J'avais voulu attendre la dernière minute pour vous annoncer que nous venons de reconstruire Tahia bladi de façon à ce qu'il puisse être à la hauteur de vos attentes.
Mon ami Daniel, comme tous les artistes, généreux et imprévisible, lui qui s'est consacré corps et âme à la construction de notre nouveau site, en a décidé autrement. Il a ouvert le site.
Mon ami "Brahim", un bac plus 10 et un amour pour l'Algérie plus ses racines, a ragé. Il voulait qu'on dise une Fatiha avant d'ouvrir. Mais ce n'est là qu'une convergence de générosités et de bonnes intentions.
Ainsi donc, grâce au dévouement désintéressé de Daniel, "Brahim" et Nicolas, nous disposons aujourd'hui d'un site construit par des professionnels. Nous pourrons ainsi, dans la limite de nos moyens, contribuer à vous apporter une information sincère et libre.
Nous n'avons aucun ancrage politique, idéologique, ni encore moins clanique.
J'ai mes propres convictions. Je suis un démocrate têtu. Mais au sens littéral du terme. Pour moi, la seule volonté est celle du peuple. Même si elle est contre mes propres opinions. Je lutterai contre ceux dont je n'épouse pas les convictions de manière démocratique mais je m'inclinerai toujours devant la volonté populaire. Ce sera le credo de cet espace.
Mes seules ambitions sont de pouvoir rentrer un jour dans ma chère patrie, d'y avoir une petite maison au bord de la mer et de voir mon peuple jouir de la paix et de la justice.
J'aime l'Algérie et j'aime tous les êtres humains sur terre. J'aime les vrais gens et le bonheur qui luit dans les yeux des justes.
Je hais l'injustice et l'oppression. Mais ce que je suis et ce que je pense n'a d'importance que parce que je sollicite votre confiance et votre indulgence. C'est uniquement pour cela que je parle de moi.
A votre tour aussi, vous tous qui avez à coeur l'amour de l'Algérie et des gens, de m'apporter votre soutien. En fréquentant ce modeste espace, en le faisant connaître de vos amis et en y contribuant vous même.
Les divergences politiques qui existent entre nous ne doivent pas nous empêcher de nous rencontrer dans cet espace et de discuter entre nous.
J'ai une pensée particulière pour des hommes comme Monsieur Hocine Aït Ahmed, le Docteur Salah Eddine Sidhoum, Maitre Ali Yahia Abdennour, le Docteur Abbassi Madani, Abdelhamid Mehri et tous ces hommes et femmes sincères et droits qui n'ont pas droit au chapitre, parce que le régime qui a pris notre pays en otage ne permet pas à la valeur et à la droiture de s'exprimer.
J'ai une pensée pour tous ces intellectuels et journalistes, que je ne vais pas nommer, parce que j'écris sans même réfléchir, et ils sont tellement nombreux, qui ont mené des luttes opiniâtres pour voler au secours du peuple algérien.
Cet espace est le leur!
Je serais fier d'y accueillir leurs contributions. Il n'y a pour nous tous, pour tous les gens épris de justice et de dignité, qu'un seul ennemi: l'ogre qui se repaît de notre chair et de notre sang!
L'Algérie vivra!Tahia bladi!
Rendez vous à www.tahiabladi.com
37 commentaires:
DE PLUS EN PLUS PAYANT ET DIFFICILE D'ACCES !!!
DOMMAGE C'ETAIT SI BIEN
Mon cher Djamaleddine,
Toutes mes félicitations pour la création du nouveau site et tous mes encouragements pour ton admirable travail de journaliste intègre et digne au service d'une Algérie démocratique, de toutes et de tous, sans exclusion ni exclusive.
Toutes mes félicitations à notre frère Brahim et à ses deux amis qui ont conçu avec professionnalisme ce site.
Œuvrons tous ensemble, quelque soient nos appartenances politiques au rassemblement de toutes les volontés sincères en vue de cette dynamique de changement pacifique et radical et de la construction d'une Algérie démocratique et sociale, profondément ancrée dans ses valeurs civilisationnelles et grandement ouverte sur l'Universel, In Cha Allah.
Salah-Eddine Sidhoum
Alger
You you you you you yiiiiiiii ! Que Dieu vous bénisse tous pour ce merveilleux site nous allons le faire savoir à tous nos compatriotes.
Je ne sais pas si j'ai bien compris, mais ce n'est ni payant, ni difficile d'accès. D.B
Tahia bladi hora! Djazair hora magnifique initiative ! bravo 3lik Djamaleddine ! C'est une grande leçon de professionnalisme que vous infligez à vos confrères algériens. On espère qu'ils vous suivront dans cette voie. c'est une page d'histoire noble que vous ouvrez dans les médias algériens
Hamid
C'est un cadeau magnifique que tu fais à ton pays cher Djamel. Ton coeur est grand comme un océan et ton amour pour El Djazaïr el horra est comme une lumière qui chassera les ténèbres. Je t'aime sans te connaître Tu es le frère et l'ami.
Que justice soit faite à ce peuple sans défense. Nous sommes avec toi jusqu'à la mort. TAHIA BLADI, TAHIA BLADI, TAHIA BLADI
Depuis 1957........ une nuit longue, longue, longue, longue,...................... ................................. jusqu'au 30 mars 2008, non ce n'est pas un poisson d'avril !!!!!!!! L'EVEIL ALGERIEN!!!!!!!!!!!!!!! Merci merci merci merci merci merci merci merci Djamaleddine.
Pendant 11 ans des avocats officiant dans l'est algérien, se sont laissés soudoyés par les auteurs d'une vaste escroquerie aux droits de succession à EL EULMA. Ils sont au nombre de 8 et ont dépouillé leur cliente de prés de cinquante mille euros. Leur jeu à consisté en la subtilisation de documents figurant au dossier, la divulgation d'informations confidentielles, le mensonge, les agressions verbales au profit de ceux qui sévissent à la déchetterie pompeusement appelée souk Dubaï.
Un avocat intègre vient de dénoncer la tentative d'intimidation dont il a été sujet dans l'affaire des menaces de morts proférés contre son client. On lui a proposé une forte somme d'argent contre l'abandon de la défense de l'agressé.
Les points ont été remis sur les "I" par lui, à l'attention du Procureur de la République de EL EULMA contre ce qu'il a qualifié d'agression contre le serment qu'il a prêté pour l'exercice de sa profession.
Il a obtenu la condamnation à 6 mois de prison ferme pour l'auteur des voies de faits qui avait par dessus le marché envoyé sa clique l'amadouer.
A cette première victoire devraient s'ajouter celles de l'annulation de tous les faux et usage de faux post mortem et en écritures publiques ayant servi à détourner l'important patrimoine sis à EL EULMA et départements alentours, et leur restitution aux héritiers spoliés.
Il est fini le temps où EL EULMA était un état dans l'état et où tout pouvait s'acheter, même un avocat "intègre"
UN JOURNALISTE DIGNE DE CE NOM:
Djamaleddine BENCHENOUF
Azul, Salam. Je me joins au commentaire du frère Hamid et je me permet de le compléter dans la foulée en y ajoutant les termes en majuscules: "C'est une grande leçon de PROBITE, D'INTEGRITE et de professionnalisme que vous infligez à vos confrères algériens"
Elhamdou Allah, il y a encore des Rdjels, des Argaz Algériens.
Mohand
Je vous remercie du fond du cœur. Mais je n'inflige rien à mes confrères dont j'estime et je respecte un grand nombre d'entre eux. Si aujourd'hui, ils ne peuvent faire leur métier de façon pleine et objective, c'est parce que leur profession est prise en otage par ceux qui ont confisqué toutes nos libertés. La presse algérienne, dont on dit qu'elle est la plus libre du monde "arabe", est en réalité celle où s'exerce, plus qu'une censure, une auto-censure d'une exceptionnelle rigueur. Le plus grand mal de notre pays vient des crimes et du pillage que les généraux ont commis sur notre peuple, et de l'emprise quasi totale qu'ils ont sur le pouvoir, tout le pouvoir. Or mes confrères peuvent s'exprimer sur tout, sauf sur cela, précisément. Aucun journaliste ne peut faire passer une enquête sur un général. Parce qu'aucun journal ne peut la publier. Mais grâce à Dieu et au génie des hommes, il y a internet. Et nous nous en servirons pour libérer notre pays. Nous tous les hommes et les femmes libres!
Cordialement
D.B
Oui c'est vrai, nous éprouvons un gros pincement au coeur à l'idée de 'quitter' ce Blog que nous consultions à peine réveillés le matin les paupières encore implorantes de repos après une n-ième nuit, une nuit de plus, trop courte, avant d'aller au boulot. Je sais, je sais, quitter ce blog, ce n'est qu'un au-revoir comme on dit, mais quand bien même ! c'est un peu comme mettre à la retraite notre vieille bagnole que nous aimions tant ou notre raquette usée coupable de toutes nos maladresses au filet. Grand Dieu ! Que de souvenirs amusants, tristes, ou d'écoeurement lorsque au détour de la lecture d'un commentaire tiré comme d'hab au cordeau par Djamaleddine, nous nous disions entre nous et nous: heureusement que Djamal a signalé telle ou telle autre forfaiture, tel trafic, tel crime, telle injustice, telle prévarication, telle trahison. J'ai encore en tête l'histoire de ce notable qui non content de l'être, s'était arrogé le droit d'envahir l'espace publique du centre-ville de khenchela et d'y avoir construit en plein milieu d'une grande artère, sa somptueuse demeure créant ainsi deux impasses aveugles des deux côtés restés orphelins de la rue avec toutes les conséquences que l'ont peut imaginer pour les riverains des deux bords, et de la circulation des passants et des véhicules! Ainsi va la vie ! Ce qui compte dans cette chienne de vie comme dit ma maman chérie, c'est avancer et aller droit sans se retourner. Aujourd'hui notre bien aimée patrie, l'Algérie, notre maman à tous est souffrante, elle est gravement malade. Malade, mais pas mourante. Comme tu le dis souvent mon cher Djamal, notre maman à tous a besoin de tous ses enfants à son chevet. Il y urgence à la libérer des forces du mal qui la rongent. Pour terminer, à l'unisson, je me joins aux témoignages d'amitié et aux encouragements de tous ces compatriotes qui t'écrivent pour te dire du fond du coeur, merci Djamal! Merci du fond du coeur pour ta dévotion, ton abnégation et ton admirable dévouement à la cause de notre Maman-Algérie. Mes sincères félicitations et longue Vie au Nouveau Quotidien de l'Eveil Algérien! Vive Tahia Bladi!
Brahim
Un rappel de la charte des devoirs professionnels des journalistes de tous pays. L'usage intensif de cette charte est très recommandé! surtout pour les journalistes Algériens!
Mohand
Un journaliste, digne de ce nom,
- prend la responsabilité de tous ses écrits, même anonymes ;
- tient la calomnie, les accusations sans preuves, l’altération des documents, la déformation des faits, le mensonge pour les plus graves fautes professionnelles ;
- ne reconnaît que la juridiction de ses pairs, souveraine en matière d’honneur professionnel ;
- n’accepte que des missions compatibles avec la dignité professionnelle ;
- s’interdit d’invoquer un titre ou une qualité imaginaires, d’user de moyens déloyaux pour obtenir une information ou surprendre la bonne foi de quiconque ;
- ne touche pas d’argent dans un service public ou une entreprise privée où sa qualité de journaliste, ses influences, ses relations seraient susceptibles d’être exploitées ;
- ne signe pas de son nom des articles de réclame commerciale ou financière ;
- ne commet aucun plagiat, cite les confrères dont il reproduit un texte quelconque ;
- ne sollicite pas la place d’un confrère, ni ne provoque son renvoi en offrant de travailler à des conditions inférieures ;
- garde le secret professionnel ;
- n’use pas de la liberté de la presse dans une intention intéressée ;
- revendique la liberté de publier honnêtement ses informations ;
- tient le scrupule et le souci de la justice pour des règles premières ;
- ne confond pas son rôle avec celui du policier.
Paris, Juillet 1918 - révisée en janvier 1938
Félicitations ! Mais juste une ou deux petites remarques : l'inconvenient de l'espace d'intervention limité, et l'affichage d'une partie des IP. Que cela apparaisse chez vous, Ok, mais que cela soit affiché pour tout le monde...
TOUTES MES FELECITATIONS.
JE VOUS SUGGERE DE LAISSER EXPOSER LA FORFAITURE DES TRAITRES EN 1ere PAGE DE VOTRE SITE, AFIN DE PAS OUBLIER.
NOUS ATTENDONS TOUJOURS DES EXPLICATIONS DE LA PART DES HAUTS RESPONSABLES DE L'ETAT CONCERNANT LA BASE MILITAIRE AMERICAINE A TAMANRASSET.
ILS DOIVENT RENDRE DES COMPTES A LA SOCIETE CIVILE POUR ECLAIRCISSEMENT DE CETTE GRAVE AFFAIRE.
Le Rêve Américain S'écroule : Exemple à Ne Pas Suivre
La crise financière qui est entrain de secouer les Etats-Unis, et, effet domino, les autres pays, prouve que le libre marché « sans frontière » est une politique qui mène droit dans le mur.
La crise financière mondiale nécessite de réfléchir à deux thèses qui ont animés bien des débats entre « experts », à savoir faut-il adopter une économie basée sur le libre échange où une économie planifiée (encadrée). Actuellement la première thèse prévaut partout.
L'approche néo libérale s'est épanouie, et ce que l'on peut constater c'est une accélération incontrôlée de l'américanisation de la société française, même si des poches de résistance se maintiennent ici et là, et si certaines démarches et décisions peuvent encore paraître pour certains fanatiques néo libéraux comme frileuses. Pour ces néo libéraux actuellement au pouvoir, l'Amérique et ses deux grands satellites européens, La Grande Bretagne et l'Allemagne, sont les modèles à imiter. Sarkozy n'a-t-il pas lui-même chanter les louanges (certains disent s'est abaissé à cirer les pompes de ceux qui gouvernent ces pays) des systèmes américain, allemand et britannique au cours de ses discours « d'amoureux transis « ?
Au nom de l'adoration obsessionnelle du Marché (« Bull »), ouvertement pour les uns, clandestinement pour les autres, les gouvernements ont accéléré la privatisation des biens publics, dans les domaines de l'eau, des transports, de l'énergie, et le gouvernement en place s'attaque dorénavant à ceux de la santé, de l'éducation…Pourtant, c'est la plus grave crise financière depuis la Seconde Guerre Mondiale secouant actuellement l'Amérique comme l'ancien président de la Réserve Fédérale américaine, Alan Greenspan, l'a lui-même qualifiée. Cette crise est entrain d'ébranler sérieusement le « rêve américain » qui est aussi devenu le rêve de millions d'Européens élevés au biberon de cette potion magique du libre marché.
Les médias, en couvrant en long et en large les histoires à succès de ces hommes d'affaires d'Outre Atlantique qui ont amassé d'énormes fortunes, tout en occultant les histoires de myriade d'autres qui ont lamentablement échoué ou se sont fait dévorés par plus voraces qu'eux, ont contribué largement à répandre ce rêve. Il est vrai que les journalistes et éditeurs, qui fréquentent régulièrement les salons dorés des nouveaux riches, n'ont pu que glorifier ceux qui les gavaient de petits fours, en les encensant comme locomotives des nouvelles prouesses économiques (dans le secteur High Tech par exemple, Bill Gates et Cie qui y ont imposé leurs dictatures commerciales pour « bâtir » leurs fortunes). Ceux, rares, qui tentaient de sonner l'alarme en pointant du doigt les maladies associées au libre marché, notamment le coût social énorme payé par la société, se sont vus bien souvent traités d' »indécrottables gauchistes», ou de « retardés marxistes. »
Pourtant, les faiblesses de l'économie de marché viennent d'être exposées publiquement, alors que, jusqu'à présent, seules les élites qui bénéficiaient de ce « boom économique » en connaissaient les tares et s'arrangeaient pour que leurs amis journalistes fassent fonctionner à plein régime la machine bien huilée répandant la nébuleuse propagande.
