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samedi 29 mars 2008

«Qui tue qui ?» :

Le déclin d’une cabale contre l’Algérie
La Nouvelle république, 29 mars 2008

Très actives durant les années 1990, les campagnes de dénigrement orchestrées dans les capitales occidentales contre l’Etat algérien, au sujet de la violence dans notre pays, ont tendance à baisser d’intensité, avec surtout la montée et la «globalisation» du discours sécuritaire accompagnant la «guerre mondiale contre le terrorisme», décidée et drivée par les Etats-Unis depuis le 11 Septembre.
Cela dit, les partisans de cette thèse ne ratent aucune occasion pour la faire ressurgir, en s’emparant du moindre événement qui s’annonce.
Une nouvelle agitation coïncide ces deux dernières années avec l’apparition d’un nouveau «mode» de terrorisme dans la région du Maghreb depuis «l’adhésion» du GSPC au réseau internationaliste Al-Qaïda, marquée par des attentats particulièrement spectaculaires et fortement médiatisées. Nous avons l’exemple, choquant et inattendu, de l’attitude prise par le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, en annonçant, en janvier dernier, l’ouverture d’une enquête sur les attentats du 11 décembre qui avaient ébranlé, entre autres, le siège du HCR à Alger et fait 17 morts parmi ses employés. Une décision qui, rappelons-le, a failli provoquer une crise entre Alger et l’organisation internationale, parce que, pour le gouvernement algérien, une telle mesure supposait, non seulement une remise en cause du travail fait par l’Algérie, mais aussi une mise en cause directe des forces de sécurité et de l’Etat algériens… Un autre événement viendra encore réveiller les vieux démons dans ces mêmes milieux politico-médiatiques parisiens : la sortie en France, il y a quelques mois, d’un livre, testament de l’ancien directeur du Matin, Saïd Mekbel, assassiné par des terroristes en 1994. Dans ce livre-entretien, intitulé Une lettre à la mort, le célèbre chroniqueur algérien remettait totalement en cause ses propres convictions en épousant crûment la thèse du «qui-tu-qui ?». Dans une notre de lecture, un certain François Gèze, responsable des éditions La Découverte, omniprésent et dont le nom est désormais mêlé à tous les combats anti-algériens, en a fait ce commentaire lapidaire : «(…) On peut regretter que ce témoignage majeur sur le début des ‘’années de sang’’ en Algérie n’ait pu être rendu public plus tôt.
Il aurait peut-être contribué à éviter le terrible aveuglement de la majorité des médias internationaux sur la réalité de la ‘’sale guerre’’ déclenchée en janvier 1992 par les généraux algériens, suite à leur coup d’Etat annulant la victoire du FIS (…)»
Cela dit, ces nouvelles remontrances ne sont plus suivies d’échos ; les traditionnelles voix acquises à cette thèse n’ayant plus, il faut le dire, pignon sur rue : les fameux sites se faisant les relais populaires de ces orchestrations politiques (MAOL, Algeria-Watch, Rachad…) peinent à mettre à jour leurs matières d’information, faute de rédacteurs ou peut-être d’inspiration !

