 n'était pas capable de faire voler un Cessna au mois d'août, mais réussissait à faire descendre en spirale un Boeing 757 et frapper le Pentagone quelques mètres au dessus du sol le 11 septembre. [100]

Le président ne donne aucun ordre en réponse à l'attaque jusque juste avant le crash du dernier avion. [97]

Ci-dessus je n'ai mentionné que les coïncidences qui ont facilité le succès des attaques. Si j'avais à bâtir une histoire basée sur une série de coïncidences pareille, personne ne me croirait. Eh bien, moi non plus. Gardant les choses dans leur contexte, il est plus sensé de les voir comme des faits et non pas comme des coïncidences.

Tous les détails rendus publics montrent que les attaques du 11 septembre ont été exécutées avec une précision militaire. Cependant, les pirates auraient été des pilotes improvisés sans les capacités extraordinaires pour voler de la façon qui a été rapportée. [101] & [102]

En outre, ils n'auraient pas été suffisamment intelligents pour prévoir les réactions induites par leurs actions. Apparemment, ils avaient si peu de conscience politique, qu'ils n'étaient pas au courant que les néo-conservateurs attendaient un « événement catastrophique et catalytique » pour accélérer les conquêtes des E.U.

Le succès de leurs plans dépendait de beaucoup de connaissance à l'avance sur la situation ce jour-là, comme la confusion offerte par des exercices militaires prévus et les scénarios qu'ils simulaient, comme la confusion offerte par les faux signaux radar, comme l'absence d'images radar primaires chez les contrôleurs aériens dans des secteurs spécifiques, comme l'absence d'un nombre d'agents expérimentés dans la chaîne de commande répondant aux piratages, comme l'absence d'avions chasseur armés pour déjouer leurs plans.

Tout ceci semble davantage être le travail d'une organisation avec beaucoup d'influence et bien entraînée, une organisation voulant offrir des justifications aux plans de conquête des néo-conservateurs, avec comme première cible l'Afghanistan.

Il me semble improbable, qu'une telle organisation laisse ses chances de réussite dépendre des capacités improvisées des pirates. Il est plus plausible de supposer que les pirates n'avaient pas le contrôle des appareils. (Malgré une phrase entendu dans la cabine de pilotage du quatrième avion, ayant été traduite comme « Tire-le vers le bas » et interprétés par des officiels comme « Fais écraser l'avion » [102]) Il semble plus probable, que l'opération était conduite sur « la frontière trouble de technologie et de terreur » et que la technologie avait pris les commandes.

Transporteurs

Les deux types d'avion utilisés, les Boeing 757 et 767, peuvent être commandés à distance. Quelques jours après le 11 septembre Robert Ayling, un ancien chef de British Airways, mettait en avant dans le Financial Times, que les avions pouvaient être commandés à distance depuis le sol dans des cas de piratage. [13] Le 11 septembre, la commande à distance aurait été entre les mains de mauvaises personnes.

Si nous considérons de plus près le scénario de la commande à distance, nous remarquons, que, si les détails publiés sur les transpondeurs sont corrects:

1. le transporteur du deuxième 767 est éteint peu après que le premier 767 s'est écrasé.
2. le transporteur du deuxième 757 est éteint peu après que le premier 757 s'est écrasé.

Donc, ça laisse supposer, qu'un pilote commandait à distance les deux 767 l'un après l'autre, et un autre pilote commandait à distance les deux 757 l'un après l'autre. ([104] 9/11 Commission Report, p.32, 8:47 & 9:41)

Il a également été rapporté qu'un avion cargo militaire C-130 se trouvait à la queue du vol 77 quand ce dernier s'est écrasé contre le Pentagone. Ce même C-130 était derrière le vol 93 quand ce dernier s'écrasait. Est-ce que cet avion jouait un rôle? Ou est-ce que c'était juste un touriste fortuit, volant ça et là pendant que tous les autres avions avaient reçu l'ordre d'atterrir? [101], [105], [106]

Les pirates piratés?