L'économie de marché n'est ni libre ni auto régulatrice, et quand elle se plante, elle a besoin de l'intervention et de l'aide des gouvernements. On l'a vu ces derniers temps avec les interventions répétées de la Réserve Fédérale Américaine et de la Banque Centrale Européenne, volant au secours des banques.
Pourtant hélas, l'image de marque du libre échange et de la liberté des acteurs économiques (le loto boursier) ont la faveur du public, et grâce à cela ces acteurs peuvent spéculer et manipuler la «répartition des richesses » à leur profit. Ils créent aussi une illusion d'optique comme quoi ils seraient les premiers à payer les pots cassés en cas de problème alors que la note finale, souvent salée, est tout simplement payée par le public. Autrement dit, les frasques des spéculateurs boursiers – ce que sont les banques au premier chef – (voir l'affaire de la Société Générale) sont payés par les contribuables. En effet, qui alimente la Banque Centrale Européenne*, si ce n'est les contribuables européens, via les souscriptions de leurs états respectifs.
Jusqu'à une certaine époque, l'interférence du gouvernement était considérée comme essentielle, n'était ce seulement pour empêcher des désastres nationaux en matière économique. En ayant renoncé à l'indépendance économique nationale en acceptant la création d'une Banque Centrale Européenne Indépendante, le gouvernement s'est castré économiquement parlant, puisqu'il n'a plus désormais les moyens d'agir en temps de crise, et doit se résoudre à « prier » que le gouverneur de la Banque Centrale Européenne veuille bien décider d'intervenir pour stopper un désastre économique en phase ascendante.
La crise économique, qui ne fait que commencer, devrait être perçu comme un signal salutaire aux dirigeants politiques en place qu'on ne peut pas faire confiance au « libre marché » ni aux forces qui animent celui-ci, et que c'est complètement irresponsable de leur part de leur confier le sort économique d'une nation, de tout un peuple.
C'est là une chance pour ceux qui gouvernent ou qui seront appelés à gouverner, peut être plus tôt que prévu, si les choses tournent mal, d'engager une rupture, une vraie, d'avec une société qui favorise l'individualisme, l'égoïsme, la richesse privée ad nauséum, pour proposer une société qui sanctifie la solidarité et la responsabilité mutuelle sur une base économique saine.
*Depuis le 1er janvier 1999, la Banque centrale européenne (BCE) est responsable de la mise en œuvre de la politique monétaire dans la zone euro - la deuxième économie mondiale après les États-Unis. La zone euro a vu le jour en janvier 1999 lorsque les banques centrales nationales de onze États membres de l'Union européenne (UE) ont transféré à la BCE leurs compétences en matière monétaire, une nouvelle institution supranationale.
Les souscriptions au capital de la Banque Centrale européenne (BCE ) de 5 760 652 402,58 euros entièrement libérées par les Banques Centrales Nationales (BCN) de la zone euro s'élèvent à un total de 4 014 961 580,45 euros. (1er janvier 2008). La Banque de France y contribue à hauteur de 14,3875 % soit 828 813 864,42 (en capital libéré). La contribution de la France est la deuxième plus importante après celle de l'Allemagne.
Pour en savoir plus sur la BCE : http://www.ecb.int/ecb/orga/escb/html/index.fr.html
pas mal, en vous souhaitant longue vie sur le web...
AS
Propagande médiatique
MEGAPHONE, UN OUTIL DE PROPAGANDE POUR LES PETITS SOLDATS D'ISRAËL SUR LE WEB
La prochaine fois que vous serez inondés de commentaires à la gloire d’Israël, vous saurez d’où ça vient…
[Megaphone Desktop Tool sur Wikipedia - Trad. Grégoire Seither]
L’Union Mondiale des Etudiants Juifs propose depuis 2006 l’application “Megaphone desktop tool” - un petit logiciel tournant sous Microsoft Windows et qui permet d’obtenir en temps réel des alertes sur des articles clés, des vidéos, des blogs et des sondages concernant Israël. Le but est de permettre aux utilisateurs de réagir en-ligne et de contribuer à soutenir l’Etat d’Israël “sur le front de l’opinion”.
Selon le Jerusalem Post, Amir Gissin, responsable du Département des relations publiques du Ministère israélien des affaires étragnères, a publiquement soutenu l’utilisation de ce logiciel. “Le Ministère encourage cette idée et incite les amis d’Israël à travers le monde de devenir des “soldats d’Israël” dans le cyberespace, sur le nouveau champ de bataille qu’est la défense de l’image d’Israël.”
Pour le site informatique The Register l’utilisation de ce logiciel équivaut à “une manipulation massive et hautement organisée de technologies qui sont censées au contraire encourager la démocratie”. Pour le site, l’utilitaire Mégaphone n’est rien d’autre “qu’un bourrage des urnes high tech”.
Le site web consacré aux émissions historiques de la BBC a noté que, quand il traite de sujets concernant Israël, les votes des internautes sont plus nombreux. Ce fut notamment le cas quand un sondage en ligne a posé la question de savoir s’il fallait considérer le négationisme comme un crime. De son coté Stewart Purvis, ancien rédacteur en chef d’ITN, a noté que la commission indépendante chargée d’étudier la manière dont la BBC avait couvert le conflit israélo-palestinien avait reçu un très grand nombre de courriers émanant de l’Amérique du Nord et qui accusaient tous la BBC d’être anti-Israël. Il était évident, selon Purvis, que des groupes organisés avaient incité leurs membres à faire pression sur la BBC.
http://en.wikipedia.org/wiki/Megaphone_desktop_tool#Megaphone
Lundi 31 Mars 2008
http://libertesinternets.wordpress.com/
Anglais, Américains et Français tentent de saboter le sommet de la Ligue arabe
Anglais, Américains et Français tentent de saboter le sommet de la Ligue arabe
Le 29 mars a commencé le sommet de la Ligue arabe à Damas, en Syrie, malgré de fortes manœuvres de la part des Etats-Unis, du Royaume-Uni et de la France, pour le saboter. Des sources bien informées rapportent que c’est le vice-président américain Dick Cheney qui, au cours de sa récente tournée, a exercé de fortes pressions sur les pays arabes « modérés », pour que ceux-ci n’envoient pas de délégation de haut niveau à Damas. Les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et désormais la France, accusent les autorités syriennes d’être à l’origine des échecs successifs de l’élection présidentielle libanaise.
Au cours d’une conférence de presse, le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid al-Mouallem, a accusé les Etats-Unis « d’avoir tout fait pour empêcher la tenue du sommet ». Il a aussi accusé le président français Nicolas Sarkozy « d’ingérence » dans les affaires arabes, après qu’il ait apporté son soutien aux dirigeants de trois pays qui ont accepté de ne pas participer au Sommet et de n’envoyer que des délégations de très bas niveau.
Les pressions américaines ont abouti à ce que les principaux dirigeants d’Arabie Saoudite, d’Egypte et de Jordanie ne participent pas au sommet. Le Roi Abdallah de Jordanie a même été contraint de rappeler son ministre des Affaires étrangères déjà à Damas pour le remplacer par un « simple » ambassadeur. Le problème du Liban était au centre du sommet de la Ligue arabe ; le gouvernement de Fouad Signiora a annoncé qu’il boycottait entièrement la conférence, accusant la Syrie d’ingérence dans les affaires du Liban. En réalité, il reproche à la Syrie de ne pas intervenir sur le Hezbollah de Hassan Nasrallah pour qu’il accepte sans conditions la nomination du Général Michel Sleiman à la présidence du pays.
Cette tentative de sabotage s’est totalement retournée contre ses instigateurs. Les 22 membres ont tous envoyé des délégations et les pays du Golfe ont résisté aux sirènes anglo-américaines.
La conférence a lieu sous des contraintes de sécurité extrêmes : l’aéroport de Damas est fermé pendant les trois jours du sommet, des policiers quadrillent le territoire, et des artères entières de la ville sont bloquées à la circulation. La présence de la Sixième flotte au large du Liban accroît les tensions qui sont déjà à leur paroxysme dans cette région rongée par les conflits : Israël-Palestine, Liban, Syrie, Iran.
Dick Cheney n'a pas réussi à saboter le sommet de la Ligue Arabe
Anglais, Américains et Français tentent de saboter le sommet de la Ligue arabe
Dans un court entretien avec Christine Bierre, correspondante de Nouvelle Solidarité et de l’Executive Intelligence Review au sommet de la Ligue arabe, Faisal Mekdad, le vice-ministre syrien des Affaires étrangères et ambassadeur de son pays auprès de l’ONU, a déclaré que la tentative américaine de saboter le sommet de Damas avait été un échec total.
Voici l’échange entre Nouvelle Solidarité et le ministre :
NS : « Pouvez-vous nous dire comment l’administration Bush a tenté de saboter le sommet de Damas ? »
FM : « Les Etats-Unis n’ont pas pu saboter le sommet ; ils ont essayé, mais ils ont raté comme d’habitude. Ils ont raté en Irak, au Liban, en Palestine, et encore en Afghanistan. Cette administration a tout raté partout, et elle a encore raté ici, encore une fois. »
NS : « Dans un certain sens, vous vous êtes retrouvés plus unis sans la présence de grands pays proches des Etats-Unis, qui avaient refusé de participer eux-mêmes au sommet. »
FM : « La rencontre entre tous les Arabes a été cette fois très fructueuse, très ouverte. Une réelle discussion a eu lieu et ce sera la base pour faire face aux défis que nous devons affronter, y compris la position biaisée des Etats-Unis contre les Palestiniens, contre les vrais Libanais et contre la lutte des peuples pour leur libération. »
NS : « Dick Cheney a-t-il eu quelque chose à voir avec les pressions exercées par les Etats-Unis contre ce sommet ? »
FM : « Oui, absolument, il a fait de son mieux. Mais il a encore raté. »
NS : « C’est vrai qu’il n’est pas connu pour sa grande intelligence… »
FM : « Je ne peux pas juger de son intelligence, mais c’est certain qu’il a totalement échoué. »
Lundi 31 Mars 2008
http://www.solidariteetprogres.org
Bruno Guigue : Une mobilisation s'impose
L'affaire Bruno Guigue est loin d'être terminée. La sanction gouvernementale totalement arbitraire, était destinée à "marquer le coup" et à intimider l'ensemble de la fonction publique, pour le cas où d'autres fonctionnaires s'aviseraient d'exprimer un point de vue salutaire sur la politique israéliennee et la manière dont elle menace la paix dans le monde. Mais l'indignation est forte, et largement partagée en France, dans toutes les couches de la société. C'est pourquoi nous souhaitons que l'ensemble des personnalités et organisations qui sont conscientes de la portée du "cas Bruno Guigue" se retrouvent pour proposer ensemble des initiatives permettant de faire savoir au gouvernement que nous ne sommes PAS D'ACCORD ! Ci-dessous un article de Jean-Claude Lefort qui va dans ce sens.
"Affaire Guigue : du devoir de réserve au droit réservé…
Le sous-préfet de Saintes, M. Bruno Guigue, vient d'être brutalement démis de ses fonctions par sa ministre de tutelle au titre qu'il aurait gravement dérogé au « devoir de réserve » qui doit marquer sa haute fonction. Cela a fait grand bruit en France mais aussi à l'étranger, il faut le savoir, notamment au Proche et Moyen-Orient.
Examinons donc successivement les faits, puis la notion de « devoir de réserve », voyons si elle a ou non un caractère « universel » et tirons les conclusions de cette « affaire ».
1. L'objet du délit ? Une tribune libre publiée sur Internet. C'était sa 18ème contribution sur le site « oumma.com » signée de son nom mais sans qu'il soit fait mention de sa fonction. Selon le ministère, il a tenu à cette occasion des propos « violemment anti-israéliens ». En conséquence, toujours selon le ministère, il a manqué à son devoir de réserve et il a été limogé sur le champ.
Dans la tribune libre incriminée, Monsieur Bruno Guigue réagissait à un article paru dans « Le Monde » signé par plusieurs intellectuels (1). Cet article était intitulé : « L'ONU contre les droits de l'Homme ».
M. Guigue prenait alors sa plume pour défendre le droit international et les institutions mises en place pour le « dire » et « l'appliquer » selon la Charte des Nations unies. Car cet article publié dans « Le Monde » le 27 février s'en prenait violemment au Conseil des droits de l'homme de l'ONU, et à l'Organisation en tant que telle. Ils accusaient l'ONU de vouloir, ni plus ni moins, « détruire » les principes énoncés dans la Déclaration universelle des droits de l'homme tant, selon eux, « depuis un certain nombre d'années, par ses dérives, l'ONU s'est caricaturée ».
Et les auteurs de l'article paru dans le journal du soir s'en prenaient, d'un même mouvement à la réunion, tenue en 2001 à Durban en Afrique du Sud sous les auspices de l'ONU, la « Conférence mondiale contre le racisme », au cours de laquelle l'Etat d'Israël, notamment, avait été fortement mis en cause pour sa politique d'occupation des Territoires palestiniens. Maintes résolutions de l'ONU et du Conseil de sécurité disent exactement la même chose, ce qui souligne et met en évidence le fait que l'Etat d'Israël bafoue impunément le droit international. Mais outre la mise en cause frontale de l'ONU, cet article publié dans « Le Monde » avait un objectif clair qui reste d'actualité : faire pression sur les pays européens pour saborder la prochaine Conférence sur le racisme organisée par l'ONU, dite Durban 2, alors que l'Etat d'Israël a déjà annoncé qu'il la boycotterait.
Dans sa défense de l'Organisation des Nations unies, M. Guigue, spécialiste du Proche-orient, citait le cas du conflit israélo-palestinien dont on a retenu qu'une phrase qui énonce un fait exact, à savoir que l'Etat d'Israël disposait « de snipers (qui) abattent des fillettes à la sortie des écoles ».
C'est cette phrase qui a mis le feu aux poudres tandis que le silence fut bien lourd quand le vice-ministre israélien de la défense a brandi, le 29 février, la menace d'une « shoah » contre le peuple palestinien. Cette seule phrase a été retenue mais aussi qualifiée par un responsable politique français comme étant de caractère « antisémite », ce qui est totalement faux et d'un caractère qui est sujet à de possibles poursuites.
Voilà le « délit » considéré, toute affaire cessante, comme étant « violemment anti-israélien ». Voilà qui est « reproché » à un sous-préfet jeté en pâture.
2. Cela nous conduit directement à examiner le second point : la question du « devoir de réserve » auquel sont assujettis les fonctionnaires, spécialement les hauts fonctionnaires.
Anicet Le Pors est le « père » du « statut général » qui régit la fonction publique. Ministre, il a fait adopter en 1983 ce statut reconnaissant explicitement que les fonctionnaires étaient des citoyens comme les autres et qu'en conséquence « La liberté d'opinion (leur) est garantie » (Article 6 de la loi du 13 juillet 1983).
Dans la discussion de cette loi, Anicet Le Pors s'est opposé à un amendement visant justement à codifier « le devoir de réserve » auquel sont contraints les fonctionnaires – « devoir de réserve » à ne pas confondre avec le respect du « secret professionnel » ou bien encore avec le devoir d'exécuter les instructions que reçoit tout fonctionnaire de sa hiérarchie « sauf dans le cas où l'ordre donné est manifestement illégal et de nature à compromettre gravement un intérêt public » (Article 28 de la loi).
S'agissant du « devoir de réserve », le ministre a fait valoir qu'il ne fallait pas le codifier car celui-ci est, pour Anicet Le Pors, « une construction jurisprudentielle extrêmement complexe qui fait dépendre la nature et l'étendue de l'obligation de réserve de divers critères dont le plus important est la place du fonctionnaire dans la hiérarchie » (Assemblée nationale, le 3 mai 1983).