L’ombre de François Gèze
La dernière tentative «à succès» de ce conglomérats d’activistes remonte à 2004, avec la sortie en France de Françalgérie : crimes et mensonges d’Etat, édité par Découverte. L’ouvrage est signé par deux journalistes : Lounis Aggoun, journaliste algérien présenté comme «indépendant et militant pour les droits de l’homme en Algérie», et Jean-Baptiste Rivoire journaliste à «90 minutes» (Canal +), «connu pour ses nombreux documentaires sur la tragédie algérienne», dont «Bentalha, autopsie d’un massacre» (1999), «Algérie : la grande manipulation» (2000) et «Attentats de Paris, enquête sur les commanditaires» (2002).
Avec un sous-titre déclamatoire : «Histoire secrète de la guerre d’indépendance à la troisième guerre d’Algérie» et étalé sur 700 pages, la dernière découverte de François Gèze est visiblement destinée à relancer l’extraordinaire et méchante polémique ayant pour slogan générique la fameuse question : «Qui tue qui ?» après une période de vaches maigres pour un certain nombre de faiseurs d’opinion ; mais à ceci de particulier qu’il survint à un moment de grandes retrouvailles franco-algériennes à la faveur des élections présidentielles en Algérie avec notamment la visite qu’avait effectuée le président Chirac à Alger.
«Depuis 1992, peut-on y lire de prime abord, la violence qui ravage l’Algérie nous est présentée comme une guerre d’intégristes islamistes contre des militaires qui se battent pour sauver la démocratie. Quant à la France, elle se serait contentée d’une bienveillante ‘’neutralité’’. Aujourd’hui, ce scénario apparaît comme une vaste construction médiatique.»
C’est ce que les auteurs tentent de montrer et d’expliquer dans ce livre qui est présenté comme étant le fruit d’une enquête qui a duré six ans, recueillant des dizaines de témoignages, recoupant des centaines de sources. Pour eux, les généraux algériens ont commencé à avoir la mainmise sur le pouvoir dès 1980 «tout en développant les réseaux de corruption de la “françalgérie”».
Le livre ne sort pas en fait de cette grille de lecture qui a fait les choux gras d’une certaine presse d’outre-mer durant toute une décennie : «Depuis 1988, ils (les généraux, ndlr) ont instrumentalisé l’islamisme radical, notamment pour s’assurer le soutien durable de Paris.»
Et depuis 1992, ils ont lancé une terrible «troisième guerre» d’Algérie en multipliant les opérations «attribuées aux islamistes» : assassinat du président Boudiaf, meurtres d’intellectuels, massacres de civils et de militaires… Pour faire pression sur la France, leurs services secrets ont organisé de spectaculaires actions de «guerre psychologique» contre des citoyens français, en Algérie comme dans l’Hexagone : enlèvement des époux Thévenot en 1993, détournement de l’Airbus d’Air France en 1994, attentats de Paris en 1995, assassinats des moines de Tibehirine en 1996…
Le patron des éditions la Découverte qui n’est que trop connu sur ce registre d’essais pamphlétaires classés, ici chez nous, dans la case d’entreprises anti-algériennes pour avoir mis entre autres le célèbre Sale Guerre (2001) du sous-lieutenant Habib Souaidia, a écrit cette présentation : «Pour la première fois, ce livre démonte les rouages de l’extraordinaire machine de désinformation conçue par les généraux algériens, et les complicités dont ils ont bénéficié en France, pour cacher à l’opinion publique occidentale le seul but de la guerre qu’ils mènent contre leur propre peuple : se maintenir au pouvoir à tout prix, pour conserver les milliards de dollars de la corruption pétrolière.»
Au mois de juin de la même année, François Gèze organisait, avec le député vert Noël Mamère, une conférence à Paris portant sur le même thème, et s’appuyant sur le l’ouvrage sus-cité. Un précédent en France, puisque c’est la première fois qu’un débat de ce genre, habituellement limité dans les cercles politico-médiatiques parisiens, était admis au sein d’une institution officielle, et pas n’importe laquelle. Les initiateurs ont peut-être choisi ce haut lieu de la politique française pour tenir leur conférence afin de mieux se faire entendre sur ce qui était présenté comme étant la face cachée des relations franco-algériennes, à un moment où celles-ci semblent en voie d’être normalisées. Il s’agissait bien en fait d’un «tabou» à briser, mais sans (pouvoir) faire de casse dans le nouvel édifice franco-algérien. Le même éditeur s’était distingué par le parrainage de témoignages aussi «explosifs» ; comme celui d’un certain Nasroulah Yous Qui a tué à Bentalha,
co-écrit avec une journaliste algérienne, Salima Mellah, et lui-même présenté comme étant un survivant de la plus grande tuerie de la «deuxième guerre d’Algérie» : le massacre de Bentalha, survenu dans la nuit du 22 septembre 1997. La thèse qui y est corroborée procède d’une analyse des plus stéréotypées : «Le sale boulot, expliquera-t-il à la presse, était fait par les groupes armés, mais l’encadrement était militaire. Tout le monde sait que les groupes armés étaient noyautés par les services secrets algériens.»

