Une interview magistrale de Monsieur Abdelhamid Mehri
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50 commentaires:
PLUSIEURS PRODUITS DE LARGE CONSOMMATION SERONT SUBVENTIONNÉS
Le gouvernement «achète» la paix sociale
19 Avril 2008(Journal L'EXPRESSION)
Cette subvention coûtera cher au Trésor public
Le gouvernement compte abroger l’interdiction d’importation des véhicules de plus de trois ans d’âge.
-L’huile de table, la tomate en
conserve et les légumes secs
devraient intégrer la liste des
produits subventionnés par l’Etat.-
Un projet dans ce sens a été soumis par le ministère du Commerce à la chefferie du gouvernement qui est sur le point d’étudier la faisabilité et le coût de cette mesure.
C’est en substance ce qu’a annoncé jeudi, Mohamed Yahyaoui Ouali, directeur de la régulation et de l’organisation au niveau du ministère du Commerce.
Cependant, la décision finale ne sera prise qu’après une évaluation du coût par le département du Commerce.
Selon l’invité du Forum hebdomadaire de la Radio nationale, la subvention des trois produits en question coûtera au Trésor public un budget additif de 35 milliards de dinars.
«La subvention des aliments de consommation de base coûte déjà à l’Etat la bagatelle de 107 milliards de dinars.
Dont 95 milliards sont consacrés à la semoule et à la farine etc. tandis que 23 milliards sont
réservés à la subvention du lait», a souligné l’orateur.
Tous ces efforts témoignent,
poursuit-il, de la volonté de
l’Etat de soutenir le pouvoir
d’achat des Algériens.
Achira MAMMERI (L'EXPRESSION)
LE JOURNALISTE NE PEUT-IL PAS AVOIR UN PEU DE PUDEUR LORSQU'IL ÉCRIT CES LIGNES !...
samedi, avril 19, 2008 9:24:00 AM
Aujourd'hui, 24 avril, les journalistes de l'expression, ont-ils compris la leçon qu'il ne faut pas rouler pour les frères,Bouteflika et Belkhadem, en subventionnant les légumes secs pour le peuple et le caviar pour le club des pins.
En donnant la Parole à un Homme tel que, Mr. Mehri, un repère de la dignité du peuple algérien, le journaliste, Achira Mammeri, du quotidien l'expression, a pris de la Hauteur en espérant que ce n'est pas une entourloupette et, retrouver dans quelques jours un article pour la subvention de l'État concernant la poudre de riz, la poudre de lait, et pourquoi pas la poudre aux yeux !
Peut-on déduire que la compagne présidentielle de 2009 a commencé sous une autre forme et la Propagande médiatique pour le gouvernement actuel est terminée ?
L'avenir nous le dira!
Politique Nationale/Internationale
URGENT BOLIVIE: NOUS DÉNONÇONS LA CONSPIRACION POUR DIVISER LA BOLIVIE
Chers-es Amis-es,
La situation en Bolivie est chaque jour plus grave. Il est nécessaire d'appuyer fortement le compañero président Evo Morales et le peuple Bolivien, en signant et en faisant circuler l'appel suivant qui sera publié durant la semaine. Veuillez svp confirmer votre appui a cabohorquez@gmail.com ou a yamp@min.cult.cu
Cordiales salutations,
Carmen Bohórquez
En Bolivie, le processus de changements pour les majorités court le risque d'être brutalement restreint. L'arrivée au pouvoir d'un président indigène, élu avec un soutien sans précédent dans ce pays, et ses programmes de bénéfice populaire et de récupération des ressources naturelles, ont dû affronter dès les premiers moments les conspirations oligarchiques et l'ingérence impériale.
Récemment, l'escalade conspirative a att e int ses niveaux maximaux. Les actions subversives et anticonstitutionnelles avec lesquelles les groupes oligarchiques prétendent diviser la nation bolivienne, reflètent la mentalité raciste et élitiste de ces secteurs et constituent un très dangereux précédent, non seulement pour l'intégrité de ce pays, mais aussi pour celle d'autres pays de notre région.
L'histoire montre avec une grande éloquence les terribles conséquences que les processus divisionnistes et séparatistes induits et approuvés par de puissants intérêts étrangers ont eu pour l'humanité sur tous les terrains.
Devant cette situation nous, les signataires, voulons exprimer notre soutien au gouvernement du Président Evo Morales Ayma, à ses politiques de changement et au processus constitutif souverain du peuple bolivien. De même, nous rejetons l'appelé Statut autonome de Santa Cruz pour son caractère inconstitutionnel et pour attenter contre l'unité d'une nation de notre Amérique.
Nous appelons toutes les personnes de bonne volonté pour qu'elles unissent leurs voix pour dénoncer, par toutes les voies possibles, cette manœuvre divisionniste et déstabilisatrice dans une heure historique pour l'Amérique Latine.
The Conspiracy to Divide Bolivia Must Be Denounced
The Conspiracy to Divide Bolivia Must Be Denounced
The process of changes in favor of the Bolivian majority is at risk of being brutally restrained. The rise to power of an Indigenous president with unprecedented support in that country and his programs of popular benefits and recovery of the natural resources have had to face the conspiracies of the oligarchy and United States interference from the very beginning.
In recent days the increase in conspiracy has reached its climax. The subversive and unconstitutional actions of the oligarchic groups to try to divide the Bolivian nation reflect the racist and elitist minds of these sectors and constitute a very dangerous precedent not only for the country's integrity, but for oth e r countries in our region.
History shows with ample eloquence, the terrible consequences that the divisionary and separatist processes supported and induced by foreign interests have had for humanity.
Faced with this situation the signers below would like to express their support for the government of Evo Morales Ayma, for his policies for change and for the sovereign constituent process of the Bolivian people. At the same time we reject the so-called Santa Cruz Autonomy Statute due to its unconstitutionality and the attempt against the unity of a nation of our America.
DENUNCIEMOS LA CONSPIRACIÓN PARA DIVIDIR A BOLIVIA
Amigos,
La situación en Bolivia está cada vez más grave. Es necesario respaldar fuertemente al compañero Presidente Evo Morales, firmando y circulando el siguiente Llamamiento que será publicado esta misma semana. Favor confirmar su apoyo a cabohorquez@gmail.com o a yamp@min.cult.cu
Cordiales saludos,
Carmen Bohórquez
DENUNCIEMOS LA CONSPIRACIÓN PARA DIVIDIR A BOLIVIA
El proceso de cambios a favor de las mayorías en Bolivia, corre el riesgo de ser brutalmente coartado. El ascenso al poder de un presidente in d ígena, electo con un respaldo sin precedentes en ese país, y sus programas de beneficio popular y de recuperación de los recursos naturales, han tenido que enfrentar desde los primeros momentos las conspiraciones oligárquicas y la injerencia imperial.
En los días más recientes, la escalada conspirativa ha alcanzado sus cotas máximas. Las acciones subversivas y anticonstitucionales con que los grupos oligárquicos pretenden dividir la nación boliviana, reflejan la mentalidad racista y elitista de estos sectores y constituyen un peligrosísimo precedente, no sólo para la integridad de ese país, sino también para la de otros países de nuestra región.
La historia muestra con sobrada elocuencia las terribles consecuencias que en todos los terrenos han tenido para la humanidad los procesos divisionistas y separatistas inducidos y respaldados por poderosos intereses foráneos.
Ante esta situación, los abajo firmantes queremos expresar nuestro respaldo al gobierno del Presidente Evo Morales Ayma, a sus políticas de cambio y al proceso constituyente soberano del pueblo boliviano. Al propio tiempo, rechazamos el llamado Estatuto autonómico de Santa Cruz por su carácter inconstitucional y por atentar contra la unidad de una nación de nuestra América.
Llamamos a todas las personas de buena voluntad a que unan sus voces para denunciar por todas las vías posibles esta maniobra divisionista y desestabilizadora en una hora histórica para la América Latina.
Adolfo Pérez Esquivel (Argentina); Rigoberta Menchú (Guatemala); Noam Chomsky (EEUU); Oscar Niemeyer (Brasil); Eduardo Galeano (Uruguay); Ignacio Ramonet (España/Francia); Elena Poniatowska (México); Frei Betto (Brasil); Gianni Vattimo (Italia); Adolfo Sánchez Vázquéz (España/México); Ernesto Cardenal (Nicaragua); Armand Mattelart (Bélgica); Ramsey Clark (EEUU); Manu Chao (Francia/España); Franz Hinkelammert (Alemania/Costa Rica); Francois Houtart (Bélgica); Alfonso Sastre (España); Paul Leduc (México); Fernando Pino Solanas (Argentina); Roberto Fernández Retamar (Cuba); Howard Zinn (EEUU); Keith Ellis (Canadá); Jorge Enrique Adoum (Ecuador); Belén Gopegui (España); Arturo Roig (Argentina), Jesusa Rodríguez (México); Stella Calloni (Argentina); Joao Pedro Stedile (Brasil); Eric Toussaint (Bélgica); Rafael Cancel Miranda (Puerto Rico); Richard Gott (Reino Unido); Miguel D'Escoto (Nicaragua); Silvio Rodríguez (Cuba); Carmen Bohórquez (Venezuela); Víctor Heredia (Argentina); Blanca Chancosa (Ecuador); Thiago de Mello (Brasil); Juan Mari Bras (Puerto Rico); Hildebrando Pérez (Perú); Pascual Serrano (España); Fernando Rendón (Colombia); Víctor Víctor (República Dominicana); Luisa Vicioso (Rep. Dominicana); Cecilia Todd (Venezuela); Alex Cox (Reino Unido); Danny Rivera (Puerto Rico); Isaac Rosa (España); Jean Marie Binoche (Francia); Ramón Chao (España/Francia); Pablo Guayasamín (Ecuador); Andrés Sorel (España); Ariel Dorfman (Chile); Carlo Frabetti (Italia/España); Carlos Fazio (México); Manuel Cabieses (Chile); Carlos Fernández Liria (España); Cintio Vitier (Cuba); Héctor Díaz-Polanco (Rep. Dominicana/México); Javier Couso Permuy (España); Jaime Caycedo (Colombia); Fernando Martínez Heredia (Cuba); Isabel Parra (Chile); James Cockcroft (EEUU); Fina García Marruz (Cuba); Fernando Morais (Brasil); Juan Madrid (España); Pablo Marcano García (Puerto Rico); Graziella Pogolotti (Cuba); Piero Gleijeses (Italia/EEUU); Raúl Pérez Torres (Ecuador); Miguel Barnet (Cuba); Roberto Diaz Castillo (Guatemala); Nancy Morejón (Cuba); Salim Lamrani (Francia); Santiago Alba Rico (España); Saul Landau (EEUU); Stefania Mosca (Venezuela); Víctor Flores Olea (México); Wim Dierckxsens (Costa Rica); Wozniak (Polonia); Eric Nepomuceno (Brasil); Aldo Díaz Lacayo (Nicaragua); Alfredo Vera (Ecuador); Angel Augier (Cuba); Antonio Elías (Uruguay); Beverly Keene (Argentina/EEUU); Constantino Bértolo (España); Michel Collon (Bélgica); Juan Carlos Camaño (Argentina); César López (Cuba); Emir Sader (Brasil); Fernando Buen Abad Domínguez (México); Eduardo Torres-Cuevas (Cuba); Gennaro Carotenuto (Italia); Gilberto Maringoni (Brasil);Gloria la Riva (EEUU); Hernando Calvo Ospina (Colombia); Higinio Polo (España); Iván Padilla (Venezuela); Jaime Sarusky (Cuba); James Early (EEUU); Jorge Beinstein (Argentina); Jorge Sanjinés (Bolivia); José Steinsleger (Argentina/México); Julio César Monge (El Salvador); Lasse Söderberg (Suecia); José Hugo Moldiz Mercado (Bolivia); José Pertierra (Cuba/EEUU); Luciano Vasapollo (Italia); Luis Bilbao (Argentina); Manuel Talens (España); Marcos Roitman (Chile): Marlon Santi (Ecuador); Matías Bosch (Rep. Dominicana); Michele Mattelart (Francia); Montserrat Ponsa Tarres (España); Néstor Kohan (Argentina); Pablo Armando Fernández (Cuba); Roberto Montoya (Argentina/España); Sergio Trabucco (Chile); Medea Benjamín (EEUU); Reynaldo González (Cuba); Roberto Sánchez Ramos (España); Setsuko Ono (Japón/EEUU); Vicente Battista (Argentina); Vicente Rodríguez Nietzsche (Puerto Rico); Winston Orrillo Ledesma (Perú); Alberto Lecci (Argentina); Alejandro Moreano (Ecuador); Alessandra Riccio (Italia); Alicia Jrapko (EEUU); Ana Esther Ceceña (México); Angel Juarez Almendros (España); Antoine Chao (Francia); Ángeles Maestro (España); Antón Arrufat (Cuba); Aram Aharonian (Uruguay); Claudia Camba (Argentina); Carilda Oliver Labra (Cuba); Claudia Korol (Argentina); Daniel Lorenzi (Italia); David Acera (España); Faride Zeran (Chile); Diosdado Toledano (España); Félix Julio Alfonso López (Cuba); Francisco (Pancho) Villa (Chile); Irene Amador (Colombia); Francisco de Oraa (Cuba); Jane Franklin (EEUU); Humberto Arenal (Cuba); Juan Brom (México); Lisette Nicole Adoum (Suiza); Jorge Ibarra (Cuba); Luciano Alzaga (Argentina); Marilia Guimaraes (Brasil); José Ignacio López Vigil (Cuba); Manuel de la Rica (España); Maximilien Arvelaiz (Venezuela); Leonardo Acosta (Cuba); Miguel Mirra (Argentina); Milagros Rivera Rérez (Puerto Rico); Oscar-René Vargas (Nicaragua); Osvaldo León (Ecuador); Paulo Nakatani (Brasil); Pepe Viñoles (Uruguay); Red Ronnie (Italia); Rolando Rodríguez (Cuba); Sara Rosemberg (Argentina); Vicente Romano (España); Sergio Ortiz (Argentina); Yamandú Acosta (Uruguay); Antonio Cuesta (España); Antonio Gaztambide (Puerto Rico); Coriún Aharonian (Uruguay); Rosa Miriam Elizalde (Cuba); Daniel del Solar (EEUU); Ángel Guerra (Cuba); Edgar Páez (Venezuela); Eva Golinger (EEUU); Guillermo C. Cohen-DeGovia (México); Estrella Rey (Cuba); Hiram Guadalupe Pérez (Puerto Rico); Humberto Mata (Venezuela); Isabel Monal (Cuba); Jhonny Jiménez (Ecuador); Joseba Macías (País Vasco); Juan Carlos Monedero (España); Julio Pomar (México); René Vázquez Díaz (Cuba); Liliana Játiva (Ecuador); Daniel das Neves (Argentina); Luis Hernández Navarro (México); María del Carmen Barcia (Cuba); Mertxe Aizpurua (País Vasco); Andrés Gómez (Cuba/EEUU); Nayar López (México); Ramon Franquesa (España); Zoyla Lapique (Cuba); Margarita Zapata (México); Miguel Urbano (Portugal); Javier Corcuera (Perú); Alicia Hermida (España); Jaime Losada (España); Alejandro Torres (Puerto Rico); Juan Antonio Hormigón (España); Lidia Fagale (Argentina); Brian Becker (EEUU); Héctor Sosa (Argentina); Ana María Larrea (Ecuador); Ana Villareal (Argentina); Beatriz Chisleanschi (Argentina); Carlos A. Lozano Guillén (Colombia); Judith Rabinovich (Argentina); Sergio Arria (Venezuela); Elinor Cesín (Venezuela).
Fraternalmente, Aura Piña Rodríguez
Especialista en Gestión Cultural
Ministerio del Poder Popular para la Cultura
República Bolivariana de Venezuela
Celular +58.416-7416710
Oficina +58.212.5097754 / 53
Jeudi 24 Avril 2008
OUI, L'OUVERTURE D'UN BUREAU DU FBI A ALGER EST UNE INGÉRENCE ET IL FAUT PROTESTER AUPRÈS DES AUTORITÉS NATIONALES.
C'EST UN COMPLOT POUR DIVISER L'ALGERIE.
Visite officielle de Abdelaziz Bouteflika au Qatar
Doha et Alger réservés sur « l’Opep du gaz »
El Watan, 23 avril 2008
Deux grands producteurs de gaz, l’Algérie et le Qatar, entendent coordonner leurs efforts pour élaborer une stratégie future pour cette source d’énergie.
L’Algérie et le Qatar ont deux points communs : les deux possèdent d’immenses réserves gazières et les deux sont réservés à l’idée de créer une Opep du gaz. Le président algérien, qui est en visite officielle à Doha depuis le 21 avril, a laissé le soin à son ministre de l’Energie et des Mines de l’exprimer à demi-mot. Cité par le quotidien qatari Al Raya, Chakib Khelil a déclaré que l’Algérie et le Qatar vont « coordonner leur position » dans le cadre du Forum des pays exportateurs de gaz (FPEG). L’actuelle structure du FPEG plaît autant à Doha qu’à Alger. « A l’heure actuelle, il faut renforcer ce forum en termes d’organisation, de ressources humaines, de projets et de financements », a expliqué M.Khelil, repris par le quotidien Al Watan, autre journal qatari. Pas d’Opep du gaz pour l’instant. Ce n’est pas forcément la position de la Russie, du Venezuela, de l’Iran, du Nigeria et de La Libye, tous grands producteurs du gaz. Fin avril 2008, Téhéran va abriter une réunion du FPEG devant trancher sur les nouveaux statuts. Le souhait de Moscou, de Caracas et de Téhéran est de transformer le FPEG en Opep du gaz. Kommersant, journal des milieux des affaires russes, a rapporté dernièrement que Moscou veut proposer des « statuts modérés » pour le FPEG. Manière de ne pas brusquer les choses même si le forum aura, à l’avenir, à élaborer une méthode pour déterminer le prix du gaz et discuter des tracés des infrastructures futures de transport du gaz par canalisations. L’Iran aurait voulu plus autant que Tripoli. En juin, un groupe d’experts rendra publics à Moscou ses travaux sur la faisabilité économique et stratégique de la création de l’Opep du gaz. Pour l’instant, l’Iran fait le contraire de ce qu’a fait l’Algérie avec le géant gazier Gazprom. Téhéran, selon le ministre du Pétrole, Gholam Hossein Nozari, cité par l’agence russe Ria Novosti, va signer un accord avec Gazprom pour développer de nouveaux projets dans les grands gisements gaziers et pétroliers de South Pars et de North Azadegan. Les réserves avérées de gaz en Iran s’élèvent à 28 000 milliards de mètres cubes. L’Algérie a raté son accord avec Gazprom. Le patron de Sonatrach, Mohamed Meziane, s’est expliqué sur la question en marge du Forum international de l’énergie de Rome. « Nous étions intéressés par l’exploration en Russie et eux par la même chose. Nous étions aussi intéressés par un projet de gaz naturel liquéfié (GNL) au nord de la Russie, qui n’a pas été réalisé », a dit le PDG de Sonatrach sans trop de détails, repris par l’agence française AFP.
140 millions de dollars d’investissements
L’accord prévoyait pourtant l’exploration, l’extraction, le développement d’infrastructures gazières et la vente de gaz. Les entreprises participent, selon lui, aux appels d’offres pour la construction du gazoduc Transalia qui prend départ au Nigeria pour rallier l’Europe en passant par l’Algérie, sur un tracé de 4000 km. A Doha, M.Khelil a parlé de la possibilité d’exportation du GNL et partage de marchés entre les firmes qatarie et Sonatrach. Mais au bout de la visite de trois jours de Abdelaziz Bouteflika, aucun accord ne sera signé entre les deux pays dans les domaines gazier et pétrolier, mis à part cette intention de produire du gaz en Mauritanie, en projet mixte entre Sonatrach et une entreprise qatarie. Le président algérien a eu des discussions hier avec Fayçal Ben Qassem Al Thani, président de l’association qatarie des hommes d’affaires, et avec Cheikh Ali Ben Jassem Al Thani, vice-président du bureau qatarie d’investissement extérieur. Si l’investissement qatari en Algérie (à peine 140 millions de dollars) n’a pas encore atteint le niveau de celui de l’Egypte et des Emirats arabes unis, il y a une volonté des opérateurs économiques de lancer des projets dans le bâtiment, l’agriculture, les banques et le tourisme. Ouakoud Qatar est intéressé par la conception et la gestion futures de stations de distribution de carburant, notamment sur le tracé de l’autoroute Est-Ouest.
Concurrence aérienne
La firme qatarie entre, de ce fait, en concurrence directe avec le français Total qui a les mêmes perspectives d’investissement. La Qatar Airways, qui a décidé d’assurer des dessertes quotidiennes sur Alger à partir de juillet 2008, va également devoir affronter une grande concurrence, celle de la compagnie chinoise China Eastern Airlines qui s’apprête à ouvrir une ligne aérienne avec Alger, à partir de Pékin et de Shanghai. La plupart de la main-d’œuvre asiatique qui travaille en Algérie transite par Doha pour l’aller et le retour. Karim Djoudi, ministre des Finances, cité par l’agence officielle APS, a annoncé que l’Algérie et le Qatar signeront bientôt un accord sur la non-double imposition pour encourager les hommes d’affaires algériens et qataris à investir dans les deux pays. Il a confirmé, dans la foulée, la réunion prochaine de la commission mixte pour, a-t-il dit, examiner les moyens de « renforcer les relations bilatérales, notamment dans les domaines de l’investissement et du commerce ». Cette commission mixte ne s’est pas réunie depuis six ans !
Faycal Metaoui
IL FAUT SUIVRE LES TÊTES DU GROUPE, LE VENEZUELA, LA RUSSIE ET L'IRAN POUR L'OPEP DU GAZ ET NE PAS SE COURBER AUX PIEDS DE L'OMC.
IL FAUT RAPPELER A NOS COMPATRIOTES,AVANT L'ARRIVÉE DE HUGO CHAVEZ, L'OPEP DU PÉTROLE A FAILLI ÊTRE DISSOUTE.
CHAKIB KHALIL N'EST QU'UN PION DES ROIS. EN AUCUNE MANIÈRE, IL NE DÉFEND L'INTÉRÊT DE LA NATION.
Louiza Hanoune (PT) : « Nous ne savons pas qui commande en Algérie »
La situation est catastrophique. Nous ignorons carrément qui commande en Algérie et nous demandons à cet effet au chef de l’Etat de mettre de l’ordre dans la maison Algérie.
Il y a des décisions qui sont prises en Conseil des ministres mais qui ne sont pas traduites sur le terrain ! », a observé hier Mme Louiza Hanoune, secrétaire générale du Parti des travailleurs lors d’un point de presse sanctionnant les travaux de la session ordinaire du comité central de son parti qui ont débuté jeudi. Mme Hanoune estime qu’il n’y a aucune lisibilité quant à la gestion des affaires de l’Etat, illustrant ses propos par l’indifférence des pouvoirs publics au cri de détresse des travailleurs revendiquant un salaire décent. « Lorsqu’on fait la sourde oreille aux multiples grèves déclenchées par les syndicats autonomes, il y a de quoi s’inquiéter », a-t-elle déclaré en précisant que les phénomènes et les fléaux qui ont été à l’origine du fort taux d’abstention lors de l’élection présidentielle de 2004 existent toujours. Selon la conférencière, aucun changement allant dans l’amélioration des conditions de vie des Algériens n’a été opéré. « Le président de la République parle de 400 000 postes d’emploi. Où sont ces postes de travail ? », s’est interrogée l’oratrice qui qualifie de dramatique le fait qu’un médecin exerce dans le cadre du préemploi et touche un salaire de 6000 DA et il est dramatique, de son avis, qu’en 2008 un père de famille touche 3000 DA dans le cadre du filet social. Toujours sur le plan social et politique, la SG du PT relève que la conjoncture sociale actuelle est très critique, rappelant les augmentations des salaires qui demeurent insuffisantes par rapport au pouvoir d’achat et à la hausse des prix des marchandises et des produits alimentaires. Mme Hanoune incombe la flambée des prix observée actuellement plus particulièrement à « l’absence » de grandes surfaces commerciales, d’un système de distribution organisé et d’une politique agricole efficace. Le chef de file du PT considère que 2008 est une année décisive et charnière en raison des conséquences et des répercussions de l’ordre économique mondial. Pour Mme Hanoune, la mobilisation pour la défense de la cohésion de la nation, la souveraineté nationale et la démocratie politique constitue le principal enjeu de son parti. « Nous demandons l’ouverture d’un véritable débat sur un grand nombre de questions, notamment le pouvoir d’achat, l’OMC, les privatisations... », a insisté la SG du PT. Evoquant le phénomène des harraga, elle a souligné simplement qu’il nécessitait une plus grande attention de la part de l’Etat. Abordant les questions économiques, Mme Hanoune a plaidé en faveur de la création d’un ministère de l’Economie nationale et un autre de la Planification afin de prendre en charge certains dossiers qui ne relèvent nullement des prérogatives de M. Temmar, ministre de l’Industrie. Dans ce sillage, la première responsable du PT n’a pas ménagé M. Temmar qui, selon elle, gère très mal le secteur de l’Industrie et « s’ingère » dans le fonctionnement des autres départements. Mme Hanoune regrette que certains ministres algériens essayent par tous les moyens de plaire aux étrangers au lieu de faire la propagande du label algérien. La SG du PT estime que l’accession de l’Algérie à l’OMC était une question « cruciale » qui nécessite de la prudence et l’ouverture d’un dialogue national. Tout en mettant en garde contre les « dangers » que peut engendrer cette accession, elle a relevé que « tous les pays membres de l’OMC voudront à leur tour tirer profit du partenariat Algérie-UE dont l’Algérie n’a tiré aucun bénéfice », a-t-elle expliqué. Sur le plan interne, la responsable du PT a affirmé que les députés PT qui ont rallié récemment le FLN ne l’ont pas fait par conviction, mais pour une question d’argent. « Les partis politiques doivent dénoncer ces pratiques et non les encourager », a-t-elle soutenu.
Nabila Amir( EL WATAN)
Karim Tabbou (FFS) : « Les Algériens ne sont pas prêts à accepter une supercherie électorale »
C’est un Karim Tabbou plus serein que lors de ses dernières sorties qui s’est présenté mercredi dans la soirée à la salle de cinéma de Aïn El Hammam où plus de quatre cents personnes avaient pris place.
Tizi Ouzou : De notre bureau
Le sujet du jour « le 20 Avril 80 » a été plutôt noyé dans le développement de la politique générale du pays et la position du FFS en particulier vis-à-vis des problèmes de l’heure. Retraçant l’historique du printemps berbère, l’hôte de l’ex-Michelet n’a pas manqué de critiquer, au passage, ceux qui avaient trahi le mouvement « une fois arrivés au pouvoir ». S’il a d’emblée rappelé les circonstances ayant conduit aux événements des « deux printemps qui ne se ressemblent pas », il n’a pas omis de rappeler, comme pour faire un parallèle avec la guerre de Libération nationale, que « la contestation n’est l’apanage de personne et qu’elle appartient à tout le peuple ». Usant de métaphores et parfois de sarcasmes, Tabbou n’a, tout au long de son discours, cessé de fustiger le pouvoir et « ses relais ». Il enchaîne rapidement sur le projet de révision de « la Constitution » et du « troisième mandat présidentiel » dont tout le monde parle sauf l’intéressé lui-même, à savoir le président de la République. Puis de se poser une question : est-ce une hésitation tactique ? Vu les problèmes sociaux dans lesquels ils se débattent, « les Algériens ne sont pas prêts à accepter une supercherie électorale de plus. Le ras-le-bol est tel qu’une explosion sociale n’est pas à écarter ». Même s’il ne donne pas l’impression d’avoir lâché le sujet, Tabbou, s’adressant aux militants de son parti, ajoute : « Je veux qu’on parle plus de nous que du pouvoir. Faisons notre autocritique pour déterminer ce qu’on a fait et surtout ce qu’on aurait dû faire », avant de s’étaler sur les conditions qui ont prévalu durant la période qui a précédé le quatrième congrès du parti ainsi que sa nomination comme premier secrétaire du plus vieux parti d’opposition.
Nacer B.(EL WATAN)
Hommage à Germaine Tillion
mardi 22 avril 2008
Non-violence et résistance anti-nazie
1 – La violence ne peut jamais s’en prendre qu’à des conséquences. Seule la non-violence s’attaque vraiment aux causes des injustices, mères de toutes les tyrannies.
2 – Deux ou trois générations européennes de politiciens inaptes ou corrompus, on le sait, n’avaient pas su prévenir à temps la montée des périls totalitaires.
3 – Ainsi, l’hiver venu sur le monde, les nations enfin unies pour délivrer l’humanité du nazisme durent employer une violence guerrière plus forte encore que cette barbarie.
4 – Mais dès les heures cruelles de cette guerre la plus dangereuse, les Résistants firent oeuvre de non-violence en inventant ensemble les futures conquêtes sociales, économiques et démocratiques de la Libération.
5 – C’était le programme du Conseil national de la Résistance (C.N.R.), voulu en temps de guerre, puis dûment appliqué sans faiblesse la paix revenue, afin de prévenir à jamais le retour des causes sociales et morales du fascisme. Un programme aujourd’hui à actualiser d’urgence et à prolonger à l’échelle mondiale.
6 – Mais voici l’esprit et les acquis de ce programme du C.N.R. à présent oubliés par nos élites et négligés par nos dirigeants, alors que les menaces reviennent.
Réveillons-nous maintenant.
lucky.blog
Politique Nationale/Internationale
Une élection locale à portée internationale
Une élection locale à portée internationale
Le jeudi premier mai, les Londoniens, britanniques ou ressortissants de l’UE, vont élire leur maire pour quatre ans.