Le plus important étant donc : la place occupée par un fonctionnaire dans la hiérarchie. Et s'il y a deux fonctions qui, à ce titre, supposent clairement le respect du « devoir de réserve », ce sont celles de préfet et d'ambassadeur. Ces deux fonctions sont sensées exprimer et représenter la totalité de la politique de l'Etat au service duquel lesdits fonctionnaires ont été nommés.
Bien que M. Bruno Guigue ait publié bien d'autres écrits sur le sujet du conflit israélo-palestinien, en particulier deux livres (2), et bien qu'il n'ait jamais fait état de sa fonction, il est juridiquement fondé de dire, en l'espèce, qu'il est sorti de son « devoir de réserve ».
Mais on est alors obligé de se demander si ce qui est vrai pour lui l'est en toutes circonstances, et donc pour tous les fonctionnaires de haut rang. Autrement dit, il nous faut vérifier si le « devoir de réserve » s'applique de manière absolue ou non, s'il procède de l'arbitraire ou non.
On admettra volontiers qu'il ne peut y avoir aucune exception ou dérogation à ce principe comme à tout principe.
3. Le « devoir de réserve » est donc nécessairement valable pour tous ou il n'est pas. Or il n'est pas. Je prendrais deux exemples récents pour le démontrer.
Le premier concerne le préfet du Val-de-Marne, M. Tomasini, qui en octobre 2006 est face au problème du « squat » des « 1000 de Cachan ». L'imitateur Gérard Dahan, se faisant passer pour Philippe de Villiers, l'appelle au téléphone le 3 octobre. Le préfet le prend aussitôt au fil et, entre autres choses, lui dit que les « squatteurs » veulent « reconstituer un village africain en plein Paris ». Il ajoute sans ambages : « Ce sont principalement des Maliens et des Ivoiriens. Ces gens-là tuent des gens chez eux mais ils nous donnent des leçons ». Le faux Philippe de Villiers s'interroge s'il ne pouvait pas tout de même prendre la défense des parents d'élèves. Le préfet le stoppe. « Il faut savoir, dit-il, que les parents d'élèves tous sont membres de la FCPE qui est entre les mains du Conseil général qui est communiste ici. Et si vous communiquez en disant « les pauvres parents d'élèves, les pauvres enfants », bon oui, mais vous faîtes le jeu de la FCPE et donc des communistes ». Ses propos ont fait le tour des radios et des média. Interrogé sur la réalité de ceux-ci le préfet Tomasini confirmait et assumait. Je me souviens avoir écrit aussitôt au premier ministre de l'époque pour lui demander de révoquer le préfet qui tenait des propos qui sentaient le racisme et qui avait une position politique partisane absolument contradictoire avec son « devoir de réserve » et de neutralité.
Le préfet du Val-de-Marne est toujours en place à ce jour… Et vous allez voir qu'il sera nommé préfet de région un de ces quatre….
Second exemple. Un français, député européen, M. François Zimeray, a mené, et ceci durant plusieurs années, une véritable campagne combinée à des actes « violemment anti-palestiniens » au Parlement européen. Au point que son parti (le Parti socialiste) ne l'a pas représenté, pour ces motifs précis, aux élections européennes suivantes. Il a continué néanmoins son action dans le même sens avec des moyens conséquents d'origine « non contrôlée », si l'on peut dire. Et voilà que tout récemment ce monsieur vient d'être nommé en Conseil des ministres « Ambassadeur des droits de l'homme » sur proposition de rama Yade. Il aurait du se taire et ne plus parler à titre personnel à partir de là. Mais, non ! Devant la décision de le nommer à ce poste, compte tenu de son profil, des voix se font entendre vers les pouvoirs publics. Et M. Zimeray, ayant rang d'ambassadeur cette fois, répond de manière publique qu'il maintient ses positions antérieures qualifiables, encore une fois, « d'anti-palestiniennes extrêmes ». A peine est-il nommé qu'il déroge à son « devoir de réserve », et cela une semaine tout juste avant que n'éclate « l'affaire Guigue ». Est-il pour autant sanctionné ? Aucunement.
Il est toujours ambassadeur des droits de l'homme…
Un préfet, un ambassadeur. Leur niveau hiérarchique ne fait pas de doute : ils sont formellement tenus au « droit de réserve ».
Et pourtant, dans ces deux cas, aucune sanction d'aucune sorte n'est venue, ni du ministère de l'Intérieur ni de celui des Affaires étrangères.
4. Il ne fait pas de doute, en comparant les situations évoquées, que le « devoir de réserve » n'est donc pas seulement un concept « légal » ayant une valeur « universelle ».
Il est avant tout, la preuve nous est donnée ici, sous emprise de la politique.
D'un côté on inflige une lourde sanction à un sous-préfet qui a défendu le droit international et son application et, de l'autre, on ne fait et on ne dit rien contre deux hauts fonctionnaires tenant des propos sortant totalement de ce que l'Etat est en droit d'attendre d'eux.
En vérité M. Guigue est avant tout frappé par une sanction politique.
Cette sanction politique reflète à l'évidence tout à la fois la dérive proaméricaine de la politique extérieure de la France et le fait que le lobby pro-israélien français y trouve des espaces nouveaux pour sévir, ceci à la manière du lobby de même nature qui existe aux USA. Un livre de deux courageux professeurs américains détaille cette question dans « Le lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine » (3). ‘ C'est pourquoi le sous-préfet Bruno Guigue est aujourd'hui frappé par une décision discrétionnaire teintée de droit mais qui est en réalité principalement politique. C'est pourquoi notre solidarité lui est acquise ainsi que notre estime.
Amis, tout cela se passe en France aujourd'hui. Mais dans cette même France de 2008, il y a des voix nombreuses en faveur de la paix au Proche-Orient ainsi que des personnes suffisamment lucides quant au motif réel de la sanction qui frappe ce sous-préfet. Symbolique cette décision de le frapper lui, et lui seul, est largement commentée à l'étranger, notamment dans les pays arabes. Que toutes ces personnes s'unissent pour protester vivement contre ce « deux poids, deux mesures » qui est à l'œuvre dans cette affaire. Elles agiront de la sorte pour la justice et l'image mais aussi le rôle de la France à l'étranger.
Car il faut noter, pour en tirer toutes les conséquences sérieuses, que cette fois ce « deux poids, deux mesures », c'est en France qu'il s'exerce… On ne peut laisser faire. C'est une question qui provoque le présent mais qui convoque aussi l'avenir…
Jean-Claude Lefort
Député honoraire
Ivry, le 29 mars 2008 (1) « Point de vue » du 27 février publié dans « Le Monde » et signé notamment par Pascal Bruckner, Alain Finkielkraut, Claude Lanzeman, Elie Wiesel, Pierre-André Taguieff, Frédéric Encel…
(2) « Aux origines du conflit israélo-arabe » en 1998 et « Proche-Orient : la guerre des mots » en 2005, tous deux chez « L'Harmattan »
(3) « Le lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine » de John J. Mearsheimer et Stephen M. Walt. Editions « La Découverte » 2007.
CAPJPO-EuroPalestine
Lundi 31 Mars 2008
(Heureusement qu'ils ne sont pas tous comme ça!)
Humour
-
Puisque ma thérapie est terminée, vous n’êtes plus mon psy. Vous êtes
juste quelqu’un qui en sait vraiment beaucoup trop long sur moi.
Haut les mains!
L'homme et l'autruche
Un homme entre dans un bar avec une autruche derrière lui. Comme il s'assied, le patron arrive et lui prend la commande. L'homme dit :
- Je prendrai une bière.
Il se tourne alors vers l'autruche et lui demande :
- Je prendrai une bière aussi., répond l'autruche.
Le patron amène les deux bières et dit :
- Cela fera 5 euros, s'il vous plait.
Le type plonge la main dans sa poche et sort la somme exacte. Le jour suivant, l'homme et l'autruche reviennent et l'homme demande une bière et l'autruche demande la même chose. A nouveau, l'homme met la main dans la poche et sort la somme exacte demandée. Cela devient une routine, chaque soir les deux reviennent dans le bar.
- Comme d'habitude ?, demande le patron.
- Pour changer, je vais prendre un double scotch., dit l'homme.
- Pour moi aussi, dit l'autruche.
- Cela fera 10 euros, dit le patron.
A nouveau, l'homme plonge la main dans sa poche et en ressort la somme exacte qu'il place sur le comptoir. Le patron ne peut retenir plus longtemps sa curiosité.
- Excusez-moi, monsieur. Comment arrivez-vous à sortir de votre poche la somme exacte chaque fois ?
- Eh bien, il y a des années, j'étais en train de nettoyer mon grenier quand j'ai trouvé une vieille lampe. Quand je l'ai frottée, un génie est apparu et m'a offert deux souhaits. Mon premier souhait a été de pouvoir toujours payer ce qu'on me demandait juste en mettant la main dans la poche et en ressortir la somme exacte.
- Bien vu !, répond le patron. La plupart des gens aurait demandé un million d'euros ou quelque chose du genre mais ainsi vous serez aussi riche que vous le voulez aussi longtemps que vous vivrez.
- Exact ! Que ce soit pour un litre de lait ou une Rolls Royce, la somme exacte est là
- Le patron demande alors :
- Encore une chose, monsieur, et l'autruche ?
L'homme répond :
- Mon second voeu a été .........une poule avec de longues jambes.
Blogger/ Blagueur
Les 5 blagues les plus osées de ce début d'année...
Numéro 5
Un homme se cogne contre une femme dans un hall d'hôtel. Durant la collision son
coude butte contre la poitrine de celle- ci. Ils sont tout deux surpris. L'homme
se tourne vers elle et dit : "Madame, si votre coeur est aussi doux que votre
poitrine, je sais que vous me pardonnerez."
Ce à quoi elle répond :
" Si votre queue est aussi dure que votre coude, je suis dans la chambre 221 ".
Numéro 4
Un homme d'affaire monte à bord d'un train et se retrouve assis à côté d'une
superbe femme. Il remarque qu'elle est en train de lire un livre sur les
statistiques sexuelles.
Il l'interroge sur ce sujet, et elle répond :
"C'est un livre très intéressant. Ainsi les Indiens sont ceux dont le pénis est
le plus long, et les Juifs sont ceux qui savent le mieux s'en servir.
Au fait je m'appelle Florence. Et vous ? "
" Geronimo Cohen, enchanté de vous rencontrer. "
Numéro 3
Un soir, alors qu'un couple se couche, le mari commence à caresser le bras de sa
femme. Elle se retourne et lui dit :
" Je suis désolée chéri, j'ai un rendez-vous chez le gynécologue demain et je
veux rester " fraîche". Le mari déçu se retourne. Quelques minutes plus tard,
il se tourne de nouveau vers sa femme.
" Est-ce que tu as aussi un rendez-vous chez le dentiste demain ?"
Numéro 2
Un prêtre et une nonne sont dans une tempête de neige. Après un moment, ils
trouvent une petite cabane. Exténues, ils se préparent à dormir. Il y a une
pile de couvertures et un duvet sur le sol, mais seulement un lit.
Gentleman, le prêtre dit :
" Ma soeur, vous dormirez dans le lit, et je dormirai sur le sol, dans le duvet.
"
Alors qu'il venait juste de fermer son duvet, et commençait à s'endormir, la
nonne dit :
" Mon père, j'ai froid "
Il ouvre la fermeture de son duvet, se lève, prend une couverture et la pose sur
elle.
De nouveau, il s'installe dans le duvet, le ferme et se laisse sombrer dans le
sommeil, quand la nonne dit encore
" Mon père, j'ait toujours très froid ".
Il se lève a nouveau, met une autre couverture sur elle et retourne se
recoucher.
Juste au moment ou il ferme les yeux, elle dit :
"Mon père, j'ai siiiiii froid "
Cette fois, il reste couché et dit :
"Ma soeur, j'ai une idée : nous sommes ici au milieu de nulle part, et personne
ne saura jamais ce qui c'est passe. Faisons comme si nous étions mariés".
Enfin exaucée, la nonne répond :
" Oui, c'est d'accord ".
Et le prêtre crie :
"Alors tu lèves ton cul et tu prends toi même ta putain de couverture, conasse
!!! "
Numéro 1
Un couple a été marié pendant 50 ans.
Un matin au petit-déjeuner la femme déclare :
"Rappelle- toi comme 50 ans en arrière, nous étions probablement assis à cette
même table ensemble."
"Je sais," dis le vieil homme
"nous étions probablement assis, complètement nus."
" Eh, bien, " dit la vielle femme " revivons un peu du passé."
Alors les 2 se déshabillent entièrement et se rassoient.
" Tu sais chéri," dis la petite vieille toute excitée " mes tétons sont toujours
aussi chauds aujourd'hui qu'ils l'étaient il y a 50 ans! "
"Ca ne m'étonne pas, " répondis le grand-père "Il y en a un dans le grille-pain
et l'autre dans ton café
L'homme et l'autruche
Un homme entre dans un bar avec une autruche derrière lui. Comme il s'assied, le patron arrive et lui prend la commande. L'homme dit :
- Je prendrai une bière.
Il se tourne alors vers l'autruche et lui demande :
- Je prendrai une bière aussi., répond l'autruche.
Le patron amène les deux bières et dit :
- Cela fera 5 euros, s'il vous plait.
Le type plonge la main dans sa poche et sort la somme exacte. Le jour suivant, l'homme et l'autruche reviennent et l'homme demande une bière et l'autruche demande la même chose. A nouveau, l'homme met la main dans la poche et sort la somme exacte demandée. Cela devient une routine, chaque soir les deux reviennent dans le bar.
- Comme d'habitude ?, demande le patron.
- Pour changer, je vais prendre un double scotch., dit l'homme.
- Pour moi aussi, dit l'autruche.
- Cela fera 10 euros, dit le patron.
A nouveau, l'homme plonge la main dans sa poche et en ressort la somme exacte qu'il place sur le comptoir. Le patron ne peut retenir plus longtemps sa curiosité.
- Excusez-moi, monsieur. Comment arrivez-vous à sortir de votre poche la somme exacte chaque fois ?
- Eh bien, il y a des années, j'étais en train de nettoyer mon grenier quand j'ai trouvé une vieille lampe. Quand je l'ai frottée, un génie est apparu et m'a offert deux souhaits. Mon premier souhait a été de pouvoir toujours payer ce qu'on me demandait juste en mettant la main dans la poche et en ressortir la somme exacte.
- Bien vu !, répond le patron. La plupart des gens aurait demandé un million d'euros ou quelque chose du genre mais ainsi vous serez aussi riche que vous le voulez aussi longtemps que vous vivrez.
- Exact ! Que ce soit pour un litre de lait ou une Rolls Royce, la somme exacte est là
- Le patron demande alors :
- Encore une chose, monsieur, et l'autruche ?
L'homme répond :
- Mon second voeu a été .........une poule avec de longues jambes
Ce texte de soutien à Brun Guigue vient d'etre publié sur le site www.tahiabladi.com dans la rubrique tribune libre. Merci
D.B
Russes et Saoudiens s'attendent à l'attaque de l'Iran par les États-Unis
Par Paul Craig Roberts, le 30 mars 2008
Le Congrès, les médias, le peuple étasunien, et l'ONU, regardent à côté tandis que Cheney se prépare à attaquer l'Iran.
Si seulement les États-Unis avaient une presse indépendante et un parti d'opposition. S'il restait un brin d'intégrité dans leur vie politique, peut-être qu'un troisième acte flagrant d'agression du Régime Bush pourrait être évité, un troisième crime de guerre selon la norme de Nuremberg.