Le cas de La Sale guerre
Dès le début de la violence, on se le demandait sans cesse, le cas Algérie se posait déjà comme un cas d’école pour les Français : hommes d’opinion, politiques et ONG. La question serait alors pour nous de savoir ce qui, d’emblée, a fait que les mêmes réflexes aient resurgi avec autant d’acuité, à la faveur d’une polémique
(à sens unique) suscitée par un livre, menée par un cartel d’intellectuels ? Cela n’a échappé à personne que le récit, La Sale guerre, de l’ancien lieutenant de l’ANP, Habib Souaidia, accompagnée d’un nouveau débat en France sur les responsabilités de l’armée algérienne dans les massacres, lancé sous forme de pétition signée par des écrivains de renom, coïncidât avec la visite du ministre français des Affaires étrangère à Alger. Mais, si on se contentait de considérer l’événement sous son strict aspect éditorial, n’est-il pas, par ailleurs, plus intéressant de remarquer que la sortie de ce récit dantesque tombe trois semaines seulement après la sortie si décapante d’un écrivain nommé Yasmina Khadra ? Le lien entre les deux événements éditoriaux s’imposait pourtant de lui-même : les deux hommes ont été des officiers de l’Armée, qu’ils avaient quittée chacun à sa manière. Dans ses très nombreuses interventions dans la presse, Yasmina Khadra a décrit la situation dans les maquis islamistes qu’il a connus en tant que commandant ayant été sur le terrain de combats. Or, personne, en France, n’avait vraiment voulu prendre en compte ses points de vue parce qu’il n’a pas dénigré l’Armée qui l’a vu grandir, on préfère donner crédit à des écrits inspirés par un officier subalterne au parcours invérifiable, publié par un éditeur (La Découverte) dont l’activisme anti-algérien n’est que trop connu. Voilà ce qui peut être reproché au groupe d’intellectuels signataires de ce type de pétitions accusant les autorités algériennes de génocides. Encore que ces appels pèchent souvent par un manque flagrant de nuance et de discernement. Ainsi, des intellectuels de la trempe de Pierre Bourdieu et Vidal-Naquet, parce qu’ils se sentaient trop libre de dire ce qu’ils veulent à propos du pays qu’ils disaient aimer toujours, y assénaient-ils leur constat comme une certitude, sans jamais mettre en exergue toute la spécificité de la guerre civile en Algérie. L’année 2004 a connu aussi, on s’en souvient, d’autres épisodes tout aussi mouvementés, avec l’apparition sur scène de nouveaux pourfendeurs de l’armée algérienne : le cas d’un «ancien diplomates», Larbi Zitout, au ton particulièrement hargneux, fréquemment invité sur les plateaux des chaines satellitaires arabes. Il y est souvent accompagné d’un certain Mohamed Samraoui, se présentant comme «commandant dissident» des services de renseignement, auteur lui aussi d’un brûlot mettant en cause son ancienne hiérarchie dans les massacres des populations, Chronique des années de sang, paru en 2003.
Aujourd’hui, ce dernier est sous menace d’expulsion après le lancement, par Alger, d’un mandat d’arrêt international à son encontre. C’est là un signe que l’étau se resserre contre les adeptes du négationnisme partout dans le monde…


29-03-2008
Mussa A.