Dix candidats sont en lice, mais comme les sondages le confirment, le poste semble dédié à l’un des candidats des deux partis principaux en Grande Bretagne :
- Ken Livingstone : actuel maire de Londres, élu deux fois ; en 2000 à la création du poste du maire, puis en 2004. Il est le candidat du parti travailliste.
Une élection locale à portée internationale
- Boris Johnson : journaliste et membre du parlement. Il est le candidat du parti conservateur
Une élection locale à portée internationale
Cette élection se déroule en un seul tour selon le système de « vote supplémentaire ». L’électeur doit exprimer un premier choix pour son candidat favori et, optionnellement, il exprime un second choix pour un autre candidat. Le gagnant est celui qui obtient plus de 50% des voix en premier choix, mais si aucun candidat n’atteint ce pourcentage, on garde les deux candidats en tête et on additionne les seconds choix pour déterminer le gagnant.
On ne parle pas beaucoup de cette élection en France, sans doute parce qu’on la considère comme un événement local. Certes, mais ce n’est peut-être pas la seule raison. En vérité, le débat que suscite cette élection outre manche, est l’occasion d’aborder des sujets qui dérangent et qu’on ne souhaite nécessairement pas ébruiter à la une de nos médias.
Alors en quoi cette élection est intéressante à suivre ?
Elle l’est d’abord à cause du caractère, des déclarations et de la politique de Ken Livingstone, l’actuel maire de Londres, qui ont une portée qui dépasse de loin les frontières de la capitale anglaise. En effet, Ken Livingstone, surnommé Ken le rouge pour ses positions de gauche, en dérange plus d’un, et ce pas uniquement dans les partis adverses, ni qu’en Grande Bretagne.
De plus, les Musulmans londoniens se mobilisent publiquement pour soutenir Livingstone. Leur nombre étant estimé entre 450 et 500 milles votants sur 5,5 millions d’électeurs enregistrés à Londres, soit de 8 à 9% des voix, ces citoyens peuvent peser lourd sur le résultat final. Ceci est d’autant plus vrai que les sondages donnent Boris Johnson en tête, mais montrent aussi que l’écart entre les deux candidats principaux s’amoindrit de plus en plus.
Pourquoi Livingstone dérange et pourquoi lui tire-t-on à boulets rouges ?
Il y a évidemment des aspects locaux liés à la politique de gestion du Grand Londres et des rivalités entre partis et orientations politiques diverses. Mais en dehors de tout cela, il y a surtout des points à portée plus globale et plus internationale, qui font partie du domaine réservé des grands maîtres de « l’axe du bien », des maîtres qui ne supportent pas qu’une personnalité médiatique les contrarie.
Ken Livingstone dérange les fidèles alliés, les caniches de Monsieur Bush dans l’île britannique, et à leur tête l’ex premier ministre Tony Blair. Dès le départ Ken Livingstone a été un farouche opposant à la guerre contre l’Irak. En janvier 2003, il signe avec les maires d’autres grandes capitales européennes un appel contre la guerre, et incite les Londoniens à participer à la grande manifestation contre la guerre en février 2003. Par la suite, il qualifie le président étatsunien de « la plus grande menace à la vie sur cette planète » ou encore du « président américain le plus corrompu depuis Harding (29e président des Etats-Unis de 1921 à 1923, Ndt) dans les années vingt ».
Après les attentats de Londres de juillet 2005, alors que des regards de soupçons sont dirigés vers la communauté musulmane, Livingstone déclare que « c’est un acte criminel, d’une poignée d’hommes », et signe un article dans le Guardian en affirmant qu’il y a trois conditions pour que tout le monde soit en sécurité : « Soutenir la police, traiter les Musulmans avec respect et se retirer de l'Irak ».
Il accorde aussi une interview à la BBC où il critique la politique britannique et étatsunienne au Moyen Orient. Il y affirme, tout en les condamnant fermement, que « les attentats n’auraient pas eu lieu si les puissances occidentales avaient laissé les nations arabes libres de décider de leurs propres affaires depuis la première guerre mondiale ». Il dit que ces attentats sont les résultats de « 80 ans d’intervention occidentale sur les terres arabes à cause du besoin occidental pour le pétrole ». Et il ajoute : « Nous avons mis en place des gouvernements peu recommandables et nous avons renversé ceux que nous ne considérions pas comme sympathiques ».
En 2007 il conseille le nouveau premier ministre Gordon Brown qui se rendait aux Etats-Unis : « Gordon Brown doit expliquer que les gouvernements US ont besoin de revenir à une vue réaliste du monde. Les Etats-Unis sont l’unique pays le plus puissant du monde, mais sont bien plus faibles que le reste du monde réuni ensemble. La tentative d’un seul pays d’imposer sa volonté unilatéralement sur le reste du monde est non seulement indésirable, mais ne peut tout simplement pas fonctionner. L’ignorance de ceci a conduit à l’invasion désastreuse de l’Irak ».
Livingstone dérange aussi beaucoup les Sionistes, et ce pas uniquement en raison de ses critiques contre la politique de l’administration Bush et ses caniches, tous amis de connivence avec les Sionistes.
En 2005 Livingstone écrit dans le Guardian un article intitulé « Ceci est à propos d'Israël, pas d'antisémitisme » dans lequel il accuse l’état d’Israël de « nettoyage ethnique », il qualifie Ariel Sharon de « criminel de guerre qui doit être en prison et non pas au bureau », il accuse l’état d’Israël d’œuvrer à « promouvoir une image déformée du racisme et de la discrimination religieuse en Europe, induisant que la recrudescence la plus importante de la haine et de la discrimination est contre les Juifs » alors que « la réalité est que la grande majorité des attaques en Europe aujourd’hui sont contre les Noirs, les Asiatiques et les Musulmans – et ils sont les premières cibles de l’extrême droite ». Il termine son article en affirmant que c’est cette politique israélienne de « nettoyage ethnique, de discrimination et de terreur » qui « alimente la colère et la violence à travers le monde ».
Dans l’interview accordée à la BBC citée précédemment, il critique « ces gouvernements qui tuent indistinctement pour faire progresser leur politique étrangère, comme nous l’avons occasionnellement constaté avec le gouvernement israélien bombardant des régions d’où des groupes terroristes pourraient provenir, sans tenir compte des victimes qu’il cause, des femmes, des enfants et des hommes ». Et il ajoute : « Sous occupation étrangère, dénié le droit de vote, dénié le droit de gérer ses propres affaires, et souvent dénié le droit de travailler pendant trois générations, je pense que si cela était arrivé en Angleterre, nous aurions produit beaucoup de candidats aux attentats suicides, nous-mêmes ».
Livingstone dérange aussi par sa politique courageuse en faveur du multiculturalisme et de minorités ethniques et religieuses.
En septembre 2005, il se bat pour installer une statue de Nelson Mandela dans la place de Trafalgar Square en déclarant : « Il ne peut y avoir de meilleur emplacement que notre plus grande place, pour installer une statue de Nelson Mandela, afin que chaque génération rappelle la suivante du combat contre le racisme ».
Une élection locale à portée internationale
A l’inverse de certains hommes politiques qui refusent toute idée de repentance des crimes contre l’humanité et des génocides commis par les précédentes générations, en dehors bien entendu de ceux commis envers les Juifs en Europe, ou contre les Arméniens, auxquels on commence à s’intéresser tout particulièrement ces dernières années, car cela implique la Turquie ; Ken Livingstone fait un discours émouvant en août 2007, où il présente des excuses officielles pour le rôle joué par la ville de Londres dans le commerce d'esclaves transatlantique, et demande que le jour du 23 août soit désigné comme journée nationale de mémoire en Grande Bretagne pour « l’horrible crime contre l’humanité ou le commerce d’esclave transatlantique ».
On n’oserait peut-être pas critiquer ouvertement Livingstone envers cette position courageuse contre le racisme anti-noir. Ce qui a provoqué un tollé, et pas seulement qu’outre manche, c’est surtout ses positions touchant les Musulmans.
En juillet 2004, Ken Livingstone invite le cheikh Youssof Al-Qaradawi, un imminent savant très respecté et mondialement reconnu par les Musulmans, à une conférence concernant le port du foulard par les femmes musulmanes, et le reçoit à la mairie de Londres, comme invité d’honneur. Or Al-Qaradawi est la bête noire des Néocons et des Sionistes, en effet tout en condamnant les attentats revendiqués ou attribués à ce qu’on appelle Al-Qaïda, il apporte un soutien franc à la résistance palestinienne, libanaise et irakienne, et il approuve les opérations martyres dans le contexte palestinien. Par conséquent, ses propos sont systématiquement et volontairement sortis de leurs contextes, déformés, mal traduits et diabolisés avant d’être présentés devant l’opinion publique occidentale. C’est d’ailleurs la fonction du fournisseur principal des traductions et des analyses concernant le Moyen Orient arabe ou musulman, l’institut MEMRI, maître dans la « désinformation à l'israélienne ». Ken Livingstone avait d’ailleurs constaté cette volonté de désinformation dans le cadre d’une étude visant à l’informer sur Al-Qaradawi, basée sur les traductions de cet institut.
Malgré la campagne orchestrée dans les médias pour présenter le cheikh comme le mal absolu, Livingstone reçoit Al-Qaradawi et le défend comme «l’un des érudits musulmans qui a fait le plus pour combattre les interprétations régressives de l’Islam, sur des sujets comme les droits des femmes et les relations avec les autres religions ». Il affirme sa volonté de s’engager dans son sens : « Quand se présente une figure progressiste qui fait avancer cette religion dans la bonne direction, vous engagez et vous aidez à développer ».
Une élection locale à portée internationale
Une élection locale à portée internationale
D’autre part, Ken Livingstone n’hésite pas à critiquer des Musulmans amis de la famille Bush et fidèles alliés de l’administration étatsunienne. En avril 2004 dans une interview au Guardian (interview qu’on ne trouve plus en ligne sur le site du journal, mais dont la citation a été largement diffusée), il s’attaque à la famille royale saoudienne en causant beaucoup d’embarras à Tony Blair : « J’attends avec envie le jour où je vais me réveiller pour trouver la famille royale saoudienne se balançant [pendue] sur des réverbères, et qu’ils [les Saoudiens] aient leur propre gouvernement qui représente le peuple de l’Arabie Saoudite ».
En revanche, Boris Johnson semble le candidat idéal des prêcheurs de haine, les partisans du « choc des civilisations », de la « résistance » à la présence islamique en Occident, et de la « supériorité » des Blancs.
Dans le magazine hebdomadaire conservateur « The Spectator » dont il était rédacteur en chef, il signe un article en mai 2005 où il affirme que « L’Islam est le problème » et que « pour tout lecteur non-Musulman du Coran, l’Islamophobie … semble être une réaction naturelle » et il ajoute que l’Islam « est le plus vicieusement sectaire de toutes les religions ».
Avec l’approche de l’élection, Johnson s’emploie à corriger le tir. En ce mois de janvier 2008, ayant un arrière grand-père musulman turc, il déclare sa fierté d’avoir cette origine : « Mon grand-père était musulman et ainsi fut mon arrière grand-père. Je suis fier d’avoir une ascendance musulmane ». Dans un récent débat télévisé avec ces principaux concurrents, il tente d’atténuer ces déclarations contre l'Islam en 2005, en affirmant que l’Islam est une « religion de paix », et que le problème n’est pas avec la majorité des Musulmans mais avec « des gens qui sortent des citations du livre saint de l’Islam, le Coran, de leur contexte, et les utilisent pour inspirer le mal dans les cœurs des gens ».
Johnson s’efforce aussi de redorer son blason auprès des Noirs, en déclarant qu’il est désolé à propos d’un article affirmant que les Noirs ont le QI le plus petit, publié dans « The Spectator » à l’époque où il était son rédacteur en chef. Il déclare : « Je suis désolé pour ce qui a été écrit précédemment, car ça ne reflète pas ce qui est dans mon cœur ».
Dans ce contexte, les Musulmans londoniens se mobilisent massivement, ce qui est une première d’une telle ampleur pour les Musulmans d’Europe, afin d’appeler à voter en faveur de Ken Livingstone.
Au mois de janvier de cette année, 63 personnalités et organisations musulmanes, parmi les plus influentes à Londres, signent un appel « Donner à Ken un troisième mandat », publié dans le Guardian où, après un bref rappel du bilan positif de l’actuel maire et de son combat pour la justice, elles affirment que « c’est dans le meilleur intérêt des communautés musulmanes de Londres, et aussi de tous les Londoniens, de soutenir M. Livingstone dans l’élection du Maire cette année ».
D’autres Musulmans se mobilisent sur le terrain en formant des équipes pour s’impliquer dans la campagne de Ken Livingstone. Sur leur site web « Muslims 4 Ken », on peut lire en entête ce qui est peut-être le plus important, ce qui pourrait, dans un proche avenir, changer les jeux et les enjeux politiques en Europe et peut-être dans le monde :
« Ta voix. Fais en sorte que rien ne t’empêche de voter le premier mai ».
I.A.
Sources : Wikipédia et d’autres sites web de journaux et d’information indiqués dans le texte.
Samedi 26 Avril 2008
Iyad Abbara
Edition du 29 avril 2008 > Actualite
Pour « Une reconstruction démocratique du Maghreb »
Par Hocine Aït Ahmed, président du FFS, figure historique du FLN
« La conférence de Tanger inscrivait les espérances de l’humanité maghrébine dans la continuité de cette dynamique historique. Paradoxe des paradoxes, décennies après décennies, la volonté d’unification démocratique du Maghreb — ce rêve fondamental des Maghrébins a disparu des préoccupations des autorités étatiques (…). Plus que jamais des initiatives politiques culturelles et sociales doivent se multiplier au sein de nos sociétés civiles pour civiliser la politique et imposer l’alternative démocratique d’une reconstruction de la région. D’autant que la conjoncture internationale actuelle, marquée par des aventures guerrières et les courses aux armements, est grosse de retombées aventureuses sur le destin de nos peuples. L’urgence et la priorité sont d’abord de sortir de cette guerre froide qui paralyse les relations entre nos pays. Il est temps que les frontières s’ouvrent, que les libertés soient rendues à nos peuples pour qu’ils puissent construire un espace démocratique, paisible et prospère, indispensable à la stabilité de la Méditerranée (…). Partout dans le monde, des ensembles continentaux et régionaux se sont constitués : de l’Asie à l’Europe en passant par l’Amérique latine. Du pire peut sortir le meilleur ! Comme en témoigne le rapprochement entre les deux grands rivaux géopolitiques d’Amérique du Sud qu’étaient le Brésil et l’Argentine. Ces deux pays ont été les promoteurs du Mercosur après avoir réussi une réconciliation politico-militaire exemplaire. Dès lors, nous ne pouvons être en reste au risque d’être réduits à des bantoustans balayés dans une mondialisation sauvage. »lisation sauvage. »
EL WATAN
Projet de L’union pour la méditerranée
Entre rhétorique et hypocrisie
L’initiative sarkozyenne d’une union méditerranéenne (dite UM), devenue union pour la Méditerranée (UPM), fait en ce moment l’objet d’une campagne de lobbying par toute une équipe de spécialistes menée par l’ambassadeur français Le Roy chargé de la promotion du projet UPM.
A Bruxelles, récemment, on a pu noter la présence de Franck Debié, directeur général de la Fondation pour l’innovation politique, qui est un think tank couramment désigné comme étant le laboratoire d’idées de l’UMP. En effet, le parti avait remis un chèque de 800 000 euros à la création de la fondation qui a ensuite été reconnue d’utilité publique par décret de Jean-Pierre Raffarin. Aujourd’hui subventionnée par de grandes entreprises, elle pose la question du financement indirect et du lobbying des partis politiques par des entreprises. La fondation se défend d’être indépendante... Pourtant, malgré tous ces gros moyens, il n’y avait pas foule dans le petit auditoire de la faculté Saint-Louis où s’est tenu le colloque. L’ambassadeur Le Roy commence par faire taire les rumeurs, l’UPM ne veut pas tuer Barcelone, mais juste développer ce processus grippé. Pour nous faire comprendre que ce projet est collectif, que chacun peut contribuer à travailler à un meilleur destin de la mare nostrum, il lance publiquement un appel à l’aide à la coopération des universitaires. Il nous assure même de l’enthousiasme des pays récipiendaires, pratiquement tous prêts à se mettre à plancher sur le projet. « Nous n’attendons plus que le oui du Liban et de la Syrie », explique-t-il sur le même ton que s’il s’agissait de l’organisation d’une grande fête entre amis. Le premier défaut serait qu’il n’y avait pas assez de marge de manœuvre octroyée au secteur privé, Barcelone n’aurait donné la part belle qu’aux ONG et aux politiques publiques, ce qui expliquerait le peu de projets concrets réalisés, mais cette fois-ci, annonce-t-il, il y aura plus de subventions pour plus de visibilité. Il est vrai qu’en 13 ans d’existence de Barcelone, l’écart entre la rive nord et la rive sud de la Méditerranée demeure le plus fort dans le monde entre deux régions contiguës. Selon lui, les chefs d’Etat arabes ont boycotté la cérémonie de 2005 à cause des défauts de Barcelone… Faut-il comprendre que les chefs d’Etat arabes sont fâchés contre l’Europe parce qu’elle n’investit pas chez eux ? Parce que les investissements directs à l’étranger ne dépassent pas les 1% de l’UE pour son Sud contre 17% des IDE des USA dans son Sud à elle ? Peut-on nous faire croire que les pays du Sud sont concurrents entre eux pour la réception des investissements directs à l’étranger venant des pays du Nord ? Que l’Algérie serait jalouse du traitement « offert » par les Etats-Unis au Mexique ? Prenons les choses à l’endroit, les multinationales européennes ont faim et, à l’image de l’Alena, elles aussi aimeraient bénéficier d’une périphérie défrichée qui leur permettrait de bénéficier de privilèges qu’elles ne peuvent plus se permettre sur le territoire européen.
L’architecture de l’UPM
Mais peu importe, l’ambassadeur Le Roy nous assure que, telle que conçue, l’UPM va remédier à tout cela : les IDE augmenteront dans la région et les chefs d’Etat de la rive Sud seront contents et viendront à la prochaine cérémonie... Pourtant, le bon sens veut que l’on ne structure pas et qu’on ne stabilise pas une région sur la base aléatoire des investissements directs à l’étranger qui se déplacent là où est le profit, puisque ce ne sont pas des êtres moraux... De même, que peut-on espérer de la libéralisation des secteurs agricoles des pays du Sud lorsque l’on sait que l’agriculture européenne fonctionne à gros coups de subventions par la PAC. Le deuxième défaut serait que le partenariat envisagé à Barcelone est structurellement déséquilibré : 27 membres de l’UE hyperorganisés contre des peuples qui ne peuvent compter que sur la Ligue arabe pour défendre et négocier leurs intérêts. Aujourd’hui, la Ligue arabe est plus faible et plus divisée que jamais. C’est d’ailleurs sur la base de ce constat que semble avoir été imaginée l’architecture de l’UPM et ses mécanismes décisionnels. Il y aura une coprésidence, c’est-à-dire un président provenant de la rive Nord et un président issu de la rive Sud. Cela transformera, nous dit-on, le processus de Barcelone en UPM. Cette coprésidence préparera le sommet et les réunions ministérielles ; elle sera l’impulsion intergouvernementale de l’UPM. Parallèlement à cette coprésidence sera institué un secrétariat qui serait la force motrice de l’UPM pour proposer des projets concrets. Quant au financement des projets, M. Le Roy nous expliquait que Barcelone n’était pas assez subventionné, d’où son peu de visibilité. Or il rassure les personnes présentes dans la salle : il n’y aura pas de plan Marshall, les caisses de la commission sont vides, dit-il. En conséquence, cette fois-ci, une grande marge de manœuvre sera accordée au secteur privé. Il évoque la possibilité d’établir des partenariats public/privé ou de solliciter les fonds arabes du Golfe. Certains projets pourraient avoir un financement communautaire, mais cela dépendra de la nature de l’œuvre. Il insiste surtout sur le rôle de la Banque européenne d’investissement et souhaite la création d’une banque méditerranéenne à l’image de la Banque régionale de développement de Tunis. Concrètement, dit-il, « un groupe d’Etats se met en tête de dépolluer la Méditerranée, ils devront trouver leur financement. Ce sont les projets qui trouveront leur financement les premiers qui seront mis en œuvre en premier ». C’est donc ça la structure à géométrie variable. On ne va donc pas s’embêter avec des considérations de solidarité : ceux qui présentent un projet rentable pourront trouver « le soutien » d’une banque ou d’une entreprise… C’est la définition trouvée par l’UPM de « l’intérêt commun ». A titre d’exemple, il propose une autoroute méditerranéenne, un espace scientifique méditerranéen, l’accès à l’eau et le rechargement des nappes phréatiques libyennes, la dépollution de la Méditerranée ou encore un plan solaire méditerranéen... Que d’ambitions humanistes… Est-ce vraiment pour toutes ces causes que les pays du nord de l’UE se sont sentis lésés d’avoir été écartés par le projet de Sarkozy ? Ou est-ce le privilège d’accès offerts aux multinationales françaises Veolia, Total ou Elf qui fit gronder les Européens du Nord ? Quoi qu’il en soit, l’avantage de ces projets concrets est que la baignade en Méditerranée sera la plus sûre du monde et la plus surveillée aussi... M. Le Roy affirme que, « pour l’instant », la question de l’immigration n’est pas incluse dans le projet. On peut plutôt penser qu’elle en a été sortie, pour contourner les objections posées par certaines déclarations, comme celle de l’ambassadeur du Maroc à Paris qui affirmait que « si l’agenda de l’UM, c’est freiner l’immigration et lutter contre le terrorisme et s’il s’agit essentiellement de préserver la sécurité de l’Europe, alors je ne pourrai pas vendre le projet à mon pays ». Dans le même temps, tout en affirmant que cette question n’était pas pour l’instant incluse dans le projet, au même titre que la question sécuritaire, l’intervenant suivant, Jean-Louis de Brouwer, directeur d’Immigration, asile et frontières auprès de la direction générale « Justice Liberté et Sécurité » de la Commission européenne, nous rappelle qu’il y a une diaspora de 15 millions de personnes pour le Maghreb de l’Est, mais que, malheureusement, toutes les élites sont installées aux USA... « Il faudra régler la question de circulation des élites », dit-il. Est-ce une manière de parler indirectement de l’immigration choisie ? Tout est dans la suggestion avec M. de Brouwer, « c’est compliqué tout ça », explique-t-il. « Parce que créer l’UPM, c’est parler de ce qu’il y a derrière... » Du bout du doigt, il pointe l’Afrique subsaharienne, puis avec son bras, il dessine de grands mouvements censés retracer les flux migratoires… ça monte, ça monte toujours, peut-on comprendre avec ses gestes. « Une frontière, ça rapproche et ça oppose », dit-il. Nous sommes toujours dans le non-dit, mais le message est passé : l’UE va se rapprocher de la Méditerranée, c’est donc à la Méditerranée de s’opposer à ses voisins subsahariens, c’est-à-dire les empêcher de monter, monter, monter...
Amina S.(EL WATAN)
Le projet de l'Union pour la Méditerranée sera tôt ou tard une faillite et une grosse gifle pour son génie initiateur.
Conspiration
SPECIAL ALERTE BOLIVIE
Les multinationales pétrolières et autres n'acceptent d'avoir "perdu" la Bolivie.
Les Etats-Unis s'efforcent donc de renverser le président légalement élu, Evo Morales.
Après avoir tenté un coup d'Etat militaire contre Chavez en 2002, après avoir saboté l'échange de prisonniers en Colombie et menacé militairement les pays voisins, Washington utilise à présent le séparatisme pour faire éclater la Bolivie.
L'ambassadeur US parle de la
"République de Santa Cruz" dont les riches propriétaires terriens refusent les réformes sociales et l'émancipation des Indiens.
Les multinationales pourraient ainsi récupérer une partie des richesses du pays.
Et d'où provient cet ambassadeur US ?
Pendant dix ans, Philip Goldberg a servi en Yougoslavie où il a contribué à provoquer les séparatismes et les guerres civiles servant les intérêts des Etats-Unis.
Son expérience ressert.
Et rappelons que la CIA déverse des dizaines de millions de dollars en Bolivie à travers ses ONG-paravents : NED, USAID, Freedom House...
Le 4 mai, avec un prétendu 'référendum', se prépare une journée de provocations. Et de désinformation internationale.
C'est donc la responsabilité de chacun de nous de faire circuler l'info - avant et pendant -
pour déjouer ces manœuvres.
Le 4, de jeunes Français émettront en radio en continu depuis Caracas. En français et en anglais.
"Alerte Bolivie" !
MICHEL COLLON
Nos cinq articles :
Adolfo Pérez Esquivel, Rigoberta Menchú, Noam Chomsky... - Nous dénonçons la conspiration pour diviser la Bolivie
Des centaines de personnalités internationales dénoncent les plans de déstabilisation
Conspiration
Evo Morales - "Il y a un risque de coup d'Etat"
Evo dresse le bilan de son gouvernement et dénonce les ingérences US dans son pays
Evo Morales
Gaston Cornejo Bascopé - Rapport sur le problème politique actuel que rencontre notre Bolivie
Un sénateur bolivien explique la situation à ses amis étrangers
Rapport Bolivie
Benito Pérez - Des propriétaires prennent les armes contre la réforme agraire
Violences, provocations, coups de force : tout pour maintenir le travail forcé des communautés indiennes
Contre la réforme agraire
Romain Migus - Emission spéciale "Bolivie" sur Radio Venezuela en direct
Légal ou pas, le référendum ?
Que cache-t-il ?
La Bolivie en voie de balkanisation ?
En direct radio.
Emission spéciale
Mardi 29 Avril 2008
MICHEL COLLON
La base militaire américaine à Tamanrasset et le bureau du FBI à Alger seraient-ils la prochaine conspiration à vue de nez et à vue d’œil en Algérie ?
Les fils américains ont-ils un plan pour diviser l'Algérie ?
Réveillons nous ! Tirons les Leçons de résistances récentes des grands peuples, de la Bolivie et du Venezuela.
Nous devons arrêter le train de vie des tueurs d’enfants.
Soyons vigilants, l’Empire est dans une situation désespérée, les néo-cons sont aux abois, la chute est pour bientôt …
Armées américaines : « Engagez-vous qu’ils disaient... »
29 avril 2008 (LPAC) — Avant même le lancement de la guerre d’Irak, en 2003, Lyndon LaRouche n’a cessé d’avertir que cette guerre aurait surtout pour effet de saper le militaire américain, puis les Etats-Unis eux-mêmes.
Derrière la rhétorique sur « la détermination à finir le boulot » et « la victoire en Irak », une autre réalité transparaît, non seulement en Irak, mais aussi chez les soldats américains démobilisés.
Le 14 novembre 2007, CBS News diffusa un reportage estimant à plus de 6000 le nombre d’anciens combattants qui se sont suicidés en 2005.
Un mois plus tard, de hauts responsables de l’agence des Affaires des anciens combattants (VA) ont reconnu entre eux (mais non publiquement) l’exactitude de ce rapport.
Côté cour, dans un courriel au Dr Michael J. Kussman, un responsable de la santé de VA, le Dr Ira Katz, directeur de la « Santé mentale » de l’agence, écrivait que « l’on compte à peu près 18 suicides par jour » parmi la population totale d’anciens combattants, dont quatre ou cinq parmi les anciens combattants suivis par VA, ce qui met effectivement le nombre total au-dessus de la barre des 6500.
Pourtant, côté rue, l’agence a déclaré à CBS qu’il n’y avait eu que 790 tentatives de suicide au cours de toute l’année 2007.
Ce courriel, entre autres, a été versé au dossier d’une plainte portée contre VA par deux organisations d’anciens combattants, dont le procès s’est ouvert le 21 avril.
Le principal avocat de ces organisations, Gordon Erspamer, a déclaré à la cour :
« Notre objectif ultime est d’obtenir des soins médicaux, en temps opportun, et des décisions sur les indemnités d’invalidité en temps opportun », mais « le système de VA [pour traiter les demandes] bloque les indemnités, les retards sont inadmissibles ».
Dans une décision prise avant l’ouverture du procès, le juge Samuel Conti, qui préside le procès à San Francisco, avait déclaré que si les plaignants pouvaient prouver leurs accusations, cela montrerait que « des milliers d’anciens combattants, sinon plus, souffrent de blessures graves en raison de leur incapacité à se procurer les soins médicaux dont ils ont désespérément besoin et qu’ils méritent incontestablement. »
Entre-temps, l’effort pour augmenter le nombre de forces terrestres disponibles a amené l’armée et les Marines à accorder davantage de dérogations à des individus condamnés par la justice qui souhaitent s’enrôler.
Selon les données du Pentagone rendues publiques par le député Henry Waxman la semaine dernière, durant l’année fiscale 2007, l’armée a accordé 511 dérogations à des recrues condamnées pour crime, contre 249 en 2006, et les Marines en ont accordé 350 contre 208 en 2006.
Pour ce qui est des infractions, le chiffre a également augmenté, toutefois un peu moins.
Dans une lettre au sous-secrétaire de la Défense chargé du Personnel, Waxman reconnaissait qu’il puisse y avoir des raisons valables de procéder à des dérogations, tout en se demandant si « l’augmentation significative du recrutement de personnes reconnues coupables de crime n’était pas le résultat de la pression que la guerre d’Irak exerce sur les forces armées ».
La Banque d’Angleterre – vers une gestion de boutique porno ?