Le 30 mars, Novosti, l'agence de presse et d'information russe, a cité une source de la sécurité de haut rang : « Les dernières données du renseignement militaire indiquent une préparation militaire étasunienne accrue pour une opération aérienne et terrestre contre l'Iran. »
Selon Novosti, le colonel général russe Leonid Ivashov a déclaré « que le Pentagone planifie une vaste attaque aérienne contre les infrastructures militaires de l'Iran dans un avenir proche. »
Le chef de l'état-major général de Russie, Yuri Baluyevsky, a déclaré en novembre dernier que la Russie était en train de renforcer son dispositif militaire pour répondre à l'agression des États-Unis, bien que l'armée russe ne soit pas « obligée de défendre le monde contre les Étasuniens malfaisants. »
Le 29 mars, OpEdNews a cité un rapport du quotidien saoudien Okaz, relevé par DPA, le service de presse allemande. Le journal saoudien a signalé le 22 mars dernier, le lendemain de la visite de Cheney aux dirigeants du royaume, que le Conseil saoudien de la Shura est en train de préparer « des plans nationaux pour faire face à tout danger nucléaire et radioactif pouvant affecter soudainement le royaume, suite aux avertissements des experts à propos d'éventuelles attaques contre le réacteur nucléaire de Bushehr en Iran. »
Et l'amiral William « il n'y aura pas d'attaque contre l'Iran sous mon mandat » Fallon, chef du Commandement Central étasunien, ouvre la voie à l'attaque planifiée de Cheney contre l'Iran avec sa démission.
Les Iraniens ne semblent pas y croire, malgré l'envoi de sous-marins nucléaires et d'un autre groupe de porte-avions d'attaque étasuniens dans le Golfe Persique. Pour contrer tout missile iranien lancé en riposte à l'attaque, les États-Unis déploient des défenses antimissiles pour protéger leurs bases et les champs pétroliers saoudiens.
Deux énormes carences des médias, du Parti Démocrate et du peuple étasunien ont ouvert la voie à l'offensive planifiée depuis longtemps par Cheney contre l'Iran. L'une d'elles est l'absence de doute envers les explications du gouvernement sur le 11/9. L'autre est le refus des Démocrates à lancer une procédure d'impeachment contre le président Bush pour mensonges au Congrès, au peuple étasunien et au monde, et l'invasion de l'Irak sur la base de tromperie et d'indices fabriqués.
Si un Président étasunien peut déclencher une guerre, exactement comme Adolf Hitler l'a fait, sur la base de purs mensonges sans être tenu responsable, il peut se tirer de n'importe quoi. Et Bush et son régime funeste le font.
Hitler a lancé la Deuxième Guerre Mondiale avec l'invasion de la Pologne, après avoir mis en scène une « attaque polonaise » contre une station de radio allemande. Dans la nuit du 31 août 1939, un groupe de nazis en uniformes polonais se sont emparés d'une station de radio en Allemagne. Hitler a annoncé, « la nuit dernière, les troupes polonaises ont franchi la frontière et attaqué l'Allemagne, » une affirmation guère plus véridique que celle du Régime Bush : « Saddam Hussein possède des armes de destruction de masse. » Le mensonge d'Hitler a foiré, parce que l'invasion de la Pologne, a commencé le lendemain prétendument en riposte à l'attaque polonaise, était de toute évidence planifiée depuis de nombreux mois.
L'Iran est un beau pays développé. C'est une civilisation ancienne. Il n'a attaqué personne. L'Iran est signataire du Traité de Non-Prolifération Nucléaire. Ce traité l'autorise à avoir un programme d'énergie nucléaire. L'affaire est basée sur le désir du Régime Bush de priver l'Iran des droits que lui accorde le traité.
Les inspecteurs de l'Agence Internationale de l'Énergie Atomique ont maintes fois déclaré n'avoir pas trouvé trace de programme d'armement nucléaire iranien. Malgré toute la désinformation du général Petraeus et des autres larbins militaires du Régime Bush, l'Iran n'arme pas les Irakiens qui résistent à l'occupation.
Si l'Iran armait les insurgés, ceux-ci auraient deux armes capables de neutraliser les atouts des États-Unis dans le conflit irakien : des missiles pour abattre leurs hélicoptères de combat et des lance-roquettes pour détruire leurs chars. Les insurgés qui n'ont pas ces moyens doivent construire des armes antichars grossières à partir d'obus d'artillerie. Les insurgés, impuissants contre la force aérienne des États-Unis, ne peuvent amasser de forces contre leurs troupes.
La violence aveugle étasunienne a réduit l'Irak en ruines. L'infrastructure civile, électricité, eau et système d'égouts, soins médicaux et écoles, est pour l'essentiel détruite. L'uranium appauvri est partout empoisonnant tout le monde, notamment les troupes étasuniennes. Il n'y a pas d'économie et la moitié ou plus des Irakiens sont au chômage. Littéralement, pas une famille iraqienne n'a échappé aux blessures ou à la mort suite à l'invasion étasunienne. Des millions d'Irakiens sont devenus des exilés. Un pays développé avec une classe moyenne évoluée a été détruite à cause de mensonges racontés par le Président et le Vice-président des États-Unis. Les mensonges du Régime Bush sont repris par la médiatisation néo-conservatrice, contestés ni par le parti de l'opposition ni par le public étasunien indifférent.
En Afghanistan, la mort et la destruction s'abattent des airs jusque dans le plus petit village. Les États-Unis font la guerre en Irak et en Afghanistan contre la population civile.
De même que le monde ne pouvait croire à la prochaine horreur d'Hitler et n'était donc jamais préparé, les Iraniens ne peuvent croire malgré tous les signes que même le Grand Satan les attaquerait sans raison, en s'appuyant sur rien d'autre que des mensonges à propos d'armes nucléaires inexistantes.
La seule chance de l'Iran serait de frapper avant que les États-Unis ne portent le premier coup. Au lieu d'utiliser ses missiles pour détruire les champs pétroliers saoudiens et couler les porte-avions étasuniens, au lieu de fermer le détroit d'Ormuz, au lieu d'armer les Chiites irakiens et de les entraîner dans l'insurrection, l'Iran perché comme un canard, une cible facile, refuse même de se rendre à l'évidence du fait que les États-Unis et leur marionnette irakienne, Maliki, font mouvement pour éliminer la milice chiite irakienne d'Al Sadr afin d'éviter la rupture d'approvisionnement et la rébellion chiite en Iraq quand viendra l'attaque contre l'Iran.
Il est important de souligner que l'Iran ne prend aucune mesure pour la guerre. Ayant dompté, fait chanter et acheté le Congrès, les médias étasuniens, les alliés et les marionnettes des États-Unis, Cheney dans son arrogance pourrait se délecter de pouvoir attaquer l'Iran maintenant qu'il est affranchi de toute retenue ou provocation fabriquée.
D'un autre côté, il pourrait se couvrir en orchestrant une « provocation iranienne » pour justifier son attaque comme une réaction. Mais comme l'attaque planifiée d'Hitler contre la Pologne, l'attaque contre l'Iran de Cheney est en cours d'élaboration depuis longtemps.
Le 29 mars dernier Associated Press a rapporté que, ce jour-là au sommet arabe, le leader libyen Mouammar Kadhafi « s'est répandu en mépris contre ses camarades dirigeants arabes. » Kadhafi a dit aux « leaders » arabes, nombreux à être à la solde des Étasuniens, que leurs maîtres s'attaqueront à eux tous, exactement comme ils l'ont fait avec Saddam Hussein, après l'avoir utilisé par procuration pour se battre contre l'Iran.
Saddam était autrefois l'allié de Washington, a rappelé Kadhafi aux Arabes, « mais ils l'ont trahi. » Kadhafi a dit « Votre tour viendra ensuite » aux marionnettes étasuniennes.
Kadhafi a demandé, « Où est la dignité des Arabes, leur avenir, où est seulement leur existence ? » Si les pays arabes restent désunis, a-t-il prédit, « ils deviendront des protectorats. Ils seront marginalisés et transformés en dépotoirs. »
C'est en effet cette désunion qui permet aux États-Unis de bombarder et de massacrer à volonté au Moyen-Orient.
Paul Craig Roberts fut Assistant du Ministre des Finances durant le premier mandat du Président Reagan. Il a été rédacteur adjoint au Wall Street Journal. Il a tenu de nombreuses postes universitaires, dont une Chaire de professeur à la Fondation William E. Simon, au Center for Strategic International Studies, à l'Université de Georgetown, et a été Chargé de Recherche Supérieur à la Hoover Institution et à l'Université de Stanford. Il a été décoré de la Légion d'Honneur par le Président français François Mitterrand. Il est auteur de Supply-Side Revolution : An Insider's Account of Policymaking in Washington, de Alienation and the Soviet Economy et de Meltdown: Inside the Soviet Economy, et est coauteur avec Lawrence M. Stratton de The Tyranny of Good Intentions : How Prosecutors and Bureaucrats Are Trampling the Constitution in the Name of Justice. Lire (en anglais) l'interview de Roberts avec Peter Brimelow de Forbes Magazine, au sujet de la récente épidémie de fautes professionnelles chez les procureurs.
Original : http://www.vdare.com/roberts/080330_iran.htm
Traduction libre de Pétrus Lombard pour Alter Info
Lundi 31 Mars 2008
Paul Craig Roberts
'Pardonnez nous notre racisme' : Affaire Soufir et Racisme Anti Musulman de Certains Juifs en France
Dans sa rubrique opinion le quotidien Haaretz publie un texte de Goel Pinto «pardonnez nous notre racisme» expliquant comment le racisme anti musulman, enraciné dans la communauté juive de France, et qui est l'une des principales causes de la détérioration des relations entre juifs et musulmans en France, peut avoir influencé Julian Soufir, un immigrant français juif israélien qui a égorgé un arabe israélien à Tel Aviv.
Rappel des faits
Lundi dernier un nouvel immigrant français juif israélien Julian Sofir a avoué avoir assassiné un chauffeur de taxi arabe israélien. L'immigrant français âgé de 23 ans, a invité un chauffeur de taxi arabe israélien qui le ramenait de Jerusalem dans son appartement de Tel Aviv pour prendre un café. Là, il a violemment agressé le chauffeur de taxi, un arabe israélien de Beit Hanina, Taisir Karaki âgé de 35 ans, marié et père de 5 enfants, à coups de couteau et l'a égorgé.
Interpellé par la police israélienne, Julian Soufir a avoué son crime et conduit celle-ci sur les lieux du carnage. "J'ai décidé de tuer un arabe" a-t-il dit à la police, pour qui l'horrible crime a été prémédité car Soufir a avoué avoir expressément choisi un chauffeur de taxi arabe israélien, apres avoir refusé d'être pris en charge par des chauffeurs de taxi juifs israéliens, ainsi que l'arme du crime, le couteau. Etant donné les précisions avec lesquelles l'auteur du meurtre a décrit ses actes, les justifiant, l'arguement de la défense du criminel selon lequel il serait atteint de troubles psychiatriques est peu convaincant.
Actualisation 28/05/07: Julian Sofir a été inculpé pour le meurtre du chauffeur de taxi arabe Taysir Karaki de Jerusalem est. Selon le chef d'inculpation, il a tranché la gorge du malheureux chauffeur et lui a asséné 24 coups de couteau. Son meurtre était prémédité, puisqu'avant de rejoindre l'appartement de Tel Aviv il a demandé a s'arrêter à Natanya où il a pris un couteau de 20cm. Dans sa confession Soufir a dit : " je n'ai rien ressenti. C'était comme égorger un animal. Les arabes sont des animaux. Ils n'ont pas d'âme, ils sont comme des animaux." Les responsables des communautés juives de France feraient bien de s'interroger sur le pourquoi des motivations de Soufir.
Actualisation 15/06/07
Extrait d'un article du Nouvel OBS du 12/6/07
"Julien Soufir, un Franco-Israélien inculpé en Israël pour le meurtre d'un chauffeur de taxi palestinien le lundi 14 mai, pourrait être l'auteur d'une tentative d'homicide volontaire sur un commissaire de police parisien en 2002, a-t-on appris lundi 11 juin de source proche de l'enquête française. En avril 2002, un jeune commissaire de police en service alors à la Direction de l'ordre public avait été très gravement blessé à coups de couteau à l'abdomen alors qu'il tentait de s'interposer avec d'autres policiers entre des manifestants pro-israéliens et un groupe de Maghrébins lors d'une manifestation de soutien à Israël. L'agresseur avait échappé aux recherches policières et le bruit circulait alors qu'il s'agissait d'un jeune extrémiste juif qui avait été rapidement "exfiltré" en Israël, pour être mis à l'abri des poursuites. L'agression et la fuite du coupable présumé avaient provoqué des remous parmi les policiers. La 2eme division de police judiciaire qui enquêtait sur cette agression depuis 2002 a indiqué la semaine dernière qu'elle avait identifié Julien Soufir comme "pouvant en être l'auteur" dans des conditions qui, selon l'AFP n'ont pas été révélées."
Pardonnez nous notre racisme
Le meurtre de Taysir Karaki de Beit Hanina, * 35 ans et père de 5 enfants, a été commis par un seul individu, mais le terreau sur lequel le terroriste juif français s'est épanoui requiert néanmoins un examen collectif.
Un grand nombre de juifs français ont expliqué lors de la récente campagne pour l'élection présidentielle qu'ils étaient pour Sarkozy à cause de la poigne de fer qu'il a utilisé contre la première génération d'immigrants musulmans lors des émeutes dans la banlieue de Paris en 2005. Son soutien sans équivoque pour la communauté juive après le meurtre d'Ilan Halimi en 2006 et le fait qu'il l'ait attribué à des motifs antisémites a également aidé Sarkozy à se rallier beaucoup de juifs français. Des remarques telles que « les arabes sont entrain de prendre le pouvoir en France » et « nous avons besoin d'un véritable homme pour mettre les choses en ordre ici » ont été prononcées par un bon nombre de juifs pendant la campagne.
Il y a 600 000 juifs vivant en France actuellement. Beaucoup de juifs français ont obtenu des positions de haut niveau s'attirant le respect et la protection du gouvernement, contrairement aux enfants d'immigrants musulmans. Dans un état qui prône l'oblitération de l'identité religieuse en faveur d'une identité universelle en tant que membres de la République, les juifs ont joué des deux côtés du terrain. D'un côté, ils se sont intégrés dans la société française tandis que de l'autre ils ont continué à manifester une grande loyauté à l'égard d'Israël et en particulier à des gouvernements de droite qui l'ont dirigé ces dernières décennies.
La militance de beaucoup de juifs français et le racisme que certains d'entre eux montrent envers les musulmans n'est pas un nouveau phénomène. Je peux me rappeler un matin de shabbat dans une synagogue de Paris. J'avais 12 ans. C'était pendant la guerre du Liban en 1982, et le rabbin récitait la prière pour l'état d'Israël et ses soldats. La congrégation a répondu par des interruptions telles que « Sharon montres leur » et « tuez les «. Le rabbin n'a fait aucun effort pour les faire taire. Déjà à cette époque c'était clair que la communauté qui pendant des années avait fait des dons généreux à Israël, utilisait l'état comme outil de vengeance.
Aucun juif français n'oserait faire du mal à un musulman en France. Le meurtrier juif Soufir a immigré en Israël avant d'avoir assassiné un arabe – et non pas par manque de musulmans en France. Plutôt, c'était parce qu'en France beaucoup de juifs préfèrent s'envelopper dans le tallit (châle de prière ndlt) de la victimisation – et les incidents antijuifs là bas leur ont donné suffisamment de munition pour cela. L'image de victime fait que le gouvernement, principalement à cause de ses propres sentiments de culpabilité pour la période de Vichy, leur offre un large soutien.
Le temps est venu pour l'état d'Israël de mettre un miroir devant les juifs de France, qui dansent à deux noces à la fois. Le premier ministre Ehud Olmert et la présidente par intérim Dalia Itzik, devraient rendre visite à la famille de la victime assassinée et demander pardon au nom de l'état et du peuple juif, comme le roi de Jordanie Hussein l'a fait après l'assassinat de 7 jeunes filles de Beit Shemesh lors de l'attaque terroriste de Naharayim, comme le président français et sa femme, Jacques et Bernadette Chirac, et le premier ministre Dominique de Villepin l'ont fait après le meurtre d'Halimi quand ils ont participé au service en sa mémoire dans une synagogue à Paris.