Commentaire : Lorsque j’ai fini de lire cet article et que j’ai voulu le commenter, je me suis surpris à ne savoir qu’écrire.
D’habitude, il est tellement facile de démonter ce genre d’écrits, qui s’en prennent aux « Kitukistes », comme les appellent nos « Eradicators » nationaux, parce qu’il est facile d’exprimer des évidences. Il n’y a pas de mérite ni besoin de se contorsionner pour affirmer, encore et toujours, que ce sont bien les généraux qui ont instrumenté cette horrible guerre contre les civils. Parce que ce n’est pas seulement un « cartel d’intellectuels ennemis de l’Algérie » qui soutient cette thèse, mais des millions d’algériens qui ont vu de leurs yeux et entendu de leurs oreilles. Donc tout algérien qui a des yeux et des oreilles sait forcément que ce sont les généraux qui ont fomenté et orchestré cette guerre contre les civils. Bon!


Or, je ne parvenais pas à placer un seul mot. J’ai donc relu l’article ; Laborieusement. Pour aller chercher une inspiration qui se dérobait quand je la croyais revenue. Mais toujours rien.
Le syndrome de la page blanche, comme on dit.
Serait-ce que les arguments du journaliste sont tellement imparables que cela m’a cloué le caisson ? D’où me venait cette impression que ce texte était rond et lisse, sans aspérités pour y accrocher un quelconque argumentaire ? J’ai encore relu, un peu en diagonale cette fois-ci. Et paf ! Je venais de saisir pourquoi cet article me glissait entre les méninges.
C’est une technique toute nouvelle que celle de ce journaliste. Utilisée pour la première fois, et j’en suis sûr pour la dernière. Parce que ceux de l’autre bord vont faire la même déduction que moi. C’est la première fois qu’un tueur de Kitukistes fait des citations entières qui accusent dans le détail les généraux génocidaires. Comme pour relayer dans une presse qui évite soigneusement de le faire, les arguments les plus déterminants des « Kitukistes ».
C’est la première fois, du moins pour moi, qu’un article dont l’objectif, annoncé dans la titraille, est si savamment mis en échec. Un peu comme un tireur d’élite qui rate un éléphant dans un couloir. En le faisant vraiment exprès !
On est tout çà fait tenté de croire que l’auteur de ces brillants développements, brillants au sens où ils montrent où est la vérité, est un « Kitukiste » infiltré chez les « Eradicators ».

Qu’on en juge !

Prenons quelques uns de ses passages.


« Très actives durant les années 1990, les campagnes de dénigrement orchestrées dans les capitales occidentales contre l’Etat algérien, au sujet de la violence dans notre pays, ont tendance à baisser d’intensité, avec surtout la montée et la «globalisation» du discours sécuritaire accompagnant la «guerre mondiale contre le terrorisme», décidée et drivée par les Etats-Unis depuis le 11 Septembre »
Le journaliste parle bien de "montée et globalisation", qu’il met entre guillemets, du discours sécuritaire. Et comme si nous ne pouvions pas comprendre ce qu’il dit dans les lignes et entre les lignes et dans et dans les guillemets, il enfonce le coin et nous précise que la guerre mondiale contre le terrorisme, qu’il met aussi entre guillemets, est décidée, oui, oui, et drivée, oui, oui, par les Etats-Unis.
Et juste après, au cas où vous n’auriez pas saisi le cheminement qui doit vous mener tout droit dans les bras des « Kitukistes », il nous dit : « Une nouvelle agitation coïncide ces deux dernières années avec l’apparition d’un nouveau «mode» de terrorisme dans la région du Maghreb depuis «l’adhésion» du GSPC au réseau internationaliste Al-Qaïda, marquée par des attentats particulièrement spectaculaires et fortement médiatisées » en prenant toujours soin de mettre l’adhésion du Gspc à El Qaida, entre guillemets,
alors que le bureau presse du DRS a donné instruction de monter en épingle cette adhésion, et même de ne plus dire GSPC du tout, mais AQMI .