29 avril 2008 (LPAC) — Le 21 avril, la Banque d’Angleterre a annoncé un plan de sauvetage en vertu duquel elle prêtera des obligations d’Etat aux banques privées, ces dernières étant désormais autorisées à lui offrir en garantie toutes sortes de titres divers et variés. Le montant initial de ces prêts serait, semble-t-il, de l’ordre de 100 milliards de dollars, mais il n’y aura pas de « limite arbitraire », et leur échéance sera d’un an, pouvant être prolongée jusqu’à trois. En garantie, la Banque d’Angleterre acceptera de préférence des titres adossés à des crédits hypothécaires résidentiels au Royaume uni et en Europe, ainsi que certains titres adossés à des dettes sur carte de crédit, à l’exclusion toutefois de ceux adossés à des hypothèques américaines.
Pour Larry Elliott, le rédacteur des pages Economie du Guardian, la Banque d’Angleterre se comporte comme un « prêteur sur gage surdimensionné ». Lyndon LaRouche, pour sa part, l’a comparée plutôt à une « boutique porno surdimensionnée », vendant des titres obscènes pendant que le système financier mondial explose.
Quoi qu’il en soit, cette intervention de la Banque d’Angleterre ne sera d’aucune utilité. D’abord, les fonds de sauvetage proposés sont parfaitement dérisoires face à la montagne de « produits toxiques » qu’ils sont censés remplacer. Le marché mondial de collateralised debt obligations (titrisations synthétiques) se monterait à quelque 6100 milliards de dollars, et la Banque se propose d’en couvrir à peine 2%.
Ensuite, et surtout, la Banque ne dispose que d’environ cinq milliards de dollars de titres publics britanniques dans ses coffres. Si elle veut tenir ses promesses, il faudra que le Trésor « imprime » les titres manquant et que la Banque les achète. Quels que soient les moyens de paiement qu’elle trouvera, son passif va doubler, transformant son état d’insolvabilité de facto en faillite de jure.
Schwarzy au service de l’austerité
29 avril 2008 (LPAC) — Dès l’élection d’Arnold Schwarzenegger au poste de gouverneur de la Californie, Lyndon LaRouche avait prévenu que cet État allait devenir un terrain d’expérimentation pour les projets corporatistes/fascistes de George Shultz.
Ainsi, de concert avec le maire de New York, Michael Bloomberg, et Felix Rohatyn, le gouverneur a mis en œuvre dans tout l’État un programme soi-disant environnementaliste.
Il vient de créer un Bureau de « volontaires » dont la mission consistera à recruter des chômeurs pour remplacer, bénévolement, des fonctionnaires actuellement en poste, notamment pour l’entretien des parcs publics.
En outre, aux côtés d’écologistes proches de l’ancien vice-président Al Gore, Schwarzenegger vient de proposer un référendum qui imposerait que d’ici 2020, 40 à 50% des ressources énergétiques de la Californie viennent de sources renouvelables.
A la mi-avril, Bloomberg a organisé à New York un grande opération de collecte de fonds pour le comité pro-référendum, auquel il a personnellement versé 250000 dollars.
Pendant que Schwarzenegger est omniprésent sur le terrain des solutions « écologistes », la Californie sombre dans la crise :
a) Il n’existe aucun plan budgétaire pour pallier le déficit supplémentaire de sept milliards de dollars dans le budget 2008-2009, qui devrait d’ailleurs augmenter encore d’au moins un milliard, en raison de la chute des recettes. Schwarzenegger propose une ribambelle de mesures d’austérité — 10% de moins pour l’éducation, les services sociaux, la santé, etc.
b) Des licenciements de masse sont prévus dans les écoles, à tous les niveaux. Un rectorat demande aux parents 400 dollars de plus pour chaque élève scolarisé, un autre les incite à venir travailler gratuitement dans les écoles.
c) On constate une hausse spectaculaire des saisies de logement et des défauts de paiement, accompagnée d’une chute de la valeur des logements.
d) Le taux de chômage a atteint 6,2% en mars 2008, ce qui met la Californie au troisième rang du « palmarès » négatif, après le Michigan et l’Alaska.
Dans de nombreux comtés ruraux, le chômage dépasse déjà les 10%.
Face à cette situation, le conseil municipal de Compton, comme beaucoup d’autres, a adopté le 22 avril la version originale de la résolution sur la loi de protection des propriétaires de logement et des banques (HBPA) de Lyndon LaRouche.
URGENT : SOUTIEN A LA BOLIVIE
Chers-es Amis-es,
La situation en Bolivie est chaque jour plus grave. Il est nécessaire de soutenir fortement le compañero président Evo Morales et le peuple Bolivien, en signant et en faisant circuler l’appel suivant qui sera publié durant la semaine.
Veuillez svp confirmer votre soutien a cabohorquez@gmail.com ou a yamp@min.cult.cu
NOUS DÉNONÇONS LA CONSPIRATION
POUR DIVISER LA BOLIVIE
En Bolivie, le processus de changements pour les majorités court le risque d’être brutalement restreint.
L’arrivée au pouvoir d’un président indigène, élu avec un soutien sans précédent dans ce pays, et ses programmes de bénéfice populaire et de récupération des ressources naturelles, ont dû affronter dès les premiers moments les conspirations oligarchiques et l’ingérence impériale.
Récemment, l’escalade conspirative a atteint ses niveaux maximaux.
Les actions subversives et anticonstitutionnelles avec lesquelles les groupes oligarchiques prétendent diviser la nation bolivienne, reflètent la mentalité raciste et élitiste de ces secteurs et constituent un très dangereux précédent, non seulement pour l’intégrité de ce pays, mais aussi pour celle d’autres pays de notre région.
L’histoire montre avec une grande éloquence les terribles conséquences que les processus divisionnistes et séparatistes induits et approuvés par de puissants intérêts étrangers ont eu pour l’humanité sur tous les terrains.
Devant cette situation nous, les signataires, voulons exprimer notre soutien au gouvernement du Président Evo Morales Ayma, à ses politiques de changement et au processus constitutif souverain du peuple bolivien.
De même, nous rejetons l’appelé Statut autonome de Santa Cruz pour son caractère inconstitutionnel et pour attenter contre l’unité d’une nation de notre Amérique.
Nous appelons toutes les personnes de bonne volonté à unir leurs voix pour dénoncer, par toutes les formes possibles, cette manœuvre divisionniste et déstabilisatrice dans une heure historique pour l’Amérique Latine.
Premiers signataires :
Adolfo Pérez Esquivel (Argentina) ; Rigoberta Menchú (Guatemala) ; Noam Chomsky (EEUU) ; Oscar Niemeyer (Brasil) ; Eduardo Galeano (Uruguay) ; Ignacio Ramonet (España/Francia) ; Elena Poniatowska (México) ; Frei Betto (Brasil) ; Gianni Vattimo (Italia) ; Adolfo Sánchez Vázquéz (España/México) ; Ernesto Cardenal (Nicaragua) ; Armand Mattelart (Bélgica) ; Ramsey Clark (EEUU) ; Manu Chao (Francia/España) ; Franz Hinkelammert (Alemania/Costa Rica) ; Francois Houtart (Bélgica) ; Alfonso Sastre (España) ; Paul Leduc (México) ; Fernando Pino Solanas (Argentina) ; Roberto Fernández Retamar (Cuba) ; Howard Zinn (EEUU) ; Keith Ellis (Canadá) ; Jorge Enrique Adoum (Ecuador) ; Belén Gopegui (España) ; Arturo Roig (Argentina), Jesusa Rodríguez (México) ; Stella Calloni (Argentina) ; Joao Pedro Stedile (Brasil) ; Eric Toussaint (Bélgica) ; Rafael Cancel Miranda (Puerto Rico) ; Richard Gott (Reino Unido) ; Miguel D’Escoto (Nicaragua) ; Silvio Rodríguez (Cuba) ; Carmen Bohórquez (Venezuela) ; Víctor Heredia (Argentina) ; Blanca Chancosa (Ecuador) ; Thiago de Mello (Brasil) ; Juan Mari Bras (Puerto Rico) ; Hildebrando Pérez (Perú) ; Pascual Serrano (España) ; Fernando Rendón (Colombia) ; Víctor Víctor (República Dominicana) ; Luisa Vicioso (Rep. Dominicana) ; Cecilia Todd (Venezuela) ; Alex Cox (Reino Unido) ; Danny Rivera (Puerto Rico) ; Isaac Rosa (España) ; Jean Marie Binoche (Francia) ; Ramón Chao (España/Francia) ; etc...
Paris - 1er mai 2008
Manifestation Internationale des Travailleurs
14h00 de République à Nation
(Rendez-vous Place de la République,
angle bd. Voltaire et av. de la République)
Amérique Latine… Ici et là-bas
RÉSISTANCE !
Appel de l’ALBA Alternative Bolivarienne pour les Peuples de Notre Amérique
Pour la défense des Droits et Libertés du Peuple Colombien.
Alors que les années précédentes, nous avions célébré les conquêtes des peuples du Venezuela, de Bolivie et de Cuba, cette année, nous marchons pour affirmer notre solidarité avec les luttes des paysans, des indigènes, des femmes, des étudiants, des syndicalistes et des opposants politiques en Colombie.
En hommage
aux 1500 indigènes et aux 2500 syndicalistes assassinés,
aux 15 000 disparus, aux milliers de militants massacrés,
aux exilés et aux 4 millions de réfugiés
à l’intérieur de la Colombie…
Pour la défense des Droits des Travailleurs Migrants.
A cause de la guerre, à cause de la misère, des millions de latino-américains vivent en dehors de leurs pays pour protéger leur vie ou chercher l’opportunité de vivre dignement. Certains ont des papiers, d’autres non. Alors que la précarisation des droits des migrants est en aggravation en France et dans le monde, nous affirmons qu’une autre politique de l’immigration est nécessaire, qui respecte les droits fondamentaux de tout être humain : droit d’asile, droit de vivre en famille, droit à l’éducation et à la vie privée, droits des enfants, droit de se soigner, droits d’avoir des droits... autant de droits que la France a l’obligation d’appliquer puisqu’elle a ratifié la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et de nombreuses conventions internationales… sans avoir ratifié jusqu’à aujourd'hui la Convention des Nations Unies sur les droits des travailleurs migrants.
Sans-papiers mais pas Sans Droits !
Pour L’ALBA (Alternative Bolivarienne pour les peuples de notre Amérique), une autre alternative d’intégration qui répond aux intérêts des peuples, et non des multinationales ; une proposition qui lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale en Bolivie, à Cuba, au Nicaragua, au Venezuela .
Face aux ravages du neo-libéralisme, qui n’engendre que violences et inégalités, un autre mode de développement est non seulement possible mais nécessaire.
Abrogation des Traités de Libre Commerce et les Traités d’Association !
Contre les plans de guerre impérialistes et de déstabilisation !
Pour le respect de la souveraineté des peuples !
Rejoignez-nous et signez l’appel : albafrance@gmail.com
Cercle Bolivarien de Paris - Comité Perú – Comité d’Information sur l’Amérique latine de Nanterre – Consejo Pro Bolivia - Coordinadora Popular Columbiana en Paris – Cuba Si France - France Cuba - Petite Amérique – Polo Democrático alternativo (Colombia) - Racines cubaines – Unión de asociaciones latinoamericanas de Paris.
Les musiciens sont les bienvenus sur la plateforme de l’intégration latino-américaine. Faisons-nous entendre en musique !
URGENT : SOUTIEN A LA BOLIVIE
MAGHREB / Confidentiels
Maroc : le retour d’André Azoulay
lundi 28 avril
L’axe entre le conseiller du roi André Azoulay et l’ex ambassadeur du Maroc en France, Hassan Abouyoub, est de plus en plus visible au sein du « Makhzen » marocain. Les deux hommes, qui ont connu leur heure de gloire sous Hassan II et étaient tombés en disgrâce sous Mohammed VI, sont de retour sur le devant de la scène. Ils représentent dorénavant le royaume du Maroc dans toutes les manifestations européennes. Dernière en date, le Forum de Paris qui s’est tenu à la fin mars et était consacré à l’Union pour la Méditerranée. Il se chuchote dans les salons de Rabat que le conseiller du roi Mohamed Meziane Belfkih, dit le « pape », a joué un rôle important dans la réhabilitation d’André Azoulay et de Hassan Abouyoub.
Tunisie : un gros poisson mis en examen en France
mardi 29 avril
Le puissant homme d’affaires Tahar El Materi, qui préside entre autres les laboratoires pharmaceutiques Adwya, vient d’être mis en examen en France par le juge Patrick Ramaël pour « atteinte à la vie privée » et « usage de faux » dans une sale affaire d’ordre privée qui l’oppose à son épouse, un temps jetée en prison en Tunisie. Tahar El Materi, qui jouit de la double nationalité franco-tunisienne et vit entre Paris et Tunis, est l’oncle du jeune (mais très gourmand) Sakher Materi qui a épousé la fille aînée du couple présidentiel tunisien. Ca swingue dur au sein du sérail tunisien.
L’affaire Khalifa embarrasse Aigle Azur
La compagnie aérienne Aigle Azur qui dessert notamment de nombreuses destinations au Maghreb a porté plainte en France contre le site web « Tout sur l’Algérie », réputé pour ses informations économiques sur l’Algérie. Et réclame 100 000 euros de dommages et intérêts. Rien que ça ! Apparemment seraient en cause une série d’articles dénonçant des retards à répétition et autres annulations de vol d’Aigle Azur. Mais, pour Louanas Guemache, le responsable de « Tout sur l’Algérie », c’est plutôt le fait que son site web ait publié à la fin janvier 2008 un article intitulé « Aigle Azur : sur les traces de Khalifa ? » qui a incommodé le patron d’Aigle Azur, l’homme d’affaires algérien Arezki Idjerouidène. Pour mémoire, Khalifa Airways, propriété de Rafik Khalifa (toujours en cavale à Londres) avait mis la clé sous la porte dans des conditions rocambolesques en 2003. « Arezki Idjerouidène m’a téléphoné pendant 1h30 en janvier 2008. Il m’a dit que ce qui le gênait était qu’on associe Aigle Azur à Khalifa car ce mot sentait mauvais. Pourtant, il a vendu sa compagnie Antinéa à Khalifa pour un montant tenu secret, puis a racheté Aigle Azur en 2001 », affirme Louanas Guemache. Affaire à suivre…
Algérie : encore une attaque contre Bouteflika
mercredi 30 avril
L’ancien Premier ministre et ex-patron du FLN, Ali Benflis, s’était retiré de la vie politique et publique après sa défaite à l’élection présidentielle de 2004, contre Abdelaziz Bouteflika. Et, d’un coup de baguette magique, voici voilà l‘ami Benflis qui ressuscite pour donner son point de vue - forcément critique – sur la gouvernance actuelle. Cet homme de l’ancien chef d’État-major de l’armée algérienne, le général Mohamed Lamari, pourrait de nouveau prétendre à la présidence du pays. Tout comme deux autres anciens Premiers ministres, Mouloud Hamrouche et Ahmed Ouyahia. La sortie médiatique d’Ali Benflis coïncide comme par hasard avec le fait que les partisans d’un 3ème mandat du président Bouteflika commencent à faire marche arrière depuis que leur cheval négocie en douce un prolongement de son mandat en cours de deux ans.
BAKCHICH.INFO
Le Tandem,
ALI BENFLIS/AHMED OUYAHIA, est une « bicyclette de saloperies » à deux sièges et deux pédaliers placés l’un derrière l’autre pour mettre à genoux le peuple algérien.
Mais, ça ne marchera pas !
Les Femmes et les Hommes dignes de la République ne tomberont pas dans le guet-apens des criminels contre la Nation.
Ahmadinejad revient à l'idée d'une 'OPEP du gaz'
La coopération entre l'Iran et la Russie en vue de créer une "OPEP du gaz" permettra de concilier les intérêts des producteurs et des consommateurs, a affirmé mercredi le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, lors d'une conférence de presse à New Delhi.
"La Russie et l'Iran coopèrent avec succès dans ce domaine. Nous discutons de la création d'une alliance des producteurs de gaz. Une telle alliance permettra de respecter les intérêts aussi bien des producteurs que des consommateurs", a-t-il souligné.
Selon M. Ahmadinejad, le dialogue russo-iranien revêt une grande importance pour le monde entier, car il permet de "créer un système durable de sécurité internationale".
Pour la première fois, l'idée d'une "OPEP du gaz" a été formulée par le guide spirituel iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, en janvier 2007 à Téhéran lors d'une rencontre avec l'ancien secrétaire du Conseil de sécurité russe Igor Ivanov.
Le Forum des pays exportateurs de gaz, le seul cartel existant dépourvu de statuts, s'est pour la première fois réuni en 2001 à Téhéran. Il réunit en permanence l'Algérie, la Bolivie, Brunei, l'Egypte, les Emirats arabes unis, la Guinée équatoriale, l'Indonésie, l'Iran, la Libye, la Malaisie, le Nigeria, Oman, le Qatar, la Russie, Trinité-et-Tobago et le Venezuela. Le Turkménistan a participé à plusieurs rencontres de l'organisation, et la Norvège y dispose du statut d'observateur. La prochaine réunion du Forum doit avoir lieu en juin prochain à Moscou.
Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad s'est rendu en Inde pour aborder la question de la construction d'un gazoduc Iran-Pakistan-Inde, un projet estimé à 7,5 milliards de dollars suspendu en raison des désaccords des parties.
Mercredi 30 Avril 2008
http://fr.rian.ru http://fr.rian.ru
La première crise de l’ "ère du changement"
samedi 3 mai 2008
par Hamadi Aouina
Le régime de Ben Ali se trouve confronté à l’une des première grandes crises de son règne. Que cela corresponde à la vingtième année d’une domination qui a fait la part belle aux possédants et aux dominants du pays est un indicateur vérifiable. Beaucoup, parmi les jeunes qui occupent le terrain de la contestation dans le bassin minier n’ont connu pour seul « maître » que Ben Ali. Ils ont l’âge de réclamer des comptes à celui qui n’a eu de cesse de bavarder sur les « miracles » produit sous son règne et dont ils n’ont pas encore vu l’ombre d’une réalisation.
Chômage endémique, cherté de la vie, étouffement des libertés élémentaires et flicage systématique sont le quotidien de ces jeunes qui découvrent chaque jour l’ampleur de l’arnaque.
Aujourd’hui, une région entière, le bassin minier de Gafsa, s’est levée pour dire assez !
Depuis le mois de janvier, tout le bassin minier s’est soulevé pour réclamer des comptes. La réponse du régime, surpris par l’ampleur de la mobilisation, a été de laisser pourrir dans un premier temps.
Aujourd’hui, et face à la résistance qui ne s’est pas essoufflée le régime tente la répression. Arrestation de dirigeants syndicalistes, de centaines de jeunes, bouclage de la région minière par la police anti-émeute et l’armée. Un véritable état de siège est instauré dans la région. Tout cela n’est pas parvenu à stopper le mouvement. Bien au contraire. Une riposte à la mesure de la provocation a arraché les syndicalistes et les jeunes à la prison. Le régime a reculé. L’ensemble du bassin minier a vécu cet épisode comme une première victoire due à la mobilisation unitaire de l’ensemble de la population.
Le régime de Ben Ali a mangé son pain blanc
Une minorité durant ces deux décennies s’est largement servie. En particulier la famille présidentielle et sa cour.
En consacrant 0,57% du budget (86 milliards) de 2008 à la formation et l’emploi, Ben Ali et son régime montre qu’il n’entend pas les clameurs de ceux qui par dizaines de milliers sont descendus dans la rue pour réclamer du travail et la dignité de vivre debout.
Dans le même budget, 6,24% et prés de mille milliards sont consacrés aux ministère de la répression. Les jeunes ont scandés dans leur affrontements avec les « chiens » dressés pour mater la rébellion « chiens de Ben Ali » (" Cleb de Ben Ali") et tout le monde peut voir sur les vidéos qui nous parviennent du bassin minier de Gafsa que la colère n’est pas prête à baisser d’un cran.
Le régime de Ben Ali a mangé son pain blanc. Toutes les recettes édictées par ses maîtres du FMI et de la Banque Mondiale, dont il a suivi scrupuleusement l’application , ont épuisé leur effet. On a privatisé à tout va : l’enseignement, la santé, sabré les budgets sociaux bradé les « bijoux » de l’État à la classe des possédants qui ne contribue que pour moins de 5% au budget de l’Etat (642 millions de dinars). A comparer avec les 5 906 millions de dinars tirés de l’impôt sur le revenu, la tva et les taxes majoritairement extorqués aux couches populaires...
Le régime de Ben Ali n’a plus de marge de manoeuvre. La situation internationale montre des signes d’essoufflement et la guerre économique fait rage. L’augmentation du prix des céréales, du pétrole et en cascades le prix de nombreux produits importés par la Tunisie ne peut qu’aggraver la situation de ceux qui, déjà, payent le prix fort.
Un vent de révolte touche le continent africain. Les déshérités n’en peuvent plus de payer des politiques qui enrichissent partout la minorité des possédants et appauvrie la masse des dépossédés.
Les grèves générales lancées au Sénégal, En Egypte, au Mozambique et ailleurs sont le signe qu’un nouveau cycle de luttes est en train de démarrer sur notre continent.
Solidarité avec les luttes pour l’emploi et la dignité
En appuyant les revendications légitimes de notre jeunesse pour le partage du travail et des richesses nous contribuerons à changer la donne.
La peur est en train de changer de camp. Les manifestations qui se déroulent dans le bassin minier doivent être appuyées. D’autres régions doivent rentrer dans la lutte. Déjà, spontanément, comme à Nantes ou à Paris nous avons montré dans quel camp on se situe. Les vidéos qui nous proviennent de la région doivent être diffusées massivement. Les textes des syndicalistes qui sont devenus les portes paroles naturels du mouvement doivent connaître la plus grande publicité. Amplifiant la colère, l’heure est à la solidarité sans faille avec ceux qui souffrent et luttent pour obtenir satisfaction.
Partage du travail entre toutes les mains, partage des richesses : voilà la seule voie qui peut soulager le fardeau porté par les travailleurs, les chômeurs, les déshérités.
Hamadi Aouina
Ainsi, on peut comprendre, pourquoi le Dictateur tunisien veut
" ratisser large " dans les poches des Algériens au cours de l'été prochain.
Kadhafi, le sacré vigile de l’Europe
vendredi 2 mai 2008
L’opinion publique allemande grogne dès qu’une entreprise locale fait du business sécuritaire avec la Libye du colonel Kadhafi, toujours jugé infréquentable. Pourtant, l’Allemagne et ses pairs européens collaborent allègrement avec les Libyens dès qu’il s’agit de lutter contre l’immigration clandestine. Explications.
par Anna-Patricia Kahn
Un nouveau scandale défraie la chronique en Allemagne. Cette fois, c’est une société privée allemande qui s’est fait prendre la main dans le sac en train de s’engraisser sur le dos de la Libye. La BDB, c’est son nom, était basée au fin fond de la Frise orientale, une région perdue du nord de l’Allemagne. Du coup, pour attirer le client, ses dirigeants n’hésitaient pas à clamer « être le partenaire le plus compétent en matière de sûreté ». Rien que cela ! Et payait grassement les ex-barbouzes qui y travaillaient : jusqu’à 7 000 euros les trois semaines pour perfectionner les hommes du colonel Kadhafi dans l’art du combat.
Ce juteux business avec Tripoli a été rendu public par deux anciens policiers qui se jalousaient et ont fini par vendre la mèche. La BDB, depuis en liquidation judiciaire, aurait encaissé 1,6 millions d’euros rien qu’avec les Libyens et une trentaine d’anciens policiers sont mêlés à cette affaire qui choque l’opinion publique allemande qui n’apprécie guère le colonel Kadhafi. « La Libye, tonnent les parlementaires allemands alarmés, est un État voyou. Vendre des armes à cet État serait vilain et immoral. » Jolies déclarations ô combien naïves ou hypocrites. Déjà, l’hebdomadaire Der Spiegel parle d’un accord de coopération global entre l’Allemagne et le régime du colonel Kadhafi consistant à lui livrer armes et savoir-faire technologique…
Des sacs à cadavres pour les clandestins…
Mais cela n’est que la partie visible de l’iceberg. En effet, l’Allemagne ne dépareille en rien de ses pairs européens, qui s’entendent comme larrons en foire avec les Libyens dès qu’il s’agit d’empêcher les migrants africains de prendre d’assaut la forteresse Europe.
Ainsi, des fonctionnaires de tous les pays européens travaillent main dans la main avec le régime libyen, pour refouler ces indésirables qui transitent notamment par le vaste territoire de la Grande Jamahiriya arabe libyenne populaire et socialiste. Chaque année, des milliers d’entre eux, qui ont survécu à la traversée du désert de Libye, embarquent sur des radeaux de fortune. Direction, Malte ou la Sicile. Le flot de Subsahariens ne faiblissant pas, l’immigration clandestine est devenue la bête noire de l’Europe qui a trouvé en la Libye de Kadhafi un garde-chiourme hors pair qu’il convient d’équiper comme il se doit.
Dans un rapport interne à Frontex [1], l’agence officielle qui coordonne la gestion et la surveillance des frontières européennes, datant de 2004 et que Bakchich s’est procuré, on trouve une liste détaillée du matériel livré par les Européens aux Libyens pour leur permettre « d’attraper les clandestins en route vers l’Europe ».
Au menu : « 40 jumelles à infrarouge, 6 jeeps, 6 000 matelas et un millier de sacs pour le transport de cadavres. » Il faut dire que des centaines de clandestins périssent chaque mois, notamment noyés, en tentant de rallier l’Europe, au point que certaines ONG comparent la Méditerranée à un cimetière marin…
« Graves manquements aux droits de l’homme »
Tout aussi grave, pour l’ONG allemande Pro Asyl, le renforcement de la collaboration européenne avec le régime du colonel Kadhafi, « conduit à de graves manquements aux droits de l’homme ». Le fait que, selon un second rapport de Frontex daté de 2005, « dans l’exercice financier pour l’année 2005, une allocation spéciale a été prévue pour la construction de deux camps de plus pour les immigrants illégaux, à Kufra et Sebha (sud de la Libye) » ne laisse rien présager de bon.
Bien que Tripoli ait signé la Convention de Genève, les ONG se font du mauvais sang pour les clandestins coincés en Libye. « Plus de 60 000 réfugiés y sont emprisonnés dans de très mauvaises conditions », s’indigne Karl Popp, de l’ONG Pro Asyl. « Les accords entre les différents ministères de l’Intérieur européens nous rendent non seulement dépendants mais aussi complices du régime autoritaire du colonel Kadhafi. »
Et cette coopération Europe-Libye n’est pas prête de faiblir si on en juge par le contenu du dernier rapport de Frontex, remontant à l’année dernière. On y découvre que la Libye réclame carrément du matériel radio, des hélicoptères et des radars en plus. Pour quel usage ? Frontex ne le précise pas, mais l’Europe lâche du lest. Depuis leurs bureaux de Varsovie, en Pologne, les fonctionnaires de Frontex préparent actuellement une nouvelle offensive pour renforcer la frontière sud de l’Europe. Cet été, une flotte européenne devrait croiser en Méditerranée pour refouler les embarcations des clandestins vers les cotes libyennes. L’opération sera menée par des officiers libyens.
[1] Agence européenne pour la gestion de la coopération aux frontières extérieures de l’Europe.
bakchich
POURQUOI L'ADMINISTRATION BUSH VEUT NÉGOCIER AVEC LE HESBOLLAH
PARTIE II
A lire absolument / www.PLANETENONVIOLENCE.org
Cet article est une leçon d'une grande force morale portant sur la Souveraineté nationale.
A bon entendeur,
Entreprises étrangères en Algérie
Sept milliards de dollars de bénéfices transférés en 2007
Dans les 10 à 15 prochaines années, la proportion pourrait atteindre les 50 milliards de dollars de transferts de dividendes. Les ressources gelées dans les banques américaines « ne génèrent, en réalité, qu’environ 2% de bénéfices ».
Nous allons connaître, fort probablement, un sérieux problème de dividendes à l’image de la crise asiatique si nous continuons à adopter les mêmes politiques à l’égard des IDE (investissements directs étrangers). » Cela fait partie des calculs économiques de Abdelhak Lamiri, économiste et PDG du groupe Insim, conforté dans son opinion par bon nombre d’experts et d’économistes. En 2007, le volume des bénéfices transférés vers l’étranger par les investisseurs s’élève à plus de 7 milliards de dollars, si l’on se réfère aux déclarations de Abdelhak Lamiri lors d’un séminaire consacré aux « réformes financières et transition » organisé hier à Alger par la Confédération des cadres de la finance et de la comptabilité (CCFC). Le montant risque d’être encore plus lourd dans les années à venir. Selon le conférencier, il est impossible de redresser économiquement un pays en se basant uniquement sur les IDE. Le pays reste ainsi exposé à deux menaces au moins. Primo, « si l’on ne développe pas un capital et un privé national qui est appelé à se déployer ici et ailleurs, cela veut dire que d’ici quelques années, 80% des secteurs industriel et bancaire seront entre les mains des étrangers ». Secundo, le risque est beaucoup plus grand et dangereux pour l’économie nationale, surtout lorsqu’on commence à rapatrier les dividendes, avertit Abdelhak Lamiri pour qui l’économie doit se développer aussi grâce à l’apport des entreprises nationales, notamment un capital privé compétitif. Le risque qui menace l’Algérie est très sérieux, a-t-il souligné encore. « Dans les 10 à 15 prochaines années, la proportion pourrait atteindre les 50 milliards de dollars de transferts de dividendes, un volume nettement plus important que ce que l’on peut exporter à travers ces mêmes IDE. » Il s’agit là d’un avertissement de taille à prendre sérieusement en compte. Néanmoins, Abdelhak Lamiri remarque que l’Algérie a des surliquidités et des réserves beaucoup plus importantes pour financer le développement du secteur privé productif. Cela pour expliquer une sorte « d’allergie » qu’affichent les banques à l’égard des investisseurs locaux, « appelés pourtant à constituer le moteur de la croissance en mesure de compenser les pertes que peuvent engendrer les IDE ». Les ressources gelées dans les banques américaines « qui ne génèrent, en réalité, qu’environ 2% de bénéfices », viennent s’ajouter à cette situation qui menace d’être très risquée pour l’économie nationale. A entendre Abdelhak Lamiri, il est plus que jamais temps de prendre les décisions nécessaires car, si crise il y a, « l’Etat sera contraint d’inventer d’autres solutions d’urgence, si risquées aussi, à l’instar de la dévaluation de la monnaie qui conduira inévitablement à l’inflation ». Tout se concentre, a-t-il plaidé, donc sur « l’industrialisation du développement local et la nécessité d’un financement intensif de la production nationale ». La Banque mondiale a évalué à 15% le taux de financement par les banques des PME en Algérie. Un chiffre qui vient contredire les statistiques avancées par les instances algériennes qui font état d’une proportion de 55%, selon les banques, et 85%, d’après le ministère des Finances. Il y a déjà contradiction flagrante dans les chiffres, relève Abdelhak Lamiri. De son côté, Hamdi Mohamed Lamine, expert comptable et président de l’Ordre des experts comptables, a noté que le taux de création d’entreprises en Algérie est très inférieur à la moyenne admise dans les pays développés. Le taux ne flirte qu’avec la barre de 100 entreprises par 100 000 habitants. D’autres pays sont à une proportion beaucoup plus avancée qui se situe entre 3000 et 4000 entreprises créées dans une zone de 100 000 habitants. L’Algérie, d’après le président de l’Ordre des experts comptables, demeure aussi un mauvais exemple en termes de création d’entreprises sur les cendres des sociétés déstructurées. Le taux ne dépasse pas 1%, si l’on se réfère aux statistiques de Hamdi Mohamed Lamine.