Bien que la version officielle attend de nous, que l'on croit que les pirates de l'air voulaient s'écraser contre le World Trade Center et le Pentagone, les enregistrements de conversations rendues publiques ne délivrent pas d'éléments qui soutiennent cette thèse. Bien qu'un grand nombre d'histoires aient été publiées sur les pirates, je n'ai trouvé aucun élément vérifiable.

Si les pirates soutenaient quelque cause arabe ou islamiste, ils auraient probablement été dans une position plus forte, s'ils étaient retournés vers des aéroports avec quatre avions et des centaines de citoyens des E.U. en leur pouvoir. Ils auraient pu négocier le relâchement de prisonniers politiques. Ils auraient pu exiger que les E.U. retirent leurs troupes de l'Arabie Saoudite. Ils auraient pu plaider n'importe quelle cause.

Est-ce que les pirates avaient vraiment l'intention de frapper le World Trade Center et le Pentagone ou est-ce qu'ils ont été subordonnés par l'organisation qui les avait « contractés »? Le saurons-nous? D'après la version officielle, tout contact radio et l'écoute des conversations dans les cabines de pilotage auraient cessé, avant que les avions entament leur approche finale du World Trade Center et du Pentagone. Si les pirates voulaient créer l'effet le plus spectaculaire possible, est-ce qu'ils n'auraient pas crié une dernière accusation contre les E.U.? Ou une dernière prière glorieuse à Allah? Ou est-ce qu'ils étaient surpris et paniqués, quand ils voyaient qu'ils allaient s'écraser dans les bâtiments?


Conclusion
Les pipelines afghans ne forment qu'une pièce dans le jeu d ‘échec politique des E.U. pour obtenir une influence dominante dans les républiques soviétiques d'antan, riches en pétrole et en gaz. Avec une consommation de 25 pourcent de la production de pétrole mondiale, leur impérialisme est avant tout centré sur l'énergie. Aujourd'hui les Etats-Unis dépendent déjà pour 60 pourcent de pétrole étranger, un pourcentage qui croît rapidement. Les idées néo-conservatives pour transformer les États Unis en une « force dominante » ne sortent pas du néant.

La pensée, qu'ils avaient besoin d'un « événement catastrophique et catalytique », n'était pas motivée que par les bénéfices financiers personnels, que certains d'entre eux tirent de l'industrie de guerre. C'était aussi un signe de panique d'une nation, qui fait face à des puits de pétrole tarissants et qui se prépare à conquérir des puits étrangers, jusqu'à ce que la dernière goutte aura disparue.

Rudo de Ruijter
Chercheur independant

rudoderuijter@wanadoo.nl

Son Site


Note

Aujourd'hui les Etats-Unis semblent plus intéressés à une occupation durable de l'Afghanistan. Ainsi ils pourront exploiter les réserves afghanes au moment qu'il leur semble opportun. En outre ils gardent le pouvoir de décider, si le Pakistan et les Indes bénéficieront ou non de gaz et de pétrole en provenance de la Mer Caspienne, du Turkménistan ou de l'Afghanistan. En Iraq aussi, j'ai de plus en plus l'impression, qu'il s'agit de faire durer la guerre le plus longtemps possible. Tant que les réserves de pétrole iraquiennes n'arrivent pas aux marchés mondiaux, les cours de pétrole restent élevés, pendant que les réserves en question prennent de la valeur. Tant que le pétrole et le gaz sont vendus en dollars, les Etats-Unis en profitent.