Et il continue sur la même lancée Kitukiste, en nous affirmant que Ban Ki Moon, dans son initiative de créer ne commission d’enquête sur les attentas du 11 septembre dernier à Alger, supposait pour le gouvernement algérien « une mise en cause directe des forces de sécurité et de l’Etat algériens » Ce que les autorités, en dehors du zélé Kstentini, n’ont pas osé dire ouvertement. Pour ne pas prêter le flanc, justement.


Evoquant le livre d’entretiens entre Monika Borgmann et Said Mekbel, le journaliste qualifie cet ouvrage cet ouvrage, comme pour bien en cautionner le contenu, de « Testament de l’ancien directeur du Matin » C’est pas gentil ça ? Il dit à ce sujet : "le célèbre chroniqueur algérien remettait totalement en cause ses propres convictions en épousant crûment la thèse du «qui-tu-qui ?". Puis, pour tendre la corde de la logique jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de mou, il cite intégralement François Gèze : « On peut regretter que ce témoignage majeur sur le début des ‘’années de sang’’ en Algérie n’ait pu être rendu public plus tôt.

Il aurait peut-être contribué à éviter le terrible aveuglement de la majorité des médias internationaux sur la réalité de la ‘’sale guerre’’ déclenchée en janvier 1992 par les généraux algériens, suite à leur coup d’Etat annulant la victoire du FIS »
Puis, pour bien imprégner le lecteur de l’idée que les Kitukistes sont des gens sérieux et compétents, il fait une biographie, courte, mais tout à fait élogieuse de Lounis Aggoun et JBRivoire, n’hésitant pas à leur faire un brin de promotion. Jugez en : «…C’est ce que les auteurs tentent de montrer et d’expliquer dans ce livre qui est présenté comme étant le fruit d’une enquête qui a duré six ans, recueillant des dizaines de témoignages, recoupant des centaines de sources. Pour eux, les généraux algériens ont commencé à avoir la mainmise sur le pouvoir dès 1980 «tout en développant les réseaux de corruption de la “françalgérie”».

Lounis Aggoun, JBRivoire et François Gèze pouvaient-ils espérer mieux dans un journal algérien ? Sinon, voici encore de quoi les rassurer, semble insister le journaliste : «Depuis 1988, ils (les généraux, ndlr) ont instrumentalisé l’islamisme radical, notamment pour s’assurer le soutien durable de Paris...

Et depuis 1992, ils ont lancé une terrible «troisième guerre» d’Algérie en multipliant les opérations «attribuées aux islamistes» : assassinat du président Boudiaf, meurtres d’intellectuels, massacres de civils et de militaires… Pour faire pression sur la France, leurs services secrets ont organisé de spectaculaires actions de «guerre psychologique» contre des citoyens français, en Algérie comme dans l’Hexagone : enlèvement des époux Thévenot en 1993, détournement de l’Airbus d’Air France en 1994, attentats de Paris en 1995, assassinats des moines de Tibehirine en 1996… "

Non ? Ils ne sont toujours pas convaincus que les Kitikistes ont été vraiment infiltrés ? Alors voici encore une citation de François Gèze que ce formidable réquisitoire contre les généraux relaie pour la première fois dans son intégralité dans un journal algérien : «Pour la première fois, ce livre démonte les rouages de l’extraordinaire machine de désinformation conçue par les généraux algériens, et les complicités dont ils ont bénéficié en France, pour cacher à l’opinion publique occidentale le seul but de la guerre qu’ils mènent contre leur propre peuple : se maintenir au pouvoir à tout prix, pour conserver les milliards de dollars de la corruption pétrolière.»