C'est aussi le moment approprié pour les responsables de la communauté juive de France, dirigée par le Grand Rabbin Joseph Sitruk, de visiter la Grande Mosquée de Paris et demander pardon. Pardon pour le meurtre, mais aussi pour le racisme antimusulman qui est enraciné dans leur communauté, qui est l'une des principales causes de la détérioration des relations entre juifs et musulmans en France.
Goel Pinto 16 mai 2007 – Haaretz – www.haaretz.com
UEJF/J'ACCUSE contre Alter Info: Nos conclusions pour l'Audience en appel du 16 avril 2008.
Ci-dessous les conclusions de notre avocate et à télécharger au format pdf les conclusions de nos adversaires.
Comme nous l'avions indiqué dans un communiqué précédant, suite à notre condamnation nous avons interjeté appel. Nous invitons nos lecteurs de la région parisienne à se rendre à l'audience qui aura lieu le 16 avril 2008 à 10 heures au Tribunal de Grande Instance de Paris Chambre 14.
Bonne lecture
A Mesdames et Messieurs les Président et Conseillers composant la 14ème Chambre A Cour d'appel de Paris
RG n° 08/01457
O.C. 1er avril 2008
CONCLUSIONS RECAPITULATIVES
POUR : L’association ALTER INFO, Agence de Presse Alter (A.P.A.) association régie par la loi du 1er juillet 1901, ayant son siège 23 rue d’Illzach 68100 Mulhouse.
ayant pour avoué : SCP Fisselier, Chiloux, Boulay
Et pour avocat plaidant :
Me Isabelle Coutant Peyre, Avocat au Barreau de Paris
Appelante
CONTRE : 1) L’Union des Etudiants Juifs de France (U.E.J.F.)
2) « J’accuse !» Action Internationale pour la Justice (A.I.P.J.)
Ayant pour avoué Me Teytaud
et pour avocat : Selarl Cohen – Lilti- Cohen
Intimées
PLAISE A LA COUR
I - RAPPELS DES FAITS ET DE LA PROCEDURE
Par acte signifié le 24 décembre 2007, les associations « Union des Etudiants Juifs de France » (U.E.J.F.) et « J’accuse !» Action Internationale pour la Justice (A.I.P.J.) ont conjointement assigné en référé l’association ALTER INFO, Agence de Presse Alter (A.P.A.) pour le 7 janvier 2008, sur le fondement de l’article 809 du Nouveau Code de procédure civile.
Les demanderesses demandaient la suppression d’un article publié sur le site de l’agence de presse ALTER INFO, aux motifs cumulés que cet article serait diffamatoire et constitutif d’une provocation à la discrimination.
Par ordonnance de référé en date du 14 janvier 2008, Monsieur Nicolas Bonnal, Vice-Président du Tribunal de Grande Instance de Paris, par délégation du Président du Tribunal a :
- rejeté l’exception de nullité et la fin de non recevoir soulevées par l’association ALTER INFO et ordonné à celle-ci de retirer de son site Internet, les passages de l’article reproduits dans ladite ordonnance.
-condamné l’association ALTER INFO à payer la somme de 1.000 euros à chacune des demanderesses.
L’association ALTER INFO a interjeté appel de cette ordonnance car elle considère que la mesure ordonnée constitue une entrave injustifiée et disproportionnée à la liberté d’expression.
En effet, les éléments constitutifs du délit de provocation à la discrimination sont en l’espèce inexistants au regard de la publication « capturée » sur internet par les associations UEJF et AIPJ, de sorte que la condition du trouble manifestement illicite pour ordonner une telle mesure sur le fondement de l’article 809 du Nouveau Code de procédure civile, n’est pas démontrée dans l’ordonnance.
II - DISCUSSION
Dans son ordonnance du 14 janvier 2008, le juge des référés écarte le motif de diffamation invoqué par les associations UEJF et AIPJ car leur demande n’articulait pas les faits précis qu’elles prétendaient diffamatoires, privant ainsi ALTER INFO de la possibilité de démontrer la vérité des faits qualifiés de diffamatoires par les demanderesses.
Le juge a notamment relevé que les associations demanderesses poursuivent « un long texte faisant allusion à de nombreux faits » (…) « composés, d’une part, d’un texte de présentation émanant de la rédaction du site, d’autre part, d’un article, faisant lui-même de larges citations, présentées comme extraits d’un ouvrage publié en 1889, qu’il commente et actualise et enfin de la réaction d‘un internaute à cette première mise en ligne, et ces divers textes faisant mention de nombreux faits, qu’ils situent, soit dans les siècles passés, soit au cœur de l’actualité »
Par contre, le juge des référés n’a pas tiré les conséquences de ces constatations pour écarter également le motif d’une provocation à la discrimination.
En retenant l’infraction de provocation à la discrimination, délit prévu par l’article 24 alinéa 8 de la loi du 29 juillet 1881, comme motif d’interdiction de publication, le juge des référés a exclu purement et simplement un droit fondamental protégé par l’article 10 de la Convention européenne des droits de l’homme : la liberté d’expression.
Bien plus, l’ordonnance procède à une discrimination partiale dans les écrits et les commentaires, pour prétendre fonder une atteinte manifestement illicite par leur publication, et par là même, porte atteinte à la liberté d’expression qui comprend la liberté d’opinion et la liberté d’information et par voie de conséquence, le droit au débat dans une société démocratique, conformément à la Constitution et à la Convention européenne des libertés fondamentales.
Il sera quand même rappelé que les écrits contestés portent sur un livre publié en 1889 en Grande Bretagne et il n’est pas inutile pour le débat d’évoquer le contexte de cet ouvrage, à savoir que ce livre fut contemporain de la création du premier mouvement sioniste fédérateur, dénommé « l’amour de Sion », créé en Russie en 1881.
A la suite de ce mouvement allait succéder l’organisation d’un mouvement sioniste mondial à l’initiative de Theodor Herzl et la création d'un « Fonds pour l'Implantation Juive», outil financier de l'Organisation sioniste mondiale.
Ces mouvements allaient aboutir à la création de l’Etat d’Israël en 1945, présenté au monde entier par David Ben Gourion comme l’Etat juif d’Israël.
C’est donc dans ce contexte historique international et avec le vocabulaire utilisé à l’époque notamment par le mouvement sioniste lui-même, que ce livre fut publié en 1889 en Grande Bretagne, ouvrage polémique bien évidemment, mais dont il paraît aberrant qu’un juge des référés français juge légitime d’en interdire la publication d’extraits et leur discussion.
D’ailleurs, il suffit de lire tous les commentaires publiés pour se convaincre de la liberté d’appréciation communiquée par les lecteurs de l’article, ce que l’auteur de l’ordonnance s’est bien gardé d’évoquer, tout comme les associations demanderesses.
Cette ordonnance devra être infirmée car elle porte atteinte à la liberté d’expression et de débat, et constitue une censure injustifiée et disproportionnée.
v A – Une atteinte à la liberté d’expression
L'article 10 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales garantit une liberté jugée fondamentale dans une société démocratique et est considérée comme ayant valeur constitutionnelle par les juridictions françaises (Cour d'Appel Paris, 6 mars 1992 : Juris-Data n° 020513).
S'agissant d'une liberté fondamentale, les ingérences dans la liberté d'expression sont étroitement contrôlées par les organes européens, "La nécessité de la restreindre (…) doit se trouver établie de manière convaincante" (arrêt Barthold, §58). Il faut souligner que cette formule fut souvent reprise et, entre autres, dans l'arrêt Weber du 22 mai 1990, A n° 177, § 47, ainsi que dans l'arrêt Lehideux et Isorni c/ France, 55/1997/839/145.
En effet, et conformément à une jurisprudence constante (voir, à titre d'exemple, l'arrêt Lehideux et Isorni c/ France, 55/ 1997/839/1045), l'adjectif "nécessaire", au sens de l'article 10 § 2, implique un "besoin social impérieux".
Dans un arrêt du 31 janvier 2006, P. Giniewski c. France, la Cour Européenne des droits de l’homme, rappelait encore à nouveau à l’Etat français que « La liberté d’expression constitu[ait] l’un des fondements essentiels de toute société démocratique, l’une des conditions primordiales de son progrès et de l’épanouissement de chacun. Sous réserve du paragraphe 2 de l’article 10 de la CEDH, elle vaut non seulement pour les « informations » ou « idées » accueillies avec faveur ou considérés comme inoffensives ou indifférentes, mais aussi pour celles qui heurtent, choquent ou inquiètent »
Ainsi, si un texte publié contient des formulations qui peuvent heurter, choquer, ou inquiéter, la Cour a affirmé à plusieurs reprises que de telles idées ne perdent pas, en tant que telles, le bénéfice de la liberté d’expression.
* Sur la liberté d’expression
Contrairement à ce qu’affirme l’intimé dans ses conclusions, non seulement le principe de la liberté d’expression a été méconnue, mais de plus, la jurisprudence dite des caricatures de Mahomet publiées par le journal français « Charlie Hebdo » est parfaitement comparable à la présente procédure.
En effet, en substance, le Tribunal puis la Cour d’appel qui vient de statuer le 12 mars 2008, ont rappelé que les restrictions à la liberté d’expression sont légitimes si celle-ci manifeste de façon gratuitement offensante pour autrui, sans contribuer à une quelconque forme de débat public, capable de favoriser le progrès dans les affaires du genre humain.
Dans cet arrêt du 12 mars 2008, la Cour d’appel a choisi de rappeler l’argumentation du directeur de publication de Charlie Hebdo, à savoir, que « une expression – aussi outrageante ou dérangeante soit-elle – peut participer à un débat d’idée ou d’opinion ; qu’en outre la liberté d’expression doit prédominer sur la sensibilité religieuse sans qu’aucune communauté ne puisse revendiquer un traitement de faveur par rapport aux autres ainsi qu’il a été jugé en droit interne comme en droit conventionnel ».
Or, en publiant l’article litigieux, l’association ALTER INFO n’a pas cherché à nuire à l’ensemble de la communauté religieuse juive, bien au contraire. L’association a hésité à publier l’article litigieux, en a fait part à ses lecteurs dans son avertissement préliminaire de présentation de l’article, pour contribuer à un débat public d’intérêt général.
Contrairement aux associations demanderesses, ALTER INFO APA a le courage des débats, et participe ainsi à l’exercice de la liberté d’expression.
Les propos tenus dans cet article peuvent « heurter ou choquer » mais contrairement à ce que soutiennent les associations intimées, ils n’ont jamais eu d’autre but que de contribuer au débat public.
L’absence d’intention de nuire est manifeste dans cet article, le préambule n’a pas du tout pour but pour l’appelante de se « dédouaner d’une quelconque responsabilité éditoriale ». Bien au contraire, il ressort de ce préambule dont la portée est essentielle ici, que l’appelante a cherché justement à prévenir et éviter tout sentiment d’hostilité ou de haine vis-à-vis de la communauté juive dans son ensemble.
L’association ALTER INFO APA a ainsi choisi, non seulement d’exercer son droit le plus fondamental qu’est la liberté d’expression, mais également de prévenir tout risque de confusion ou d’amalgame en présentant de façon très pédagogique une « grille de lecture »
Il est intéressant de relever que les intimés qualifient la publication de l’article litigieux ainsi que celle d’un second article qui fait l’objet d’un second référé comme un acharnement « antisémite » de la part de l’association ALTER INFO.
A l’évidence, l’acharnement et le harcèlement sont les fait des associations U.E..J.F. et A.I.P.J., qui font preuve d’un activisme fanatique pour priver l’association ALTER INFO de l’exercice de son objet : information destinée au débat et de son droit fondamental qu’est la liberté d’expression. Il s’agit clairement d’une censure tyrannique.
En effet, une nouvelle procédure de référé produite par les associations des associations U.E.J.F et A.I.P.J., à nouveau demanderesses contre ALTER INFO, vise un article publié le 2 octobre 2007, c’est à dire antérieurement à la procédure de référé dont la Cour est saisie et qui aurait donc dû, en toute logique, être également visé dans l’assignation délivrée le 24 décembre 2007.
Disposant de moyens financiers importants, contrairement à l’association appelante, les associations U.E.J.F et A.I.P.J.s’organisent en équipe pour exercer ainsi une pression insupportable sur des associations telles qu’ALTER INFO, dont la conséquence intolérable est tout simplement l’impossibilité réelle de publier toute critique concernant un membre de la communauté juive, vidant ainsi de son sens l’article 24 alinéa 8 de la loi de 1881.
Cette répétition injustifiée de procédure n’a visiblement qu’un objectif : assurer l’étouffement financier de l’association ALTER INFO APA, et de ses membres, tous bénévoles. Cette tactique de censure par le harcèlement, l’intimidation et la pression financière fait d’ALTER INFO une victime.
C’est d’autant plus scandaleux que les conditions d’un trouble manifestement illicite et que la décision du juge des référés d’ordonner la censure au motif d’un délit présumé que seule la juridiction de fond a le pouvoir de juger, constitue une ingérence abusive de l’article 809 alinéa 2 dans la liberté d’expression.
En effet, rien dans les passages censurés du texte publié, ne justifiaient une telle atteinte.
v B – L’absence d’éléments constitutifs du délit de provocation à la discrimination
§ 1 – Absence de mise en cause d’une catégorie bien déterminée de personnes
L’article 24 alinéa 8 de la loi de 1881 permet de poursuivre tous ceux qui « auront provoqué à la discrimination, à la haine ou à la violence à l'égard d'une personne ou d'un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée. »
La provocation doit comporter la mise en cause directe d’une personne ou d’un groupe de personnes, à raison de leur origine, appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée.
Ainsi, pour constituer l’infraction, la provocation doit être directe et fondée expressément sur l’une ou l’autre des raisons ci-dessus énumérées.
Contrairement à ce que soutiennent les associations intimées dans leurs conclusions, ce n’est pas la communauté juive dans sa globalité qui est visée dans l’article litigieux, mais seulement certains de ses membres, ceux qui participent à une oligarchie capitaliste fonctionnant dans un système d’entente, au sens économique du terme, agissant sur et/ou via les décideurs politiques.
L’auteur de l’article fondé sur un texte de 1889 dénonce ainsi un mécanisme de propagande.
Cette distinction est essentielle.
Cette distinction a été clairement mise en relief par la jurisprudence des caricatures de Mahomet. En effet, par un arrêt confirmatif rendu le 12 mars 2008, la Cour d’appel de Paris, a écarté le délit d’injures publiques envers un groupe de personnes en raison de leur religion ou de leur origine car n’était pas visé l’ensemble de la communauté musulmane mais seulement une fraction de celle-ci, à savoir les musulmans terroristes.
Selon le Tribunal et la Cour, les caricatures litigieuses visaient certains membres et non l’ensemble de la communauté musulmane, alors que par ailleurs ces dessins avaient provoqué d’immenses mouvements de protestations dans toute la communauté musulmane, et ne constituaient pas une injure dirigée contre un groupe de personnes en raison de leur religion musulmane, et ce alors que le prophète Mahomet y était représenté comme participant du sens des caricatures.
Y aurait-il une interprétation à géométrie variable selon la religion concernée ? L’égalité constitutionnelle s’y oppose.
L’analyse qu’a fait la Cour concernant les membres de la communauté musulmane doit être transposée en l’espèce car les capitalistes ou cartels bancaires dont il est question dans la présente procédure ne font pas l’objet de critiques en raison de leur état c'est-à-dire du fait qu’ils soient de religion juive, mais pour les actes de certains des membres de cette confession.
Dans leurs conclusions, les associations intimées, de manière quasiment paranoïaque, prétendent que ce sont tous les juifs en tant que tels qui sont visés dans l’article, au titre de leur confession, et tentent d’illustrer leur opinion par une sélection d’extraits pour le moins significatifs car il en résulte un effet inverse à celui souhaité par l’intimé.