Ali Titouche(EL WATAN)
Le territoire national est devenu une foire pour les bradeurs de l'économie.
Nous devons nous méfier des "investisseurs"...
lutte contre la corruption / alterinfo
juge Eva Joly (vidéo)
Le choix de la défaite – Annie Lacroix-Riz
Quelles sont les causes de la défaite française de 1940 ? Comment comprendre l’engagement des banquiers et industriels dans la " collaboration économique " avec les Allemands entre la défaite et la libération de Paris sans s’interroger sur la phase précédente ? Les classes dirigeantes françaises ont-elles planifié dans la décennie 1930, comme leurs homologues belges guidées par la Banque nationale de Belgique, l’occupation prochaine de leur pays par l’Allemagne de Hitler ?
À la lumière d’archives françaises et étrangères, pour la plupart jamais encore dépouillées, Annie Lacroix-Riz revient sur les origines de Vichy. Un essai très engagé, qui bouleverse notre connaissance de cette période de l’histoire de France et au-delà, des relations internationales. Cet ouvrage défend la thèse que les hommes de Vichy ont préparé leur arrivée au pouvoir et que la transformation des institutions, rendue nécessaire par la crise, passait par la défaite française. L’ouvrage montre ainsi, dans une approche nouvelle, que les causes de l’Occupation sont avant tout intérieures. Il aborde la question de la nature des actions menées de 1933 à 1939 en faveur de l’axe Rome-Berlin. Surtout, il met en exergue le caractère déterminant de l’économie dans le fonctionnement de la société française des années 30.
DVD original disponible sur : www.historiographie.info
Le livre d'Annie Lacroix-Riz fouille au plus profond de l'Histoire et on ne peut le cerner ainsi en quelques paragraphes. Bien d'autres mensonges historiques sont démontés, pièce par pièce.
Le lire absolument, car il donne les éléments indispensables pour répondre aux questions de notre temps et de toujours.
33 ans d'exil et de lutte
Sahara occidental : Les raisons légitimes du peuple sahraoui
AUTEUR: Luis PORTILLO PASQUAL DEL RIQUELME
Traduit par Gérard Jugant et Fausto Giudice
Cet article est la version mise à jour et complétée d'un article précédent, établie à la demande d'une revue universitaire française, qui a finalement refusé de le publier, sans fournir d'explications à l'auteur.
URL de cet article sur Tlaxcala : http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=4619&lg=fr
Mr. Benchenouf,
Chacun de nous ne peut nier la Fraternité entre les deux peuples, algérien et marocain, mais également, chacun de nous doit reconnaitre les pires saloperies et le mépris du mekhzen envers l’Algérie, en se rappelant les nombreux coups de couteaux dans le dos de notre Nation.
Le Mekhzen n’est pas fréquentable sous sa forme actuelle.
Sa ligne politique est très proche des néo conservateurs.
Rappelons que le Dictateur tunisien veut « ratisser large » à l’Est dans le porte-monnaie des Algériens pour la prochaine saison estivale.
Le Dictateur marocain à l’Ouest veut faire exactement la même chose.
QUESTION :
Derrière les Dictateurs, y a-t-il une fraternité des peuples ou une avidité des lobbys pour la caisse algérienne ?
7 mai 2008(Le Grand Soir)
Bolivie
Evo Morales qualifie le référendum sécessionniste à Santa Cruz d’échec cuisant
LA PAZ, le 4 mai. – Le président bolivien, Evo Morales, a qualifié aujourd’hui d’échec cuisant le referendum autonomiste dans le département de Santa Cruz, dont les résultats n’ont pas été reconnus par la Cour suprême bolivienne pour considérer l’exercice comme illégal.
Morales a souligné que dimanche n’a pas seulement été la journée de la consultation à Santa Cruz, mais que s’étaient déroulés une forte résistance sur ce même territoire et des rassemblements massifs « pour l’unité nationale » dans plusieurs villes, où des milliers de personnes se sont mobilisées pour soutenir le dirigeant.
Durant une allocution télévisée pour tout le pays, il a déclaré que le referendum encourage la division. « Malgré les peurs, les humiliations, une grande révolte a jailli contre les groupes qui ont toujours utilisé la population à Santa Cruz sur la base des ressources économiques », a-t-il souligné.
Le dirigeant bolivien a déclaré que les 39% d’abstention, les votes pour le NON et les votes blancs, dépassent les 50%, bien que certains médias et les autorités de Santa Cruz ont revendiqué la victoire lors d’une journée marquée par la violence et les accusations de fraude, a rapporté ANSA.
Ce jour appelé de fête, cette consultation a échoué d’une manière retentissante. Elle est illégale, inconstitutionnelle. On ne peut pas dire qu’il y a ici un vainqueur ayant obtenu plus de 80% des voix, a-t-il déclaré.
Il a appelé tous les préfets (gouverneurs) à travailler avec le gouvernement dès demain en faveur d’une autonomie authentique qui respecte la nouvelle Constitution.
L’Inde envisage de bannir la spéculation sur la nourriture
7 mai 2008 (Nouvelle Solidarité) –
L’inde envisage l’interdiction du marché à terme de plusieurs produits alimentaires, a affirmé lundi le ministre indien des Finances Palaniappan Chidambaram dans le cadre de la conférence annuelle de la Banque asiatique de développement (BAD) qui se tient à Madrid.
« A tort ou à raison, la population pense que la spéculation fait grimper les prix. Nous ne pouvons pas ignorer ce sentiment », a-t-il déclaré.
C’est le Parti communiste indien, allié dans la coalition, qui exige ces mesures contre les spéculateurs responsables de la flambée des prix et de l’inflation. Sa demande concerne plusieurs produits dont l’huile et le sucre. Le gouvernement a banni le marché spéculatif du riz et du blé déjà l’an dernier.
Pour sa part, dans un entretien avec le quotidien Le Monde paru le 2 mai, à la question si le marché alimentaire allait s’autoréguler, Olivier de Schutter, le nouveau rapporteur spécial des Nations unies sur le droit à l’alimentation, a répondu : « La "main invisible " n’est pas la solution, c’est le problème. J’étudie des mécanismes de taxation des mouvements spéculatifs, que l’Inde songe à mettre en place. Dans le domaine agricole, l’offre est relativement inélastique et les terres arables ne sont pas extensibles à l’infini. Par ailleurs, un petit nombre d’entreprises, Monsanto, Dow Chemicals, Mosaic, détiennent les brevets sur des semences, des pesticides, des engrais, qu’elles peuvent vendre à des prix élevés pour les petits producteurs. Il faut réfléchir à une modification des règles de la propriété intellectuelle de ces entreprises, dont les profits explosent. »
Politique Nationale/Internationale
Le président iranien plaide pour l'élargissement des relations culturelles avec l'Algérie
Le président Mahmoud Ahmadinejad a déclaré mardi que les nations iranienne et algérienne apprécient leurs relations culturelles profondes.
Lors d'une rencontre avec le ministre algérien de la Culture, Khalida Toumi, il s'est félicité de la voie adéquate et réussie sur laquelle s'est établie la coopération culturelle entre les deux pays.
Il a réitéré que les deux pays et nations partagent des caractéristiques culturelles et religieuses.
"Il n'y a aucun obstacle à l'élargissement des relations culturelles entre nos deux pays, a affirmé le président iranien, arguant de la volonté de Téhéran de renforcer les relations de manière plus générale avec son pays frère qu'est l’Algérie.
Le ministre algérien, pour sa part, a fait part de l'intérêt des responsables de son pays pour un élargissement des relations bilatérales avec la République islamique d'Iran.
Evoquant les liens culturels et religieux existant entre les deux nations, elle a souligné l'importance spéciale qu'attache Alger à ses relations avec Téhéran.
Mme. Toumi, est venue en Iran pour assister aux festivités de la "Semaine culturelle algérienne" en Iran qui ont débuté au Centre culturel Niavaran de Téhéran en présence du président de l'Organisation iranienne pour la Culture et les relations islamiques, Mehdi Mostefavi, également conseiller du président iranien et de l'ambassadeur d'Algérie en Iran
La cérémonie d'ouverture officielle s'est ouverte par l'inauguration d'une série d'expositions, à commencer par celle des livres édités dans le cadre de «Alger, capitale de la culture arabe 2007», suivie d'une exposition mixte de peinture contemporaine, puis de deux expositions d'artisanat d'art de Hachemi Boumehdi et Abderrahmane Yahi, avant de se conclure par les oeuvres du miniaturiste Hachemi Ameur.
Il est à noter que Mme Toumi est arrivée à Téhéran à l'invitation de son homologue iranien, pour une visite officielle de cinq jours au cours de laquelle elle aura des entretiens avec des responsables iraniens, visitera des institutions culturelles, animera un débat avec des intellectuels iraniens, se rendra dans les villes historiques de Chiraz et Ispahan, avant de conclure son séjour en Iran par la signature d'un programme d'échanges culturels algéro-iraniens pour les années 2008-2011.
Cette visite coïncide avec le lancement de la Semaine culturelle algérienne en Iran, prévue dans le cadre des accords de coopération existants entre les départements de la culture des deux pays et qui fait suite à la Semaine culturelle à Alger de février dernier. Elle se poursuivra jusqu'au 9 mai et verra la production de l'Ensemble national andalou dans d'autres soirées à Téhéran et à Ispahan.
Mercredi 07 Mai 2008
http://french.irib.ir
Mme K. Messaoudi Toumi est Ministre ou Badigeonneur ?
Par la même occasion, elle peut badigeonner les murs des Mosquées de Téhéran, ainsi, elle pourra racheter ses péchés.
Elle est plutôt jolie, voilée.
Suite à ce voyage culturel et
« cultuel », elle finira peut être religieuse !
Il ne faut jamais désespérer de la Miséricorde de notre Créateur…
Affaire à suivre
PROCHE ORIENT
Le niveau de vie augmente de plus en plus (plus de 140% sur les matières de première nécessite : essence, pain, aliments, médicaments, écoles, etc.), mais pas les salaires (dont le niveau minimum n'a pas bouge depuis 1996), les gens ont faim, pas de travail, pas d'avenir, obligés d'émigrer pour les plus aises, obligés de se débrouiller pour les plus pauvres...
Par Nadine Acoury
La grève générale à Beyrouth prise en otage par les alliés des sionistes
Le gouvernement collabore ouvertement avec les américano-sionistes, et empêche la résistance de faire son travail face a l'ennemi commun : l'Etat sioniste.
Le peuple fait entendre sa voix pour exiger une revalorisation du salaire minimum et des augmentations de salaire, et deja les collaborateurs ont pris position sur les immeubles et dans les rues armes jusqu'aux dents pour susciter la guerre civile, comme le desirent leurs maitres americains et israeliens. Les milices des partis pro-gouvernement (les 14 marsiens) ont tire sur l'armee et provoque les grevistes, la manifestation qui devait se diriger vers la banque centrale est annulee par la federation des ouvriers et employes.
Employes, ouvriers, journaliers, resistants, meme combat contre la corruption du gouvernement collabo qui cherche a desarmer la resistance, vendre le pays aux sionistes et mener les affaires et le business pour affamer le peuple et le manipuler. Au Liban comme en Palestine, les memes methodes et les memes interets sont a l'oeuvre.
photos en direct du flicker de Carole
http://www.flickr.com/photos/carolekerbage/
Voir la video de Reuters
Reportage à Beirout de LSC News (en arabe)
Reportage à Al Matar (aéroport) de LSC News (en arabe)
Jeudi 08 Mai 2008
http://www.ism-france.org/news/article.php?id=8905&type=communique&lesujet=Famine
L’Union méditerranéenne : la rhétorique sarkozyste à l’épreuve de la réalité
Un fiasco annoncé
Par Thierry Meyssan
Mondialisation.ca, Le 6 mai 2008
Réseau Voltaire
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Emporté par son élan, Nicolas Sarkozy œuvre à la création d’une nouvelle organisation intergouvernementale : l’Union pour la Méditerranée (UPM). Une fausse bonne idée dont personne ne veut à l’exception du mouvement sioniste et de chefs d’entreprise en quête de protections politiques. Car derrière les beaux discours, le président français tente de réorganiser l’Union européenne autour d’un tandem franco-anglais et en ouvrant la porte à Israël bien que ce pays ne respecte pas le droit international.
Le soir de son élection, le 6 mai 2007, Nicolas Sarkozy, s’adressant à ses concitoyens et au monde, déclara avec emphase : « Je veux lancer un appel à tous les peuples de la Méditerranée pour leur dire que c’est en Méditerranée que tout va se jouer. Qu’il nous faut surmonter toutes les haines pour laisser la place à un grand rêve de paix et un grand rêve de civilisation. Je veux leur dire que le temps est venu de bâtir au centre une Union méditerranéenne, qui sera un trait d’union entre l’Europe et l’Afrique. Ce qui a été fait pour l’Union de l’Europe il y a 60 ans, nous allons le faire aujourd’hui pour l’union de la Méditerranée ».
L’Union pour la Méditerranée a en réalité débuté comme une gageure. Ce n’était qu’une pirouette pour se sortir d’un mauvais pas. C’est devenu une théorie géopolitique grandiose avant de sombrer dans les méandres bureaucratiques bruxellois qui offrent toujours une douce mort aux erreurs que l’on souhaite enterrer. De cette agitation, il ne reste pas grand-chose, sinon des titres à prendre et d’inutiles réunions internationales qui permettront à quelques hauts fonctionnaires de prendre du bon temps avec leurs femmes ou leurs maîtresses. Cependant, tout n’est pas perdu pour tout le monde : donnant du contenu au vide de la pensée sarkozyenne, un puissant « lobby d’affaires » s’est constitué qui entend bien profiter de ses relations politiques, tandis que le mouvement sioniste espère profiter de l’aubaine pour resserrer les liens entre Israël et les États européens sans avoir à rendre de comptes sur ses violations continuelles du droit international.
Comment transformer une formule rhétorique en projet politique
Au début de cette histoire était le dilemme turc. Depuis les balbutiements de l’Union européenne, les États-Unis souhaitent en faire coïncider les adhésions avec celles de l’OTAN. Mais les membres de l’Union, quant à eux, ont toujours exigé, comme condition préalable à l’entrée dans leur club, la fin des régimes militaires. Avec le temps, la CIA a renvoyé dans leurs casernes les généraux grecs, espagnols et portugais, mais a maintenu un système hybride en Turquie : au devant de la scène un gouvernement civil, en arrière-plan une junte militaire. Au début du XXIe siècle, la normalisation turque semblait acquise au point que l’entrée dans l’Union n’apparaissait plus que comme une question d’adaptation économique. Or, en 2003, les autorités civiles turques ont montré —pour la première fois— leur indépendance face aux États-Unis et de leur sens démocratique en refusant l’usage des bases OTAN pour attaquer illégalement l’Irak. Il s’en est suivi un revirement de la politique atlantiste, désormais favorable à un retour en force des militaires pro-US sur la scène turque. Jouant à fronts renversés, Jacques Chirac se fit le défenseur des civils turcs et de leur entrée dans l’Union, tandis que Nicolas Sarkozy leur faisait barrage. Pour se sortir de l’impasse, Sarkozy évoqua un projet de substitution : plutôt que de siéger à Bruxelles, la Turquie rejoindrait « l’Union pour la Méditerranée ».
La formule est élégante. Restait à savoir ce que pourrait bien être cette « Union pour la Méditerranée ».
Jamais à court d’idées, Henri Guaino, la plume agile du président, étoffa le concept en le reliant à des considérations historiques et géopolitiques. L’évolution de l’Union européenne avec son élargissement à l’Est devrait être compensée par une ouverture au Sud qui redonnerait à la France son rôle central. Une brillante idée, qui donna chair à de vibrants discours, mais qui pose beaucoup plus de problèmes qu’elle n’en résout.
En premier lieu, « équilibrer au Sud l’élargissement à l’Est » équivaut à dire que l’évolution de l’Union européenne avantage l’Allemagne et que la France doit en être dédommagée. Or, cette évolution a été pilotée conjointement par Paris et Berlin sans que ce grief ne soit jamais évoqué. L’Allemagne n’a donc aucune raison d’accepter la tardive facture qu’on lui présente.
Deuxièmement, dire que « la France retrouvera ainsi son rôle central », c’est affirmer qu’elle se pense désormais comme une puissance maritime, donc qu’elle se pose en rivale du Royaume-Uni qui exerce sa souveraineté sur Gilbratar, règne sur la Méditerranée et y a multiplié les bases navales. La Couronne britannique attend de voir quelle contrepartie pourrait compenser cette prétention.
Troisièmement, mettre en balance l’Est et le Sud, c’est annoncer aux Polonais et autres Tchèques que les fonds structurels qui leur sont destinés vont se tarir au profit des Méditerranéens. Aucun pays de l’Est n’a de raison, à peine entré dans l’UE, de laisser filer ses avantages pécuniaires.
Bref, la bonne idée de M. Guaino n’a pas seulement agrémenté de beaux discours, elle a suscité beaucoup d’inquiétudes et levé bien des ennemis. Au demeurant, elle n’a pas calmé les Turcs pour qui « un tiens vaut mieux que deux tu l’auras ».
Vint enfin la besogneuse réaction des eurocrates. Pour eux, tout dossier concurrent de l’UE doit être condamné à la machine à broyer ; tandis que tout projet ajoutant de la complexité au système et produisant des postes à pourvoir et à répartir est le bienvenu. Surgissant de bureaux inconnus, situés dans des couloirs sans fin, des fonctionnaires de la Commission vinrent plaider pour les programmes en cours —pas toujours efficaces, mais sûrement coûteux et pétris de bonnes intentions— ; tandis que des fonctionnaires du Conseil réanimaient le moribond « Processus de Barcelone » et la comateuse « Politique de bon voisinage ». Une fourmilière d’experts, courant dans une jungle de comités, rédigèrent des myriades de notes de synthèse que l’on traduisit dans une kyrielle de langues exotiques avant de les classer dans des sous-sols sécurisés pour les générations futures.
Lorsque le bruit des imprimantes bruxelloises se tût, Henri Guaino mesura à Paris que la Méditerranée, loin d’être un espace abandonné depuis des siècles, est quadrillée de toutes parts.
Le pire était à venir.
Nicolas Sarkozy, habité par on ne sait lequel de ses démons, corsa un peu son plat en ajoutant cette épice de trop qui le rend immangeable. L’Union de la Méditerranée allait permettre de dépasser les clivages anciens et de réconcilier les peuples. Bref, avec une appétissante carotte économique, on allait faire avaler aux pays arabes l’amère pilule israélienne qu’ils ne parviennent pas digérer depuis 60 ans.
À ce stade, l’incrédulité laisse place à la stupeur et à l’indignation. Le président tunisien, Ben Ali, qui ponctuait chaque déclaration sarkozyenne d’un communiqué approbateur, en devint muet. Son homologue algérien, Bouteflika, fut repris d’aigreurs estomac. Quand aux Turcs, également ulcérés, ils s’indignèrent qu’on les instrumente en cheval de Troie. À partir de ce moment, les puissances les plus diverses, dépassant leurs divergences, se liguèrent implicitement pour faire échouer le projet.
Comment éteindre l’incendie en dégonflant la baudruche
Dès les premiers jours, les Premiers ministres italien et espagnol, Romano Prodi et José-Luis Zapatero, se précipitèrent pour apporter leur « soutien » au président Sarkozy avec la vélocité des vigiles qui ont vu un éléphant entrer dans un magasin de porcelaine. Pour border le Français, l’Italien n’a cessé de répéter à la presse « Je vous prie de ne pas penser que cette proposition que nous sommes en train de formuler pour une grande politique de la Méditerranée est de quelque façon que ce soit une échappatoire pour résoudre le problème de nos relations avec la Turquie ». Tandis que l’Espagnol applaudissait à tout rompre en feignant de croire que Paris souhaitait relancer le « Processus de Barcelone » dont Madrid est en charge.
En définitive, le 20 décembre 2007, les trois hommes signèrent ensemble un Appel de Rome pour Union pour la Méditerranée et posèrent pour une photo historique. Nicolas Sarkozy était heureux car le cliché semble manifester l’enthousiasme de ses partenaires pour sa bonne idée. Mais l’important est ailleurs : le président français n’est plus au centre, son initiative est enterrée sous les sourires. Le paragraphe final de l’Appel est sans ambiguïté : « Le Processus de Barcelone et la politique européenne de voisinage resteront, donc, centraux dans le partenariat entre l’Union européenne dans son ensemble et ses partenaires de la Méditerranée. L’Union pour la Méditerranée n’interfèrera ni dans le processus de stabilisation et d’association pour les pays concernés, ni dans le processus de négociation en cours entre l’Union européenne et la Croatie, d’une part, entre l’Union européenne et la Turquie, d’autre part. »
Avec un peu de recul, les Allemands analysèrent différemment la situation, en fonction de leur interprétation de la personnalité et du rôle prévisible de Nicolas Sarkozy. Ils en arrivèrent à la conclusion que le président français avait l’intention de négliger les intérêts de son pays au profit de ceux des Anglo-Saxons. Il en résulterait qu’il allait tenter de détruire le couple franco-allemand —moteur historique de la construction européenne— pour lui substituer un couple franco-anglais, en vue de la dissolution de l’Union européenne dans un magma transatlantique. Dans cette perspective, l’Élysée utiliserait l’Union méditerranéenne comme cheval de Troie anti-allemand.
Faisant de cette affaire une question vitale pour son pays, la chancelière allemande Angela Merkel haussa le ton. Le rapport de force devint si intense qu’elle annula plusieurs rencontres politiques avec Nicolas Sarkozy, y compris un sommet bimestriel, n’acceptant de rencontrer son homologue qu’en des occasions protocolaires tant qu’il n’aurait pas cédé. En définitive, Berlin a contraint Paris à vider son projet de toute substance. Une note d’à peine plus d’une page, adressée par Henri Guaino, le 12 mars 2008, aux chefs d’État et de gouvernement européen clôt la polémique : « l’Union méditerranéenne » est devenue « Union pour la Méditerranée » afin de manifester l’absence de concurrence. Ses compétences ont été réduites à celles du « Processus de Barcelone », ce qui revient à dire que l’on s’est contenté d’inventer une nouvelle dénomination pour ledit processus. Le seul élément qui reste, c’est la création d’un secrétariat permanent dont le « Processus de Barcelone » était dépourvu. Il est vrai que l’Élysée avait déjà promis ici et là des sinécures et des voitures de fonction. Toutefois, si Angela Merkel a gagné cette bataille, elle sait que ce n’est que partie remise avec le tropisme anglo-saxon de Nicolas Sarkozy.
Comment transformer un échec politique en opportunité économique
L’Appel de Rome indique : « La valeur ajoutée de l’Union pour la Méditerranée devrait résider d’abord dans l’élan politique qu’elle devrait donner à la coopération autour de la Méditerranée et à la mobilisation des sociétés civiles, des entreprises, des collectivités locales, des associations et des ONG ». Pour comprendre cette mystérieuse phrase qui évoque une confusion entre public et privé, tournons nous vers un aspect moins médiatisé de cette histoire.
Le 19 septembre 2007, Nicolas Sarkozy confie le dossier à l’ambassadeur Alain Le Roy. À ce moment là, on parle encore de « marché commun méditerranéen ». Le Roy est un très proche de Bernard Kouchner, qui en avait fait son préfet à Pec (Sud-Ouest du Kosovo) lorsqu’il était Haut représentant de l’ONU au Kosovo.
À la recherche de projets concrets dont l’Union pourrait s’occuper, Le Roy se rapproche d’un groupe d’industriels animé par son ami, le socialiste Jean-Louis Guigou (lui-même ancien directeur de l’Aménagement du territoire et par ailleurs époux de l’ancienne ministre des Affaires européennes, Élisabeth Guigou). En février 2006, Guigou a créé un Institut de prospective économique du monde méditerranéen (IPMed). Son objectif initial était de fournir du renseignement économique à quelques grandes sociétés (Air France, Environnement, Caisse Nationale des Caisses d’Epargne, CEVITAL, France Telecom, KPMG, Laboratoires Servier, Crédit Agricole du Maroc, Danone et l’Union Tunisienne des Industries du Commerce et de l’Artisanat) et à la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (dont Élisabeth Guigou a été élue de 1992 à 2001). Il se proposait aussi de leur ouvrir son carnet d’adresses pour les aider à conquérir de nouveaux marchés. Jean-Louis Guigou avait prévu de créer à terme une Fondation d’entreprise qui aurait pu bénéficier de certains avantages fiscaux pour financer une partie de son activité.
Malgré son titre ronflant, l’IPMed n’envisageait son activité qu’entre la France et le Maghreb. Mais l’occasion était trop belle. Le Roy et Guigou sélectionnent alors quatorze projets qui pourraient à la fois justifier de l’existence d’un organisme aussi lourd que l’Union et satisfaire les appétits des sociétés amies. La grandiose vision géopolitique d’Henri Guaino se mue en une vulgaire opération de lobbying commercial.
Tout s’accélère. Se greffant sur la fuite en avant sarkozyenne, la Fondation pour le monde méditerranéen est lancée à l’Élysée par le président de la République, le 11 octobre, à la sortie d’un entretien avec le milliardaire libano-saoudien Saad Hariri. Cependant, une fois encore, le président a mis la charrue avant les bœufs : la structure juridique n’est pas encore formée, les invités de l’Élysée se contentent de signer un Protocole d’accord [1]. On organise donc une seconde cérémonie, le 11 décembre au ministère des Affaires étrangères. C’est l’occasion pour ceux qui ont flairé la bonne affaire de rejoindre l’IPMed : Areva, SNCF, La Poste, EADS, EDF, les régions Rhônes-Alpes, Aquitaine et Languedoc-Roussillon, le groupe syrien Joud Co, Royal Air Maroc, le groupe espagnol Acciona, la société espagnole Enagas, l’opérateur Portugal Telecom SGPS, la Turkish Industrialists and Businessmen Association, la société algérienne Net-Skills, le groupe algérien Fruital, le groupe libanais INDEVCO, la société tunisienne Setcar, l’Union Méditerranéenne des Confédérations d’Entreprises, etc.
La montagne accouche d’une souris. On griffonne des projets faramineux sur des coins de table sans aucune réflexion préalable sur les problèmes politiques de la région et ses besoins économiques.
Avant toute chose, le tandem Le Roy-Guigou pousse trois projets :
Pour satisfaire Charles Milhaud [2] et les banques : création d’un institut financier qui « canalise » les 5 à 10 milliards d’euros que les immigrés maghrébins en Europe transfèrent chaque année dans leurs pays pour nourrir leurs familles ;
Pour satisfaire Gérard Mestrallet [3] et diverses sociétés : dépolluer la Méditerranée (à défaut d’être productif, c’est très tendance et ça peut rapporter gros) ;
Pour satisfaire les régions : réguler le marché méditerranéen des fruits et légumes.
Comment blanchir les ambitions israéliennes
Autre lobby à s’engouffrer dans la brèche : le Forum de Paris, une association créée par l’ancien président de Radio Shalom, Albert Mallet, et liée à TF1 et à Marianne. Elle organise du 28 au 30 mars 2008 un colloque haut de gamme sur le projet d’Union pour la Méditerranée. Parmi les orateurs, on retrouve bien sur Henri Guaino, l’ambassadeur Alain Le Roy, Jean-Louis et Élisabeth Guigou, Charles Milhaud, Jean-Louis Chaussade (l’adjoint de Gérard Mestrallet qui était occupé ailleurs) etc. mais surtout l’ambassadeur André Azoulay (représentant officieux du roi du Maroc) [4] et l’ambassadeur Elie Barnavie (représentant Israël). On y célèbre l’identité transméditerranéenne et l’on se gargarise avec le « Processus de paix israélo-palestinien » pour mieux faire l’impasse sur la nature du régime sioniste, la longue errance des réfugiés Palestiniens au Proche-Orient, l’apartheid en Israël et dans les Territoires occupés, la torture, les guerres expansionnistes, l’annexion des fermes libanaises de Chebaa et du plateau syrien du Golan.