Tous ces changements politiques sont liés à la prise de conscience que les sources de pétrole tarissent. Depuis 2001 les Etats-Unis virent rapidement vers l'énergie nucléaire. Simultanément ils s'approprient un rôle dominant dans le marché mondial de combustibles nucléaires. Un coup stratégique a lieu en ce moment même pour partager et boucler ce marché en imposant de nouveaux règles de jeu. L'Iran forme le prétexte et le test. http://www.planetenonviolence.org/
TNP-ONU-Tentative-de-Coup-Strategique-des-USA-La-Russie,
-la-Chine-vont-elles-se-laisser-seduire-_a810.html

[1] http://www.september11news.com/DailyTimeline.htm


[2] http://news.bbc.co.uk/onthisday/hi/dates/stories/february/26/
newsid_2516000/2516469.stm



[3] http://www.whatreallyhappened.com/wtcbomb.html



[4] http://news.bbc.co.uk/hi/english/static/in_depth/europe/2001/
collapse_of_ussr/timelines/late1991.stm



[5] http://www.washingtonpost.com/wp-srv/inatl/europe/caspian100598.htm



[6] http://www.hrw.org/reports/1999/enron/enron2-4.htm



[7] http://www.hri.org/news/balkans/rferl/1999/99-08-03.rferl.html



[8] http://www.worldpress.org/specials/pp/pipeline_timeline.htm



[9] http://www.gasandoil.com/goc/company/cnc02739.htm



[10] http://news.bbc.co.uk/onthisday/hi/dates/stories/august/7/
newsid_3131000/3131709.stm



[11] http://www.washingtonpost.com/wp-srv/politics/special/clinton/
stories/clinton081898.htm



[12] http://news.bbc.co.uk/1/hi/world/africa/155252.stm



[13] http://www.un.org/Docs/scres/1998/scres98.htm



[14] http://www.fas.org/irp/news/1998/11/98110602_nlt.html



[15] http://www.fas.org/irp/news/1998/11/indict2.pdf



[16] http://www.fas.org/irp/news/1999/06/990625db.htm



[17] http://www.fas.org/irp/threat/terror_99/appa.html



[18] http://www.fas.org/irp/offdocs/eo/eo-13129.htm



[19] http://www.citadel.edu/pao/addresses/pres_bush.html



[20] http://www.un.int/usa/sres1267.htm



[21] http://web.archive.org/web/20000919212253/http://www.library.cornell.edu/
colldev/mideast/terclrk.htm



[22] http://www.fas.org/irp/crs/RL32366.pdf



[23] http://www.cooperativeresearch.org/entity.jsp?id=1521846767-2057



[24] http://www.newamericancentury.org/RebuildingAmericasDefenses.pdf



[25] http://politics.guardian.co.uk/iraq/comment/0,12956,1036687,00.html



[26] http://www.sourcewatch.org/index.php?title=Bush_administration:
_Project_for_the_New_American_Century



[27] http://www.whitehouse.gov/news/releases/2001/12/20011211-6.html



[28] http://news.bbc.co.uk/onthisday/hi/dates/stories/october/12/
newsid_4252000/4252400.stm



[29] http://news.bbc.co.uk/onthisday/hi/dates/stories/november/8/
newsid_3674000/3674036.stm



[30] http://www.pbs.org/newshour/bb/politics/july-dec00/trans_12-18.htm



[31] http://www.governing.com/archive/1998/jul/bush.txt



[32] http://seattlepi.nwsource.com/national/32902_bush27.shtml



[33] http://daccessdds.un.org/doc/UNDOC/GEN/N00/806/62/PDF/
N0080662.pdf?OpenElement



[34] http://www.eia.doe.gov/emeu/cabs/chrn1996.html



[35] http://www.fas.org/irp/congress/1996_cr/h960618b.htm



[36] http://www.hartford-hwp.com/archives/53/052.html



[37] http://select.nytimes.com/gst/abstract.html?
res=F00C12FF3F5A0C7A8DDDAF0894DF494D81&n=Top%2fReference
%2fTimes%20Topics%2fPeople%2fE%2fErbakan%2c%20Necmettin