Alors François ? Pas encore convaincu ? Alors voilà un autre passage qui te cite sans façon : « Le même éditeur s’était distingué par le parrainage de témoignages aussi «explosifs» ; comme celui d’un certain Nasroulah Yous Qui a tué à Bentalha,
co-écrit avec une journaliste algérienne, Salima Mellah, et lui-même présenté comme étant un survivant de la plus grande tuerie de la «deuxième guerre d’Algérie» : le massacre de Bentalha, survenu dans la nuit du 22 septembre 1997. La thèse qui y est corroborée procède d’une analyse des plus stéréotypées : «Le sale boulot, expliquera-t-il à la presse, était fait par les groupes armés, mais l’encadrement était militaire. Tout le monde sait que les groupes armés étaient noyautés par les services secrets algériens.»

Tu auras remarqué qu’il ne met pas de guillemets à la plus grande tuerie. Et il revient sur La sale guerre en appuyant sur les qualificatifs : « La Sale guerre, de l’ancien lieutenant de l’ANP, Habib Souaidia, accompagnée d’un nouveau débat en France sur les responsabilités de l’armée algérienne dans les massacres, lancé sous forme de pétition signée par des écrivains de renom… »

Tu vois qu’il insiste sur la qualité de ceux qui ont signé la pétition : Des écrivains de renom, précise-t-il, au cas où on nous aurait trompé sur la marchandise.

Ce n’est pas rien, n’est ce pas ? D’ailleurs, il insiste avec insistance, pour ainsi dire, sur la qualité et la probité des intellectuels qui se sont rangés avec les Kitukistes : « Ainsi, des intellectuels de la trempe de Pierre Bourdieu et Vidal-Naquet, parce qu’ils se sentaient trop libre de dire ce qu’ils veulent à propos du pays qu’ils disaient aimer toujours, y assénaient-ils leur constat comme une certitude, sans jamais mettre en exergue toute la spécificité de la guerre civile en Algérie »

Il semble même leur reprocher une certaine réserve à qualifier cette tragédie de guerre civile. Un tabou jamais franchi dans la presse algérienne. Parce que cela deviendrait une passerelle trop commode pour dire guerre contre les civils.


Et pour clore ce féroce réquisitoire contre les généraux et cette brillante plaidoirie pour les Kitukistes, le journaliste entreprend une chute des plus inattendues :


« C’est là un signe que l’étau se resserre contre les adeptes du négationnisme partout dans le monde… »
Pour bien nous faire comprendre que kitukiser, c’est nier aux victimes de ce drame immense, les généraux algériens, la reconnaissance de leur souffrance et du génocide commis contre eux. Les Kitukstes sont donc des négationnistes.


Voilà donc, messieurs et mesdames les Kitukistes, la bonne nouvelle. Vous avez réussi à infiltrer les Eradicators. Vous avez mis l’un des vôtres dans le saint du saint. Là où Eradicator vous accablait de mille maux. Un vengeur est venu qui vous a vengé.
Ne me reprochez pas d’avoir vendu la mèche ! Je suis peut être un Eradicator infiltré parmi vous.
Le problème est que, si ça continue à ce rythme, ça va être le bal masqué. D.B

17 commentaires:

Anonyme a dit…

LE JOURNALISTE EST-IL DU QUOTIDIEN
"LA NOUVELLE RÉPUBLIQUE BANANIERE" ?

Il va finir par être un journaliste oublié ! Mot terrible.

Dans cet article, on peut dire qu'il a fait ses besoins là où il ne faut pas, juste pour plaire à ses maitres!

Anonyme a dit…

Quelle raclée, mes aïeux!
Ils se font vieux les pôoooovres. Ils trebuchent et tombent en plein dans leur propre....

Il faut dire que ce n'est pas facile de defendre l'indefendable, de noircir le blanc, de blanchir le noir, de faire rentrer des des armoires dans des bouteiles de coca.Par contre il devient tellement facile d'eradiquer les eradicators. C'est la saison de la chasse de ces volatiles qui piaillent, qui piaillent. Et pan, et pan et pan....Tu tires en l'air sans même viser et il en tombe 10.