Au Quai d’Orsay —en cours de « désarabisation »—, on tire la sonnette d’alarme : c’est précisément la réalité du conflit israélo-arabe qui a bloqué toute avancée du « Processus de Barcelone », et non pas l’arrogance des pays du Nord comme tente de le faire croire Nicolas Sarkozy. À l’Élysée —en cours de « sionisation »—, on invite le président à plus d’humilité : si certains chefs d’État arabes sont acquis à Israël, leurs opinions publiques ne les laisseront pas faire n’importe quoi. Plusieurs projets risquent de se télescoper [5].
Le président de la République a déjà différé son voyage en Israël de manière à ne pas irriter ses électeurs en posant aux côtés de Shimon Peres et de George W. Bush pour les 60 ans de l’État hébreu. Il s’y rendra un peu plus tard et prononcera un discours à la Knesset. Mais une position partisane trop affichée pourrait révulser les pays arabes et les dissuader de participer à l’Union.
Comment gérera-t-on le cas Bashar el-Assad ? La Syrie est un pays méditerranéen, qui plus est présidente en exercice de la Ligue arabe, elle sera donc invitée au sommet fondateur de l’Union, les 13 et 14 juillet. Mais le président Bashar el-Assad est aussi le fer de lance politique de la résistance arabe à l’impérialisme états-unien et au colonialisme sioniste. Après avoir affirmé qu’il n’était pas fréquentable, il faudra bien lui serrer la main, s’il se déplace. Comment le Protocole organisera-t-il les sièges des chefs d’État et la photographie finale ?
Surtout, le président imagine depuis un an inviter à défiler ce même 14 juillet sur les Champs-Élysées une unité de l’armée israélienne et une autre de la garde présidentielle de l’Autorité palestinienne pour symboliser la paix. Il parait difficile d’obliger les chefs d’État arabes, invités au sommet fondateur de l’Union et à ce titre présents dans la tribune officielle, à assister sans broncher à cette parade de l’armée d’occupation sioniste et de ses collaborateurs palestiniens.
À force de confondre politique et show-biz, le président français pourrait se placer lui-même dans une impasse.
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Notes
[1] Cette cérémonie ratée ne figure pas sur l’agenda officiel du palais de l’Élysée en espérant que les historiens l’oublieront.
[2] Charles Milhaud est directeur de la Caisse nationale des Caisses d’épargne.
[3] Gérard Mestrallet est le patron de Suez.
[4] André Azoulay est ambassadeur de la principauté de Monaco, où il réside, et conseiller du roi Mohammed VI du Maroc.
[5] « Nicolas Sarkozy, la France et Israël », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 17 février 2008.
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Thierry Meyssan est journaliste et écrivain. Il est président du Réseau Voltaire.
Articles de Thierry Meyssan publiés par Mondialisation.ca
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L'INSISTANCE DU DICTATEUR MAROCAIN POUR L'OUVERTURE DES FRONTIÈRES ENTRE LE MAROC ET L'ALGERIE A -T- ELLE UNE RELATION AVEC LE PROJET DE L'UNION MEDITERRANEENNE ?
Suite aux événements tragiques dans notre patrie la Palestine-Liban, notre devoir est de manifester notre soutien aux peuples palestino-libanais.
Nous dénonçons la tentative de déstabilisation de Beyrouth par une guerre civile télécommandée par les néo conservateurs comme hier encore en Bolivie.
Nous portons les peuples - palestiniens et libanais - dans notre cœur.
Nous devons publier le véritable traitre de cette perfidie préméditée.
WALID JOUMBLATT, est celui qui vend sa « foi », qui vend son âme.
La Résistance, en Palestine et au Liban, est le pivot de la résistance moderne arabe.
Ceci est une grande leçon pour nous tous, en particulier, au peuple algérien.
Pour rappel, nous avons en Algérie, un Walid Joumblatt algérien, en Kabylie.
Nous devons nous méfier de ses voyages à l’étranger, en particulier aux Usa et, de ses déclarations.
Palestine 1948 - 2008
par André Le Corre
Mondialisation.ca, Le 9 mai 2008
L'aut'journal.info
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Le 29 novembre 1947, l’Assemblée générale de l’ONU adapte le plan de partage de la Palestine historique qui était sous le mandat britannique depuis le démantèlement de l’Empire ottoman en 1925. Le vote fut très serré : 33 voix en faveur, 13 contre et 10 abstentions, c’est-à-dire une voix de plus que la majorité des 2/3 nécessaires pour sa mise en vigueur.
Ce plan qui prévoyait la constitution d’un État juif et d’un État palestinien était à la fois mal conçu et très injuste puisqu’il donnait aux Juifs, qui représentaient en 1947 un tiers de la population du pays, 55% du territoire, dont une grande partie des terres les plus fertiles. Accepté par les Juifs sionistes, ce plan fut bien entendu rejeté par les Palestiniens et l’ensemble des pays arabes.
Nettoyage ethnique
Dès le départ des Britanniques, le 15 mai 1948, le Conseil national juif, avec à sa tête Ben Gourion, proclamait unilatéralement l’indépendance de l’État d’Israël. C’est la première face d’un anniversaire qui sera célébré cette année par tous les Juifs sionistes
dans le monde entier.
La deuxième face de cet anniversaire est beaucoup plus tragique. C’est tout ce que le million de Palestiniens, habitant ce territoire en 1948, allait subir du fait de ce partage, un véritable nettoyage ethnique accompagné de massacres et d’une déportation massive. C’est la grande catastrophe, la Nakba en arabe, que tous les Palestiniens commémoreront
aussi le 15 mai de cette année.
Pour bien comprendre l’étendue de ce désastre, il nous faut revenir quelque peu en arrière dans le temps. Dès 1920, les premiers colons juifs créent une milice armée, la Haganah, dont le rôle était de protéger les implantations juives qui devenaient de plus en plus nombreuses.
Des organisations terroristes
En 1931, les sionistes révisionnistes (la droite) avec Vladimir Jabotinsky, fondent l’Irgoun à laquelle devait se joindre par la suite le groupe Stern, qui à la mort de ce dernier, s’appellera Lehi. Ces deux dernières organisations auront dès le début un caractère que l’on appellerait aujourd’hui « terroriste ».
L’existence de ces milices, qui en 1948 devaient fusionner pour former Isahal, explique que, dès avant la naissance de l’État d’Israël, c'est-à-dire dès décembre 1947, des attaques aient pu avoir lieu contre les villages arabes, opérations qui allaient s’intensifier à partir de mars1948.
Le 10 mars 1948, onze dirigeants juifs mettent au point un plan (dit plan Dalet) qui vise à remédier à la dispersion des colonies juives, au moment du plan de partage, par l’élimination pure et simple des villages arabes et l’expulsion de leurs populations.
Ce plan sera appliqué avec une incroyable férocité. Plusieurs massacres eurent lieu dont le plus connu à Deir Yassin (9 avril 1948) au cours duquel 254 arabes, hommes, femmes et enfants ont été exécutés. Au moins quatre autres massacres ont été recensés.
La terreur provoquée par ces tueries parmi la population palestinienne a été telle qu’au terme de la réalisation de ce plan - qui s’est avéré un véritable nettoyage ethnique - 531 villages avaient été détruits et près de 800 000 Palestiniens s’étaient enfuis ou avaient été expulsés par la force.
Le supposé « appel du Caire »
Il faut reléguer au rang de la propagande sioniste le supposé « appel du Caire », selon lequel les Palestiniens auraient été invités à quitter leur pays avant l’invasion des armées arabes qui eut lieu également, le 15 mai 1948.
Tous ceux que l’on appelle que maintenant « les nouveaux historiens Juifs », dont font partie Norman Finkestein et Ilan Pappe, ont clairement démontré la fausseté de cet fable, cet appel n’ayant tout
simplement jamais eu lieu.
Bien au contraire, les pays arabes auraient demandé aux Palestiniens de ne pas quitter leurs villages. Après cet exode, il ne restera plus que 170 000 Arabes dans le nouvel État d’Israël. C’est donc ce qu’a été la Nakba proprement dite.
Mais il faut ajouter à cela les conséquences de la guerre de 1948 entre Israël d’un côté et la Syrie, la Transjordanie, l’Irak et l’Égypte de l’autre. Cette guerre a été déclenchée dès le 15 mai 1948 par les pays arabes qui refusaient d’accepter le partage de la Palestine.
Les opérations militaires s’étendront de mai 1948 jusqu’au début de l’année 1949 entrecoupé de plusieurs armistices. Le résultat final en sera qu’Israël occupera 80% de l’ancienne Palestine au lieu des 55 % proposés par l’ONU, la Transjordanie (avec le roi Abdallah) occupera la Cisjordanie et l’Égypte la bande de Gaza.
Ainsi, il ne restera plus rien de la Palestine historique pour former l’État palestinien projeté par l’ONU et, après la guerre des Six Jours en 1967, la Cisjordanie et Gaza seront occupées à leur tour par les Israéliens.
4 millions de réfugiés
Aujourd’hui, près de 4 millions de réfugiés palestiniens vivent encore dans 59 camps en Cisjordanie, à Gaza et dans les pays arabes environnants. Tous ont gardé, au fond de leurs cœurs, l’espoir d’un retour dans leur village d’origine, conservant précieusement les papiers, les souvenirs qui seuls leur restent et même la clef de leur ancienne maison.
Maintenant, c’est une autre « Nakba » qui menace le million et demi de Palestiniens qui résident dans la de bande de Gaza. Du blocus israélien et des attaques quotidiennes de son armée résulte un véritable désastre humanitaire sous le regard indifférent d’un Occident anesthésié par la supposée « guerre au terrorisme » et la sujétion aux État-Unis.
L’ONU pourra-t-il un jour réparer sa terrible erreur de 1948 et faire en sorte que les Palestiniens puissent un jour, comme tous les peuples du monde, vivre en paix dans le pays de leurs ancêtres?
Articles de André Le Corre publiés par Mondialisation.ca
@ Si Djamel,
Le site tahiabladi.com est une bonne chose et je vous félicite pour les efforts fournis pour le mettre sur pied.
Toutefois, vos lecteur habituels et autres semblent hésiter à y participer par leurs commentaires.
Moi aussi j'ai longtemps hésité pour une seule raison : l'anonymat ne semble plus être garantie comme ça l'est ici même, ou du moins le pense-t-on. Le fait de devoir s'y inscrire et être obligé de communiquer son adresse email contribue certainement à amplifier ces hésitations.
Amicalemnt.
Appel à l’initiative de RAIDH (Réseau d’alerte et d’intervention pour les droits de l’Homme) signé par LDH, ACAT et le Syndicat de la magistrature.
SIGNEZ L’APPEL A SOUTIEN SUR :
www.raidh.org
En engageant en mai 2006 une campagne contre l’implantation généralisée du Taser, le Réseau d’Alerte et d’Intervention pour les Droits de l’Homme (RaidH), avait pour objectif d’ouvrir un débat public sur l’usage d’une arme à électrochocs produite par l’entreprise Taser international qui équipe désormais 3000 policiers et gendarmes et peut faire l’objet d’usages disproportionnés, voire de traitements cruels, inhumains ou dégradants.
Cette campagne s’inscrit dans le cadre du débat démocratique normal, avec sa dimension de controverse.
A l’inverse, la décision de Taser France (SMP Technologies) de poursuivre le RaidH pour « dépassement des limites de la liberté d’expression » et dénigrement de la marque et du nom commercial Taser vise très nettement toute expression publique critique.
Le représentant français de la multinationale Taser international, entreprise américaine d’armements spécialisée dans les armes à électrochocs entend en effet obtenir 50 000 euros de dommages-intérêts, plus 8 000 euros de frais de publication dans la presse, plus 3 000 euros de frais d’avocat soit 60 fois le budget de l’association poursuivie.
Nous, citoyens, artistes, associations, ONG apportons donc notre soutien à RaidH face à cette tentative de censure ; nous estimons que la démarche de l’entreprise Taser vise à porter un coup fatal au droit d’expression et d’association et qu’à ce titre, elle constitue une menace contre le mouvement associatif et démocratique.
L’Expression, 10 mai 08
CHAKIB KHELIL AUX HOMMES D’AFFAIRES AMÉRICAINS
«Investissez en masse en Algérie!»
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L’hypocrisie ne saurait être poussée plus loin, ni le mensonge avec plus d’impudence.
Cet « homme » met l’action et la manière de se travestir aux neo conservateurs.
Décidément, ce personnage a le goût du travestissement.
Merci pour vos encouragements. L'anonymat des intervenants est promis. C'est la configuration du site qui exige de communiquer l'adresse e mail. Toutefois, il est toujours possible pour ceux qui hesitent, à donner une fausse adresse mail.
Cordialement
D.B
Permettez-moi d’apporter ma modeste contribution concernant le Site Tahia Bladi, ceci n’est qu’un avis.
Je trouve que le fond de la page est trop clair pour une lecture prolongée, il manque également des couleurs pour différencier les lectures.
Par ailleurs, les petits délices que nous pouvions lire dans le Blog Tahia Bladi sont manquants dans le Site.
Je veux parler des commentaires quotidiens très utiles vis à vis des grands titres de l’actualité nationale et internationale que Monsieur Benchenouf nous fournissait avec beaucoup de perspicacité.
Néanmoins, nous pouvons être reconnaissants de l’effort, de la patience et de l’endurance de toute l’équipe de TAHIA BLADI.
Salutations à toutes et à tous,
Bonne continuation,
Merci pour votre aimable contribution.J'essaie de tenir à jour le nouveau site et j'avoue que je manque de temps. C'est pour cela que je ne fais plus de commentaires de la presse. Mais j'avoue que cela me manque aussi. J'attends que des confrères viennent à la rescousse. Cela ne saurait tarder. Du moins je l'espère.
Cordialement
D.B
Les députés américains fixent une date butoir pour le retrait d'Irak
16/05/2008
Les députés américains ont lancé un défi au président George Bush en adoptant un projet de loi qui fixe la date limite du retrait américain d'Irak à la fin de l'année 2009.
Le texte, adopté par 227 voix contre 196, ordonne en outre à l'US Army d'entamer ce retrait dans les 30 jours suivant sa promulgation.
La Maison blanche a brandi la menace d'un veto contre ce projet de loi, auquel le groupe républicain au Sénat fera vraisemblablement échec.
La Chambre des représentants s'est par ailleurs prononcée contre le projet de loi sur le financement de la guerre en Irak pour l'année à venir, qui prévoit d'allouer 162 milliards de dollars au Pentagone.
Le texte a été rejeté par 149 voix contre 141. Cent trente-deux républicains se sont abstenus
aloufok.net
Liban : le rôle de l'armée en question après les violences
16/05/2008
En restant à l'écart des combats meurtriers de la semaine écoulée au Liban, l'armée a évité les scissions qui avaient précipité sa dissolution durant la guerre civile, mais a pris le risque de se discréditer en n'assurant pas la protection des citoyens.
"L'armée, c'est essentiellement la société libanaise en uniforme militaire", remarque Oussama Safa, directeur du centre libanais d'études politiques, en allusion à la mosaïque de communautés religieuses qui constitue le pays, et aux clivages avivés par les récentes violences.
Dans les années 80, en pleine guerre civile, les scissions au sein de l'armée libanaise avaient précipité son éclatement, puis la désintégration de l'Etat. Depuis la fin de la guerre en 1990, cette armée s'est reconstituée pour devenir une institution souvent présentée comme le seul pilier stable de l'Etat. Mais paradoxalement, cette armée de 60.000 hommes, faiblement équipée, est restée en retrait du principal conflit de ces dernières années, les combats de l'été 2006 entre la résistance et les forces d'occupation.
Et en 2007, il lui a fallu plus de trois mois d'une bataille acharnée et presque 200 soldats tués pour venir à bout des islamistes du Fatah al-Islam retranchés dans le camp palestinien de Nahr al-Bared, dans le nord du pays.
Pour le général à la retraite Wehbe Katicha, la crainte des scissions est exagérée et n'exonère pas les militaires de leur devoir de protection des citoyens."Rester neutre ne signifie pas ne pas assurer la sécurité publique", estime cet officier. "Qui protège les citoyens ordinaires qui ne sont alliés ni avec un côté, ni avec l'autre ?, s'interroge-t-il. C'est là le devoir de l'armée". Selon lui, l'argument d'un risque d'éclatement n'est utilisé que comme une diversion. "Il est parfois préférable d'avoir la moitié de l'armée opérationnelle, plutôt qu'une armée entière paralysée", souligne-t-il.
Le sous-équipement de l'armée est également en cause. "Ils ont commencé la bataille de Nahr al-Bared avec seulement 300 obus d'artillerie en réserve. C'est moins que ne possède n'importe quelle milice", remarque Oussama Safa. "Ils n'ont pas d'équipements de base, comme des pneus pour les camions, des moyens de déplacement performants et rapides, des moyens de communication".
Lors des violences qui ont éclaté le 7 mai et les jours suivants, faisant 65 morts et 200 blessés à travers le Liban, l'armée est restée à l'écart des combats, ne prenant le contrôle du terrain qu'une fois disparus les militants armés pro et anti-gouvernement.
Et malgré l'annonce lundi que la force serait désormais utilisée contre toute présence de civils armés, les barrages routiers dressés par l'opposition sont restés en place. Par tradition, l'armée au Liban est chargée du maintien de l'ordre public, mais les leçons tirées de la guerre civile la tiennent à l'écart des luttes confessionnelles.
Cette fois pourtant, les images des hommes armés et masqués s'emparant de quartiers entiers de Beyrouth ouest, face à des soldats passifs, ont frappé l'opinion et fait monter la colère, au point de soulever des interrogations sur la neutralité même de l'armée.
L'annonce de lundi, remarque le général à la retraite Elias Hanna, a fait suite "à un feu vert de l'opposition pour agir contre les militants dans la rue". Mais cet accord, souligne-t-il, ne couvre pas d'autres violations de l'ordre public, comme les barrages.
Le rôle de l'armée a été salué par des représentants de l'opposition. Souleimane Frangié a ainsi affirmé que l'opposition serait satisfaite si le gouvernement démissionnait et remettait le pouvoir aux militaires.
aloufok.net
Bush a entaché la politique étrangère des Etats-Unis (Obama)
16/05/2008
Le candidat à l'investiture démocrate pour la Maison Blanche Barak Obama a dénoncé jeudi, en la personne de Bush un président qui a entaché la politique étrangère des Etats-Unis. "Le président a mené une politique étrangère dont les ressorts sont la peur et l'intimidation, a affirmé Obama. Lors d'un discours prononcé devant la Knesset, Bush a implicitement accusé les démocrates de soutenir les courants qu'il a qualifiés de terroristes.
IRIB
Obama accuse Bush et McCain de leurrer l'opinion publique
17/05/2008
Obama accuse Bush et McCain de leurrer l'opinion publique
Barack Obama candidat à l'investiture démocrate dans la course à la Maison Blanche a déclaré que Bush et McCain dupaient l'opinion publique. Obama qui parlait hier à Dakota a défendu sa position de dialoguer avec l'Iran, s'il était élu Président. Obama qui s'adressait au peuple américain a souligné : « Ils se sont attelés à vous faire peur et ils ne vous disent pas la vérité. » Obama qui a dépassé Hillary Clinton, elle aussi candidate à l'investiture démocrate, a qualifié d'injustes les critiques inappropriées et divisionnistes formulées ces derniers jours par Bush et McCain, à son égard.
IRIB
Agriculture mondiale : comment mettre fin à la faim ?
Débat organisé par le Café Politique
Lundi 09 juin 20h45
Salle de réception du stade de Balma
http://lecafepolitique.fr
D'après l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture, plus de 25 000 personnes meurent chaque jour de sous-nutrition et plus de 850 millions de personnes sont chroniquement sous-alimentées. L'UNICEF en décembre 2007 a rappelé, lors de la session spéciale de l'ONU intitulée : "Un monde digne pour les enfants", que 146 millions d'enfants de moins de cinq ans ont un poids insuffisant par rapport à leur taille. L'envolée récente des prix agricoles, sensible même dans les pays riches, s'est traduite par une augmentation de ces chiffres dramatiques. Pourtant, grâce à la révolution verte et à l'efficacité de l'économie mondiale, les famines et la sous-nutrition chronique semblaient en cours d'éradication. Les dernières famines étaient liées à des conflits ou à des dictatures irresponsables plutôt qu'à une pénurie réelle de produits alimentaires.
Mais, depuis quelques années, quelques voix s'élèvent avec force devant l'incapacité de l'humanité à remplir le programme du Sommet Mondial sur l'Alimentation (Rome 1996) : réduire de moitié d'ici 2015 le nombre de personnes souffrant de la faim. Les experts savaient que les indicateurs fondamentaux n'étaient pas bons :
- Forte dégradation de la qualité des sols.
- Augmentation de la demande mondiale en protéines animales (Sept calories d'origine végétale pour une calorie d'origine animale).
- Augmentation continue de la population mondiale qui devrait se stabiliser autour de 9 milliards d'ici une quarantaine d'années.
- Diminution des surfaces destinées à l'agriculture.
- Important renchérissement de l'énergie et des engrais (l'agriculture moderne est devenue la transformation de produits fossiles en nourriture, un américain moyen pour se nourrir "consomme" par an environ une tonne d'équivalent pétrole !)
- La biomasse a toujours eu une place dans la production d'énergie, depuis quelques années l'agriculture est devenue une source de production de liquide énergétique concurrençant le pétrole. Si dans un premier temps les agriculteurs ont utilisé des terres en jachères ou des zones de déforestation comme en Indonésie, dans un deuxième temps une partie non négligeable des terres agricoles a changé d'usage.
- Les aléas climatiques semblent depuis quelques années peser bien lourd sur la productivité agricole (hasard ou changement climatique ?)
- Inquiétudes sur l'eau dont l'agriculture est une grande consommatrice.
- Les stocks de céréales ont baissé des 2/3 en peu de temps, les émeutes de la faim se multiplient et des populations pauvres basculent dans la misère.
Les optimistes pensent que les paysans pauvres vont s'enrichir et que, grâce à l'augmentation de la valeur des produits agricoles, ils pourront vivre mieux. Croyant au mythe du progrès infini, ils pensent que l'humanité se sortira, grâce aux scientifiques, de ce mauvais pas. Au catalogue des solutions miracles :
- Les OGM pour le manque d'eau, le remplacement des pesticides et des engrais.
- La biomasse et le nucléaire pour l'énergie.
- Le stockage du carbone dans le sol pour le changement climatique.
L'importance de l'agriculture pour l'avenir de l'humanité est sans commune mesure avec les 1,6 % du PIB mondial qu'elle représente. Les enjeux sont multiples : territoires et populations, biodiversité et changement climatique, quantité et qualité de la production. Le débat ne se résume pas à l'opposition entre d'un côté l'option agro-industrielle compétitive et polluante et de l'autre l'agriculture familiale de qualité, soucieuse de l'équilibre des territoires. La politique agricole est généralement prise en charge par les États, en Europe il existe une politique agricole commune ; la PAC, qui représente 43% du budget de la communauté. Au niveau mondial, la FAO et l'OMC essayent de mettre en place quelques normes pour favoriser la production et le commerce, mais se contentent souvent d'organiser les marchandages autour des subventions accordées par les pays industrialisés. Les organismes internationaux comme la Banque Mondiale ou le FMI, prenant pour prétexte les besoins financiers et le nécessaire remboursement de la dette, ont fortement incité les pays pauvres à faire de la monoculture, accentuant la faiblesse des agriculteurs face aux grands groupes agroalimentaires, qui savent spéculer sur les évolutions des prix. La crise actuelle marque certainement la fin du modèle agricole basé sur le productivisme libéral et le pétrole pas cher. Nous vous invitons à venir débattre ce lundi 9 juin sur l'agriculture de demain.
Pour nous aider dans notre réflexion, nous avons invité :
Jean-Marc Desfilhes ingénieur agronome ancien responsable des relations internationales à la Confédération paysanne. Coordinateur du forum mondial pour la souveraineté alimentaire « Nyéléni 2007 » qui s'est déroulé au Mali en février 2007, voir : http://www.nyeleni2007.org/
Gilles Allaire, directeur de recherche en économie et sociologie rurale à l'INRA, membre du groupe Saint Germain (groupe de réflexion sur les questions alimentaires et agricoles créé en 2006 par Stéphane Le Foll), voir : http://www.agrobiosciences.org/article.php3?id_article=0299
Vendredi 16 Mai 2008
fsp@lecafepolitique.fr
16 mai 2008
"Paix comme Palestine" ?
Palestine, 60 ans après : le partage ou la paix.
SALINGUE Pierre-Yves
Un mouvement anticolonial soutient la lutte de libération menée par le peuple opprimé pour mettre fin à l’occupation et pour pouvoir user de son droit à disposer de lui-même.
Ce n’est pas une « question complexe »
C’est une position anti-impérialiste élémentaire.
Pour tous ceux qui refusent l’injustice subie par le peuple palestinien, 2008 aurait pu être l’occasion de relancer une mobilisation essoufflée par le sentiment d’impuissance provoqué par la dégradation dramatique de la situation des Palestiniens.
Non qu’il y ait quoi que ce soit à « célébrer » en 2008 et surtout pas la proclamation de l’Etat d’Israël, cette étape essentielle du nettoyage ethnique de la Palestine.
Mais, 60 ans après la Naqba, quelles que soient la noirceur du tableau et l’ampleur de la tragédie palestinienne actuelle, les militants engagés dans le soutien à la lutte du Peuple palestinien ont constaté un changement, encore hésitant mais prometteur, dans le camp palestinien.
Depuis l’appel au boycott d’Israël [1] lancé par 170 organisations palestiniennes en juillet 2005, des militants palestiniens ont multiplié les appels et les initiatives[2]
Ils ont progressivement défini les éléments structurant une démarche de reconstruction d’une stratégie de lutte contre la fragmentation de la société palestinienne :
- Le refus du mythe selon lequel les négociations avec Israël étaient la seule voie possible.
- L’unité globale du peuple palestinien, de sa terre et de sa cause, quelles que soient sa dispersion et sa fragmentation actuelle.
- L’exigence incontournable du droit à l’autodétermination et du droit au retour des réfugiés.
- Le refus de reconnaître Israël en tant qu’ « Etat juif ».
- Le refus de la colonisation et de l’occupation de toutes les terres arabes
- Le rejet de toute normalisation des relations avec l’occupation coloniale et ses institutions.
- La condamnation de toutes les tentatives des donateurs occidentaux visant à établir des « projets d’échange » communs à l’oppresseur et aux opprimés, sous les termes trompeurs de « dialogue pour la paix »
Sans jamais remettre en cause la légitimité de la résistance armée à l’occupation, ces militants ont estimé que, si ces actions armées recueillaient une sympathie populaire, elles ne permettaient pas une participation directe à la lutte de la part de la population présente sur la terre de Palestine de même que celle des Palestiniens vivant en exil. L’appel au boycott, au désinvestissement et aux sanctions permettait à un mouvement de soutien international d’exister réellement, non comme l’auxiliaire d’un hypothétique « processus de paix » mais comme un acteur pouvant contribuer à remettre en cause le rapport de forces et à aider réellement les Palestiniens par des actions durables et efficaces pour isoler l’Etat d’Israël.
Mais en France, ces appels sont restés lettre morte. Ni la Plate-forme des ONG, ni le Collectif national pour une paix juste entre Palestiniens et Israéliens, ni la plus importante des associations françaises de solidarité (AFPS) n’ont voulu les reprendre. On doit même constater que les responsables du mouvement de solidarité ont de plus en plus pris leurs distances avec les militants palestiniens qui les interpellaient sur les motifs de leurs hésitations et sur les raisons de leur inaction.
L’initiative « Paix comme Palestine » en est aujourd’hui l’illustration, tant dans le choix des invités politiques que dans le contenu du message que les organisateurs ont décidé de faire passer.
Voici donc une « campagne pour la Palestine » où on ne trouvera pas les expressions suivantes : « nettoyage ethnique », « Etat colonial », « projet sioniste », « soutien à la résistance du peuple palestinien », « droit au retour des réfugiés dans leurs foyers », « boycott d’Israël »
Ils disent vouloir « la paix », mais ils ne veulent pas du retour des réfugiés.
Pour qui souhaite réellement aider les Palestiniens à recouvrer leurs droits et notamment leur droit à l’autodétermination, ces « 60 ans » n’avaient de sens que dans l’affirmation sans ambiguïté d’une solidarité totale avec les exigences constantes du Peuple palestinien dans sa résistance à la conquête coloniale et au nettoyage ethnique. Au cœur de ces droits, le Peuple palestinien a placé la question des réfugiés. Pas seulement à cause de leur nombre, même s’ils représentent aujourd’hui les 2/3 des Palestiniens, mais parce que, comme l’a si bien exprimé Hussam Khader, « la cause des réfugiés est la substance même de la cause palestinienne »
C’est pourquoi le droit au retour des réfugiés occupe une place décisive, à la fois dans l’affirmation de la résistance populaire au nettoyage ethnique et dans l’expression du refus de reconnaître la légitimité de « l’État juif » : Pour les Palestiniens, l’abandon du droit au retour signifierait la victoire totale du projet colonial sioniste et donc leur disparition en tant que peuple.
Et c’est aussi pourquoi la question des réfugiés est devenue la cible d’une offensive généralisée visant à éradiquer cette réalité qui est la marque identitaire du conflit et le symbole vivant de l’illégitimité du projet colonial sioniste imposé aux peuples arabes par la force des armes avec le soutien de l’Impérialisme.
Par son vote du 29 novembre 1947, contre la volonté affirmée de la population arabe palestinienne majoritaire, l’ONU a volé sa terre à un peuple qui l’habitait et la travaillait depuis des siècles pour la donner aux partisans d’un projet colonial, au nom du « droit à un État » d’un « peuple juif » qui n’existait que comme une construction idéologique du nationalisme réactionnaire sioniste.