[38] http://www.publicintegrity.org/report.aspx?aid=104&sid=300



[39] http://www.monitor.net/monitor/0202a/enrontimeline.html



[40] http://www.gasandoil.com/goc/news/ntc03653.htm



[41] http://www.cooperativeresearch.org/entity.jsp?id=1521846767-525



[42] http://www.farsinet.com/news/nov99wk2.html#shell



[43] http://www.iranian.com/Times/Dec98b/Khorramabad/624front.html



[44] http://www.pinr.com/report.php?ac=view_report&report_id=499&language_id=1



[45] http://www.first-exchange.com/FSU/azer/news/news031800.asp



[46] http://www.eia.doe.gov/emeu/cabs/chrn2000.html#FEB00



[47] http://www.publicintegrity.org/report.aspx?aid=104



[48] http://www.whatreallyhappened.com/SilkRoad.html



[49] http://www.thenation.com/blogs/capitalgames?pid=21



[50] http://www.cfo.com/article.cfm/2989389



[51] http://www.atimes.com/reports/CA13Ai01.html#top5



[52] http://www.alternet.org/story/12525/



[53] http://www.atimes.com/reports/CA13Ai01.html



[54] http://news.bbc.co.uk/1/hi/business/1972574.stm



[55] http://www.thenation.com/doc/20020415/nichols



[56] http://www.guardian.co.uk/enron/story/0,,636530,00.html



[57] http://www.cooperativeresearch.org/timeline.jsp?
timeline=complete_911_timeline&startpos=300#a0699powerplant



[58] http://www.cbc.ca/fifth/conspiracytheories/saudi.html



[59] http://www.hereinreality.com/carlyle.html



[60] http://www.guardian.co.uk/wtccrash/story/0,1300,583869,00.html



[61] http://www.cooperativeresearch.org/entity.jsp?id=1521846767-479



[62] http://complete911timeline.org/timeline.jsp?
timeline=complete_911_timeline&day_of_9/11=dayOf911



[63] http://www.anusha.com/osamaint.htm



[64] http://welfarestate.com/wtc/faketape/



[65] http://www.telegraph.co.uk/news/main.jhtml?
xml=/news/2001/09/18/wbush18.xml



[66] http://www.pbs.org/wgbh/pages/frontline/shows/binladen/etc/cron.html



[67] http://www.cooperativeresearch.org/context.jsp?item=a0396sudansquabble



[68] http://www.worldpress.org/specials/pp/taliban_timeline.htm



[69] http://www.truthout.org/docs_04/printer_101504W.shtml



[70] http://www.pakistaneconomist.com/issue2002/issue23/f&m.htm



[71] http://www.stimson.org/rd-table/ctr-kaz.htm



[72] http://www.defenselink.mil/transcripts/2002/t04282002_t0427jpc.html



[73] http://www.cdi.org/russia/johnson/5491-7.cfm



[74] http://www.rferl.org/featuresarticle/2005/09/
383c3d03-2526-446e-943d-f81dfddbdc68.html



[75] http://www.atimes.com/atimes/Front_Page/FD08Aa01.html



[76] http://www.eias.org/publications/bulletin/2001/eboctnov01.pdf



[77] http://www.wsws.org/articles/2001/oct2001/oman-o09.shtml



[78] http://www.globalsecurity.org/military/facility/thumrait.htm



[79] http://news.bbc.co.uk/1/hi/uk/1012044.stm



[80] http://wsws.org/articles/2001/oct2001/oman-o09.shtml



[81] http://www.guardian.co.uk/waronterror/story/0,1361,581416,00.html



[82] http://www.globalsecurity.org/military/ops/bright-star.htm



[83] http://en.wikipedia.org/wiki/USS_Carl_Vinson_(CVN-70)



[84] http://transcripts.cnn.com/2001/WORLD/asiapcf/east/06/19/china.russia/index.html



[85] http://www.china.org.cn/english/12585.htm



[86] http://www.worldpress.org/europe/0302express.htm



[87] http://www.fas.org/sgp/crs/row/IB91121.pdf



[88] http://telaviv.usembassy.gov/publish/peace/archives/2001/august/0801e.html



[89] http://www.fas.org/sgp/crs/row/IB91121.pdf



[90] http://www.marketresearch.com/product/print/
default.asp?g=1&productid=144390