On constate en effet, que les extraits choisis tendent justement à appuyer la thèse de l’appelante selon laquelle il s’agit seulement de certains membres de la communauté juive qui sont visés et non de tous les juifs en général.
Le premier extrait :
« L’impérialisme du Capital auquel je fais référence est un groupe de capitalistes—presque uniquement des hommes juifs—»
En choisissant ce premier extrait, les associations U.E.J.F et A.I.P.J.démontrent bien que sont uniquement visés par l’article, certains membres de la communauté juive, « un groupe de capitaliste », certes constitués presque uniquement d’hommes juifs mais pas seulement. Font ainsi également partie de ce groupe de capitaliste des non juifs !!
Par ailleurs, par l’expression « auquel je fais référence », l’auteur a très explicitement visé les acteurs dont il parlait, c'est-à-dire un groupe de capitalistes constitués de banquiers.
Ainsi, l’auteur prend le soin d’expliquer clairement et simplement qui sont les protagonistes dont il parle. Il permet alors au lecteur d’éviter tout amalgame entre la communauté juive prise dans son ensemble et ces quelques « hommes juifs » qui constituent une partie de ces capitalistes.
Le deuxième extrait sélectionné par les associations U.E.J.F et A.I.P.J.confirme également que seuls certains membres de la communauté sont visés.
« C’est un fait significatif que la plupart des agitateurs en faveur du Socialisme sont des juifs[…] »
La langue française est une langue précise et offre à ce titre un vocabulaire également très précis, tout en étant rappelé que l’article publié est une traduction de l’article original rédigé en anglais. Par l’emploi de l’article indéfini « des » (juifs), il apparaît clairement que ce n’est pas la communauté juive en tant que telle qui est visée par les propos mais « des juifs » qui sont donc des membres de cette communauté non définis.
La communauté juive dans son intégralité n’est pas directement mise en cause ! D’ailleurs, aucune des institutions représentatives de la communauté juive française n’a manifesté son désaccord, ni a fortiori engagé la moindre procédure comme celle que se sont crues autorisées à engager les associations « Union des Etudiants Juifs de France » (U.E.I.J.F.) et « J’accuse !» Action Internationale pour la Justice (A.I.P.J.).
Or, il faut encore le rappeler que pour être retenu, le délit de provocation à la discrimination (et non « d’incitation à la haine raciale » comme les associations intimées l’ont écrit dans leurs conclusions en page 5) nécessite que soit explicitement, directement visé une communauté en son entier, un groupe de personnes dans son ensemble.
Dans leurs conclusions, les associations U.E.J.F et A.I.P.J.mettent en cause « la généralité » du propos, ou encore « la généralité de l’article », qui serait selon elle, une preuve éclatante que ce sont bien les juifs en général qui sont visés. Une relecture consciencieuse de l’article 24 alinéa 8 de la loi 1881, leur aurait leur évité d’aboutir à une telle confusion, à moins qu’elle ne soit volontaire.
§ 2 – Les propos ne visent pas à créer dans l’esprit de celui qui le perçoit un sentiment d’hostilité à l’encontre des juifs.
Dans leurs conclusions, les associations U.E.J.F et A.I.P.J. affirment que le sentiment d’hostilité, de haine et de rejet est entretenu à l’encontre des juifs par divers moyens dont :
ü Le premier moyen serait constitué par le télescopage visuel (??) de la rubrique « conspiration » et du titre l’impérialisme du capital juif » constituant une référence explicite au Protocoles des sages de Sion.
Les intimées invoquent une nouvelle plainte de leur part, accompagnée d’une nouvelle assignation en référé a l’encontre de l’association ALTER INFO, en raison de la publication d’un autre article du même auteur mis en ligne postérieurement au premier mais antérieurement à leur première assignation, comme signalé plus haut.
Loin de constituer un élément à charge, prétendant prouver une quelconque volonté d’heurter la communauté juive et de vouloir contribuer ainsi un sentiment d’hostilité, cette manœuvre témoigne au contraire, de l’acharnement des associations intimées à vouloir interdire l’exercice de l’un des droits les plus fondamentaux protégés par la Constitution et par la Convention européenne des libertés fondamentales : la liberté d’expression et le droit au débat.
De même, les associations U.E.J.F et A.I.P.J.ont cru bon d’indiquer que le Procureur de la République avait saisi le 8 janvier 2008 les services de Répression de Délinquance contre la Personne afin qu’un enquête pénale soit diligentée. Cependant cette enquête est toujours en cours, donc à ce jour, aucune condamnation n’a été prononcée à l’encontre de l’appelante…et il faut en déduire que cette évocation ressort du domaine de l’intimidation.
L’association ALTER INFO n’a jamais été condamnée pour le délit de provocation à la haine raciale ou délit connexes.
ü Deuxième moyen soulevé qui contribuerait à entretenir un sentiment d’hostilité ou de haine à l’encontre des juifs : les (supposées) imputations successives faites aux juifs. On leur reprocherait ainsi :
- De poursuivre l’asservissement de l’humanité, et de concentrer les richesses du monde à cette fin.
- De constituer « un problème mortel » pour le monde
On s’étonne en premier lieu de la formidable déformation de l’article, voire de l’interprétation « fumeuse » à laquelle se livrent ici les associations U.E.J.F et A.I.P.J. pour démontrer un hypothétique sentiment d’hostilité envers la communauté juive dans sa globalité.
- En effet, tout d’abord, il est reproché à l’article d’accuser les juifs de poursuivre l’asservissement de l’humanité et de concentrer les richesses du monde à cette fin.
Conclusions des parties adverses à télécharger en format PDF
UEJF/J'ACCUSE contre Alter Info: Nos conclusions pour l'Audience en appel du 16 avril 2008.
conclusion_APPEL_UEJF.pdf
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Lundi 31 Mars 2008
Alter Info
Le nouveau militarisme américain:
une idéologie qui s'est inscrustée dans les politiques des présidents américains successifs et qui semble atteindre son paroxisme avec
l'actuelle Administration Bush.
Celle-ci manipule des ideaux populaires américains pour concocter un fondamentalisme basé sur la libre entreprise capitaliste, le militarisme, le christianisme.
Le nouveau militarisme américain: exorciser le fiasco du Vietnam
Phénomène sans précédent dans l'histoire des Etats Unis, cet engouement des américains pour le militarisme s'exprime par la vision romantique du soldat héro que l'industrie cinématographique hollywoodienne amplifie, l'adulation du pouvoir militaire devenu symbole de la grandeur de la nation, et la conviction de la suprematie de la force comme moyen efficace pour s'imposer.
Les américains définissent désormais le pouvoir de leur pays et sa capacité de survie, en terme d'actions militaires, d'interventions armées, et à travers l'attachement souvent nostalgique à des idéaux militaires.
Evolution du militarisme aux Etats Unis
Le militarisme que se manifeste actuellement notamment par les actes d'agression et de conquête militaires américaines menées en Afghanistan et en Irak sans parler des projets d'attaquer l'Iran, la Syrie et d'autres pays, est notamment lié au fait qu'il s'agit d'exorciser les effets négatifs des années 60 et notamment de la défaite cuisante de l'armée américaine au Vietnam. Les militaires américains n'ont eu de cesse, depuis le fiasco du Vietnam, de rehabiliter leur profession, de rétablir leur crédibilité et de "laver leur honneur".
La peur des repercussions sur le moral de la nation dont l'attachement traditionnel aux valeurs morales liées à la religion était aussi en pleine déconfiture, et la peur de la perte d'influence sur la scène internationale ont aussi contribué à bouster ce militarisme. Ce qui a eu pour conséquence de développer dans la culture américaine des attitudes militaristes à résonnance mystico religieuses et particulièrement agressives. Avec la chute de l'Union Sovietique, les Etats Unis se sont sentis dans l'obligation de devenir les policiers du monde. L'administration Bush n'a pas innové mais continue dans la droite ligne de Woodrow Wilson, qui bien qu'ayant horreur du militarisme, des tueries, des armes, mais fermement convaincu qu'il agissait comme un agent du Divin, justifiait ses decisions d'interventions militaires en s'appuyant sur la notion de devoir religieux. Woodrow Wilson président des Etats Unis pendant la 1ère Guerre Mondiale, engage en 1917 son pays dans cette guerre et presente cette participation comme une croisade pour construire un nouvel ordre mondial pour que le monde devienne plus sûr et démocratique.
L'idéologie Wilsonienne et son impact sur l'administration Bush
L'idéologie Wilsonienne s'est construite sur une vision simple d'un monde de paix remodelé selon les principes de la démocratie à l'américaine et la libre entreprise capitaliste. Cette idéologie s'est propagée comme un virus mutant chez les présidents américains, s'adaptant aux évènements mondiaux jusqu'à prendre la forme qu'on lui connaît actuellement avec J.W Bush, qui manipule avec machiavelisme les symboles militaires et religieux pour dissimuler des ambitions géopolitiques d'expansion économique. Actuellement, cette idéologie wilsonnienne sous sa version bushiste sert à justifier l'occupation des terres babylonniennes riches en pétrole.
L'administration Bush a adapté l'idéologie wilsonnienne et l'a transformée de façon à marier esprit militariste et fins utopiques. Bush se sert d'ideaux populaires américains pour concocter un fondamentalisme basé sur la libre entreprise capitaliste, le militarisme, le christianisme. Mais Bush lui-même est probablement celui qui recite le texte plus que celui qui écrit les scénarios. Les plus faucons de l'Administration Bush dont Cheney et Rumsfeld ont porté ce penchant américain pour l'emploi de la force militaire à un niveau jamais égalé.
La doctrine Weinberger comme guide des actions militaires
Le Gl Creighton Abrams, Le commandant des forces américaines pendant la guerre du Vietnam de 1968 à 1972, est l'un de ceux qui voulait réparer l'honneur et reconstruire la dignité de l'establishment militaire américain apres le fiasco du Vietnam. Ils se sont servi d'une doctrine dite de Weinberger pour reconstruire pendant trois decennies la réputation de l'armée américaine, sortir l'armée de la déprime et du ressentiment et l'amener à reprendre confiance et d'une certaine façon, à travers l'Opération Tempête du Desert lors de la 1ere guerre du golfe, l'amener une nouvelle fois à la victoire.
Cette doctrine Weinberger établit des critères spécifiques de decisions gouvernementales en ce qui concerne l'utilisation de la force, et elle a permis au Vice President Cheney et au Secretaire à la Defense Rumsfeld d'utiliser la force militaire à des fins politiques et économiques et à G.W Bush de renchérir en décrétant une guerre sans limite à l'échelle planétaire.
Cette doctrine repose sur 4 exigences en matière de recours à la force militaire :
Limiter l'utilisation de la force pour la défense d'interêts vitaux nationaux
Definir des objectifs politiques et militaires concrets et pouvant être atteints
S'assurer le soutien populaire et celui du Congres
Combattre pour gagner par opposition à l'utilisation du deploiement militaire à des fins de pressions politiques
Utiliser la force en dernier recours.
Des poules mouillées qui jouent à des jeux guerriers high tech
Les responsables au sein de l'administration Bush à l'exception du Gl Colin Powell depuis congedié, n'ont aucune experience militaire. Bush lui-même, nonobstant son passage rapide (pour échapper au vrai service militaire) au sein d'un escadron de reserve de l'armée de l'air du Texas appelé l'escadron « champagne », n'a pas non plus d'experience.
Ces poules mouillées, fières de l'arsenal militaire high tech américain et impatient de le mettre à l'épreuve du feu pour en démontrer la supériorité à l'ensemble de la planète, se sont précipités pour démontrer cette supériorité imperiale high tech en attaquant l'Irak, un pays exangue à cause des sanctions imposées pendant des années et des raids aériens quotidiens effectués en partenariat avec les britanniques. Mais ils ont ignoré superbement les demandes du Gl Powell de definir une stratégie de fin de mission. Leur conquète militaire de l'Irak outre quelle est illégale, immorale, scandaleusement coûteuse en vies humaines, est entrain de destabilier toute une region et est une menace pour la paix mondiale.
Il a fallu deux décennies pour reconstruire la force militaire américaine qui a permis le succes de l'Operation Tempete du Desert. Mais ivres de succes, les politiciens américains se sont empressés de ranger la doctrine Weinberger dans un fond de tiroir, et ont oubliés les leçons tirées de la guerre du Vietnam. L'Operation Liberté pour l'Irak si elle a démarré comme l'Opération Tempete du Desert, s'apparente de plus en plus à la guerre du Vietnam.
Cet article s'est inspiré d'un article de Mark Biskeborn ( www.interventionmag.com)
à propos d'un livre d'Andrew J. Bacevich publié en avril 2004 aux presses universitaires d'Oxford et intitulé le nouveau militarisme américain
APPEL A TOUS LES COMPATRIOTES ET LES AMIS DE TAHIA BLADI...
AUJOURD'HUI, NOTRE DEVOIR EST DE SOUTENIR L'AGENCE DE PRESSE ALTERINFO, FINANCIEREMENT ET MORALEMENT. POUR LA DIGNITE DES FEMMES ET DES HOMMES, LA LIBERTE D'EXPRESSION, POUR L'INFORMATION, CONTRE LA DESINFORMATION, LA MANIPULATION, LA DIVERSION DES ESPRITS.
PRIERE DE RELAYER LE MESSAGE...
La soif de pétrole irakien d'Israël
par Gilles Munier
Mondialisation.ca, Le 31 mars 2008
Le blog de Gilles Munier
Israël est, avec le Japon, un des pays dépendant le plus de l’extérieur pour ses approvisionnements pétroliers. Les milliards de barils qui dormiraient au pied du Mont Carmel, ou sous Jéricho, ne sont pour l’instant que rêveries d’évangélistes américains.
La Bible, carte aux trésors pour évangélistes…
Golda Meir plaisantait que Moïse s’était trompé en quittant l’Egypte pour le seul endroit du Proche-Orient sans pétrole… Ce n’est pas l’avis des évangélistes américains qui, depuis la parution en 1981 de « La grande chasse au trésor » du Révérend Spillman, croient que la Bible évoque une mer de naphte sous Israël. Question d’interprétation. Ils déduisent de la bénédiction donnée par Moïse mourant à Asher, fils de Jacob : « Béni soit Asher… qu’il (…) plonge ses pieds dans l’huile »- qu’il y a du pétrole au pied du mont Carmel. Résultat : la région détient le record mondial de forages ! Autre zone visée : la Mer Morte. L’évangéliste Harold Stephens affirmera que Dieu lui est apparu, deux heures après avoir prié avec Menahem Begin en 1982, pour lui révéler qu’une veine de pétrole coure sous la Mer Morte. Récemment est apparu John Brown « à qui Dieu a ordonné de rendre le peuple israélien indépendant économiquement ». Il se dit convaincu de découvrir un immense champ pétrolifère avant le retour du Messie. Zion Oil and Gaz, sa société israélo-texane, est cotée à la bourse de Chicago.
Le renchérissement du prix du brut stimule l’exaltation des évangélistes américains et les recherches pétrolières en Israël. En septembre 2007, Benyamin Ben Eliezer, ministre des Infrastructures, a octroyé une licence d’exploration à une dizaine de compagnies.
Le ravitaillement du pays est un véritable casse-tête, d’autant que la consommation par habitant, en perpétuelle augmentation, dépasse 7 litres par jour (8ème rang mondial). Grâce à l’entregent d’hommes comme Zvi Alexander, « Monsieur pétrole » israélien, Israël a pu diversifier ses sources d’approvisionnement.