En privant les Palestiniens de leur droit au retour, il s’agit bien d’anéantir leurs racines, de les déposséder de leur Histoire et de faire disparaître la marque du crime commis en 1947/1948 lors de la création de l’Etat colonial israélien. Le fondateur d’Israël avait dès le début donné la ligne : « nous devons tout faire pour assurer qu’ils ne reviendront jamais » avait déclaré Ben Gurion en juillet 1948.
L’offensive menée contre le droit au retour est multiforme et concertée.
Soutenus par les gouvernements des États Unis (Bush a depuis longtemps déclaré que les réfugiés ne pourront pas revenir en Israël) les dirigeants israéliens, de toutes les tendances politiques, sont évidemment les plus déterminés.
Le siège imposé à la population de Gaza depuis 2 ans est d’abord une guerre menée aux réfugiés : la population de la bande de Gaza est à plus de 70% composée de réfugiés et la volonté israélienne d’y rendre la vie impossible a beaucoup plus à voir avec la politique sioniste de nettoyage ethnique qu’avec l’intention souvent prêtée aux dirigeants israéliens de vouloir « punir les habitants » d’avoir voté pour le Hamas ou avec des « réactions disproportionnées » contre les tirs de rockets.
Comme la colonisation croissante et la construction du mur en Cisjordanie, comme la politique d’expulsion de leurs terres des Palestiniens du Nakhab, le siège de Gaza est le signe du caractère toujours actif du projet sioniste en Palestine et de son incompatibilité totale avec le retour des réfugiés.
Au plan international d’importantes négociations se déroulent actuellement, plus ou moins secrètement.
Elles impliquent des dirigeants politiques occidentaux et japonais, des représentants des régimes arabes concernés par la présence de réfugiés sur leurs territoires ou sollicités pour supporter le coût financier des mesures envisagées, des institutions politiques et financières internationales etc.
L’objectif est de convaincre (notamment par la promesse d’indemnisations) ou, à défaut, de contraindre les réfugiés à renoncer à leur droit au retour.
Si, de la part de ces adversaires du Peuple palestinien, ces positions qui nient ouvertement les droits des réfugiés ne sont pas vraiment une surprise, on éprouve par contre de la colère à la lecture des propos tenus par ceux qui se présentent comme les défenseurs de ces droits.
S’agissant des réfugiés et de leur droit au retour, l’initiative « Paix comme Palestine » est une contribution directe à la politique qui vise à vider le droit au retour de son sens, tout en conservant quelques formulations qui peuvent induire en erreur les sympathisants de la cause palestinienne qui n’imaginent pas que ce droit puisse être abandonné..
Que disent les « appels » initiés à l’occasion de cette initiative ?
• « une solution juste du problème des réfugiés fondée sur la reconnaissance du tort qu’ils ont subi et des droits qui en découlent » lit-on dans l’appel des personnalités
• « un juste règlement du problème des réfugiés » affirme l’appel proposé à la signature des élus, après avoir regretté, dans un délicat euphémisme, que la guerre ait « conduit également à pousser à l’exode 800 000 Palestiniens devenus les réfugiés »
Le choix des intervenants confirme les intentions des organisateurs.
Elias Sanbar, d’abord. Il est l’inspirateur de la subtile distinction entre « reconnaissance du principe du droit au retour » et "exercice du droit". Elias Sanbar affirme qu’il veut d’abord qu’on lui reconnaisse son droit, mais que l’exercice de ce droit le regarde et qu’il est fort possible qu’il n’ait pas envie de l’exercer. Peut-être veut-il rassurer les Israéliens ou peut-être n’a-t-il pas le même vécu que les réfugiés de Nah el Bared ? Toujours est-il que contrairement aux comités des camps de réfugiés qui traitaient le document de Genève d’ « agression sur le dos du peuple palestinien et d’attaque contre ses droits fondamentaux » Sanbar affirme :
« Ce qui est bien dans ce projet, c’est son côté très pédagogique, puisqu’il est la preuve concrète que rien n’est impossible. Finalement même s’il ne voit pas le jour, même s’il ne se concrétise pas, il aura quand même servi à donner la preuve que toutes les questions, même les soi-disant absolument insolubles, peuvent trouver une solution » Pour lui, si « le droit au retour n’est pas négociable », « son application l’est » [3] Dans un entretien publié dans l’Humanité le 04/04/2007, Ziad Abu Amr affirmait vouloir « régler la question des réfugiés par une négociation dans le cadre de la résolution 194 de l’ONU » Pourquoi « une négociation dans le cadre » ? Pourquoi pas « en appliquant la résolution 194 » ? La réponse est dans la suite de ses propos. Il affirme : « Je rappelle que cette résolution donne le choix entre le retour et l’indemnisation » Ziad Abu Amr ment deux fois ! Certes, cette résolution donne aux réfugiés « le choix », revenir ou ne pas revenir, mais la résolution 194 affirme le droit au retour ET le droit à « des compensations pour tout bien détruit ou endommagé » ! Et la 194 donne ce choix à chaque réfugié, sans en conditionner la réalisation pratique à une « négociation » Monique Chemillier Gendreau dit explicitement de ce que sont les intentions véritables des partisans de « la paix par le droit »
« Le pari est que le nombre de Palestiniens optant pour le retour en Israël soit approximativement le même que celui de réfugiés qu’Israël accepterait de recevoir. Si le premier nombre se révèle supérieur au second, le droit au retour affirmé par le droit international et repris par l’accord n’est plus réalisable pour tous les Palestiniens…Il faut souhaiter que ce pari hasardeux réussisse et que, entre le nombre de Palestiniens candidats au retour en Israël et celui de la proposition d’Israël, la différence soit insignifiante. » [4]
Dans une conférence organisée par l’AFPS elle enfonçait le clou :
« C’est une astuce qui peut aboutir à la résolution du problème et de ses nombreux blocages… Ce faisant, on se donne du temps. Et si par miracle…se dessinait demain une dynamique de paix, il deviendrait possible de convaincre les Palestiniens de ne pas être trop nombreux à demander à revenir en Israël et de faire ainsi en sorte que le nombre de ceux qui demanderaient le retour en Israël s’approcherait du nombre, encore inconnu, mais dont on peut supposer qu’il ne sera pas très élevé, des réfugiés palestiniens acceptés par Israël »[5]
Michel Warschawski a signé l’appel des personnalités.
Pourtant, dans un article publié en 2001, il écrivait « Il ne fait aucun doute que l’enjeu majeur de la médiation Clinton est d’imposer aux Palestiniens le renoncement au droit des réfugiés à réintégrer leur pays et à récupérer leurs propriétés immobilières » [6] Faut-il en déduire que Michel Warschawski a changé d’avis ? Probablement. D’ailleurs, dans un article publié 3 ans plus tard, commentant le texte de Genève, il écrivait : « la suggestion de Clinton de séparer une reconnaissance par Israël du droit au retour d’un processus négocié sur le retour véritable des réfugiés pourrait être un point de départ pour un accord sur cette question » [7]
Suivant les conseils d’Elias Sanbar, Michel Warschawski adoptait la distinction entre le principe (« reconnaître le droit ») et le « retour véritable » qui peut-être négocié ! En 2001, Michel Warschawski dénonçait « l’arnaque du plan Clinton » [6]
Qui donc « arnaque » les Palestiniens aujourd’hui ?
C’est évidemment à dessein que les organisateurs de l’événement ont choisi de tels « défenseurs » des droits des réfugiés : ils partagent pleinement ces analyses et veulent que les militants de base s’y rallient.
Intervenant récemment dans une conférence internationale sur la question des réfugiés tenue à Paris, Sylviane de Wangen, membre de la direction de l’AFPS, expliquait : « les réfugiés ne peuvent pas, au regard du droit international, se réclamer d’un droit individuel au retour dans un pays où ils ne sont pas nés, où ils n’ont jamais vécu, dont ils n’ont pas la nationalité et qui ne veut absolument pas d’eux »
Elle ajoutait : « une combinaison des textes de Taba et de Genève pourrait être la base d’un règlement » validant ainsi la thèse défendue par Sanbar, Chemillier Gendreau et tous les soutiens du « document de Genève » [8]
En octobre 2003, Dominique Vidal écrivait : « un accord démontre spectaculairement que la paix est possible… L’accord règle en effet, sur la base des propositions du président Clinton (décembre 2000) et des discussions de Taba (janvier 2001) toutes les questions en suspens » [9]
Notons d’abord que le texte de Genève ne comporte même pas l’expression « retour des réfugiés » (la version anglaise, la seule valable selon les signataires, parle de « the choice of permanent place of residence »)
Que dit-il à propos de ce « choix de résidence » ? Que chaque réfugié aura, individuellement, la possibilité de choisir un lieu de résidence entre plusieurs options possibles : Vivre en « Palestine » (on suppose qu’il s’agit d’une part du projet de cantons cisjordaniens reliés par des tunnels et d’autre part du camp de concentration de Gaza) ; Rester dans leur « pays d’accueil » (comme dans le Royaume de Jordanie qui vient de leur interdire de manifester pour les 60 ans de la Naqba ?) ; Emigrer dans un pays tiers ; Dernier choix possible, aller en Israël, le texte précisant que, dans ce cas, le nombre de possibilités offertes sera « à la discrétion d’Israël »
Après quoi la question des réfugiés sera considérée comme résolue, leur statut sera supprimé et l’UNRWA disparaîtra.
On est là bien loin de l’exigence portée par toutes les coalitions et rappelée dans toutes les rencontres récentes de réfugiés : l’application de la résolution 194 votée par l’ONU et donc le droit au retour des réfugiés palestiniens dans leurs foyers.
Le droit au retour, c’est le droit de revenir là où on vivait avant d’en être chassé par la violence de la colonisation et, pour les descendants nés en exil, c’est le droit de revenir là où on serait né et où on aurait grandi si la famille n’en avait pas été expulsée par la force.
La première exigence des réfugiés, ce n’est pas d’avoir un Etat, ce n’est pas d’avoir un passeport, ce n’est pas de susciter de la compassion ni d’obtenir des excuses : c’est de rentrer chez eux ! Et peu leur importe que « chez eux » il y ait, ou non, un Etat prétendant être là soit par la volonté divine, soit grâce au vote d’un organisme démuni de tout droit de distribuer des territoires à qui bon lui semble, soit enfin par le recours à la force.
Ils ne veulent pas d’un « droit affirmé dans son principe » mais dont l’application serait subordonnée à "la négociation", c’est-à-dire au rapport de forces et, en définitive, à la volonté des Israéliens.
Mais même si les réfugiés n’en veulent pas, il faut convaincre du contraire les militants de la solidarité.
A la parole des « spécialistes » et des « anticolonialistes », on va donc ajouter la parole de Leila Shahid et de Hind Khoury, apparemment plus fréquentables que les anciens « représentants légitimes du Peuple palestinien » depuis que le degré de corruption régnant au sein du Fatah et l’existence de forces maffieuses répressives au cœur même de l’appareil de l’Autorité sont devenus un peu trop visibles.
Nul doute que nos « représentantes de la Palestine » s’inspireront de la position du Président Abbas qui les a nommées.
S’agissant des réfugiés, celui-ci n’avait pas attendu Bush pour convenir dès 1994 que « les exigences de la nouvelle ère de paix et de coexistence aussi bien que les réalités qui ont été créées sur le terrain depuis 1948 ont rendu impraticable l’application du droit au retour » [10]
Ils refusent de boycotter Israël mais ils boycottent les Palestiniens qui résistent.
« Autant dire que la promesse d’Annapolis ne se transformera en acte que si la communauté internationale – et en premier lieu l’Europe - s’engage à créer les conditions d’une souveraineté pleine et entière garantissant aux Palestiniens une égalité en droit avec leurs voisins. » peut-on lire dans le dossier de presse de Paix comme Palestine
Voilà qui éclaire la formule un peu obscure de l’appel : « nouvelles tentatives de négocier une solution qui s’inscrivent dans l’agenda diplomatique »
« Transformer la promesse d’Annapolis en acte », tel est le programme proposé par les responsables de la plate forme aux militants de la solidarité !
Mais est-ce cela que les Palestiniens qui poursuivent la lutte nous demandent ?
Apparemment pas, puisque après avoir condamné la participation à cette conférence, ils écrivaient : « A Annapolis, l’Autorité n’a pas soulevé la question des Palestiniens à l’intérieur de la ligne verte ni du droit au retour, ni du siège criminel de Gaza… » [11] Mais on ne risque pas d’entendre ces voix à la réunion de la porte de Versailles. Aucun représentant de Anti Apartheid Wall Campaign[12], aucun représentant de la campagne Boycott Désinvestissement Sanctions, aucun porte-parole du PACBI[13] ni même du PNGO[14], qui fut pourtant longtemps l’interlocuteur privilégié de l’AFPS et des responsables de la plate-forme des ONG.
Serait-ce parce que, sous les coups de boutoir des gouvernements israéliens successifs, des responsables d’ONG, longtemps favorables à la stratégie de négociation, ont fini par se résoudre à juger que le Sionisme n’avait pas changé et que l’intention d’Israël était bien de « remplacer un peuple par un autre sur la terre de Palestine » ? [15]
Ou est-ce parce que, lassées d’attendre que la communauté internationale mette ses multiples résolutions en pratique, des organisations palestiniennes ont pris l’initiative d’appeler au développement d’une campagne internationale de boycott d’Israël, précisant 3 ans après son lancement que « la campagne BDS ne cible pas seulement l’économie israélienne, mais elle remet en cause la légitimité d’Israël en tant qu’état colonial » [15]
Ou encore est-ce parce que ces voix palestiniennes s’élèvent pour nous mettre en garde contre les illusions et les manœuvres de récupération visant à faire de la lutte menée par les habitants de Bil’in l’alpha et l’oméga de « la résistance non-violente de la société civile palestinienne », en nous rappelant notamment que l’objectif de la lutte contre le mur n’est pas de changer son tracé et que l’objectif de toutes les manifestations et de toutes les initiatives, qui sont nombreuses en Palestine, est la libération de chaque cm² de terre confisquée par l’occupation coloniale ? [16]
Est-ce pour cela que ces organisations sont devenues infréquentables pour la petite élite qui prétend au monopole de la solidarité pour mieux la maintenir dans l’impuissance ?
Evidemment, on ne trouvera pas non plus de représentant de l’une ou l’autre des coalitions palestiniennes pour le droit au retour, ni aucun représentant des Palestiniens de 48, totalement ignorés dans les appels de la plate forme et dans ses explications des raisons et des enjeux du conflit.
De même, alors qu’on nous explique que les forces de la solidarité ne doivent pas entrer « dans un débat qui n’est pas le leur, le conflit inter-palestinien » [17] on se garde bien d’inviter d’autres représentants politiques que les porte-voix en France et en Europe de Abbas et de Fayad.
On n’y entendra donc pas, même en duplex, la parole des représentants de la majorité élue en 2006 par les Palestiniens de Gaza et de Cisjordanie. Pas de Hamas donc, mais pas non plus le Jihad ou le FPLP ou de militants du Fatah qui affirment leur volonté de poursuivre la lutte et leur désaccord avec leur direction.
Il est en effet difficile de donner la parole à ceux qui n’ont pas renoncé à l’utilisation des armes quand une bonne partie des organisateurs de Paix comme Palestine les assimilent à des « terroristes » et leur dénient le droit de résister autrement que suivant les règles qu’ils ont fixées à leur place.
Nos « partisans de la paix » préfèrent donner la parole à une représentante palestinienne qui en 2004 appelait les jeunes Palestiniens de France à rejeter « le règne de la haine et de la vengeance », à « poursuivre à tout prix le dialogue et à l’approfondir », pour mieux continuer « le travail de connaissance de l’Autre et de construction des bases d’une réconciliation à venir. [18]
De même, pour ceux comme Dominique Vidal dont le principal souci reste d’ « offrir à Israël une pleine légitimité, une normalisation complète avec tous ses voisins et, du coup, une garantie de survie à long terme » [19] le propos délicat d’Hind Khoury suivant lesquels « Nous avons besoin d’un dirigeant israélien courageux, un nouveau Rabin, qui puisse sceller la paix dans cette région qui a trop souffert » [20] est nettement plus rassurant que la vindicte vengeresse de ceux qui écrivent que « pour les opprimés et occupés, la lutte incessante et la résistance, en utilisant tous les moyens nécessaires, ne sont pas seulement notre droit mais notre devoir » ? [21] Et peu importe que sous le gouvernement de Rabin le rythme de construction des colonies n’ait pas fléchi.
Elles parleront donc au nom de « la Palestine »
Elles ne sont pourtant que les fonctionnaires d’une Autorité moribonde, désignées par un Président politiquement impotent et appointées par un gouvernement illégitime qui n’existe que parce que les Israéliens ont mis la moitié des membres Hamas du Conseil législatif palestinien en prison et par le chantage au versement des salaires, grâce à l’argent des puissances occidentales et notamment de l’Europe.
Elles représentent aussi Salam Fayyad, un Premier Ministre choisi par le gouvernement des Etats-Unis, pur produit du FMI et de la Banque mondiale, moitié banquier et moitié flic, qui se targue tout à la fois de vouloir attirer les investisseurs et « rétablir l’ordre » (lire : protéger les colons sionistes de la résistance palestinienne)
L’unité n’est pas la confusion.
De quelle « cohésion » ou « unité » est-il question ?
Pour aider à mieux tromper les réfugiés ?
Pour applaudir les représentantes d’une Autorité palestinienne qui ne combat pas l’occupation, qui participe activement au siège des habitants de Gaza en collusion avec les Israéliens, les Egyptiens et les Européens présents à Rafah et qui tente par tous les moyens de maintenir ses privilèges ?
Pour faire durer les illusions de l’existence d’un « processus de paix » et de « la nécessité de contribuer au dialogue » ?
Pour donner la parole à des diplomates qui parlent au nom d’un gouvernement illégitime qui réprime les Palestiniens qui manifestent contre la conférence d’Annapolis et qui envoie des troupes financées, armées et entraînées non pour combattre l’occupation mais pour arrêter et assassiner des résistants à Jénine et à Naplouse ?
Pour cautionner la mise à l’écart des porte-parole de la résistance palestinienne dans sa diversité (appel au boycott, lutte armée, soutien au droit au retour, libération des prisonniers, levée du siège de Gaza etc.) et pour les remplacer par des responsables d’ONG qui émargent au budget de l’USAID (le bras humanitaire de la CIA) ?
Faudrait-il faire l’unité avec ceux qui veulent empêcher le développement d’un mouvement international en faveur du droit au retour, dans le but d’accentuer le sentiment d’isolement et d’abandon ressenti dans les camps et pour faire céder les réfugiés aux propositions qui leur seront faites ?
Et c’est aussi probablement au nom de « l’unité » qu’un certain nombre de responsables d’associations et d’organisations font le grand écart, tentant de tenir simultanément des positions tout à fait incompatibles.
On pourrait donc dire tout et son contraire : Qualifier de « hold-up » la proclamation de l’Etat d’Israël mais aller applaudir celui qui désigne le même événement par « guerre d’indépendance » [19] ; Dénoncer Annapolis comme « une conférence de guerre » mais aussi initier une action dont la finalité affichée est de « transformer la promesse d’Annapolis en actes » ; Dénoncer la complicité du mouvement colonial sioniste avec l’Occident dans le crime de la Naqba mais aussi applaudir ceux qui expliquent que la racine du problème est liée au fait que « le plan de partage n’a pas été mis en œuvre » ; Ecarter pendant près de trois ans l’appel des organisations palestiniennes au boycott d’Israël, pour certains s’y déclarer aujourd’hui favorable mais dans le même temps soutenir un appel qui, en guise d’action, propose en tout et pour tout d’appeler le gouvernement français à « passer de la parole aux actes » ?
C’est ainsi que défiler pour le droit au retour et pour l’autodétermination pourrait « être « complémentaire » avec appeler à soutenir des « défenseurs du peuple palestinien » qui se targuent de soutenir « une astuce » permettant de « convaincre les Palestiniens de ne pas être trop nombreux à demander à revenir en Israël » !
Comment Michel Warshawski peut-il écrire que « l’Autorité palestinienne est devenue une véritable force auxiliaire des Israéliens » [22] tout en partageant la tribune avec deux de ses fonctionnaires, chargées de maintenir le mouvement de solidarité dans l’impasse pendant que leurs copains vendent la Palestine et emprisonnent les résistants ?
Qui peut-croire qu’une telle confusion peut permettre de rassembler largement en faveur des droits des Palestiniens et de faire avancer les gens de bonne volonté ? L’existence éventuelle d’une division créée par des clivages sectaires doit être combattue.
Mais sommes-nous en présence de « clivages sectaires provoqués par des extrémistes » ou existe-t-il des divergences réelles sur les positions qu’il convient de prendre dans le conflit ?
- Droit au retour des réfugiés en application stricte de la résolution 194 ou négociation des conditions de son application ?
- Boycottage réel et rupture des relations et échanges économiques, diplomatiques et culturels avec toutes les institutions israéliennes ou boycottage sélectif de quelques produits venant des « colonies illégales » de Cisjordanie ?
- Soutien à l’ensemble du Peuple palestinien qui résiste au nettoyage ethnique, « qu’il vive sur ses terres – Cisjordanie et Bande de Gaza -, sur celles de 1948, qu’il soit réfugié ou dans la diaspora » ou intérêt humanitaire sélectif, -en réalité quasi exclusif-, envers la situation misérable des Palestiniens des « territoires occupés » ?
- Soutien inconditionnel à la résistance du Peuple palestinien, dans toutes les formes qui lui paraissent nécessaires compte tenu de la situation qui lui est imposée ou soutien exclusif à une certaine vision de « la résistance non violente » ?
Tout militant honnête peut comprendre qu’on est évidemment en présence de réelles divergences, qui ont des conséquences pratiques sur l’action de solidarité, celle qu’on mène ici et celle qu’on peut mener là-bas aux côtés des Palestiniens.
Comment, par exemple, ne pas voir dans l’existence de ces divergences les raisons pour lesquelles l’appel palestinien au boycott n’a pas suscité en France de réponse de la part des « grandes associations » et des différents réseaux qui affirment leur solidarité avec les droits des Palestiniens ?
Sinon, pourquoi cet appel à l’action qui a inspiré des organisations syndicales en Grande Bretagne, au Canada et en Afrique du sud, des Eglises de diverses obédiences en Grande Bretagne et aux Etats-Unis, qui a suscité de vifs débats dans des Universités…n’a-t-il rien provoqué de tel ici ?
Autre exemple : y a-t-il accord au sein du mouvement de solidarité pour suivre l’évolution préconisée par Michel Warshawski dès fin 2005 ? Appelant le mouvement de solidarité à faire preuve « d’une grande responsabilité » il déclarait notamment : « Il vaut mieux adapter les objectifs des mobilisations au niveau du possible » Enumérant divers facteurs qui « nous obligent peut-être de réviser à la baisse certaines de nos revendications » il concluait : « Il faut comprendre que ce qui était audible il y a deux ans n’est plus audible aujourd’hui, et cela nous oblige à revoir nos objectifs » [23]
Devons-nous « revoir nos objectifs » au point de rallier le mouvement de solidarité aux « paramètres de Clinton », à commencer par l’abandon de l’exigence du droit au retour des réfugiés ?
Est-ce l’objectif de la « stratégie de paix » dont parle Bernard Ravenel ?
Les bases et la nature du mouvement de soutien sont liées à l’analyse des racines du conflit.
« Hélas, le plan de partage adopté par l’assemblée Générale des Nations Unies…ne sera pas mis en œuvre…Ainsi ont été créées les conditions d’un interminable conflit » [24] C’est la thèse mainte fois exprimée par Alain Gresh et Dominique Vidal [25] qui exercent tous deux une grande influence au sein du mouvement de solidarité en France.
Il s’agit là de la clef de voûte de l’analyse qui fonde la politique de la direction de l’actuel mouvement de solidarité : Le conflit prendrait racine non dans la colonisation sioniste de la Palestine mais dans la non-application de la décision de partage.
Cette analyse permet de gommer une question clef pour la compréhension des vraies racines du conflit : la nature coloniale de l’Etat d’Israël.
Réduire le vote de l’ONU en 47 à une injustice, c’est faire fi des dizaines d’années de colonisation sioniste qui précèdent la décision de partage : Une colonisation marquée du sceau du nationalisme ethnique réactionnaire du Sionisme et identifiée comme un projet d’expulsion de ses terres du peuple indigène présent.
Le vote de l’ONU est le signe donné aux dirigeants sionistes pour aller de l’avant dans leur projet colonial d’expulsion et de dépossession des Palestiniens, lesquelles sont inhérentes au Sionisme et à son projet de création d’un « Etat juif »
Dans la mise en oeuvre de la décision de partage, le problème n’est pas l’absence d’un Etat palestinien. Le problème c’est la création d’un état colonial, appelé à se développer, à poursuivre son objectif d’expulsion et de destruction du peuple palestinien.
Le problème, c’est le partage lui-même.
La Naqba ne fut pas la conséquence malheureuse d’une « guerre d’indépendance du peuple juif. »
Elle fut une étape décisive de la colonisation sioniste de la Palestine, condition nécessaire à la proclamation de l’Etat juif qui prit le nom d’Israël.
Cette étape n’était pas la dernière.
La Guerre de 1967 en fut une autre et ce à quoi nous assistons aujourd’hui est la poursuite logique d’une occupation coloniale commencée il y a plus d’un siècle. L’Etat d’Israël est inexorablement lié au projet colonial sioniste, celui-ci est toujours actif et poursuit son objectif de conquête de toute la Palestine.
C’est pourquoi il est absurde de vouloir déconnecter la question d’Israël de celle du Sionisme, voire d’imaginer un Etat d’Israël s’émancipant du Sionisme. [26]
L’émancipation de tous les peuples de la région passe par la défaite du Sionisme et par le démantèlement de l’Etat d’Israël qui en est la réalisation.
Ceux qui pensent que la question politique du Sionisme est devenue obsolète et que la seule chose qui compte, puisque « l’existence d’Israël est devenue un fait accompli incontestable », c’est la politique des gouvernements israéliens, se trompent lourdement. L’affirmation que l’Etat d’Israël est fait pour durer est un des deux piliers de la politique impérialiste à l’égard du conflit arabo-sioniste, l’autre étant la liquidation du retour des réfugiés.
L’objectif de la reconnaissance d’Israël par les Arabes et notamment de la reconnaissance de son droit à une existence souveraine est le but et le triomphe idéologique du Sionisme.
Cette incompréhension des racines et de la nature du conflit mène inévitablement à la thèse du "consensus international existant sur la seule solution possible : la création d’un Etat palestinien » [27]
Analysant les négociations de Camp David en juillet 2000, les critères de Clinton de décembre 2000 et le relevé des conclusions des négociations de Taba en janvier 2001, les partisans de cette thèse en déduisent que « ces textes montrent qu’un accord est possible »[27]
Mais leur enthousiasme pour ces bouts de papier n’a d’égal que leur aveuglement face à la réalité des faits qui démentent chaque jour un peu plus la possibilité d’un quelconque compromis avec l’idéologie sioniste et avec l’Etat d’Israël qui est aussi devenu un chien de garde de l’Impérialisme.
C’est la leçon du passé et c’est aussi ce qui sera à nouveau démontré dans un proche avenir avec le rôle d’Israël dans l’embrasement annoncé de toute la région.
Un soutien à la résistance palestinienne sans complexes et sans réserves.
On lit et on entend parfois qu’une raison essentielle des difficultés rencontrées dans l’expression de la solidarité serait que "la question du conflit israélo-palestinien est complexe ".
A une « question complexe » il ne saurait exister de réponse simple…
Il serait notamment nécessaire d’introduire des paramètres tels que le génocide des Juifs, l’antisémitisme et la question du terrorisme. Ces éléments incontournables auraient pour conséquence d’interdire les positionnements trop partisans et nécessiteraient des approches qui évitent tout radicalisme. [28]
La lutte menée par le Peuple palestinien est une lutte contre une occupation coloniale commencée il y a plus d’un siècle et favorisée par les principales puissances impérialistes qui ont tour à tour dominé la région du Moyen Orient.
Le peuple palestinien n’a aucune responsabilité dans le génocide des Juifs d’Europe, il est totalement étranger aux manifestations d’antisémitisme qui ont nourri le développement du nationalisme sioniste de même qu’à l’éventuelle résurgence d’actes antisémites en France ou ailleurs dans le monde.
Par ailleurs, le fait qu’il résiste à une occupation coloniale l’exonère par avance de tout soupçon de « terrorisme » : il s’agit de résistance de la part d’un peuple qui n’a pas le choix des armes, du fait de son isolement (notamment à cause de la débilité de notre "solidarité")
Une force anticoloniale ne se détermine ni à partir des sentiments de culpabilité fabriqués et entretenus au sein des opinions publiques des Etats occidentaux qui ont permis le génocide, ni à partir des réflexes de peur qui peuvent effectivement exister au sein de la population de l’Etat colonial.
Un mouvement anticolonial soutient la lutte de libération menée par le peuple opprimé pour mettre fin à l’occupation et pour pouvoir user de son droit à disposer de lui-même.
Ce n’est pas une « question complexe »
C’est une position anti-impérialiste élémentaire.
La question nous est posée : allons nous construire un mouvement anticolonial de soutien à une lutte de libération ?
En répondant oui, nous aiderons le peuple palestinien en contribuant à l’isolement de l’Etat d’Israël. Nous aiderons aussi le renouveau et le développement des forces de la résistance palestinienne.
Au moment où la politique impérialiste de la canonnière menace une nouvelle fois de mettre à feu et à sang toute la région du Moyen-Orient, le traitement réservé à la question des droits des réfugiés palestiniens devient plus que jamais un critère absolu d’appartenance à l’un ou l’autre des camps en présence : avec les peuples qui luttent pour leur émancipation ou avec l’impérialisme qui mène la guerre aux peuples pour maintenir sa domination.