[91] http://www.armada.ch/01-5/cgdrones.pdf



[92] http://www.fas.org/irp/program/collect/global_hawk.htm



[93] http://www.fas.org/irp/program/collect/global_hawk.htm



[94] http://www.spacedaily.com/news/uav-01d.html



[95] http://web.archive.org/web/20010921200613/www.washtimes.com/
national/20010921-90259475.htm



[96] http://www.washingtonpost.com/ac2/
wp-dyn?pagename=article&contentId=A30240-2004Feb10¬Found=true



[97] http://complete911timeline.org/timeline.jsp?
timeline=complete_911_timeline&day_of_9/11=dayOf911



[98] http://www.cooperativeresearch.org/entity.jsp?id=1521846767-1683



[99] http://complete911timeline.org/timeline.jsp?
day_of_9/11=dayOf911&timeline=complete_911_timeline&startpos=100



[100] http://www.whatreallyhappened.com/hanjour.html



[101] http://complete911timeline.org/timeline.jsp?
timeline=complete_911_timeline&day_of_9/11=dayOf911&startpos=200



[102] http://complete911timeline.org/timeline.jsp?
day_of_9/11=dayOf911&timeline=complete_911_timeline&startpos=300



[103] http://www.economist.com/science/displayStory.cfm?Story_ID=787987



[104] http://www.9-11commission.gov/report/911Report.pdf



[105] http://www.cooperativeresearch.org/entity.jsp?id=1521846767-2034



[106] http://news.minnesota.publicradio.org/
features/2004/05/31_catlinb_airguardmuseum/

Anonyme a dit…
Ce message a été supprimé par un administrateur du blog.
Anonyme a dit…

J'ai connu Hassan Moali et je n'ai pas non plus entendu dire qu'il avait un fil à la patte. Bien au contraire, ce journaliste est tres patriote, dans le sens noble du terme et un homme de principes.
H.N

Anonyme a dit…

Le Venezuela favorable à la création d'une 'OTAN sud-américaine' (médias)



Le président vénézuélien Hugo Chavez s'est prononcé en faveur de la création d'un Conseil sud-américain de défense à l'instar de l'OTAN, ont rapporté des médias mexicains jeudi.

"La création du Conseil sud-américain de défense nous permettra de protéger notre région face à l'impérialisme, le néo-impérialisme et les guerres préventives", a estimé le numéro un vénézuélien intervenant à Recife, au Brésil, où il est actuellement en visite.

Le leader vénézuélien a rappelé que ce plan avait été pour la première fois exposé par le héro national de l'Amérique latine, Simon Bolivar, au XVIIIe s.

"Le plan de Bolivar prévoyait la création d'une union sud-américaine non seulement pour protéger des objectifs économiques et politiques mais également pour tenir tête au monde impérialiste et agressif", a noté M. Chavez.

Fin février, l'idée d'Union de défense avait été appuyée par le ministre brésilien de la Défense, Nelson Jobim. A l'époque, il disait que le premier pays avec lequel cette idée serait débattue serait le Venezuela. Cette idée, selon lui, impliquait une intégration de capacités industrielles et technologiques.

Selon le ministre brésilien, les consultations primaires avec les gouvernements sud-américains sur la création d'une alliance militaire et politique régionale devaient prendre fin en juin 2008.

L'idée de Conseil sud-américain de défense avait de nouveau été exposée par le président brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva en mars, après la destruction sur le territoire de l'Equateur, dans un rade militaire colombien, d'un camp des rebelles révolutionnaires. Cet incident avait provoqué une crise d'une rare gravité dans les rapports entre la Colombie, d'une part, et le Venezuela et l'Equateur de l'autre.

Vendredi 28 Mars 2008
RIA-Novosti

Anonyme a dit…

Oui, probablement il est donc

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