La famille Alexander : pétrole et… 11 septembre
Dans « Israel’s covert efforts to secure oil supplies », Zvi Alexander raconte 40 ans de combat pour approvisionner l’Etat hébreu en hydrocarbures. Ancien de la Haganah, la milice sioniste de Ben Gourion dans les années 40, il a foré partout dans le monde pour l’Israël National Oil Company et des sociétés écrans créées pour échapper au boycott arabe. Il a fait fortune avec le pétrole égyptien du Sinaï, grâce à Jack Bitton, agent double égypto-israélien responsable, dit-on, de l’arrestation d’Eli Cohen, agent du Mossad pendu à Damas en 1965…
Son fils « Kobi » Akexander, ancien du renseignement militaire, dirigeait Comverse Technologie - société israélo-américaine spécialisée dans les logiciels d’écoute téléphonique et convertisseurs de voix - et… Odigo, leader israélien des messageries électroniques connu depuis le 11 septembre 2001 pour avoir reçu deux heures avant l’attaque du World Trade Center, un message annonçant l’imminence d’une catastrophe.
Aujourd’hui, l’Etat hébreu est ravitaillé par la Russie, les anciennes républiques soviétiques, la Norvège, le Mexique, des pays d’Afrique de l’Ouest et, fait moins connu… l’Egypte. Mais, les livraisons prévues par le Traité israélo-égyptien de 1979 – qui ont couvert jusqu’au tiers des besoins d’Israël – s’avèrent insuffisantes.
Un rêve israélien
Israël rêve de pétrole irakien depuis 1948, date de la fermeture du pipeline Kirkouk - Haïfa, pour protester contre la création d’un Etat juif en Palestine. Seul le Koweït, alors principauté sous tutelle britannique, continua jusqu’en 1950 à lui livrer du brut. L’Iran pahlévi prit le relais, clandestinement, jusqu’à la révolution khomeyniste. Les Israéliens - travaillistes ou likoudniks - ont tout essayé pour amadouer Bagdad, y compris traiter avec Saddam Hussein. Sans succès.
Saddam refuse les propositions israéliennes
La fermeture de l’oléoduc Kirkouk-Banyas par la Syrie en 1982 donna l’occasion à Yitzhak Shamir de proposer à l’Irak d’exporter son pétrole via Haïfa. Saddam Hussein refusa. Hanan Bar-On, sous-directeur au ministère des Affaires étrangères israélien, revint à la charge avec le projet de Bechtel de construire un pipeline Kirkouk-Aqaba qu’un certain Donald Rumsfeld alla « vendre » à Bagdad en décembre 1983 et mars 1984. En 1985, Shimon Pérès, Yitzhak Shamir et Yitzhak Rabin confirmèrent par écrit à Robert MacFarlane, conseiller pour la sécurité du Président Reagan, qu’Israël ne bombarderait pas le pipeline, « sauf provocation ». Pères demandait en plus du pétrole, 10% moins cher, le versement royalties… au Parti travailliste. Nouveau refus du Président irakien. En 1987, Moshe Shahal - ministre israélien de l’Energie – fit étudier à nouveau le transport de pétrole irakien via le Golan, projet mis à mal par la guerre du Golfe de 1991.
Avec les guerres du Golfe, les Israéliens sont passés à l’action. Les Kurdes, qu’ils soutenaient depuis les années 50, arguant d’intérêts géostratégiques et d’ancêtres communs, étaient quasi indépendants grâce à la zone d’exclusion aérienne imposée par la coalition. Le Mossad en profita pour renforcer ses positions dans l’appareil sécuritaire kurde et participer, avec Massoud Barzani, à la contrebande de pétrole générée par l’embargo des Nations unies. Parallèlement, Ahmed Chalabi – chef du Conseil national irakien – fut invité à Tel-Aviv où il promit d’ouvrir des relations diplomatiques avec Israël et le pipeline Kirkouk-Haïfa.
Début avril 2003, un commando des forces spéciales de la coalition s’empara des stations de pompage de l’oléoduc vers Haïfa – Opération Sekhina (Présence de Dieu, en hébreu) – entre Haditha et la frontière jordanienne et Benyamin Nétanyahou affirma que le pétrole irakien coulerait vers Israël, « que c’était une question de temps ». En août 2003, Yosef Paritzky - ministre des Infrastructures - fut convoqué à Washington pour étudier la remise en état du pipeline. Espoir déçu, car Chalabi a été écarté du pouvoir. Avec la montée en puissance de la résistance dans la région d’Al-Anbar, le tracé actuel semble définitivement abandonné.
Un « Grand Kurdistan »
Pour que le pipeline Kirkouk- Banyas, en Syrie, soit une solution de rechange, encore fallait-il éliminer les foyers de résistances entre Kirkouk et la frontière syrienne, créer un « Grand Kurdistan » et renverser Bachar Al-Assad. En juin 2005, les Américains lancèrent l’opération «Matador » pour dompter les Turcomans hostiles à la main mise kurde sur leurs terres et le pétrole irakien. Sous prétexte de chasser Zarqaoui d’un de ses bastions, Tel Afar fut assiégé. Comme à Falloujah, les bombardements firent des milliers de victimes civiles. Les habitants qui se sont enfui ont été remplacés par des Kurdes.
La constitution de 2005, illégitime pour de nombreux Irakiens, permettrait à la Région autonome kurde d’annexer après référendum la région de Kirkouk (*), une partie de celles de Ninive et de Diyala, et le Sindjar. La résistance a fait échouer le projet, pour l’instant. Mais, en août 2007, l’attentat terroriste du Sindjar avec ses 500 morts – attribué au Parastin, le service secret kurde - a jeté les Yézidis qui y sont majoritaires dans les bras de Barzani - c’était son objectif - ; et la bataille engagée actuellement à Mossoul, sous prétexte de guerre contre Al-Qaïda, « nettoie » un peu plus les « territoires disputés » de leurs habitants ancestraux arabes, turcomans et assyro-chaldéens.
La Syrie résistant aux essais de déstabilisation étasuniennes et françaises, le projet de bretelle Homs – Haïfa sur le pipeline existant a été abandonné, ne laissant à ses partisans que la signature d’un hypothétique traité de paix entre Israël et la Syrie avec échange du Golan contre passage d’un oléoduc vers Haïfa. Un remake, en quelque sorte, de l’accord négocié avec Anouar Al-Sadate.
Un Israélien nommé Fouad
A Tel-Aviv, Binyanin Ben-Eliezer, ministre des Infrastructures plus pragmatique que ses prédécesseurs, étudie la faisabilité d’un oléoduc qui traverserait le Sindjar, longerait la Syrie et l’Euphrate et pénétrerait en Jordanie; et parallèlement celle d’un quadruple pipeline sous-marin qui acheminerait vers Ashkelon, via le port turc de Ceyhan, du pétrole et du gaz géorgiens ou azerbaïdjanais - voir kazakhs - de l’eau, de l’électricité et des câbles en fibres optiques.
Israël, l’Iran et le Tipline
Un pipeline Eilat- Ashkelon (Trans-Israël Pipeline ou Tipeline), financé par Edmond de Rothschild, fut construit avec du matériel volé durant la campagne du Sinaï de 1956 sur les chantiers de sociétés belges et italiennes, et modernisé après un voyage secret de Golda Meir en Iran en 1965, pour rencontrer le Chah et la NIOC (National Iranian Oil Company). Le 23 mai 1967, la fermeture du Tipeline provoquée par le blocus du détroit de Tiran coupa l’approvisionnement d’Israël en pétrole iranien. Elle fut l’un des prétextes de l’agression israélienne de 1967 contre l’Egypte. Depuis la révolution khomeyniste, l’Iran réclame le remboursement de ses investissements et des trois derniers mois de livraison. Aujourd’hui, les Israéliens se disent prêts à acheminer du pétrole venu d’Asie centrale et d’Irak, via la Turquie, vers l’Inde par le Tipline.
Né à Bassora, le Général Ben-Eliezer, dit Fouad, se présente comme un « ami des Arabes », mais sa réputation de boucher n’a rien à envier à celle d’Ariel Sharon. Il n’est pas seulement mêlé au massacre de Tal Al-Zaatar par les Phalangistes libanais en 1976 et de Jénine en 2002, ou à l’invasion du Liban en juin 1982, il est accusé d’avoir fait liquider 250 prisonniers pendant la guerre de juin 1967. On attend toujours l’ouverture d’une enquête du Tribunal pénal international à son encontre, comme l’a demandé au Caire en 2007 le président de la commission des Affaires étrangères.
Détail important du projet Ben Eliezer : selon Haaretz (16/1/07), l’oléoduc sous-marin pourrait être connecté à celui venant d’Irak. Le Kurde Hoshyar Zebari - ministre irakien des Affaires étrangères – avec qui il s’est congratulé devant les caméras au World Economic Forum de 2005 en Jordanie, ne demandent qu’à coopérer. Le succès de cette opération dépend des exigences de la Turquie. En cas d’entente, le boycott pétrolier arabe perdrait tout son sens.
Le 2 mars 2008. Publié sur Afrique-Asie: http://www.afrique-asie.fr/home.php
Gilles Munier, secrétaire général des "Amitiés franco-irakiennes", sur la situation en Irak
Articles de Gilles Munier publiés par Mondialisation.ca
medias
La Rumeur du Siècle, « Rayer Israël de la Carte »
Partout dans le monde une dangereuse rumeur a été colportée qui pourrait avoir des conséquences catastrophiques. Selon la légende, le président iranien aurait menacé de détruire Israël, ou, pour reprendre la citation erronée, il aurait dit « Israël doit être rayé de la carte. »
Contrairement à la croyance populaire, cette déclaration n'a jamais été faite, comme cet article va le prouver.
La Rumeur du Siècle, « Rayer Israël de la Carte »
Le mardi 25 octobre 2005, dans la salle de conférence du ministère de l'intérieur à Téhéran, le président nouvellement élu Mahmoud Ahmadinejad a fait une déclaration au cours d'un programme suivi selon ce qui a été rapporté, par des milliers et intitulé «le Monde Sans le Sionisme». De grands posters l'entourant affichaient ce titre en anglais de manière voyante, à l'intention de la presse internationale semble-t-il. En dessous du titre du poster il y avait un habile dessin représentant un verre marquant le temps avec au sommet la planète terre. Deux petites boules représentant les US et Israël sont dessinées tombant à travers le col étroit du verre et s'écrasant au fond.
Avant d'en venir à l'infâme remarque, c'est important de noter que la «citation» en question était elle –même une citation – c'était les mots de feu l'Ayatollah Khomeiny, le père de la Révolution islamique. Bien qu'il ait cité Khomeiny pour affirmer sa propre position sur le Sionisme, les mots actuellement utilisés appartiennent à Khomeiny et non à Ahmadinejad. Donc, on a principalement attribué (ou blâmé) Ahmadinejad pour une citation qui n'est pas seulement sans originalité, mais représente un point de vue déjà en place avant même qu'il n'est rejoint son poste.
La Citation Réelle
Donc qu'a vraiment dit Ahmadinejad ? Pour citer précisément ses mots en persan :
"Imam ghoft een rezhim-e ishghalgar-e qods bayad az safheh-ye ruzgar mahv shaved".
Ce passage ne voudra rien dire pour bien des personnes, mais un mot peut raisonner à l'oreille : rezhim-e. Le mot « Régime » prononcé comme le mot anglais avec un extra son «eh» à la fin. Ahmadinejad n'a pas fait allusion à Israël le pays, ou Israël le territoire, mais au régime israélien. On a là une importante distinction significative, car on ne peut balayer un régime de la carte. Ahmadinejad n'a même pas faire référence à Israël en le nommant, au lieu de cela il a utilisé une phrase spécifique « rezhim-e ishghalgar-e qods » (le régime occupant Jérusalem).
Ceci soulève une question : « que voulait-il donc vraiment « rayer de la carte » ? La réponse c'est : rien. Parce que le mot carte n'a jamais été utilisé. Le mot persan pour carte, «nagsheh », n'est contenu nulle part dans cette citation originale en persan, ou, de toute façon, nulle part dans son discours. La phrase occidentale «rayer» n'a elle non plus jamais été prononcée. Pourtant on veut nous faire croire que le président iranien a menacé de «rayer Israël de la carte», malgré qu'il n'ai jamais prononcé les mots «carte» et "rayer" ou même «Israël».
La Preuve
La citation de sa totalité traduite directement en anglais :
«L'Imam a dit que ce régime occupant Jérusalem doit disparaître de la page du temps».
Traduction mot à mot :
Imam (Khomeiny) ghoft (a dit) een (ce) rezhim-e (régime) ishghalgar-e (occupant) qods (Jérusalem) bayad (doit) az safheh-ye ruzfgar (de la page du temps) mahv shavad (disparaître de).
Ci-dessous la traduction entière du texte en persan, archivé sur le site web d'Ahmadinejad
www.president.ir/farsi/ahmadinejad/speeches/1384/aban-84/840804sahyonizm.htm
Le Discours et le Contexte
Tandis que le faut extrait «rayer de la carte» a été répété à l'infini sans vérification, le discours d'Ahmadinejad lui-même a été presque totalement ignoré. Etant donné l'importance mise sur le commentaire «carte», ce serait raisonnable de présenter ses mots dans leur contexte entier pour avoir une compréhension plus grande de sa position. En fait, en étudiant la totalité du texte, il y a une trajectoire claire logique qui conduit à son appel pour «un Monde sans Sionisme». On peut ne pas être d'accord avec ce raisonnement, mais formuler des critiques n'est possible que si on connaît d'abord le raisonnement.
Dans son discours, Ahmadinejad reconnaît que de se débarrasser de l'emprise puissante des Etats-Unis sur la région via les sionistes peut sembler inimaginable pour certains, mais rappelle à l'auditoire que, comme Khomeiny l'a prédit, d'autres Empires qui semblaient invincibles ont disparu et maintenant n'existent seulement que dans les livres d'histoire. Puis il énumère la liste de 3 de ces types de régimes qui se sont effondrés, désagrégés ou disparus, tous ces 30 dernières années :
(1) Le Shah d'Iran – le monarque installé par les US
(2) l'Union Soviétique
(3) l'ancien ennemi juré de l'Iran, le dictateur Saddam Hussein.
Dans le premier et le troisième exemples, Ahmadinejad avant de les mentionner fait référence aux mots même de Khomeiny prédisant le démantèlement de ce régime particulier. Il concluait en se référant au souhait non réalisé de Khomeiny :
"L'Imam a dit que ce régime occupant Jérusalem doit disparaître de la page du temps. Cette déclaration est très sage. " C'est ce passage qui a été isolé, tordu et distordu de manière aussi connue. Par comparaison, Ahmadinejad semble avoir appeler à un changement de régime et pas une guerre.
L'Origine
On peut se demander : d'où vient cette fausse interprétation ? Qui est responsable pour cette traduction qui a provoqué une telle controverse mondiale ? La réponse est surprenante.
La citation enflammée « rayer de la carte » a été disséminée pour la première fois non pas par les ennemis de l'Iran mais par l'Iran lui-même. L'Agence d'Information de la République Islamique (IRNA) l'arme de propagande officielle de l'Iran, a utilisé cette expression dans sa version anglaise dans certaines de ces dépêches d'information couvrant la conférence sur « le monde sans le Sionisme ». Les médias internationaux, incluse la BBC, le Time magazine et d'innombrables autres medias se sont servis de la citation de l'IRNA et ont fait la une sans vérifier son exactitude, et en se référant rarement à la source. Le ministre des affaires étrangères iranien a essayé rapidement de clarifier la déclaration, mais la citation avait déjà une vie à elle. Bien que la traduction de l'IRNA était inexacte et dans le cadre d'une confrontation chaude à propos du programme nucléaire iranien, et des mois d'accusation continuelles et infondées contre l'Iran dans une tentative pour rallier le soutien d'attaques préventives contre le pays, on avait fourni aux impérialistes la parfaite « raison d'être » (en français dans le texte ndlt) pour envahir. Pour les faucons partisans de la guerre, c'était un don du ciel.