Les dirigeants sionistes en ont toujours été conscients : le retour de millions de réfugiés signifie le démantèlement de l’Etat bâti sur l’expulsion initiale et dont l’objectif demeure le nettoyage ethnique de toute la population arabe palestinienne.
Le retour des réfugiés marquerait la fin de l’Etat exclusivement juif voulu par ses fondateurs.
Pour l’Impérialisme, ce serait la disparition de son principal instrument de maintien de l’ordre capitaliste par le contrôle des peuples arabes et des richesses de la région.
Dès le début de la mise en oeuvre de leur projet, les dirigeants sionistes ont compris la nécessité de bénéficier du soutien d’un impérialisme puissant pour protéger l’Etat juif de l’inéluctable refus arabe de cet état colonial.
Dès lors, le sort d’Israël était inévitablement lié à celui de l’impérialisme : les dirigeants sionistes savent que la survie de l’Etat juif est entièrement dépendante du maintien de la domination impérialiste dans la région.
Pour cette raison et comme les faits l’ont encore démontré en 2006 lors de l’agression contre le peuple libanais, l’Etat d’Israël est et restera toujours une menace et un agresseur potentiel contre les peuples arabes du Moyen Orient.
Ceux qui protègent aujourd’hui l’Etat d’Israël du retour des réfugiés se retrouveront demain à ses côtés, embarqués comme tous les autres supplétifs au sein de la coalition impérialiste qui veut poursuivre et amplifier la guerre contre les peuples.
Sur la question des réfugiés palestiniens, comme demain lors des agressions annoncées contre les peuples du Liban, de Syrie et d’Iran, l’heure de vérité approche.
1. www.ism-france.org/news/article.php...
2. Voir notamment les textes : Vers la fondation d’une stratégie de défragmentation ; Déclaration de principes des droits nationaux ; La Palestine pour laquelle nous nous battons ; Rapport de synthèse de la 1ère conférence palestinienne pour le boycott. Disponibles sur www.ism-France.org
3. La question des réfugiés et le droit au retour voir http://www.france-palestine.org/art...
4. Les bases juridiques de l’accord de Genève voir http://www.monde-diplomatique.fr/20...
5. Voir http://www.france-palestine.org/art...
6. Rouge n° 1904
7. News from within, mai 2004
8. http://www.un.org/News/fr-press/doc...
9. http://www.monde-diplomatique.fr/do...
10. http://electronicintifada.net/bytop...
11. http://stopthewall.org/analysisandf...
12. http://www.stopthewall.org/
13. http://www.pacbi.org/
14. http://www.pngo.net/english/default.asp
15. 1ère conférence palestinienne pour le Boycott d’Israël (BDS) voir http://ismsuisse.org/news/article.p...
16. http://stopthewall.org/analysisandf...
17. Sylviane de Wangen http://www.france-palestine.org/art...
18. Leila Shahid, présentation d’une publication MRAP-SICO, septembre 2004
19. Dominique Vidal, politique de la force, force de la politique Manière de voir, Monde diplomatique, Histoires d’Israël.
20. http://www.protection-palestine.org...
21. www.ism-france.org/news/article.php...
22. Michel Warshawski, Programmer le désastre, Editions La Fabrique
23. Solidarités, 20/12/2005, consultable http://www.legrandsoir.info/spip.ph...
24. Aux origines de l’Etat » ; Dominique Vidal, dans Histoires d’Israël, Manière de voir, le Monde diplomatique avril mai 2008
25. Voir leur préface « la fin d’un rêve » à la nouvelle édition de leur livre « Un partage avorté »
26. C’est, avec quelques variantes, la thèse commune de tous les « post-sionistes » Lire, entre autres, les récentes contributions de Avnery, Burg etc.
27. Voir Alain Gresh « Palestine les bases de la solidarité » dossier publié par l’AFPS et notamment le document antérieurement publié au sein d’ATTAC, « Tentative de définition des bases d’une solidarité »
28. Cf. Alain Gresh, texte cité.
Le rôle prédominant de la CIA au Venezuela
Entretien avec Eva Golinder
par Jean-Guy Allard
Mondialisation.ca, Le 16 mai 2008
Granma international
Son nom et son accent sont du cinéma. Son style d'adolescente incorrigible, son regard moqueur et l'ironie de son sourire ne laissent personne indifférent. De père nord-américain et de mère vénézuélienne, Eva Golinger a tout pour surprendre.
Avocate formée à New York, elle s'est spécialisée en droits de l'homme internationaux et a quitté la métropole yankee pour s'installer dans la Venezuela qu'elle ne cesse de défendre avec passion.
Son premier livre, Le code Chavez, qui déchiffre l'intervention des États-Unis dans cette nation sud-américaine, a été qualifié par l'ex vice-président José Vicente Rangel, de «rappel hallucinant de ce que le Venezuela a vécu de 2001 à 2003».
Son œuvre la plus récente, Bush contre Chávez: La guerre de Washington contre le Venezuela, documente l'escalade constante des attaques impériales contre la Révolution bolivarienne.
Elle affronte sans sourciller, indistinctement, la CIA, le Pentagone, la NED, RSF, la USAID, la mafia vénézuélienne de Miami ou le paramilitarisme colombien, avec la fougue du procureur qui affronte le tribunal avec des preuves irréfutables dans son dossier.
Depuis Caracas, l'avocate et chercheure vénézuélienne-nord-américaine Eva Golinger répond à nos questions:
On affirme que le coup d'État contre Chavez porte la signature de la CIA. Tu as largement étudié la question: comment, pour toi, ce fait apparaît-il dans toute son évidence?
Il y a différents facteurs que j'ai pu détecter et dénoncer tout au long d'une recherche que j'ai commencée il y a plus de cinq ans en utilisant la Loi d'accès à l'information (FOIA) pour démontrer comment la CIA et les autres agences du gouvernement étasunien ont été impliquées dans le putsch contre Chavez.
Les faits et les preuves les plus évidents ont été classés top secret par la CIA et portent les dates du 5 mars 2002 au 17 avril 2002, là où il est clairement question des plans de coup d'État contre Chavez: le qui, le comment, le où et le quand, en clair.
Un en particulier, du 6 avril 2002, c'est-à-dire cinq jours avant le coup, signale comment les secteurs de l'opposition, la CTV, Fedecámaras, les militaires dissidents, les médias privés et même l'église catholique, allaient descendre dans la rue durant ces premières semaines d'avril et comment les conspirateurs putschistes provoqueraient de la violence avec des francs tireurs, en faisant des morts avec l'intention ensuite d'arrêter le président Chavez et des membres importants de son cabinet.
Ils mettraient alors en place un gouvernement de transition civico-militaire. Quiconque sait ce qui s'est passé les 11 et 12 avril, sait que ce fut ainsi, et après qu'ont ait fait Chavez prisonnier, ce ne sont que les porte-paroles du gouvernement étasunien qui ont reconnu le gouvernement putschiste de Pedro Carmona et qui ont de plus tenté de faire pression sur d'autres pays pour qu'ils fassent de même.
Alors, ces documents qui montrent clairement la connaissance et les plans détaillés du coup contre Chavez, écrits par la CIA, demeurent la preuve la plus catégorique qui démontre le rôle de la CIA dans le coup.
Le fait que des entités financières et conseillères comme la National Endowment for Democracy (NED), l'Institut républicain international (IRI), l'Institut démocrate national (NDI) et le Centre pour l'entreprise privée internationale (CIPE) ont financé tous les groupes, ONG, syndicats, entrepreneurs, partis politiques et médias impliqués dans le coup, fournit aussi une preuve catégorique sur le rôle de la CIA et des autres agences étasuniennes dans le coup contre Chavez.
Après le coup, ces entités ont même augmenté leur financement à ces mêmes putschistes, ce qui reconfirme leur engagement avec eux et leur intention de continuer l'effort pour renverser Chavez.
Nous pourrions aussi parler du rôle du Pentagone et des militaires étasuniens qui ont entrainé les putschistes, les ont équipé avec de l'armement et encouragé leur action.
De quelle façon l'ambassade nord-américaine à Caracas poursuit-elle son ingérence?
L'ambassade des États-Unis au Venezuela est très active. Aujourd'hui, sa principale stratégie est la subversion. Cela se manifeste par le financement de la USAID, la NED, el IRI, la NDI, el Freedom House, CIPE, etc., à des groupes de l'opposition, mais il y a aussi une tentative de pénétration des secteurs et communautés chavistes.
Cette dernière tactique est une des plus dangereuses et efficaces. En 2005, l'ambassadeur des USA d'alors à Caracas, William Brownfield (il est maintenant ambassadeur en Colombie) a commencé à ouvrir ce qu'ils appellent les « American Corners » dans différentes villes vénézuéliennes. Actuellement, ils sont à Maracay, Margarita, Barquisimeto, Maturín, Lecherías et Puerto Ordaz. Ce sont de petits centres de propagande et de conspiration qui servent de cellules pour recruter et réunir l'oposicionismo.
Le gouvernement vénézuélien n'a pas encore pris de mesures concrètes pour éliminer cette initiative illégale (elle viole la Convention de Vienne puisqu'il s'agit de sièges consulaires sans autorisation du ministère des Relations extérieures).
La CIA et le Département d'État entretiennent plusieurs façades dans le pays, comme ils le font toujours. Nous avons la Development Alternatives, Inc (DAI), corporation étasunienne ayant son siège dans le secteur El Rosal de Caracas, qui fonctionne comme filtre de l'argent de la USAID pour les secteurs d'opposition.
Il y a aussi l'Instituto de Prensa y Sociedad qui fait partie du réseau de Reporters sans frontières (RSF), qui reçoit des fonds de la NED, de USAID, de la CIA, etc., pour exécuter leur politique néo-libérale, pro-étasunienne et tenter d'accuser le gouvernement vénézuélien d'être répressif et de violer les droits de la libre expression et de la presse libre.
Avec la Freedom House et la USAID, ils financent les leaders et les mouvements étudiants de la droite, et les envoient à Belgrade s'entraîner avec les experts de la Révolution Orange (Ukraine) et d'autres supposés processus pour «renverser les dictateurs».
Il y a peu de temps, l'Institut Cato, « think tank » de la droite néo-libérale qui conseille le gouvernement Bush et reçoit le financement de Exxon Mobile et Phillip Morris, a accordé un «prix» à l'étudiant vénézuélien de l'opposition Yon Goicochea, au montant de 500 000 dollars. Le prix qui porte le nom de « Milton Friedman » – qui fut conseiller de Nixon, Reagan et Pinochet, et est l'architecte de la politique néo-libérale et de la doctrine de choc – sert à financer un nouveau parti politique de «visages frais» au Venezuela, un groupe de jeunes entraînés depuis 2005 par les agences étasuniennes qui ont eu de l'influence sur certains secteurs au cours de la dernière année.
Ils croient que ce groupe pourrait arriver à être une force politique puissante pour ne pas appartenir à la vieille classe politique corrompue du pays. Nous avons cependant pu démasquer la grande majorité d'entre eux et démontrer leur relation avec Washington tout autant qu'avec les politiciens et l'élite qui gouvernait auparavant ici.
Avec la Mission spéciale de la CIA pour le Venezuela et Cuba (créée en 2006), nous savons que l'Agence est plus active que jamais dans le pays. Plus Chavez et la Révolution sont forts, plus grandes sont les ressources qu'ils consacrent pour les neutraliser.
Les résidus de différentes dictatures latino-américaines sont installés à Miami. Les Cubains batistiens dominent depuis des années la ville mais le nombre des antichavistes augmente sans cesse. Quelles sont tes observations à ce sujet?
Miami n'est pas une vilaine ville. Malheureusement, les Cubains batistiens en ont pris le contrôle depuis des décennies et ils accueillent maintenant à bras ouvert les Vénézuéliens antichavistes, beaucoup d'entre eux putschistes. On parle de Westonzuela, une zone de la banlieue de Miami où vivent les Vénézuéliens auto-exilés.
Je pense qu'ils sont totalement dissociés de la réalité tout comme ces Cubains qui continuent à vivre dans les années 50. Ils sont agressifs de loin et prétendent conspirer, mais je ne crois pas qu'ils représentent une menace sérieuse contre notre Révolution.
Ils font leur tapage là-bas et travaillent avec les congressistes cubano-américains tout autant qu'avec le débranché Connie Mack, en tentant de sataniser le président Chavez et la Révolution. Leur dernière initiative a été de placer le Venezuela dans la liste des pays terroristes du Département d'État.
Malgré les pressions qu'ils ont exercé et les contes qu'ils ont inventé sur un prétendu lien entre le gouvernement vénézuélien et des groupes terroristes, ils ont échoué: le Venezuela n'a pas été classé parrain du terrorisme. Mieux encore, plusieurs congressistes et membres de la société étasunienne ont rejeté cette initiative et, d'une certaine manière, cette communauté putschiste s'est retrouvée discréditée.
Bien sûr qu'il ne faut jamais oublier qu'ils continueront à conspirer et à inventer de nouvelles façons de déstabiliser le Venezuela, tout comme ils ont fait avec Cuba durant 50 ans. Et ils compteront sur l'appui de l'appui de la USAID, la NED et autres entités impériales, mais je ne crois pas qu'ils affecteront beaucoup les acquis de la Révolution. Ce sont de vrais tigres de papier.
John McCain se vantait récemment à Miami, devant un groupe de cubano-américains à qui il tentait de dire qu'il avait toujours été sensible à la situation de Cuba, qu'il se trouvait à bord du USS Enterprise face aux côtes cubaines durant la Crise des missiles. Qu'est ce qui retient ton attention dans la position de McCain sur le Venezuela, Cuba et l'Amérique latine?
McCain mènerait une politique beaucoup plus hostile et agressive envers le Venezuela et Cuba, et envers les autres pays de l'ALBA, s'il parvient à se faire élire comme président des États-Unis. Son discours est déjà plus ponctuel envers la région et il ne cesse de mentionner comment il endurcirait la politique envers ce qu'il qualifie de dictatures et de menaces au Venezuela et à Cuba.
Il va plus loin que simplement chercher les votes de la Floride. McCain est un homme de guerre et est un impérialiste pur dans le sens où il n'accepterait pas que les États-Unis perdent leur influence et leur domination dans leur cour arrière.
Il souffre de ce même complexe qu'ont les autres Républicains avec Cuba et Fidel Castro, par exemple. Ceux-ci n'acceptent pas que Cuba a vaincu l'agression impériale et les cinquante ans de blocus et d'attentats. Ils continuent avec leurs attitudes mal élevées et infantiles qui ne leur permettent pas de passer à autre chose et d'accepter la réalité: l'empire le plus puissant du monde n'a rien pu contre la Révolution cubaine.
Alors, avec un McCain, nous serons pire encore qu'avec un Bush, et croyez-moi que cela est difficile à dépasser.
L'orientation des Démocrates n'est pas toujours évidente. Serait-elle tellement différente de celle de McCain et son clan?
Je ne crois pas que ce soit bien différent, peut-être dans la forme, mais pas dans l'action finale. Les démocrates adorent utiliser la NED, la USAID et les autres entités au «joli visage» comme Freedom House ou l'Institut pour la paix, pour exécuter leurs politiques interventionnistes.
Je crois qu'une ou un démocrate à la Maison blanche changerait peu la politique envers l'Amérique latine. Peut-être y aurait-il plus de dialogue, mais je ne crois pas que l'ingérence cesserait. En outre, tous les candidats ont dit que le président Chavez est un dictateur et que leur administration, au cas où ils seraient élus, se concentrera davantage sur les «problèmes» de la région.
Rappelez-vous qu'il ne s'agit pas de qui occupera le fauteuil du bureau ovale, mais bien de qui se trouve autour. Et cela ne change pas beaucoup qu'il soit démocrate ou républicain. Ce qui gouverne réellement les États-Unis, c'est le complexe militaro-industriel, les grands banquiers et les multinationales. Et eux ne quittent pas le pouvoir en novembre.
La visite récente de la SIP au Venezuela pour provoquer qui a récolté une avalanche de critiques montre que l'on peut contre-attaquer face à la diffamation médiatique. Tu es peut-être celle qui a le mieux dénoncé la guerre de propagande du nord envers le sud: quelle stratégie favorises-tu pour rendre plus efficace cette lutte contre les multinationales de l'information?
C'est une lutte difficile parce qu'ils ont le pouvoir médiatique massif. Je crois pour cela qu'il nous revient d'être plus créatif avec nos stratégies. Nous devons usurper leurs espaces pour transmettre nos messages et nos vérités, et en même temps créer de nouveaux espaces qui soient aussi attrayants et simples que les leurs.
Nous saturons parfois l'opinion publique avec des messages compliqués ou répétitifs qui utilisent un langage que beaucoup rejettent déjà. Par exemple quand le gouvernement ici a décidé de ne pas renouveler la concession du canal RCTV, eux ont monté une bonne campagne de communication dirigée vers deux points principaux: la liberté de presse et le liberté du public à voir ce qu'il veut (dans ce cas, ses émissions favorites).
Tout a été confus, on a dit qu'ils étaient putschistes, qu'ils ne payaient pas leurs impôts, ou qu'ils violent les droits de leurs travailleurs, etcetera. Laisse-moi te dire qu'au niveau international, notre message était peu entendu, tandis que le leur l'a été.
Maintenant, si on avait encadré le sujet comme une bataille entre un média corporatif qui abuse du spectre radioélectrique contre un peuple (droit d'une corporation contre droit du peuple), nous aurions obtenu l'appui de centaines de mouvements sociaux et des mouvements alternatifs qui luttent pour la démocratisation des médias. Mais comme le message n'a pas été transmis clairement, nous n'avons pas eu l'appui de plusieurs alliés naturels.
Alors, il faut parfois penser «hors de la boite» comme disent les gringos, être créatifs et créatives, utiliser leurs outils, mais en inventant quelque chose de nouveau. Utiliser davantage nos réseaux et alliés à l'extérieur pour communiquer et informer sur ce qui survient dans nos luttes et communautés.
Nous avons besoin d'encourager la recherche et l'étude sur la communication et l'information comme champ de bataille. Je monte une fondation qui est un Centre d'études stratégiques sur des sujets liés comme l'ingérence, la sécurité, la défense de la Révolution, les menaces régionales aux pays de l'ALBA et, bien sûr, la guerre de l'information et de la communication. L'idée est de promouvoir la formation de ressources humaines, d'experts de ces sujets, pour ensuite encourager des politiques plus efficaces pour combattre les grandes menaces de l'impérialisme.
De manière plus personnelle, l'accession au pouvoir du président Hugo Chavez a, de façon évidente, marqué ta vie. Comment as-tu découvert le personnage, comment est-il apparu dans ta vie comme acteur de la vie politique vénézuélienne? Comment as-tu vécu les heures du coup d'État?
Le coup d'État, je l'ai vécu depuis New York, bien que la grève ou le sabotage pétrolier, je l'ai vécu à Mérida – c'était à l'époque de Noël et je visitais ma famille. Je suis parti du Venezuela, de Mérida, en 1998, après avoir vécu quasi cinq ans là-bas. J'ai vécu l'époque de la répression, de la suspension des garanties, sous Carlos Andrès Pérez, puis Caldera. Je sais comment était le pays avant de la Révolution et, croyez-moi, que les choses ont changé profondément pour le mieux-être de tous.
Puis, quand Hugo Chavez l'emporte, nous avions tous l'espoir de changements, mais personne ne savait exactement comment cela allait se manifester dans la vie réelle. Plusieurs peuvent dire de jolies choses et captiver le public avec des paroles, mais peu changent et améliorent les choses avec leurs actions.
Chavez a démontré qu'il était différent quand il a lancé le processus de l'assemblée constituante. Je me suis intéressée depuis New York à ce processus. Je finissais mon doctorat en droit international et en droit humains internationaux. J'ai commencé à observer davantage la politique de Chavez et les changements qui se produisaient dans le pays. Les attaques des médias qui commençaient contre son gouvernement, ont retenu mon attention quand la nouvelle constitution a été approuvée par référendum national en 1999.
Au moment du coup d'État, j'étais si loin que je pleurais parce que je ne pouvais faire davantage pour aider les amis et les victimes de cette atrocité. Je me souviens de l'appel que nous avons reçu depuis Mérida, où on nous racontait que l'on avait « sorti » Chavez.
Nous ne pouvions y croire. Il n'y avait rien à la télévision gringa. Des heures plus tard, un bandeau sur CNN disait que Chavez avait démissionné après avoir ordonné une tuerie de manifestants dans la rue. J'ai appelé des amis, mais il était difficile de communiquer parce que les lignes étaient congestionnées. Ils m'ont compté après qu'il s'agissait d'un coup d'État et que les gens étaient dans la rue et que cela n'allait pas finir ainsi.
L'échec du coup, le sauvetage de Chavez et la révolution du peuple et des forces armées loyales, m'ont fait rentrer au pays. Quand j'ai terminé mon doctorat en 2003, j'ai commencé à travailler fortement avec la Révolution et j'ai commencé mes recherches en utilisant la loi FOIA pour découvrir le rôle de Washington dans le coup.
Pour moi, c'était ma responsabilité comme citoyenne étasunienne d'utiliser mes connaissances et privilèges comme avocate pour obtenir justice. J'ai connu Chavez pour la première fois en janvier 2003, aux Nations Unies à New York. Il m'a signé une Constitution bolivarienne et il m'a dit que comme son frère s'appelait Adam (Adan), on aurait voulu qu'il soit Ève, mais il est né Hugo, et je dis tant mieux.
Après je l'ai vu de nouveau dans son avion quand il m'a invité à mon premier « Allô Président », en avril 2004. C'était le 11 avril 2004 et il m'a invité à présenter les documents qui prouvaient le financement des groupes de l'opposition de la part de la NED et du gouvernement des États-Unis.
C'est peu après que j'ai décidé de consacrer ma vie entière à la recherche et à la lutte révolutionnaire, laissant derrière ma chère ville de New York et plusieurs choses qui étaient importante et précieuses pour moi. Mais la lutte pour la justice sociale était encore plus imporante et c'était mon devoir de contribuer au maximum à ce processus.
On dit que Chavez t'a appelé la «Fiancée de la Révolution» - d'autres ont dit, avec un clin d'œil et un sourire, que tu étais le sexe-symbole de la Révolution bolivarienne – et tu es pour beaucoup la Pasionaria de ce processus. Étant à la fois nord-américaine et Vénézuélienne, qu'est-ce qui t'a amenée, aussi jeune, attrayante, talentueuse et promise à une brillante carrière à New York avec la gloire que cela comporte, à t'installer à Caracas et à jouer le tout pour le tout dans cette lutte?
Ha ha, sexe-symbole de la Révolution? Imagine, je n'ai même pas d'homme dans ma vie. Bon, ce sera sans doute que mon fiancé, c'est la Révolution. Ce qui est sûr, c'est que je suis mariée avec la lutte pour la justice. Ce qui est également certain, c'est qu'une fois, le président Chavez m'a appelé la «Fiancée de la Révolution», mais c'était lui, affectueux comme il l'est, reconnaissant mon engagement et ma passion envers le processus. Je ne crois pas que ce fut davantage.
Suis-je pour plusieurs la Pasionaria de ce processus? Bon, passionnée, je le suis – il n'y a pas de doute là-dessus. Je me considère une combattante révolutionnaire engagée jusqu'à la mort dans la lutte pour la justice sociale. Cela signifie que pour moi, la lutte passe au dessus de tout. Pour d'autres, cela ne fonctionne pas bien dans leur vie personnelle, comme on peut l'imaginer.
Autrefois, j'ai été mariée – avec un Vénézuélien dont je suis divorcée – j'avais un cabinet à New York, je gagnais bien ma vie, et il est certain que j'aurais pu profiter de cette opportunité, là-bas, dans le système capitaliste. Mais cela ne m'a jamais plu. J'ai rejeté l'establishment. Toute ma vie, depuis que j'ai pris conscience des injustices et de la possibilité de changer les choses, j'ai consacré ma vie à cela, coûte que coûte.
Mes premiers travaux ont été dans le domaine social et politique. J'ai été activiste de Greenpeace, puis j'ai défendu les droits des animaux. Plus tard j'ai opté pour les humains et commencé à étudier l'ingérence de la CIA et du FBI dans les mouvements révolutionnaires aux États-Unis comme en Amérique latine. Je me suis passionnée pour le sujet.
Mes amis universitaires se souviennent de moi ainsi, et pour eux il n'est pas surprenant que je fasse ce que je fais aujourd'hui, J'ai toujours été ainsi. Bien entendu, j'ai été (et je suis) musicienne, chanteuse, et cela je le serai toute ma vie, mais pour moi la vie est toujours en mouvement, la forme change mais l'esprit demeure.
Si je peux contribuer à la justice sociale en chantant, je le ferai, s'il me revient de le faire comme avocate en faisant des dénonciations et de la recherche, je le ferai aussi. Je ne me considère pas «commune», je vois la vie de l'extérieur mais je la vis de l'intérieur. Je crois à la sincérité, à l'honnêteté, au respect, à la loyauté et à l'amour. Plus que tout, je crois à la justice.
La Révolution bolivarienne pour moi est une révolution mondiale, une des plus importantes de l'histoire. Je me sens extrêmement fortunée de pouvoir être témoin et participante de ce processus. Il me semble que je suis née pour être ici, luttant pour la justice, dénonçant les ingérences et les violations de l'empire, contribuant de mon grain de sable à la lutte pour un monde meilleur.
Le Venezuela est ma patrie, tant de sang que de lutte. Mon grand-père et toute sa famille sont nés ici au Venezuela; leur sang court dans mes veines et leurs racines se sont semées en moi dès la première fois où j'ai foulé cette terre magique, il y a plus de quinze ans. Je ne l'abandonnerai jamais. Attaquer le Venezuela et cette Révolution, c'est attaquer le plus profond de mon être, et je lutterai avec tout ce dont je dispose pour les défendre.
Article en anglais, The CIA is more active than ever in Venezuela, Granma international, 15 mai 2008.
Articles de Jean-Guy Allard publiés par Mondialisation.ca
Histoire et repères
La Nakba : innombrables sont les crimes de Haganah
La Nakba : innombrables sont les crimes de Haganah
Le Centre palestinien pour défendre les captifs lève le voile sur les crimes des bandits sionistes durant la Nakba, la catastrophe de 1948. Ils tuaient des dizaines de captifs palestiniens. Ils pratiquaient également la déportation forcée contre les autres.
Ce centre juridique, dans un communiqué publié à l'occasion de la soixantième commémoration de la Nakba, la catastrophe, confirme que les bandits du groupe terroriste Haganah prenaient plaisir à mettre à mort des Palestiniens qui se sauvaient des massacres sionistes pratiqués contre les familles palestiniennes. Les victimes se comptaient par dizaines.
Les bandits de Haganah ont effectivement tué des dizaines de captifs, dont des personnes âgées. Des enfants. Des femmes. Des crimes commis contre toute convention, toute tradition, toute loi, tout accord, tout pacte, toute religion….
Plus de 55 crimes avaient été commis, déclare ce centre. Le plus connu parmi ces crimes se trouve être le massacre de Dir Yacine. Les bandits sionistes de Haganah et les forces d'occupation ont mis à mort sur-le-champ des dizaines de captifs palestiniens. Il sont allés jusqu'à percer les ventres de femmes enceintes !
Le Centre palestinien pour défendre les captifs a fait porter la responsabilité de ces crimes et de ces violations à la Grande-Bretagne. C'était elle qui avait laissé la main libre à ces bandits sionistes pour les commettre. C'était elle qui avait publié la déclaration Balfour 1917. Et puis l'occupation israélienne porte la totale responsabilité directe de tous ces crimes contre l'humanité.
Le cheikh Al-Bitawi : La Nakba est le plus grand crime du vingtième siècle
Le cheikh Hamed Al-Bitawi, député dans le Conseil législatif palestinien représentant le groupe "Le changement et la réforme", considère la catastrophe de la Palestine comme étant "le plus grand crime du vingtième siècle".
"La déportation dont nous avions été le sujet est un homicide. Un homicide pratiqué avec des soutiens intérieurs et extérieurs. La Nakba, la catastrophe, ajoute-t-il, est le résultat des crimes commis par l'occupation israélienne, l'Europe, les Etats-Unis et tous les dirigeants arabes. Les Musulmans portent également une part de responsabilité dans notre catastrophe.
Il est vrai qu'il y a une dizaine de millions de Palestiniens vivant partout, à l'intérieur ou en exil, mais ils sont persuadés que l'occupation prendra obligatoirement fin comme toutes les occupations de l'Histoire".
"Le simple fait de notre existence représente, en elle-même, un message envoyé au monde entier. Ce message dira que les tous les Palestiniens n'ont qu'un seul souci, qu'une seule patrie… Tout les Palestiniens commémorent de la même façon la Nakba. Tous vivent les mêmes souffrances. Tous ont perdu leur patrie", exprime le cheikh.
Zohaïr Ad-Dab'i a participé avec le cheikh Al-Bitawi à la commémoration de la Nakba, à Naplouse. Il insiste, de son côté, sur la nécessité de mettre un terme à l'état de division duquel souffre la scène palestinienne. La solution, pense-t-il, réside dans l'union nationale.
Finalement, Ad-Dab'i indique que soixante ans après la Nakba, nous ne baissons pas les mains, ni ne quittons notre droit de retourner dans notre patrie. Nous restons attachés à notre patrie. Nous devons reconnaître que le camp ennemi est fort. Discriminatoire. Sanguinaire…
Cheikh Salah confirme l'attachement du peuple palestinien à ses droits
Le cheikh Raïd Salah, président du Mouvement Islamique dans les territoires palestiniens en 1948, dit qu'à la soixantième commémoration de la Nakba, la catastrophe, le peuple palestinien reste attaché à son droit dans la sainte ville d'Al-Quds et au droit des réfugiés de retourner à leur terre.