Anonyme a dit…

La chasse est ouverte et les plumes volent bas cette année.Eradicator n'est plus cequ'il était.
Ali

Anonyme a dit…

Allo freres exterminateurs m'entendez vous,ici radio mille collines,
allo freres exterm...,
allo fr...,
alloooo,
aaaaaaaaaaaaaaïe.
Kitukiste m'a tuer

Feu eradicator

Anonyme a dit…

A l'évidence les officines de propagande ont réalisé la prouesse de pré-mâcher une merveille de papier-toilette mais qui hélas pour elles, ne peut déteindre que dans le cerveau atrophié du plumitif zélé qui l'a pondu.

Brahim

Anonyme a dit…

Ubi non accusator, ibi non judex.

Là où il n'existe pas d'accusateur, il n'y a pas de juge.

Anonyme a dit…

L'Algerie est vraiment le pays des miracles. Comment un tel condensé de billevesées et de mauuvaise foi peut-il paraitre dans un journal? On aurait compris quand ils étaient seuls sur la place, mais aujourd'hui alors que le paysage médiatique s'est elargi à de nombreuses voix qui imposent leur droit au chapitre, c'est tout simplement RIDICULE.
Hartane Moussa

Anonyme a dit…

Vi Veri Veniversum Vivus Vici.

Avec la force de la vérité, en vivant, j'ai vaincu l'univers.

Anonyme a dit…

Ubi iudicat qui accusat, vis, non lex valet.

Quand le juge est celui qui accuse, c'est la force qui prévaut, pas la loi.

Anonyme a dit…

Quis custodiet ipsos custodes?

Qui surveillera les surveillants?

Anonyme a dit…

Desines timere si desines sperare.

Tu cessera d'avoir peur (de craindre) quand tu aura cessé d'espérer.
Sénèque.

Anonyme a dit…

Gutta cavat lapidem.

La goutte creuse le trou dans la pierre.

Anonyme a dit…

vous voyez le predateur est plus dangereux quand il est blesse, il ne lache pas son combat pour survivre.maintenant il va vraiment attaquer ceux qui veulent lui faire mal et le blesser

Anonyme a dit…

j aime bien le passage sur samraouiil est d un,e mauvaise foi admirable! et en plus l article fait la pub gratis pour d excellents sites. il aurait ou rajouter le maghrebin.com . en fait cet article donne envie d en savoir plus sur le bouquin de mr géze :)

Anonyme a dit…

Vous n'argumentez pas, vous insultez et vous martelez vos convictions. Je suis algérien et je ne partage pas la thèse du "qui tu qui?". C'est une manipulation médiatique destinée à innocenter l'islamisme de ses crimes. C'est la vieille chanson, l'islam il est beau et il est gentil, il ne tue pas. Mais que faites vous des revendications des concernés, qui reconnaissent eux-mêmes avoir tué pour instaurer une république islamique ? Alors, ne venez pas faire vos critiques à deux balles, les victimes ont parlé, elles connaissent leurs bourreaux. Allez lire les témoignages et cessez de bavarder en vous donnant l'air d'être cultivés...

Anonyme a dit…

Je suis tout à fait d'accord ! Il n'y a qu'à voir le nombre de généraux assassinés leurs enfants kidnapés et égorgés leurs familles persécutées.Jusqu'à quand allons nous accuser les généraux alors qu'ils ont besoin de notre soutien !

Anonyme a dit…

qui sait peut que ce meme journaliste eradicator,est lui meme fils de harkis qui n'as pas encore atteint le haut du piedestal ,commec'est le cas de ses parrains eradicators, Belkhir, lamari ,nezzar, tewfik et j'en passe! la lacheté intellectuelle lui impose meme de signer son article avec une simple initiale et un prénom préfabriqué ! cela s'appelle du térrorisme intellectuel, cet acte est repréhensible au meme titre que le bourreau qui tue sans état d'ame !

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