On doit noter que dans d'autres références à la conférence, la traduction de l'IRNA a changé. Par exemple « carte » a été remplacé par « Terre ». Dans certains articles c'était «le régime occupant Jérusalem devrait être éliminé de la surface de la Terre», ou identique «le régime occupant Jérusalem doit être éliminer de la surface de la Terre. » L'inconsistance de la traduction de l'IRNA devrait être une preuve suffisante de la non fiabilité de la source, particulièrement lorsqu'il s'agit de traduire les informations du persan vers l'anglais.
La Réaction
La mauvaise traduction » rayer de la carte » citation attribuée au président de l'Iran, a été propagée dans le monde entier, répétée des milliers de fois dans les médias internationaux, et de nombreux dirigeants du monde l'ont promptement dénoncée.
Pratiquement tout petit ou grand media a publié ou diffusé cette fausse déclaration aux masses. Des grandes agences de presse telles que l'AP et Reuters, font référence à cette fausse citation pratiquement sur une base quotidienne.
A la suite de la remarque de l'Iran, la condamnation a été rapide. Le premier ministre britannique Tony Blair a exprimé sa « révulsion » impliquant qu'il serait peut être nécessaire d'attaquer l'Iran. Le Secrétaire Général de l'Onu Koffi Annan a annulé son voyage prévu en Iran à cause de la controverse. Ariel Sharon a demandé que l'Iran soit expulsé des Nations Unies pour appeler à la destruction d'Israël. Shimon Pères, plus d'une fois, a menacé de balayer l'Iran de la carte. Plus récemment, Benjamin Netanyahu d'Israël, qui a alerté sur le fait que l'Iran « prépare un autre holocauste pour l'état juif » demande qu'Ahmadinejad soit jugé pour crimes de guerre pour incitation au génocide.
La citation artificielle a aussi été sujette à des altérations supplémentaires. Les fonctionnaires US et les médias prennent souvent la liberté de laisser tomber la référence à la « carte » la remplaçant par une phrase précisément beaucoup plus menaçante « rayer de la surface de la Terre. »
Des articles de journaux et de magazines rapportent avec zèle qu'Ahmadinejad a « appelé à la destruction d'Israël », comme le font des hauts responsables du gouvernement des US.
Le président Georges Bush a dit que les commentaires représentaient une « menace spéciale» de destruction d'Israël. En mars 2006, lors d'un discours à Cleveland, Bush a juré d'avoir recours à la guerre pour protéger Israël de l'Iran parce que … » la menace de l'Iran est, bien sûr, leur objectif déclaré c'est de détruire notre allié fort Israël ». L'ancien conseiller du président Richard Clarke a dit à la TV australienne que l'Iran « parle ouvertement de détruire Israël », et insiste, « le président de l'Iran a répété qu'il voulait rayer Israël de la face de la Terre. » Dans un interview en octobre 2006 avec Amy Goodman (de Démocracy Now ndlt), l'ancien inspecteur de l'ONU pour l'armement Scott Ritter a fait référence à Ahmadinejad comme « l'idiot qui sort et dit des choses vraiment stupides mauvaises telles que « c'est le but de l'Iran de rayer Israël de la face de la Terre. » Le consensus est clair.
Pour rendre encore plus confuse le sujet, Mahmoud Ahmadinejad pontifie plutôt que de donner une réponse directe quand, questionné sur la déclaration, comme lors de l'interview de Lally Weymouth du Washington Post en septembre 2006.
"Etes vous vraiment sérieux quand vous dites qu'Israël devrait être rayé de la surface de la terre ?
Nous devons regarder la scène au Moyen Orient – 60 ans de guerre, 6O ans de déplacement, 60 ans de conflit, pas un seul jour de paix. Regardez la guerre au Liban, la guerre à Gaza – quelles sont les raisons pour ces conditions ? Nous devons nous occuper et résoudre le problème à sa racine.
Vous suggérez de rayer Israël de la surface de la Terre ?
Notre suggestion est claire : … laissons au peuple palestinien le soin de décider de leur sort au cours d'un référendum libre et juste, et le résultat, quel qu'il soit, devrait être accepté… Le peuple sans racine règne actuellement sur la terre.
Vous avez été cité comme disant qu'Israël devrait être rayé de la face de la Terre. Est là votre croyance ?
Ce que j'ai dit a rendu ma position claire. Si on regarde la carte du Moyen Orient d'il y a 70 ans…
Donc, la réponse est oui, vous croyez vraiment qu'il devrait être rayé de la face de la Terre ?
Est-ce que vous me demandez oui ou non ? Est-ce que c'est un test ? Est-ce que vous respectez le droit à ‘autodétermination pour la nation palestinienne ? Oui ou non ? Est-ce que la Palestine en tant que nation, considérée comme une nation avec le droit de vivre dans des conditions humaines ou non ? Faisons en sorte que ces droits soient appliqués pour ces 5 millions de personnes déplacées."
L'échange est typique des interviews d'Ahmadinejad avec les medias US. Comme c'était prévisible, à la fois Mike Wallace de 60 Minutes, et Anderson Cooper de CNN, ont demandé s'il veut « rayer Israël de la carte ». Comme d'habitude, la question est renvoyée à la face du reporter avec la réplique standard « est ce que les palestiniens ont des droits ?etc… « (question à laquelle on ne répond pas directement non plus). Néanmoins, il ne confirme jamais que le commentaire « carte » est vrai. Cela n'a pas empêché Anderson Cooper de se référer à des extraits de l'interview précédent une pose publicité et de mentir en disant «comme il a dit précédemment, il veut qu'Israël soit rayé de la carte. »
Même si demain les médias dans le monde devait se rétracter pour la citation mal traduite, le dommage majeur a déjà été fait, fournissant la base de la phase prochaine de désinformation : diabolisation complète du personnage. Ahmadinejad on nous dit est le prochain Hitler, une grave menace à la paix mondiale qui veut provoquer un nouvel Holocauste. Selon certains détracteurs, non seulement il veut détruire Israël, mais après cela, il lancera une bombe nucléaire sur les US, et puis sur l'Europe ! Un mémo d'octobre 2006 intitulé « mots de haine : l'escalade des menaces de l'Iran « publié par le puissant lobby pro israélien AIPAC démarre sur cet avertissement : « Ahmadinejad et d'autres hauts dirigeants iraniens font des déclarations de plus en plus belliqueuses menaçant de détruire les US, l'Europe, et Israël. » Ces affirmations non seulement fabriquent une menace sans fondement, mais lui confèrent beaucoup plus de pouvoir qu'il n'en a réellement. Les alarmistes feraient mieux de surveiller les déclarations du dirigeant suprême ultra conservateur l'Ayatollah Khamenei, qui a le plus de pouvoir en Iran.
Comme représentant iranien à l'ONU de la presse, M.A Mohammadi s'est plaint au Washington Post dans une lettre de juin 2006.
Ce n'est pas du tout surprenant, cette façon de picorer et choisir pour mettre en avant les remarques mal interprétées du président iranien Mahmoud Ahmadinejad en octobre et d'ignorer les remarques faites ce mois ci par le dirigeant suprême l'Ayatollah Ali Khamenei :
« Nous avons aucun problème avec le monde. Nous ne sommes pas une menace pour le monde, et le monde le sait. Nous ne commencerons jamais une guerre. Nous n'avons pas l'intention d'entrer en guerre contre un quelconque état. »
Le gouvernement israélien a tiré tout ce qu'il pouvait de cette citation inventée, à son profit. Lors de son discours devant l'assemblée générale de Nations Unies, la ministre des affaires étrangères israélienne Tzipi Livni a accusé l'Iran de travailler à détruire à l'arme atomique Israël et intimider le monde. « Ils parlent fièrement et ouvertement de leur désir de « balayer Israël de la carte ». Et maintenant, par leurs actions, ils cherchent à obtenir les armes pour atteindre cet objectif de mettre en péril la région et menacer le monde. » Parlant de la menace en décembre, le premier ministre israélien Ehud Olmert dans sa ferveur a par inadvertance révélé que son pays possédait déjà des armes nucléaires. « Nous n'avons jamais menacé aucune nation d'annihilation. L'Iran, ouvertement, explicitement, et publiquement, menace de balayer Israël de la carte. » Peut-on dire que c'est du même niveau, quand ils aspirent à avoir des armes nucléaires, comme l'Amérique, la France, Israël, la Russie ? »
Irresponsabilité des Medias
Le 13 décembre 2006, plus d'un an après la conférence « le monde sans le sionisme », deux journaux israéliens à grand tirage, le Jérusalem Post et le Haaretz, ont publié des articles sur une menace renouvelée d'Ahmadinejad. A la une du Jérusalem Post : "Ahmadinejad : Israël sera rayé", tandis que le Haaretz postait le titre "Ahmadinejad à la conférence sur l'Holocauste : Israël sera bientôt rayé."
D'où ont-ils obtenu cette information ? Il s'est avéré que les deux journaux, comme la plupart des medias US et occidentaux, dépendent largement des articles d'agences telles qu'AP et Reuters, comme source pour leurs articles. C'est sûr que leur source sont des articles du 12 décembre de Paul Hughes de Reuters ( « le président iranien dit que les jours d'Israël sont comptés »), et Ali Akbar Dareini d'AP ( « le président d'Iran : Israël sera rayé »).
Les cinq premiers paragraphes du Haaretz, signé « Service du Haaretz et agences » sont un plagia à presque 100% des cinq premières pages de l'article de Reuters. La seule différence, c'est que le Haaretz a changé « état juif » par « Israël » dans le second paragraphe, autrement, ils sont identiques.
L'article du Jérusalem Post par Herb Keinon emprunte à la fois des articles de Reuters et d'AP. Comme le Haaretz, il utilise la citation suivante d'Ahmadnagar sans l'attribuer : (« de la même façon que l'Union Soviétique a été rayé et n'existe plus aujourd'hui, ainsi le régime sioniste sera bientôt rayé. » il a ajouté). Un autre passage fait apparemment référence à un article de l'IRNA :
« Le régime Sioniste sera rayé bientôt de la même manière que l'a été l'Union Soviétique, et l'humanité obtiendra la liberté » a dit Ahmadinejad lors d'une rencontre dans ses bureaux mardi avec les participants à la conférence, selon l'agence d'information officielle IRNA.
Il a dit que des élections devraient avoir lieu parmi les « juifs, chrétiens, musulmans pour que la population de Palestine puisse choisir son gouvernement et son destin pour eux-mêmes de manière démocratique. »
Une nouvelle fois, la première phrase ci-dessus est un plagia de l'article de l'AP. La deuxième phrase c'est aussi la même chose, excepté « il a appelé à des élections » qui est devenu «il a dit que des élections devraient avoir lieu ».
Cela devient plus intéressant.
La citation utilisée dans l'article original de l'AP et copié dans l'article du Jérusalem Post, est supposée provenir de l'IRNA. Si c'est vrai, ceci peut être facilement vérifié. Si vous voulez le savoir allez à : www.irna.ir/en/news/view/menu-234/0612134902101231.htm
Là vous découvrirez que la citation réelle de l'IRNA était :
« Comme l'Union Soviétique a disparu, le régime Sioniste disparaîtra aussi et l'humanité sera libérée. »
Comparez cela à la soi disante citation de l'IRNA rapportée par l'AP :
« Le régime Sioniste sera bientôt rayé de la même manière que l'a été l'Union Soviétique, et l'humanité obtiendra la liberté. »
Dans l'article réel de l'IRNA, le régime Sioniste s'évanouira, comme l'Union Soviétique a disparu. S'évanouir, disparaître. Dans la version malhonnête de l'AP, le régime Sioniste sera «rayé ». Et comment sera-t-il « rayé » ? « De la même manière que l'a été l'Union Soviétique ». Plutôt que d'impliquer une menace militaire ou une escalade dans la rhétorique, la référence à la Russie vient effectivement valider le sens intentionnel des déclarations anti sionistes mal interpretées d'Ahmadinejad.
Ce qui vient d'être démontré c'est la preuve irréfutable de manipulation médiatique et de la propagande en action. L'AP altère délibérément la citation de l'IRNA pour sembler plus menaçante. Les medias israéliens non seulement répètent ceci, mais façonnent l'opinion, et soutiennent des guerres non nécessaires d'agression, présentées comme de l'auto défense, basées sur de la désinformation.
Ce scénario est le miroir de types de fausses affirmations qui ont conduit à l'invasion illégale de l'Irak, une guerre maintenant vue comme une erreur catastrophique. Et pourtant, l'Administration Bush et les medias obéissants, continuent de se vautrer dans la propagande et la spéculation sur une attaque du voisin de l'Irak, l'Iran, un pays beaucoup plus grand et plus redoutable. Cela est basé principalement sur des estimations non prouvées que l'Iran construit des armes nucléaires, et le mensonge que l'Iran a juré de détruire physiquement Israël. Etant donné son ampleur, ses répercussions potentiellement désastreuses, tout ceci équivaut sans doute à la rumeur du siècle.
Arash Norousi est un artiste et co fondateur du Projet Mossadegh.
http://www.aljazeera.com/cgi-bin/review/article_full_story.asp?service_ID=13061
"No Peace without this Piece"Stavro Ad-Dabbur Beyrouth Liban / http://www.CartoonWeb.com
Note
Le premier ministre israélien Ehud Olmert, lors d'une réunion du cabinet ministériel le dimanche 28 janvier a déclaré :
“L'Etat d'Israel n'autorisera pas le monde à éviter une confrontation avec le pays qui appelle à la destruction d'Israel”. (source électronique ynetnews.com 28/01.07)
A partir d'un mensonge, le gouvernement sioniste pousse la communauté internationale vers les abimes d'une nouvelle guerre mondiale.
Qui veut détruire qui et embraser la planète?
Bonjour,
Je veux dire dès maintenant que je suis musulman. Pour éviter tout amalgame. Alter info vient sur ce site solliciter notre générosité sous prétexte que l'Union des Etudiants Juifs de France (UEJF) la poursuit en diffamation. Alter info cherche à mon avis à profiter de notre sympathie notamment pour la cause palestinienne. Alter info publie n'importe quoi et ne donne aucun droit de réponse à ses victimes dont je fais moi-même partie. Alors, de grâce, ne succombez à des sentiments primaires qui nous animent tous, mais Alter info n'est pas digne de recevoir nos dons et notre solidarité.
BY
Reponse au dernier commentaire.
Madame ou Monsieur,
Je ne souhaite en aucun cas vous traiter de menteur ou manipulateur.
Votre litige avec Alter info n'est pas une preuve contre l'integrite de l'agence de presse.
Cordialement
Bonjour,
Vous pouvez me traiter de menteur si cela vous chante. Vous traitez les gens de bien pire que cela sans avoir au préalable vérifié auprès de ceux que vous diffamez la véracité de ce que vous publiez. Est-ce cela votre intégrité ? Je considère que cette "agence" ne respecte aucune déontologie. Elle ne mérite donc à mes yeux aucune aide d'aucune sorte.
BY
Monsieur BY
Personne ne vous a traité de menteur. J'ai passé votre post sans même savoir qui vous êtes, et Dieu sait combien nous sommes méfiants quand un message anonyme concerne les Palestiniens. Vous dites vous même qu'il faut vérifier ce que nous publions et vous voulez que vos propres déclarations soient gobées tout naturellement. Le Monsieur qui vous a répondu de façon tout à fait correcte et encore plus logique. Me concernant, je ne connais pas bien Alter Info Info
mais je n'ai jamais rien entendu d'inquiétant à leur sujet. D.B
Bonjour,
Il vous appartenait de ne rien publier. C'est votre droit. N'avoir rien entendu d'inquiétant (ce mot n'est pas adapté) ne veut pas dire que cette "agence" respecte la déontologie de la presse qui veut que chaque information diffusée soit vérifiée.
Pardon de vous dire que vous permettez l'anonymat. Alors pourquoi s'en offusquer ?
BY
Mr. Anonyme BY,
Plus vous insistez, plus vous donnerez de la credibilite à l'agence de presse susmentionnee.
Continuez ainsi...
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