C'est un droit inchangeable, personne ne pourra le changer, exprime-t-il. Pour cette raison et contre l'oubli, le Mouvement Islamique a préparé une liste d'activités.
Et pour ce qui est des Palestiniens vivant dans les territoires palestiniens occupés en 1948, l'établissement sioniste, dit Salah, avait cru qu'il pourrait les judaïser et leur faire perdre leur identité arabe et islamique. Et bien, il avait tord. Maintenant, ces Palestiniens ne sont plus une minorité. Dans sept ans seulement, ils seront au même nombre que les Juifs, estiment les Sionistes eux-mêmes, avec toute la frayeur que cela provoque en eux.
Avec un regard de l'intérieur de l'Entité Sioniste, on remarque facilement que le projet sioniste a déjà montré ses limites. Il s'écroule jour après jour.
Quant à l'avenir des Arabes des territoires palestiniens occupés en 1948, le cheikh Salah se voit optimiste. "Nous restons sur notre terre, dans nos maisons, dans nos établissements. Nous continuons à bâtir notre société. Une société civile endurante et possédant le pouvoir de répondre à tous les besoins quotidiens dans tous les domaines", ajoute-t-il.
"En somme, je sens, continue le cheikh Salah, que nous avançons vers l'avenir. Cet avenir n'est pas sans danger. Il est plein de dangers. Le plus grand parmi eux est la volonté politique grandissante dans la société israélienne visant à nous déporter"
Bush renouvelle son soutien illimité à l'Entité sioniste
La Nakba : innombrables sont les crimes de Haganah
Le président américain George Bush a renouvelé son total soutien à l'Entité sioniste dans sa guerre contre les factions de la résistance palestinienne et libanaise. Il donnait son discours à la Knesset israélienne, hier jeudi 15 mai 2008, à l'occasion de la commémoration de la création de l'Etat d'Israël sur les territoires palestiniens.
Bush a fait un discours d'émotions et de sentiments religieux, soutenant l'Etat d'occupation israélienne "contre l'ambition et le programme nucléaires iraniens". "Laisser ces terroristes, disait-il, obtenir des armes de destruction massive sera une erreur que les générations futures ne pardonneront jamais. Nous ne permettrons pas à l'Iran de se procurer une arme nucléaire, au service de nos générations futures".
Et pour ce qui est de la promesse du président américain consistant à donner aux Palestiniens un Etat avant la fin de cette année 2008, il a fait allusion au fait qu'un tel Etat ne prendra forme qu'en une soixantaine d'années. "Israël fêtera son 120ème anniversaire en étant encore plus forte et plus avancée. Et les Palestiniens auront le pays dont ils rêvent. Un Etat refusant le terrorisme. Cette époque, le Hezbollah et le Hamas seront vaincus", défie-t-il.
Le Hamas réplique à Bush : Les paris sur la défaite du Hamas sont tombés à l'eau
La Nakba : innombrables sont les crimes de Haganah
Le mouvement de la résistance islamique "Hamas" a répliqué au discours donné par les président Bush à la Knesset israélienne. Il lui a fait rappeler que toutes les tentatives voulant briser ou affaiblir le mouvement ont échoué. Il lui a aussi dit qu'Israël ne vivra pas une nouvelle période de soixante ans. Sa fin est beaucoup plus proche que cela.
Dans un communiqué de presse, le porte-parole du mouvement Sami Abou Zahri attire l'attention sur le fait que Bush, dans son discours donné à la Knesset israélienne, parlait comme un rabbin sioniste par excellence. Il parsemait beaucoup de citations religieuses juives dans son discours pour dire que la raison de son soutien à l'occupation est plutôt religieuse.
Dans ce communiqué dont le CPI a reçu une copie, Sami Abu Zahra affirme que Bush avait essayé d'embellir l'image de l'Entité Sioniste en la considération comme étant la démocratie la plus grande de la région. Il essaie de dissimuler les crimes israéliens perpétrés contre notre peuple palestinien.
Le discours de Bush comporte, dit le communiqué, plusieurs paragraphes donnant à "Israël" un soutien total, menaçant toute résistance contre l'occupation, la qualifiant d'antisémite. Ce discours est une vraie gifle pour ceux qui croient en un rôle juste pour une solution juste. Les Américains ne sont que des partenaires, des vrais, dans l'agression israélienne continuelle contre le peuple palestinien.
Le point le plus dangereux du discours, dit le communiqué, reste la reconnaissance de Bush de la Palestine comme un Etat national pour les Juifs. C'est une déclaration discriminatoire, annulant le droit au retour des réfugiés palestiniens. Et quant à l'Etat palestinien, Bush n'en a donné que des généralités. C'est un recul de sa promesse consistant à installer un Etat palestinien avant la fin de cette année 2008.
Bush avait espéré une prospérité pour l'Etat d'occupation pendant les soixante années à venir et une défaite pour le Hamas. Le porte-parole du Hamas lui répond que c'est le contraire qui se passera et que les paris sur cette défaite sont tombés à l'eau et qu'Israël ne vivra absolument pas une autre période de soixante ans. Elle tombera bien avant
Samedi 17 Mai 2008
http://www.palestine-info.cc/
L'Iran, remercié pour son soutien à la Résistance libanaise et
palestinienne 17/05/2008
L'Iran, remercié pour son soutien à la Résistance libanaise et palestinienne
Les participants à la réunion pour la solidarité avec la nation palestinienne en Algérie ont salué le rôle de la RII dans le soutien aux forces de la Résistance palestinienne et libanaise, selon l'IRNA. Les politologues, les représentants des partis et les diplomates de différents pays qui avaient assisté à la réunion d'Alger, ont remercié l'Iran pour ses soutiens politiques et spirituels aux forces de la résistance palestinienne et libanaise. Le chef de file du parti de la réforme nationale, Mohammad Boulahiyah a déclaré que le règlement rapide du problème palestinien nécessitait la coopération des nations de la région.
De son côté, le représentant du Hamas, Abou Ahmad, a fait l'éloge des soutiens de l'Iran et de la Syrie aux forces de la Résistance, pour ajouter que ces deux pays étaient et seraient toujours aux côtés de la résistance.
" Les tergiversations de l'Occident dans le programme nucléaire iranien à fin pacifique puisent dans le soutien de la RII à la Résistance libanaise et palestinienne", a déclaré le responsable du Hamas
IRIB
PROCHE ORIENT
Washington s'indigne de l'accord interlibanais
Avec une position réservée envers l'accord du courant 14 mars et les groupes partisans de la formation d'un gouvernement d'Union nationale, l'Amérique a répété, cependant, ses accusations infondées contre le Hezbollah, montrant, ainsi, son mécontentement de ce dernier accord. Selon Mehrnews citant la chaîne de télévision Al-Manar, le Porte-parole de la diplomatie américaine, Sean McCormack a indiqué, avec réserve, que l'accord, conclu sous la médiation de la commission ministérielle de la Ligue arabe pour faire sortir le Liban de la crise, ne pourrait pas régler, en une semaine et par une série de dialogues et discussions, les innombrables problèmes de l'ordre politique libanais. Il a également accusé le Hezbollah de vouloir lance un défi à la démocratie de la nation libanaise. S'efforçant de nuire à l'accord précité et pour provoquer les groupes soutenus par les Etats-Unis, Sean McCormack est allé plus loin en prétendant que le Hezbollah était prêt à sacrifier les Libanais pour son programme politique. Le parti au pouvoir et les groupes de l'opposition libanaise ont parvenu, jeudi, à Beyrouth, et grâce aux médiations de la commission ministérielle de la Ligue arabe, de se mettre d'accord sur le début d'un dialogue national tandis que cette commission et des représentants des groupes libanais doivent partir, vendredi, pour Doha, capitale qatarie, pour commencer ce dialogue avec la collaboration de la Ligue arabe et afin d'aplanir le terrain à l'élection du Président du Liban. Washington se dit mécontent de l'accord interlibanais alors que la chaîne al-Horrah a révélé, jeudi, le plan sérieux des Etats-Unis avec ses alliés arabes, pour sauver le gouvernement de Fouad Siniora, qui consisterait à l'envoi de trois navires de guerre dont l'un serait équipé de missiles Cruz, ainsi que de l'envoi éventuel d'un porte-avion. Dans le droit fil, le parlementaire britannique, George Galloway vient soutenir, encore, lors de son interview avec le quotidien jordanien, al-Ghad, le Secrétaire général du Hezbollah et les récentes démarches des groupes partisans de la formation d'un gouvernement d'Union nationale qui ont déjoué le complot, visant à éliminer la résistance. Il a, de même, considéré le gouvernement de Fouad Siniora comme responsable de toutes les violences au Liban. Connu pour son opposition à la guerre contre l'Irak ainsi que pour défendre les Palestiniens, George Galloway a indiqué que Seyyed Hassan Nasrallah et le Hezbollah ont défendu le Liban et sa souveraineté. "Sans le Hezbollah et son Secrétaire général, Seyyed Hassan Nasrallah, le Liban se transformerait en un autre pays occupé. Certains essayent de faire croire que l'Iran et la Syrie soutiennent le Hezbollah mais tout cela est pour détourner l'attention de l'opinion publique du soutien des chefs d'Etat arabes aux Etats-Unis et à l'impérialisme.", a-t-il déclaré.
Samedi 17 Mai 2008
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Edition du 18 mai 2008 > Internationale
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La crise politique libanaise
Les enjeux de la conférence de Doha
Les dirigeants et principaux leaders politiques libanais font l’actualité, amenant de nombreuses capitales, qui doutaient de l’action arabe, à s’en féliciter.
C’est dire leur mérite et là s’arrête le premier constat. Le second, quant à lui, porte sur les attributions des uns et des autres, puisque la médiation arabe, en attendant de déboucher sur une action concrète à même de sortir le Liban de sa profonde crise politique, est d’avoir empêché, au moins pour un temps, les uns et les autres de se dire non et d’une manière générale, de s’opposer mutuellement. Et même si cela ne saurait constituer une fin en soi, ils se « parlent » depuis deux jours dans la capitale du Qatar, en présence d’une mission arabe composée de huit pays, dont l’Algérie. Poursuivant ce conclave, les dirigeants de la majorité et de l’opposition libanaises ont entamé hier, à Doha, une réunion à huis clos destinée à marquer une reprise de leur dialogue laborieusement noué par la Ligue arabe, et qu’ils ont accepté. La conférence en question s’est ouverte vendredi soir, dans l’espoir de concrétiser le scénario d’une sortie de crise négociée in extremis par la Ligue arabe, alors que le pays menaçait de sombrer dans la violence. L’émir du Qatar, cheikh Hamad Ben Khalifa Al-Thani, a assuré que les participants étaient « capables d’éviter des dérapages dangereux qui (...) menacent une patrie, laquelle mérite que nous la protégions ». Il s’est exprimé lors de l’ouverture de la conférence à laquelle ont assisté les dirigeants de la majorité parlementaire libanaise et ceux de l’opposition. Seul le chef du Hezbollah chiite, Hassan Nasrallah, était absent et représenté par un de ses adjoints, Mohammad Raâd. Washington a rapidement appuyé la tenue de la conférence. « Nous sommes heureux qu’il y ait un dialogue et que les combats de rues ont cessé », a déclaré vendredi dernier un haut responsable du département d’Etat, estimant que la réunion de Doha donnait « l’espoir de sortir de l’impasse ». Les violences en question, ont fait en une semaine 65 morts et 200 blessés. Un accord en six points a été accepté après une médiation de la Ligue arabe à Beyrouth. La conférence de Doha intervient après 18 mois d’une crise politique qui a dégénéré début mai en violences intercommunautaires, les pires depuis la guerre civile (1975-1990). Sa tenue a ainsi été qualifiée de « quasi miracle », vendredi, par plusieurs journaux libanais qui mettaient toutefois en garde contre les conséquences désastreuses d’un éventuel échec. Malgré l’optimisme qu’il suscite, le dénouement n’a été conclu qu’au prix d’un recul du gouvernement face au puissant mouvement armé du Hezbollah, suscitant des interrogations sur le rapport de force entre les deux camps dans les négociations. En ce qui concerne la consistance des négociations, et aux termes de l’accord, les protagonistes vont s’entendre sur la formation d’un gouvernement d’union nationale et une loi électorale préalable aux élections générales de 2009. Une fois ces points résolus, le scénario prévoit la levée du campement de l’opposition, qui paralyse le centre de Beyrouth depuis la fin 2006, puis le lendemain, l’élection du chef de l’Etat, qui doit être le commandant en chef de l’armée, le général Michel Sleimane. Il s’agit de combler une vacance, puisque le pays est sans président depuis novembre 2007. Le nom du général Sleimane a été approuvé par tous, mais le vote du Parlement a été reporté à 19 reprises en raison de la crise. Celle-ci a éclaté en novembre 2006 lorsque le Hezbollah et ses alliés de l’opposition, cinq chiites et un chrétien, ont commencé à réclamer la formation d’un gouvernement où ils disposeraient d’un droit de veto. L’annonce par le gouvernement, le 6 mai, de deux mesures visant à lutter contre l’influence du Hezbollah, avait mis le feu aux poudres. Des morts, et de nouvelles fractures. C’est dire la responsabilité de tous ceux qui participent à la conférence de Doha. Il s’agira pour eux d’en éviter d’autres.
T. Hocine (EL WATAN)
Edition du 18 mai 2008 > Epoque
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Grâce à Youtub
La diaspora algérienne au secours du petit Mounib
Un peu plus de deux mois après que son père eut lancé un appel à l’aide sur les colonnes du journal El Khabar, un appel comme on en lit des dizaines chaque jour dans la presse algérienne, le petit Mounib atteint d’une maladie orpheline a pu être évacué d’Alger jeudi dernier, avec sa mère, à destination de Rochester au Minnesota (Etats-Unis) sur un Learjet 35A, un avion-ambulance, de la compagnie américaine AeroCare.
Arrivé le soir même aux Etats-Unis après des escales aux Açores et au Canada, le petit Mounib, originaire de Birkhadem (Alger), a été immédiatement pris en charge par les médecins du prestigieux hôpital Mayo Clinic —meilleur hôpital aux Etats-Unis dans la branche neurochirurgie, selon le classement 2007 du magazine U.S. News & World Report. Le transfert de Mounib, 3 ans, atteint d’une myéloméningocèle, la forme la plus grave de la spina bifida, une malformation congénitale, a été rendu possible grâce à un élan de solidarité sans précédent sur Internet. Tout a commencé quand Racim, un Algérien de 24 ans vivant en France et qui a déjà à son actif plusieurs opérations de cybersolidarité a été alerté par un internaute sur le cas de Mounib. Racim, connu sous le pseudo de cimdziri dans la communauté des dzyoutubers. Il chargea Lyès Filali, un Algérien vivant entre Alger et Londres, d’aller chez la famille de Mounib et de réaliser une vidéo sur le cas du petit pour la présenter à des médecins en France. La vidéo a été postée sur youtube. Elle a été consultée plus de 15 000 fois sur ce dernier, en plus des incalculables autres sites où elle a été reprise. Cette visibilité a permis de faire une collecte d’argent qui devait faciliter une éventuelle hospitalisation en Europe ou en France. Racim a pu récolter autour de 13 000 euros et Lyès 45 000 dollars. Comme les médecins français tardaient à donner leur avis sur le cas de Mounib, Lyès Filali a pris contact avec l’Association algéro-américaine du Grand Washington (AAAGW) pour un possible transfert vers les Etats-Unis.Après cette décision, et du fait que le petit sera opéré gratuitement, Racim a décidé de se retirer de l’opération et de rembourser tous ceux qui lui ont envoyé de l’argent. « Les Français ont tellement traîné qu’il a fallu décider rapidement d’opter pour les Etats-Unis où les médecins sont hyperspécialisés dans ce domaine », affirme Dr Azzedine Stambouli, médecin algérien exerçant dans la région de Washington qui a utilisé son réseau de contacts pour trouver une prise en charge au malade et à sa maman. « Le spécialiste qui opérera Mounib a déjà réussi à séparer des siamois », ajoute-t-il. Avec l’appui de l’AAAGW, il a pu négocier pour que l’opération et toute la prise en charge à l’intérieur de l’hôpital soient gratuites. Mais le coût du transport par avion-ambulance s’élève à 93 500 dollars. L’AAAGW a pu récolter jusqu’à maintenant 81 000 dollars (Angleterre 45 000 dollars, les associations Centre culturel algérien et Astrolabe de Montréal 10 000 dollars, l’association des Algériens de Calgary 6 000 dollars et sa propre collecte 20 000 dollars). L’AAAGW compte sur la générosité de la diaspora algérienne pour réunir les 12 500 dollars manquants pour payer AeroCare. Elle espère aussi réunir une autre somme pour permettre à la mère de Mounib de se prendre en charge le temps de sa présence aux Etats-Unis, en plus des soins que pourrait nécessiter le petit. L’association met son site internet (www.aaagw.org) à la disposition des internautes pour leur apport – il n’y a aucun compte paypal. L’AAAGW qui a été mobilisée nuit et jour pour faire venir Mounib aux Etats-Unis se défend de faire de la récupération. « Nous existons depuis 1991, notre visibilité dans la communauté n’est pas née avec cette opération », affirme Smaïl Farid, vice-président de l’AAAGW. Comme quoi, près de 45 ans après un certain 5 juillet 1962, les Algériens semblent découvrir que le centre du monde s’est déplacé vers l’ouest ! Quel sera le sort des autres Mounib ? Doit-on faire appel au dzyoutubers dans un pays qui croule sous les dollars et qui n’arrive malheureusement pas à soigner convenablement ses enfants.
Samir Ben(EL WATAN)
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Totalement à l'inverse de la guerre et du crime organisé.
Un exemple de solidarité citoyenne du monde à suivre et à méditer...
Edition du 18 mai 2008 > Actualite
EL WATAN
L’intégrisme ordinaire
L’intégrisme n’arrête pas de marquer des points et cette avancée n’est pas seulement le fait de partis islamistes ou de segments conservateurs de la société. Certaines sphères étatiques y contribuent largement. La seule lecture de la presse quotidienne d’hier nous renseigne amplement sur la gravité du phénomène. Plusieurs titres se sont faits l’écho de l’initiative à l’APN du parti MSP visant la levée par les autorités du contrôle des prêches. Cette demande n’est pas une nouveauté, elle est inscrite dans le registre idéologique de la formation politique. Mais il prend un risque car le dossier mosquées est en principe clos suite aux dégâts causés par les imams salafistes durant la décennie noire. Le MSP est-il conscient qu’il veut faire faire à l’Algérie un dangereux bond en arrière ? Mais à une encablure des présidentielles, le parti a fait un choix stratégique : se démarquer de l’Alliance présidentielle et donc du pouvoir en place et reconquérir sa base dépitée par la guerre des chefs qui a marqué son dernier congrès. La formation ôte son fard et avance à visage découvert sur son « vrai métier » qui est le discours intégriste. Et comme il est bien introduit au gouvernement, il fait la chasse à la consommation des boissons alcoolisées, mesure qu’il n’a pu obtenir à l’assemblée nationale. El Watan vient de révéler qu’elle a touché ces dernières années 2000 points de vente sur le territoire national. Tous fermés par mesure administrative sur la base d’une décision ministérielle qui soumet l’activité de distribution de gros des boissons alcoolisées à autorisation des DRAG (direction de wilaya). Une grave entorse à la hiérarchie des normes puisque les activités dites réglementées sont régies par le décret exécutif du 18 janvier 1997, prérogative du seul chef du gouvernement. Une décision ministérielle qui annule un décret exécutif ! Mais le chef du gouvernement n’a pas réagi, comme s’il trouvait son compte dans cette entorse qui pourtant met en péril toute une industrie créatrice d’emplois. L’Etat n’arrive pas à sortir de son immense hypocrisie : soit il interdit toute production et consommation d’alcool dans le pays et à ce moment-là ne plus faire référence à la nécessité de développer le tourisme des étrangers, soit il assume pleinement le droit (légal ou pas ?) à la vente et à la consommation de boissons alcoolisées. Et ce qui est apparu à juste titre choquant dans divers titres de la presse nationale dans le forcing du MSP sur les mosquées, c’est le recours à une sorte de « vente concomitante » : liberté des imams avec liberté des journalistes. Un amalgame qui a fait réagir le parti RND, son allié de l’Alliance présidentielle, qui affirme vouloir s’opposer à la proposition du parti de Bouguerra Soltani. Un sursaut républicain à l’actif du RND mais bien sélectif car en matière de dépénalisation des délits de presse, aucune initiative n’a encore vu le jour de sa part. Il est vrai que c’est le patron du RND, Ahmed Ouyahia, qui est à l’origine du muselage des journalistes. Autre résistance, celle que rapporte le journal Liberté qui cite le patron de la DGSN qui refuse de mélanger les genres en n’autorisant pas les femmes policières à porter le hidjab. Quant au Soir d’Algérie, il nous révèle que les célibataires ne pourront plus louer à El Kala appartement, villa ou garage. Une décision que les élus de la commune assurent être dictée par des considérations sécuritaires comme si le terrorisme et le banditisme ne pouvaient pas concerner... les hommes mariés. Enfin, La Dépêche de Kabylie nous apprend que les agents de sécurité de l’université de Bouzaréah procèdent actuellement à une chasse aux couples près des amphithéâtres de la faculté. Ce scénario rappelle celui des années 1990 lorsque diverses autorités nationales et locales procédaient à de vastes opérations de contrôle de papiers de couples « surpris » dans des lieux publics. Régulièrement les médias font état de résurgences de pratiques intégristes. Favorisées par le climat politique apporté par « la réconciliation nationale », elles sont mises à profit par les réseaux salafistes en mal de recrutement et de « crédibilisation » de leurs actes. Elles rappellent quotidiennement que si le terrorisme est vaincu, du moins dans sa phase insurrectionnelle, l’intégrisme, son terreau, n’a pas disparu. Sa nouvelle force est qu’il devient ordinaire.
Ali Bahmane
C'est tout à fait juste, ce scénario nous rappelle les Entourloupes des années 1990.
Affaire à suivre...
Les escadrons de la mort de la CIA
tuent en toute « impunité » en
Afghanistan
par Joe Kay
Mondialisation.ca, Le 20 mai 2008
WSWS
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La semaine passée, un enquêteur des Nations unies a rendu public un rapport préliminaire soulignant le grand nombre de décès parmi les civils en Afghanistan, souvent aux mains d’unités hors-la-loi dirigées par la CIA ou d’autres agences du renseignement étrangères.
Cet enquêteur est Philip Alston, un professeur de l’Université de New York agissant à titre de Rapporteur spécial sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires pour le Conseil des droits de l’homme des Nations unies. Son rapport lève un coin du voile sur les gestes illégaux des agences du renseignement, des forces d’occupation et de la police afghane dans leur tentative de réprimer l’opposition à l’occupation menée par les Etats-Unis et au gouvernement que ces derniers soutiennent.
Un rapport plus complet sera publié plus tard cette année.
Alston s’est concentré sur les meurtres de civils par les Etats-Unis et les autres forces militaires internationales, citant 200 morts rapportées lors des quatre premiers mois de 2008. Ce chiffre, toutefois, est basé sur les données colligées par les Nations unies et d’autres organisations internationales et est sans l’ombre d’un doute une grossière sous-estimation.
En plus des civils tués dans les raids aériens — visant souvent sans discrimination des habitations civiles — Alston a fait état de « plusieurs raids pour lesquels aucun État ou commandement militaire ne reconnaît sa responsabilité ».
Dans une conférence de presse qu’il a donnée jeudi, Alston a apporté plus de précision sur ce point : « J’ai parlé à plusieurs personnes en lien avec l’activité d’unités de renseignement étrangères. Je ne veux pas les nommer, mais elles occupent les plus hauts niveaux dans les régions où j’ai mené mes enquêtes. Ces forces opèrent avec ce qui semble être une entière impunité. » Les lieux où des incidents ont été cités dans le rapport indiquent que les agences du renseignement en question comprennent la CIA ou des Forces spéciales américaines.
Le rapport signale quelques incidents comme exemple de meurtres extrajudiciaires. En janvier 2008, deux frères furent tués dans un raid sur la province de Kandahar réalisé par des « membres internationaux ». Alston a trouvé que les victimes « étaient largement réputées, même par des représentants gouvernementaux bien informés, n’avoir aucun lien avec les talibans et les circonstances entourant leur mort sont suspectes. Toutefois, non seulement n’ai-je pas pu obtenir la version des faits d’un commandant militaire international, mais je n’ai même pas pu obtenir confirmation d’un commandant militaire international qu’un de ses hommes avait été impliqué. »
D’autres incidents ont impliqué des raids par des Afghans sous la direction de « services de renseignement internationaux » non identifiés menés à partir de bases dans les provinces de Kandahar et Nangarhar.
« Il est absolument inacceptable que des membres lourdement armés d’une force internationale accompagnés de membres lourdement armés des forces afghanes puissent aller là où ils veulent pour réaliser des raids dangereux qui finissent souvent par des morts sans que personne n’en prenne la responsabilité » peut-on lire dans le rapport.
Le quotidien britannique The Independent a donné des informations supplémentaires. Il a noté : « Un responsable occidental bien informé de l’enquête a dit que les unités secrètes sont aujourd’hui encore connues comme des forces de campagne qui furent déployées alors que les Forces spéciales américaines et les espions de la CIA recrutaient des soldats afghans pour les aider à renverser les talibans lors de l’invasion de 2001 sous direction américaine. "Nous avons gardé les plus brillants et plus intelligents parmi les hommes de cette milice, a dit le responsable. Nous les avons entraînés et réarmés et ils sont toujours en action. »
Le quotidien Independent a continué en citant un incident dans lequel les forces britanniques furent impliquées. « Dans la province d’Helmand, là où se trouve la majorité des 7800 soldats britanniques, les Forces spéciales ont été accusées d’avoir tranché la gorge d’un homme dans un raid de nuit qui a mal tourné. Les sources des agences de sécurité déclarent maintenant que l’opération a été organisée par une unité spéciale d’espions. »
Alston a aussi écrit sur les actions de la police afghane. « Elles n’agissent pas en tant que forces faisant respecter la loi et l’ordre, mais en tant que défenseurs des intérêts d’une tribu ou d’un commandant », a-t-il rapporté. Il a cité un incident dans lequel la police afghane a massacré un groupe d’une tribu rivale. Il n’y a pas eu d’enquête par le gouvernement ou les forces d’occupation. Dans un autre incident, la police a tué neuf manifestants et en a blessé 42 autres à Sheberghan en mai 2007.
En général, il a trouvé qu’il y avait très peu d’intérêt parmi les responsables américains ou afghans à suivre les morts civiles. « La complaisance en réponse à ces morts est étonnamment élevée » a-t-il dit.
Lors de la conférence de presse, il a noté « Lorsque je demandais le nombre des morts civiles enregistrées au cours de l’année, je me faisais répondre que ces chiffres ne sont disponibles en Afghanistan — c’est ce que m’ont répondu plusieurs représentants seniors de l’armée — ou encore qu’ils étaient secrets et que l’on ne pouvait me les transmettre. Lorsque je demandais plus d’informations sur certains incidents, dans le but de vérifier si les personnes impliquées avaient bien été punies, on me répondait qu’une telle information n’était pas disponible en Afghanistan et que je devrais plutôt lire les journaux des pays concernés. »
Le fait que la CIA a été impliquée dans des opérations secrètes en Afghanistan n’est ni nouveau ni surprenant. Déjà dans les années 1970, la CIA a développé des liens avec des sections de la population afghane, en particulier des éléments fondamentalistes islamiques, dans sa tentative de miner le gouvernement qui était alors soutenu par l’Union soviétique. Plus tard, la CIA a été très impliquée dans le développement de liens avec les seigneurs de guerre anti-talibans avant l’invasion et l’occupation américaines en 2001.
Après l’invasion, l’Afghanistan, en particulier la base aérienne de Bagram près de Kaboul, est devenu un point de transit pour les prisonniers capturés par les Etats-Unis et que l’on voulait expédier à la prison de Guantanamo, vers des prisons secrètes de la CIA ou vers des pays alliés des Américains pratiquant la torture. Les agences de renseignement américaines auraient également été impliquées dans l’interrogation de prisonniers dans la prison d’Abou Ghraib en Irak.
En 2005, les médias américains ont écrit des reportages sur les opérations des escadrons de la mort soutenus par les Américains en Irak et qui étaient déployés pour tuer des personnes suspectées d’être des opposants à l’occupation américaine. Yasser Salihee, un correspondant spécial de l’agence de presse Knight Ridder qui enquêtait sur les escadrons de la mort, a été tué d’une balle dans la tête en juin de cette année. D’autres reportages montrent comment l’armée américaine a modelé les unités irakiennes sur les escadrons de la mort déployées en Amérique centrale durant les années 1980 pour éliminer l’opposition de gauche aux intérêts américains.
Alors que la plupart des actions de la CIA sont cachées dans une aura de secret, un contractant de la CIA a été poursuivi pour avoir torturé un prisonnier afghan à mort en 2003. Ce contractant, David Passaro, a interrogé et battu le prisonnier, Abdul Wali, pendant deux jours, le blessant si sérieusement qu’il en est mort deux jours plus tard.
Dans une autre affaire, le New York Times a écrit samedi que le Pentagone allait de l’avant avec son projet de construction d’un complexe pénitentiaire de 160.000 mètres carrés à la base militaire de Bagram. La prison actuelle, ainsi que d’autres prisons afghanes et américaines, sont apparemment insuffisantes pour détenir le grand nombre de prisonniers faits par les forces d’occupation.
La nouvelle prison pourra aussi être utilisée pour des prisonniers actuellement détenus à Guantanamo. Elle sera conçue pour détenir jusqu’à 1100 personnes.
Article original en anglais, WSWS, paru le 19 mai 2008.
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